essai clinique l.m.
clinical trial
Essai méthodique d'un médicament mené chez des volontaires sains ou malades, visant à montrer les effets thérapeutiques et/ou à rechercher les effets indésirables.
Ils permettent d'étudier la pharmacocinétique du médicament sous la forme galénique choisie.
[G3,E1]
Édit. 2018
essai clinique « panier » l.m.
basket clinical trial
Essai clinique dans lequel les patients sélectionnés sont porteurs d’une même mutation et bénéficient du même traitement, quelle que soit leur maladie.
Ce type d’essai permet d’accroître le nombre de patients. Il est effectué en présence de tumeurs malignes touchant des organes différents mais ayant en commun une mutation somatique définie.
[E1]
Édit. 2018
essai clinique ouvert l.m.
open-label clinical trial
Essai clinique dans lequel les chercheurs et les participants connaissent le médicament qui est administré.
[E1]
Édit. 2018
essai clinique « parapluie » l.m.
umbrella clinical essai
Essai effectué dans le traitement des tumeurs malignes comportant de nombreux bras avec chacun un traitement différent choisi selon le type de cancer et l’analyse des mutations somatiques observées.
[E1]
Édit. 2018
Bailliart (test clinique de) l.m.
Bailliart’s clinical testing
Test de résistance à l’éblouissement.
On projette le faisceau d’un ophtalmoscope dont l’intensité est réglée au maximum sur la macula pendant 30 secondes. On mesure alors le temps nécessaire pour retrouver l’acuité visuelle de départ.
P. Bailliart, ophtalmologiste français (1939)
→ macula
Édit. 2017
clinique psychiatrique privée l.f
private psychiatric hospital
Unité de soins psychiatriques de statut libéral, antérieurement appelée maison de santé, comportant 60 à 80 lits en moyenne, en dehors du secteur psychiatrique.
Ces cliniques représentent entre 5 et 6% des lits d'hospitalisation en France, offrant une indispen
[H3,E1]
clinique n.f.
Partie de la médecine qui se consacre à l’observation directe des malades, par opposition à leur étude par des investigations de laboratoire.
[N1,E]
clinique privée l.f.
Etablissement de soins privé, comportant hébergement.
Certaines cliniques privées sont régies selon les règles de l’entreprise privée si elles sont à but lucratif, d’autres sont des organismes de caractère mutualiste, d’autres obéissent à la loi de 1901 sur les associations et n’ont donc pas de but lucratif. Quel que soit leur type de gestion, elles peuvent être associées au service public assuré par les hôpitaux selon la loi hospitalière de 1970.
[E]
consentement à un essai thérapeutique en psychiatrie l.m.
consent to a therapeutic trial in psychiatry
Depuis la loi du 20 décembre 1988, relative à la protection des personnes qui se prêtent à des recherches biomédicales, et les dispositions ultérieures, un consentement libre, éclairé et exprès doit être fourni par écrit par la personne.
Bien que non citée explicitement, la psychiatrie offre des difficultés particulières concernant p. ex. la représentativité des échantillons, du fait, notamment, de l'exclusion de malades revendicateurs, et des problèmes de capacité des psychotiques, pourtant principaux bénéficiaires de tels essais.
Sur ces points délicats, l'avis du comité consultatif de protection des personnes dans la recherche biomédicale pourrait être demandé. D'autant plus que "...les personnes hospitalisées sans leur consentement... ne peuvent être sollicitées pour se prêter à des recherches biomédicales que s'il en est attendu un bénéfice direct et majeur pour leur santé".
S'agissant en particulier des mineurs et des majeurs incapables juridiques, un tel consentement ressortit aux détenteurs de l'autorité parentale ou aux organismes de tutelle. Cependant le consentement direct de l'intéressé "doit être également recherché lorsqu'il est apte à exprimer sa volonté".
Dans cette situation, le thérapeute, de décideur devient demandeur, ce qui, avec l'ignorance du produit, n'est pas sans influer sur la relation soignant-soigné.
[H3,E3]
couronne clinique de la dent l.f.
corona clinica dentis (TA)
clinical crown of tooth
Portion visible de la couronne anatomique de la dent.
[P3]
dilatations des bronches (clinique et traitement des) l.f.p.
bronchiectasis (diagnosis and therapy)
Dans la forme diffuse, les symptômes sont ceux d'une suppuration bronchique chronique : expectoration purulente, abondante, facile, matutinale associée à des pics fébriles dès qu'elle n'est pas drainée, plus rarement hémoptoïque, simples crachats isolés ou associés au pus, parfois hémoptysie abondante.
Certaines dilatations sont silencieuses (forme "sèche" sans expectoration).
Soupçonné sur les symptômes cliniques, le diagnostic est confirmé par la tomodensitométrie, qui identifie désormais les lésions sans recourir à la bronchographie opaque. Ces lésions d'aspects variables (dilatations cylindriques ou kystiques) siègent sur les bronches terminales ou préterminales, avec des anomalies du parenchyme pulmonaire sous-jacent.
Lorsque les bronchectasies sont constituées, le traitement est représenté par le drainage bronchique qui consiste à évacuer les sécrétions, associé lors des poussées de surinfection à une antibiothérapie reposant sur l'antibiogramme. Mais l'antibiothérapie ne saurait prétendre à une éradication définitive de l'infection.
La chirurgie est contrindiquée dans les formes diffuses. Elle est indiquée dans les formes localisées, après vérification de son caractère limité. En cas d'hémoptysie grave, l'indication peut être urgente.
L'artériographie bronchique est moins utilisée aujourd'hui par suite du risque d'obstruction de l'artère à destinée médullaire qui se complique de paraplégie. En cas d'hémoptysie massive, lorsque l'on hésite sur le territoire qui saigne, une artériographie bronchique est nécessaire complétée, si possible, par une embolisation de l'artère perfusant ce territoire.
douleur (évaluation clinique de la) l.f.
pain (clinical evaluation), pain (assesment of), pain (assesment of a painful patient)
Procédé permettant de mesurer l’intensité de la douleur d’un patient, première étape à la mise en œuvre d’une stratégie pluridisciplinaire, individualisée.
La complexité des douleurs et la diversité de leurs formes faisant obstacle à l'emploi d'une méthode unique satisfaisante, obligent à tenir compte parallèlement aux investigations somatiques :
- du phénomène perçu : types d’une grande diversité (brûlure, coup de poignard, étau, etc.), localisation, étendue, irradiations, intensité, rythme diurne ou nocturne, signes d’accompagnement, chronicité, évolution dans le temps, effet des traitements ;
- du mécanisme générateur : par excès de nociception (origine rhumatismale, dégénérative, inflammatoire, cancéreuse) ; par désafférentation (zona, membre fantôme, etc., avec, en particulier, siège dans un territoire de déficit sensitif sur fond douloureux dysesthésique permanent, émaillé de paroxysmes) ; sympathalgique ; myalgique ; éventuellement psychogène ;
- de composantes ou résultantes variables selon chacun, telles qu'anxiété, dépression, trouble de la personnalité, aspects psychosociaux et facteurs susceptibles d'exacerber ou de fixer la douleur (bénéfices secondaires, en particulier).
Divers instruments sont utilisés, échelles "globales" : verbale simple, numérique, visuelle analogique (la plus sensible, souvent préférée, sous la forme d’une réglette) ; questionnaires de vocabulaire (McGill Pain Questionnaire), pour reconnaître une douleur neurogène et évaluer la tolérance affective de la douleur ; questionnaires de qualité de vie, qui apprécient le comportement du patient.
Aux âges extrêmes de la vie, la douleur est encore plus délicate à évaluer :
- chez la personne âgée, son expression est volontiers pauvre du fait de troubles du langage, d’handicaps sensoriels, de ralentissement intellectuel et/ou de régression affective. Une position antalgique, une protection spontanée des zones douloureuses, une réaction de retrait ou un rictus pendant l’examen, sont évocateurs ;
-chez l’enfant, ses difficultés de reconnaissance peuvent être majeures en présence d’handicapés mentaux qui s’expriment essentiellement par des troubles du comportement. La grille de Gustave Roussy en particulier, regroupe trois parties : signes directs de la douleur, expression volontaire de celle-ci et atonie psychomotrice.
Cette approche globale laisse toute sa place à la clinique et fait confiance à la description de la douleur par le malade, facilitant la relation et le programme thérapeutique plurimodal.
À l'évidence, la notion de trouble psychique ne permet pas d'exclure a priori une étiologie somatique.
La tendance à sous-évaluer la douleur de l'autre est générale.
R. Melzack, psychologue canadien (1975) ; G. Roussy, anatomopathologiste français, membre de l'Académie de médecines (1874-1948)
Étym. lat. dolor : douleur
→ McGill Pain questionnary, douleur neuropathique (critères diagnostiques)
[H1]
Édit. 2018
essai croisé l.m.
crossover trial
Etude épidémiologique dans laquelle on administre à un sous-groupe un traitement A, puis un traitement B et à un autre sous-groupe le traitement B, puis le traitement A.
Ce type d’essai diminue le nombre de sujets qu’il est nécessaire d’inclure par rapport à un essai randomisé classique. Le traitement administré pendant la première période ne doit pas risquer d’interagir avec le second traitement.
[E1]
Édit. 2020
essai des médicaments l.m.
drugs control
Ensemble des épreuves auxquels sont soumis les médicaments avant leur introduction en thérapeutique.
Elles sont réalisés chez l'animal pour vérifier leur toxicité et établir leurs propriétés pharmacologiques, puis chez l'Homme pour rechercher leur tolérance (chez l'Homme sain) et leur efficacité thérapeutique (chez des malades).
[G3,E1]
Édit. 2018
essai randomisé l.m.
randomized study
Essai consistant, au sein d’une population, à constituer deux (ou plusieurs) sous-groupes par tirage au sort pour comparer entre eux deux (ou plusieurs) examens complémentaires ou deux (ou plusieurs) traitements qu’ils soient médicaux, chirurgicaux ou un traitement médical et un traitement chirurgical.
L’essai randomisé offre les conclusions statistiques les plus sécures.
→ éthique (d'un essai randomisé)
[E1]
Édit. 2018
essai thérapeutique en psychiatrie l.m.
therapeutic trial in psychiatry
Méthode d’évaluation d’une stratégie thérapeutique le plus souvent médicamenteuse.
L’essai thérapeutique doit remplir les conditions de la loi sur la protection des personnes (Directives européennes 2004) et être conduit en accord avec les « bonnes pratiques cliniques ». Le Comité de protection des personnes décide s’il peut concerner des patients hospitalisés sans leur consentement (hospitalisation à la demande d’un tiers, hospitalisation d’office). Les critères d’inclusion peuvent être à la fois qualitatifs (critères permettant de définir l’appartenance à une catégorie diagnostique) ou quantitatifs (intensité des symptômes mesurée à l’aide d’une échelle quantitative).
La mesure du résultat obtenue par la thérapeutique testée sur les symptômes psychiques ou comportementaux se fait à l’aide d’échelles de mesure d’intensité de la symptomatologie cible du traitement à l’étude (hétéro évaluation ou auto-évaluation) ou d’outils supposés apprécier indirectement l’action thérapeutique et ses effets indésirables (adaptation sociale, qualité de vie), dont on mesure l’évolution. S’agissant des médicaments, les études de phase 2 se font versus placebo, les études de phase 3 versus comparateur, le plus souvent en groupes parallèles randomisés en double aveugle.
D’autres critères de jugement que symptomatiques sont volontiers choisis pour les études post AMM ou de phase 4 : qualité de vie, adaptation sociale.
L’évaluation de certaines formes de psychothérapie peut être rendue difficile lorsque le but thérapeutique dépasse l’aspect purement symptomatique du trouble mental.
[G3,E1,H3]
Édit. 2018
forceps d'essai l.m.
trial forceps
Essai d'extraction sur une présentation non engagée ou s'il existe un doute concernant l'engagement à cause d'une volumineuse bosse sérosanguine.
Elle doit être réalisée dans des conditions maximales de sécurité, voire directement en salle d'opération pour un recours à la césarienne immédiate en cas d'échec.
Étym. lat. forceps : tenaille, pince
→ forceps
[O3, B3]
Édit. 2018
lipasémie (dosage et intérêt clinique de la) l.m.
seric lipase (dosage and clinical interest)
Dosage de la lipase pancréatique dans le sérum particulièrement très utile dans le diagnostic de la pancréatite aigüe car il est aussi sensible et probablement plus spécifique que celui de l'amylasémie.
En dehors de la pathologie pancréatique, la seule cause d'élévation modérée de la lipasémie est l'insuffisance rénale. Il n'est pas possible de doser la lipase urinaire du fait d'une réabsorption tubulaire importante et d'une dégradation urinaire : elle explique que le dosage de la lipasémie doit être couplé avec celui de l'amylasémie et de l'amylasurie pour le diagnostic de pancréatite aigüe.
lunette d'essai l.f.
trial glasses
Lunette à monture en général métallique sur laquelle sont notés les axes de 0 à 180°.
Des gorges permettent de placer les verres et de les orienter selon l’axe de l’astigmatisme en cause quand la correction nécessite un verre sphérique et un verre torique. On peut ainsi vérifier l’acuité visuelle obtenue selon les données de la réfraction.
monture d'essai l.f.
trial frame
Armature, réglable en fonction du visage du patient, où sont placés les verres d'essai.
narcissisme en clinique l.
narcissism in clinical practice
Terme appliqué dans trois ordres de circonstances.
Le type considéré comme la plus achevée des "névroses narcissiques"(S. Freud) se réalisait dans l'autisme schizophrénique, avec mise à distance du monde réel et prévalence de la vie intérieure. Cette appellation tend à disparaitre de l'usage.
Une attitude de complaisance et d'autosatisfaction domine dans les personnalités narcissiques, avec en particulier un intérêt pour autrui lié avant tout à celui qu'il vous porte.
En pathologie courante, cette blessure narcissique souvent majeure qu'est la maladie, portant atteinte à notre sentiment d'intangibilité et de pérennité, peut à son tour être la source d'un apport narcissique constituant un bénéfice secondaire volontiers vécu comme gratifiant par le patient (M. Balint).
pertinence clinique l.f.
clinical relevance
Assurance que le résultat d’un essai randomisé a un effet suffisamment important pour permettre d’appliquer ses conclusions à la pratique médicale.
Par ex. un essai randomisé a montré que, chez les malades qui avaient des métastases hépatiques de cancers colorectaux, la chimiothérapie intra-artérielle augmentait de façon statiquement significative leur survie. Mais cela au prix d’hépatites chimiques et seulement pour une durée moyenne de cinq semaines. La pertinence clinique de ce traitement a donc été jugée discutable.
[E1]
Édit. 2020
pharmacologie clinique l.f.
clinical pharmacology
Etude des actions d’un médicament sur l’Homme, portant sur les variations d’une fonction normale ou pathologiquement modifiée, le métabolisme et la destinée d’un principe actif médicamenteux dans des conditions physiologiques particulières (enfance, grossesse, allaitement, grand âge...) ou pathologiques (ex. insuffisance rénale, hépatique...).
psychologie clinique l.f.
clinical psychology
"Étude des conduites individuelles, envisagée dans une conjoncture socioaffective et culturelle déterminée" (D. Lagache, 1949).
Elle emploie conjointement des techniques psychométriques, une compréhension phénoménologique et une interprétation psychanalytique. Pour D. Lagache une véritable psychologie ne peut être que clinique et doit utiliser ces diverses approches dans une démarche synthétique centrée sur la subjectivité et l'intersubjectivité de l'homme. Comme prévisible, les écoles qui se réclament de la psychologie clinique ont suivi notamment l'influence de la psychanalyse et de la phénoménologie (personnologie de H. Murray, théorie de l'individuel, G. Allport, etc.)
D. Lagache, psychiatre et psychanalyste français (1949) ; H. A. Murray, psychologue américain (1893-1988) ; G. W. Allport, psychologue américain (1897-1967)
racine clinique de la dent l.f.
radix clinica dentis (TA)
clinical root of tooth
Portion non visible de la dent.