mort différée ou mort mitotique des cellules l.f.
delayed death, mitotic death
espace mort l.m.
dead space
Espace des voies aériennes qui ne participe pas à l'hématose.
L'espace mort «anatomique» correspond aux bronches, à la trachée et aux voies aériennes supérieures. Il joue un rôle physiologique indispensable en réchauffant, humidifiant et dépoussiérant l'air inspiré, ce qui protège l'espace alvéolaire de la dessiccation, de l'infection et des poussières génératrices de pneumoconiose. Mais il peut exister des alvéoles non perfusées, l'air qu'elles contiennent ne participant pas à l'hématose : elles font partie de l'espace mort «physiologique», dont le volume (symbole VD) est celui de l'air de composition alvéolaire restant en fin d'expiration dans les voies aériennes extralobulaires. On calcule l'espace mort physiologique à partir de la différence entre la ventilation globale, V', et la ventilation alvéolaire V'A, par la formule : VD = (V' - V'A) / f, f étant la fréquence respiratoire.
→ bronche, espace mort (effet d'), lobule pulmonaire, ventilation alvéolaire
[K1,C2]
Édit. 2018
espace mort (effet d') l.m.
dead space effect
Augmentation de l'espace mort physiologique causée par la réduction ou l'arrêt de la perfusion de certaines alvéoles restant ventilées, ce qui correspond à certains lobules où le rapport ventilation/perfusion est élevé.
L'obstruction des capillaires pulmonaires (p. ex. par embolies) ou leur destruction (p. ex. emphysème bulleux ou lobaire) crée un effet d'espace mort qui s'ajoute à l'espace mort anatomique et entraine une hypoxie avec, le plus souvent, une hypocapnie par compensation ventilatoire).
→ effet shunt, espace nuisible, ventilation/ perfusion (rapport)
[K1,C2]
Édit. 2018
espace mort d'appareillage l.m.
apparatus dead space
Volume des gaz expirés, non épuré de leur dioxyde de carbone, contenu dans le système respiratoire de l'appareil en fin d'expiration, volume qui est réinspiré chaque fois, et correspond à la zone non épurée parcourue alternativement par l'air inspiré et l'air expiré.
Les dispositifs respiratoires utilisés en anesthésie-réanimation prolongent généralement l'espace mort naturel du sujet de sorte que la ventilation doit être augmentée pour assurer une élimination normale du dioxyde de carbone de l'espace alvéolaire. Le schéma théorique ci-dessous montre un exemple de zones d'espace mort chez le sujet et dans l'appareillage. Mais le volume effectif est un peu plus grand qu'il n'apparaît sur le schéma parce que les soupapes fuient toujours légèrement et parce qu'en respiration artificielle la compression des gaz augmente le volume mort. En effet la pression d'insufflation est plus élevée que la pression expiratoire. En D est figuré un dispositif exceptionnellement utilisé (Draeger) mais qui précise la définition de l'espace mort d'appareillage.
[K1,C2,G1,B3]
Édit. 2018
doigt mort (phénomène de) l.m.
white finger syndrome
M. Raynaud, médecin français, membre de l’Académie de médecine (1862)
domaine de mort cellulaire l.m.
death domain
Séquence protéique située dans les régions cytoplasmiques des récepteurs de mort cellulaire qui est nécessaire au déclenchement de l’apoptose.
Par leurs interactions avec d’autres protéines, certains domaines de mort cellulaire, inclus dans de nombreuses protéines de mammifères, interviennent aussi dans les phénomènes inflammatoires, dans la nécrose et dans la réponse immune innée.
Syn. domaine de mort
Sigle DD
→ apoptose, nécrose, récepteur de mort cellulaire
[C3]
Édit. 2019
mort n.f.
death
Cessation totale et définitive des fonctions organiques et tissulaires animant l'organisme.
Dans le langage courant la mort se définit par l'arrêt évident et définitif de toutes les fonctions vitales : perte de conscience, de toute réaction à un stimulus quelconque et de tout mouvement spontané, arrêt respiratoire, arrêt cardiaque primitif (mais quelle que soit la cause de la mort, il y a toujours arrêt cardiaque).
En médecine légale on distingue habituellement :
- la mort naturelle, à la suite d'une évolution normale de la vie, expliquée par une maladie, connue ou évidente, ou par l'anomalie ou l'arrêt d'une fonction essentielle, par par exemple l'arrêt cardiaque ;
- la mort violente, où une inspection détaillée permet d'identifier un meurtre un suicide ou un accident ;
- la mort suspecte, dont les conditions de survenue ne permettent pas d'affirmer les causes sans un examen complet avec autopsie et contrôle toxicologique.
La mort peut survenir subitement, en quelques minutes, ou faire suite à une agonie plus ou moins longue dont la durée dépend des moyens de réanimation mis en œuvre .
La définition de la mort implique un certain délai pour affirmer l'irréversibilité du processus. La conviction de l'observateur annonçant la mort est donc justifiée par le temps écoulé entre l'apparition de l'arrêt d'une fonction vitale (annulation de la grandeur cardinale caractérisant cette fonction), l'extension progressive de l'arrêt aux autres fonctions vitales et le constat de l'irréversibilité au bout d'un temps suffisant.
La mort cérébrale autorise le prélèvement d'organes et l'arrêt de la réanimation : la pratique des greffes utilisant des organes a montré que la plupart d'entre eux ont une capacité de retrouver des fonctions naturelles plusieurs minutes voire plusieurs heures après le constat de la mort de l'individu. Ainsi la mort de nombreuses cellules est beaucoup plus tardive que celle de l'individu mais elle est variable selon les tissus : la nécrose des cellules cérébrales survient la première.
Étym. lat. mors : mort (de l'étrusque : Morta, était l'une des trois Parques, homologue de l'Atropos grecque, celle qui coupe le fil de la vie)
→ cardinale (grandeur), mort cellulaire, mort cérébrale, mort (signes de la)
mort apparente l.f.
appearance of death
Cession apparente et temporaire de certaines fonctions : arrêt de la respiration spontanée, abolition de réflexes périphériques avec conservation du réflexe pupillaire à la lumière, persistance mal perceptible des battements cardiaques et d’une fonction circulatoire partielle permettant l’irrigation cérébrale.
→ décès, mort, mort cérébrale
mort apparente du nouveau-né (état de) l.m.
neonatal asphyxia, severe neonatal distress
État prélétal d'un nouveau-né ayant souffert dans les minutes précédant sa naissance d'une insuffisance d'oxygénation d'origine placentaire.
L’enfant naît inerte, mal coloré, la détresse néonatale sévère est caractérisée par l’absence de respiration spontanée, l’abolition des réflexes périphériques, l’assourdissement et le ralentissement extrême des battements cardiaques (moins de 100 par minute) préservant à peine l’irrigation cérébrale, une acidose majeure. Le pronostic vital est en jeu, l’évolution pouvant se faire vers la survie, mais avec parfois des séquelles neurologiques sévères, ou vers le décès du nouveau-né. L’urgence est extrême.
Il faut désobstruer le pharynx puis la trachée par aspiration, ensuite intuber, faire la ventilation mécanique (en oxygène pur si possible, à la fréquence de 40 /min environ) et un massage cardiaque externe à la fréquence de 120 /min. Si la situation ne s'améliore pas en 3 min, injecter dans une veine périphérique ou ombilicale 2 mmole/kg de solution tampon alcaline en une ou deux minutes. Si la fréquence du pouls reste inférieure à 100/min, instiller 30 µg/kg d'adrénaline par un cathéter fin, glissé dans la trachée jusqu'aux bronches distales. L'avenir neurologique est très compromis s'il n'y a pas de gasps dans les 15 min (en l'absence de médicaments dépressifs injectés à la mère). Une surveillance attentive doit ensuite être mise en œuvre ensuite dans une unité de réanimation.
→ gasp
mort brutale et ethnologie l.f.
sudden death and ethnology
En ethnopsychiatrie, phénomène observé à partir de l'Océanie, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, considéré comme provoqué par une peur panique désorganisatrice non seulement de la conscience dans sa totalité mais surtout de la vie elle-même, liée à la "suggestion collective de l'idée de mort", avec sentiment de l'imminence de celle-ci, à la suite de la transgression d'un interdit (M. Mauss, 1950).
Croyant à une rupture, « soit par magie, soit par péché avec les puissances ou choses sacrées dont la présence, normalement, le soutient », l'individu « se croit enchanté ou se croit en faute et meurt pour cette raison » (Mauss).
L'enfant y serait particulièrement exposé. Au cas de répétition de la mort dans une même cellule familiale, l'enfant survivant n'est jamais admis comme complètement innocent.
M. Mauss, sociologue français (1872-1950)
Étym. lat : mors : mort ; gr. ethnos : nation, ethnie ; logos : étude
mort cellulaire l.f.
cell death
Terme ultime des altérations cellulaires irréversibles qui correspond à l'arrêt de tout métabolisme et à la disparition de l'intégrité des membranes cellulaires dont dépend l'homéostasie.
On distingue deux formes de mort cellulaire : la nécrose et l'apoptose.
Une agression rompant les membranes mitochon
Au contraire l'apoptose est un processus physiologique actif sans rupture des membranes mitochondriales, il conduit à la disparition de la cellule avec phagocytose des mitochondries par les cellules voisines. L'apoptose, appelée mort «programmée», se produit lorsque cessent des signaux de vie venus des cellules voisines, signaux qui empêchent le déroulement du «programme suicidaire» inscrit dans le génome.
→ apoptose, cardinale (grandeur), caspase, mort, nécrose, œdème
mort cellulaire (après irradiation) l.f.
cell death
Disparition d'une cellule causée par son irradiation.
Elle peut se produire lors de la première tentative de division. Plus fréquemment la cellule irradiée peut présenter quelques divisions successives et son atteinte se manifeste par la disparition de la totalité de sa descendance. On désigne cette condamnation de la descendance sous le nom de mort différée ou mort mitotique de la cellule irradiée. Le mécanisme biologique en cause n'est pas établi ; on l'attribue à une aggravation progressive de lésions de l'ADN au cours des quelques divisions successives qu'elles autorisent.
La cellule est considérée survivante si sa descendance dépasse la 6ème génération, c'est-à-dire un effectif d'une centaine de cellules. Ce test est utilisé pour évaluer le taux de survie des cellules irradiées avec les techniques de clonage.
mort cellulaire focale l.f.
mort cellulaire programmée l.f.
programmed cell death
→ apoptose
mort cérébrale l.f.
cerebral death
Etat d’un sujet qui, après avoir été soumis à une réanimation médicale, présente une inconscience totale caractérisée par :
- l’absence de respiration spontanée qui n’est entretenue que par un appareillage,
- l’abolition de tout réflexe avec hypotonie et mydriase fixe,
- le tracé électro-encéphalographique plat malgré les stimulations artificielles,
- la persistance de ces phénomènes étant constatée pendant une longue durée jugée suffisante en fonction des circonstances d’apparition.
Cet état irréversible permet de déclarer la mort du sujet et éventuellement de procéder à des prélèvements d’organes.
Un seul de ces quatre éléments ne suffit pas pour affirmer la mort cérébrale.
Ce diagnostic doit être porté en dehors de toute circonstance étiologique comportant un surdosage par les médicaments dépresseurs du système nerveux central ou une hypothermie profonde.
Le certificat de décès doit être signé par le médecin dès qu’est porté le diagnostic de mort cérébrale et les éventuels prélèvements d’organes ne peuvent être pratiqués qu’ensuite.
Le terme « mort cérébrale » expose à moins de confusion que celui de « coma dépassé » qui a l’inconvénient d’être parfois utilisé à mauvais escient pour désigner des comas d’une profondeur extrême ou d’une irréversibilité avérée, mais qui n’ont pas la signification précise et grave de la mort cérébrale.
[E3, G1, H1]
Édit. 2019
mort (datation de la) l.f.
time of the death
Détermination du moment de cessation de la vie.
La mort ne peut être considérée comme un phénomène instantané, c'est un processus qui s'installe en un temps très variable selon les organes. L'arrêt cardiaque, qui définit habituellement le moment de la mort, fait suite à une agonie plus ou moins longue où les battements du cœur s'espacent puis deviennent inefficaces. La durée de cette période dépend essentiellement des moyens de réanimation mis en œuvre.
Les épreuves respiratoires (buée sur un miroir) et circulatoires (arrêt de la circulation vérifiée par artériotomie ou par injection d'un produit fluorescent) ne sont pratiquement plus utilisées depuis la mise en place d'équipes de secours d'urgence (SMUR) dotées d'un appareillage suffisant pour effectuer, s'il y a lieu, une réanimation respiratoire (O2 et respiration artificielle) et cardiaque (massage cardiaque, défibrillation).
En milieu d'aide médicale urgente ou de réanimation, la mort récente se définit par l'arrêt du cœur enregistré par l'électrocardiogramme continu, par l'arrêt des mouvements respiratoires et par l'absence d'activité cérébrale clinique et électrique. Le cerveau est l'organe le plus rapidement altéré de manière irréversible par l'arrêt circulatoire. Les organes comme le rein, le foie et le cœur restent potentiellement fonctionnels ce qui justifie une réanimation prolongée pendant au moins vingt minutes et autorise ensuite les prélèvements d'organes et de tissus pour les greffes.
Les signes cliniques de la mort confirmée apparaissent progressivement, sous un aspect et avec des délais variables selon l'environnement, ce qui rend très délicate la fixation de l'heure de la mort et parfois même sa date lorsque l'examen est pratiqué après plusieurs heures : ces signes sont l'abaissement de la température centrale, en particulier celle du foie, la rigidité cadavérique, qui s'installe en quelques heures et correspond à une contracture musculaire due à l'acide lactique formé par le métabolisme en l'absence d'oxygène, les lividités cadavériques, qui se forment par accumulation du sang dans les parties déclives et donnent à ces zones une teinte livide, et la perte de transparence de la cornée. De nombreux tests biologiques sont proposés pour confirmer les effets de l'anoxie et évaluer sa durée probable. Les datations sur cadavre ou débris anciens font appel à l'étude des stades de la putréfaction et à l'examen des insectes nécrophages.
→ livide, mort, mort (signe de la)
mort du fœtus in utero l.f.
f(o)etal death, intra-uterine fetal demise
Décès fœtal survenant pendant la grossesse ou pendant le travail décelé par l’arrêt irréversible de l'activité des grandes fonctions vitales (grandeurs cardinales) du fœtus : notamment, arrêt des mouvements perceptibles, arrêt des battements du cœur.
Dans l'utérus, le fœtus est peu accessible aux investigations cliniques. L'électroencéphalogramme montre un arrêt de l'activité cérébrale et l'échographie met précocement en évidence un chevauchement des os du crâne et l'absence de tout mouvement du fœtus.
La cause du décès peut être maternelle, annexielle ou fœtale. Par ordre de fréquence, et pour les plus courantes, on retrouve : une hypertension artérielle de la mère, une malformation fœtale avec ou sans anomalie chromosomique, un hématome rétroplacentaire, une infection ovulaire, un diabète. La cause reste inconnue dans 30% des cas. Le diagnostic est affirmé par l'absence d'activité cardiaque à l'échographie, associée ou non à des signes de macération. Les risques maternels majeurs sont les troubles de l'hémostase, l'infection amniotique secondaire et les répercussions psychologiques. L'évacuation utérine est alors prescrite sans délai.
→ mort, mort apparente du nouveau-né (état de), mort (signes)
mort encéphalique l.f.
mort évitée du nouveau-né l.f.
newborn avoided death
Arrêt apparent et transitoire de la circulation et de la respiration survenant chez un nouveau-né assoupi dans son berceau.
L’attention des parents est attirée par l’arrêt des bruits respiratoires et la cyanose ; les phénomènes cessent après réveil et stimulations physiques du nourrisson. Ces phénomènes peuvent se répéter et aboutir à une mort subite.
mort habituelle du fœtus in utero l.f.
habitual intra-uterine fetal death
Mort du fœtus se répétant à plusieurs gestations, souvent successives, ou parfois en alternance avec des grossesses normales.
La date à laquelle survient la mort et les circonstances qui la précèdent se retrouvent à peu près semblables à chaque grossesse menacée. En dehors d'un diabète ou d'une hypertension artérielle méconnus ou mal traités, d'une iso-immunisation par incompatibilité rhésus, la cause la plus fréquente en est le syndrome des antiphospholipides caractérisé par la présence d'anticorps anticardiolipides et d'anticoagulants circulants de type lupique.
mort imminente (expérience de la), (EMI) l.f.
near-death expérience (NDE)
Vécu associé à la proximité de la mort, connu depuis l'Antiquité, fréquent avec les progrès de la réanimation, qui groupe notamment une "décorporation", un dédoublement de la personnalité, un voyage dans un espace vide et gris parfois appelé "tunnel", avec au bout des images de petites lumières, et une mémoire panoramique ; un vécu de calme et de paix prévaut très largement sur des expériences désagréables.
Les EMI pourraient entrer dans le groupe plus vaste des "états étranges de conscience" (E.E.C. J.P. Valla), rencontrés dans des circonstances diverses (stimulus de nature artistique, voyage initiatique, état mystique, relations sexuelles, etc.). De nombreuses interprétations visent à donner un sens à l'ensemble des E.E.C., notamment celle d'une étiologie réactionnelle et d'une diminution des perceptions, avec occupation du champ de conscience, synchronique, par la conscience de soi, diachronique, fondée sur la mémoire des expériences passées. Une sécrétion accrue d'endorphines a été retenue par certains dans la EMI.
Sur un plan spirituel, voire ésotérique, elle est parfois considérée comme formée de souvenirs provenant de l'au-delà ou comme un état intermédiaire entre la mort et la renaissance.
J. P. Valla, pédopsychiatre canadien (1992)
Sigle : EMI (pour Expérience de Mort Imminente)
mort intestinale l.f.
intestinal death
Mort d'un animal causée par l'irradiation quasi-complète du jéjunum.
Elle survient 3 à 6 j. après une dose de l'ordre de 10 Gy.
mort médullaire l.f.
medullar death
Mort d'un animal causée par une irradiation totale de la moelle hématopoïétique.
Elle survient environ 30 j. après une dose de l'ordre de 5 Gy. On admet que chez l'Homme la dose létale 50% correspondante est 4,5 Gy.
mort-né n.m.
stillbirth
1) Enfant présenté sans vie.
Expression courante sans usage administratif.
2) Pour les statistiques médicales, fœtus né entre le sixième mois de la grossesse et son terme normal, pesant plus de mille grammes et n’ayant pas présenté de signes de vie, par exemple de battements cardiaques.
Pour la deuxième acception, les critères d’âge et de poids perdent de leur rigueur en raison des progrès de la réanimation néonatale.
→ naissance (déclaration de), viabilité
mort (signes de la) l.m.
sign of the death
L'arrêt de la fonction mécanique du cœur, productrice du débit cardiaque, se constate par l'absence de pouls vérifiée à une carotide ou une artère fémorale.
L'arrêt de la ventilation est assez facile à constater mais, sous ventilation artificielle, il doit être vérifié par une épreuve de débranchement.
L'arrêt de l'activité cérébrale se traduit cliniquement par une immobilité totale de toutes les parties du corps et par la vérification de deux tracés électro-encéphalographiques «plats» pendant 40 minutes, à 4 heures d'intervalle au moins (certaines intoxications ou l'hypothermie profonde peuvent donner un tracé «plat», p. par exemple l'intoxication par le gamma- OH).
La mort récente se différencie facilement de l'état de léthargie qui correspondait dans les temps anciens à une profonde inconscience observée au cours des maladies fébriles graves (tuphos ou stupeur) ou des phénomènes hystériques apparus sous hypnose, des syncopes dont la durée ne dépasse pas quelques minutes et des apnées prolongées telles celles du sommeil. Il est en effet possible de faire réapparaître une fonction cardiaque et parfois respiratoire quelques minutes après un arrêt cardiaque total.
Arrêt définitif du cœur, absence totale de respiration spontanée et abolition de tous les réflexes du tronc cérébral (Art. R. 571-7-1 du Code de la Santé)
→ débranchement (épreuve de), gamma-OH, mort (datation de la)