effets du cerveau divisé l.m.p.
Conséquences de la déconnexion chirurgicale des deux hémisphères cérébraux, surtout par section du corps calleux, pratiquée pour des épilepsies graves et rebelles.
Projetée sur écran pour n'apparaître que sur la moitié du champ visuel, l'image d'un mot n'est lue que si elle parvient à l'hémi-champ droit, donc au cortex visuel de l'hémisphère gauche. La même procédure permet d'explorer les fonctions "émotionnelles" de l'hémisphère droit.
L'apraxie diagnostique résulte d'un véritable conflit ouvert entre les deux hémisphères : la main gauche vient contrarier certains gestes volontaires de la main droite, ou bien elle effectue des actes non voulus consciemment par le patient.
Toutefois, ces sujets semblent se comporter normalement dans la vie quotidienne. Il est vrai que seul le cortex se trouve "coupé en deux" et qu'une certaine capacité d'intégration encore mal précisée est assurée par les structures sous-corticales.
En fait, l'inquiétante étrangeté de la phénoménologie du cerveau divisé a suscité peu d'échos dans les diverses représentations, en particulier psychiatriques, philosophiques et spirituelles de la personnalité.
R. W. Sperry, neurologue américain, prix Nobel de médecine en 1981 (1982) ; M. Gazzaniga, psychobiologiste américain (2005)
→ dominance hémisphérique, apraxie diagonistique, épilepsie, lobotomir
[H1, H2]
Édit. 2019