Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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anticoagulant (médicament) l.m. 

anticoagulant

Médicament inhibant les processus de coagulation prescrit pour s’opposer à l’apparition d’une thrombose ou empêcher l’extension quand elle a débuté.
Plusieurs anticoagulants sont disponibles, les uns actifs par voie orale, les autres actifs par voie parentérale (injectables en intraveineuse ou en sous-cutanée).
Parmi les anticoagulants oraux on distingue les antivitamines K dont un dérivé de l’indanedione et les coumariniques (acénocoumarol et warfarine) et les nouveaux anticoagulants oraux (NAOC) avec un inhibiteur direct de la thrombine (dabigatran etexilate) et des inhibiteurs du facteur Xa (rivaroxaban, apixaban, edoxaban).
Les anticoagulants injectables par voie intraveineuse sont les héparines standards non fractionnées d’activité anti-IIa et anti-Xa et, par voie sous-cutanée, d’activité anti-Xa, les héparines de bas poids moléculaire et le fondaparinux (un pentasaccharide). Dans des indications exceptionnelles, peuvent être utilisées l’antithrombine humaine, l’argatroban (inhibiteur direct de la thrombine) et le danaparoïde (d’activité anti-IIa et anti-Xa), la bivalirudine (inhibiteur direct de la thrombine), la lépirudine (inhibiteur direct de la thrombine), et la protéine C (inhibitrice du facteur Va et du facteur VIIIa).

antivitamines K, nouveaux anticoagulants oraux (NAOC), inhibiteurs de la thrombine, inhibiteurs du facteur Xa, héparines, fondaparinux, antithrombine humaine, danaporoïde, bivalirudine, protéine C

inhibiteurs du facteur Xa l.m.p.

Anticoagulant de la famille des nouveaux anticoagulants oraux (NAOC), inhibiteur du facteur X activé (Xa).
Le rivaroxaban, l’apixaban et l’édoxaban, inhibiteurs directs et sélectifs du facteur Xa sont des anticoagulants actifs par voie orale. L’activité de cet anticoagulant n’est pas influencée par l’alimentation. Les interactions médicamenteuses sont peu nombreuses à l’exception des molécules interférant avec la glycoprotéine P et le cytochrome CYP3A4. Une surveillance biologique n’est pas requise en routine. Il n’existe pas encore d’antidote spécifique en cas d’hémorragie sévère.

anticoagulant (médicament), rivaroxaban, apixaban, edoxaban tosilate

nouveaux anticoagulants oraux (NAOC) l.m.p new oral anticoagulants NOAC

Les NAOC exercent une activité inhibitrice soit directement sur la thrombine (dabigatran etexilate) soit sur le  facteur Xa (rivaroxaban, apixaban, edoxaban).
Les NAOC présentent des avantages formels : effet anticoagulant très prévisible, facile variabilité intra- et interindividuelle permettant un dosage fixe, absence de surveillance de l’efficacité, rapidité de l’effet et courte demi-vie permettant d’obtenir en quelques heures un effet anticoagulant mais également dissipation rapide lors de l’arrêt, absence d’interférence alimentaire connue, interférences médicamenteuses limitées, efficacité au moins égale sinon supérieure à celle des antivitamines K dans les indications évaluées jusqu’à ce jour (fibrillation atriale, maladie thromboembolique veineuse), profil de sécurité favorable, en particulier d’un point de vue hémorragique. Après avoir été validés en prévention de la maladie thromboembolique veineuse en chirurgie orthopédique lourde (arthroplastie de hanche ou de genou), le rôle de ces NAOC a été évalué dans le traitement de la maladie thromboembolique veineuse et surtout dans la prévention des accidents thromboemboliques chez les patients en fibrillation atriale non valvulaire. A l’heure actuelle, il n’existe pas d’antidote spécifique pour contrecarrer l’effet des NAOC. Des molécules sont toutefois en cours d’investigation.

Syn. anticoagulants oraux directs (AOD)

dabigratan etexilate, inhibiteurs du facteur Xa, rivaroxaban, apixaban, edoxaban tosilate