psychose dysthymique l.f.
dysthymic psychosis
1) Classiquement état psychotique à la fois délirant et maniaque ou mélancolique. Ainsi a été introduite la notion de schizophrénie dysthymique, définie par la survenue d'épisodes dépressifs et/ou maniaques sur fond de symptomatologie schizophrénique au long cours.
Les troubles de l'humeur faisant par définition partie des symptômes dissociatifs propres à la schizophrénie, les limites du concept de schizophrénie dysthymique sont difficiles à tracer : depuis les formes délirantes de maladie maniacodépressive jusqu'aux schizophrénies chroniques dont l'évolution est émaillée de dépression ou d'excitation maniaque.
2) Pour la littérature anglosaxonne, variété de schizophrénie individualisée comme trouble schizo-affectif bipolaire ou unipolaire.
Il s'agit d'une prise de position discutable car le débat reste ouvert sur la position des psychoses dysthymiques au regard des schizophrénies, des psychoses maniacodépressives ou d'une entité psychotique spécifique. En tout cas l'évolution intermittente de ces psychoses justifie l'usage d'un traitement préventif des récurrences par des thymorégulateurs.
Syn. psychose cycloïde
ataxie cérébelleuse cataracte, surdité et démence ou psychose l.f.
cerebellar ataxia, cataract, deafness, and dementia or psychosis
Syndrome associant un tremblement intentionnel, une psychose paranoïaque ou une démence en fin de vie.
Au niveau ophtalmologique apparaît entre 20 et 30 ans une cataracte polaire postérieure qui est associée à une surdité. L’affection est autosomique dominante (MIM 117300).
E. Strömgren, psychiatre danois (1970)
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
hallucinatoire chronique (psychose) l.f.
hallucinatory chronicle psychosis
Variété de délire chronique, caractérisée notamment par l'activité hallucinatoire1.
Survenant en règle après 30 ans, elle est classiquement dominée au début par un "petit automatisme mental", puis par de très riches phénomènes psychosensoriels, surtout acousticoverbaux, le plus souvent à thèmes de persécution, en fait assez bien systématisés. Des poussées jalonnent l'évolution. Habituellement, le suivi médical et paramédical, avec les neuroleptiques, réduit ces troubles, mais sans véritable disparition. On respecte au besoin des franges délirantes, afin de prévenir des états dépressifs, pseudodéficitaires ou régressifs éventuels.
Une tentative de démembrement selon trois structures délirantes2 n'a pas supprimé cette entité propre à l'école française, souvent considérée à l'étranger comme une forme de schizophrénie à début tardif. La CIM 10 l'inclut dans les "autres troubles psychotiques non organiques" ne répondant pas, en particulier, aux critères schizophréniques, ni à ceux d'une pathologie thymique de type psychotique.
1G. Ballet, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1911-1913) ; 2 C-H. Nodet, psychiatre français (1937)
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H3]
Édit. 2015
infantile (psychose) l.f.
psychosis in childhood
Étym. lat. infans, in fari : enfant, qui ne parle pas
maniacodépressive (psychose) l.f.
manic-depressive psychosis
→ bipolaire (psychose, maladie, trouble), circulaire (folie)
post-partum (psychose du) l.
post-partum psychose
Affection rare, débutant le plus souvent au premier mois après l'accouchement (parfois retardée : psychose de la lactation), chez des primipares de 25 à 35 ans avec, pour un tiers d'entre elles, environ des antécédents psychiatriques, en particulier maniacodépressifs, et ayant fréquemment subi une césarienne ou le décès d'un enfant en période prénatale.
Environ 55% des cas de psychose de la grossesse se déclarent pendant la quinzaine qui suit l’accouchement et 30% plus tard. 15% surviennent pendant la grossesse proprement dite.
Quatre tableaux cliniques principaux sont décrits : psychose délirante aigüe à forte charge anxieuse (non-reconnaissance de l'enfant, négation de son existence), accès maniaque, accès mélancolique, psychose d'allure schizophrénique. Un tiers environ de l'ensemble comporte également un niveau confusionnel incitant à la recherche d'une organicité. Une hospitalisation est souvent nécessaire, avec essai de maintien du lien mère-enfant, prévention d'un risque médicolégal (hétéro-agressivité possible), traitement psychotrope et au besoin sismothérapie.
Fluctuante, l'évolution de ces psychoses est en règle favorable, sous réserve de rechutes possibles à très court terme, surtout de type thymique, d'un mode d'entrée schizophrénique, d'un risque de récidive 100 fois plus élevé lors d'une autre grossesse qu'en l'absence de cet antécédent, et de l'ordre de 30% en dehors de la puerpéralité.
S'agissant de la prévention des formes thymiques, dans les seules études ouvertes publiées, le lithium, prescrit après l'accouchement, paraît utile malgré son délai d'action de plusieurs jours. Classiquement, il nécessite l'interruption de la montée laiteuse par d'autres traitements que la bromocriptine, agoniste dopaminergique considéré parfois comme inducteur d'états maniaques.
Syn. psychose puerpérale
psychose alcoolique aigüe et subaigüe l.f.
alcohol-induced acute and subacute psychosis
Psychose confuso-onirique survenant chez l'alcoolique chronique, qui peut être précipitée par un accident, un épisode infectieux, une intervention chirurgicale ou un choc émotionnel, souvent à l'occasion d'un sevrage.
Très rare de nos jours, parfois précédé d'une crise comitiale, le delirium tremens est dominé par un travail hallucinatoire surtout zoopsique terrifiant, avec confusion profonde, agitation surtout nocturne, parfois forcenée, trémulation, mais suggestibilité. Le pronostic vital est engagé d'emblée (hyperthermie, déshydratation, sitiophobie, complications pulmonaires, etc.).
Bien plus fréquentes, les psychoses alcooliques subaigües présentent une déstructuration de conscience moins marquée, sans atteinte somatique notable.
Chez ces patients, une évolution est possible vers une encéphalopathie de Gayet-Wernicke-Korsakoff. Dans le cas de guérison, une aptitude délirophile a été relevée.
Étym. arabe al -cohol : liquide distillé
[H3,G3,G4]
psychose (caractères cliniques généraux d'une) l.
clinical general characteristics of a psychotic disorder
Terme qui désigne actuellement les affections mentales les plus sévères, comportant pour l'essentiel une atteinte globale et profonde de la personnalité (E. von Feuchtersleben).
Formant une opposition pertinente, au sens des linguistes, avec les névroses, les aspects typiques des psychoses comportent : une symptomatologie majeure, caractéristique s'il s'agit par ex. d'idées délirantes ou d'hallucinations ; une altération du contact avec ce qu'il est convenu d'appeler la réalité ; une diminution ou une absence de conscience et de critique vis-à-vis du vécu pathologique, avec croyance à son égard ; d'importantes altérations de la personne, fréquemment accompagnées de perturbations de la relation au monde extérieur, en particulier des conduites, avec parfois isolement ; une impression générale d'étrangeté des troubles ; une évolution le plus souvent réservée.
Certes, de tels critères sont inconstants, voire controversés. Mais dans la pratique quotidienne, ce sont bien à ces caractéristiques cliniques que fait appel la majorité des psychiatres.
E. von Feuchtersleben, psychiatre autrichien (1806-1849)
psychose cannabique l.f.
cannabic psychosis
Pharmacopsychose liée à la consommation de cannabis.
Il s'agit le plus souvent d'une décompensation psychotique chez un sujet prédisposé ou d'une rechute chez un schizophrène connu.
Cependant l'existence de psychoses aiguës cannabiques ne fait aucun doute. Leur symptomatologie ne présente pas de particularités : angoisse psychotique, dépersonnalisation et déréalisation, hallucinations visuelles et auditives, état confusionnel, idées de persécution.
En revanche, les psychoses cannabiques chroniques font l'objet de controverses.
Étym. gr. kannabis : chanvre (emprunt à l’akkadien ?)
→ cannabis
psychose collective l.f.
collective delusion
Ensemble pathologique assez disparate, réuni par l'adhésion partagée, dans une population donnée, à un discours ou à des rumeurs délirants, devenus la propre réalité psychique de la population.
Selon J. Delay, la collectivité concernée se comporte comme une cellule nouvelle, unique et cohésive, véritable "personnalité en plusieurs personnes". Chacun des participants contribue au délire commun, dont le thème est généralement la persécution.
Seront seulement citées : les "épidémies" de possession démoniaque ou de délire mystique (ce dernier ayant par ex. suscité le suicide collectif de Guyana en 1978) ; les hallucinations collectives ; les psychoses de quartier (avec surtout incrimination du comportement de certaines ethnies) ; dans certains cas, les désignations de boucs émissaires et les lynchages (notamment après une catastrophe).
Les prédispositions individuelles, la nature et l'intensité du ou des facteurs déclenchants, la fragilité psychique du groupe en soi, l'identification de chacun à celui-ci et à un chef, agissent de façon très variée dans ces troubles et leur évolution. Quand il est possible, le retour à la vie sociale est habituellement difficile et douloureux.
J. Delay, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1967)
→ contagion mentale, délire à deux ou à plusieurs, océanique (sentiment, vécu), persécution (sentiment de).
[H3,H4]
psychose cycloïde l.f.
cycloid psychosis
Concept de K. Kleist ("psychoses cycloïdes marginales"), repris surtout par Karl Leonhard (1961), qui est proche de celui de trouble schizo-affectif : ce dernier a décrit trois formes cliniques : avec troubles de la motilité (allant de l'akinésie à l'hyperkinésie) ; confusionnelles ; avec anxiété-élation (depuis des états anxieux avec idées de référence jusqu'à des vécus extatiques). Diverses associations de ces formes sont possibles.
Ce trouble récurrent bipolaire, de bon pronostic, est considéré comme n'appartenant ni à la psychose maniacodépressive, ni aux schizophrénies. Cependant un important courant conceptuel, avec notamment C. Perris, soutient sa proximité par rapport à la première, avec un très fort ancrage dans l'endogénéité, par opposition aux états schizophréniques processuels.
K. Kleist (1928) et K. Leonhardt (1979), neurologues et psychiatres allemands ; C. Perris, psychothérapeute suédois (1928-2000)
psychose délirante aigüe ou subaigüe l.f.
acute delusional disorder
État délirant aigu ou subaigu, qui pose le problème de son évolution à court et à long terme.
Il peut s'agir notamment :
- de la classique bouffée délirante (non exclusive de certaines éventualités ci-après ;
- d'états réactionnels à un traumatisme psychique ou bien, dans certains systèmes socioculturels et ethniques traditionnels, d'une réponse à des circonstances vécues comme agressives ;
- de formes délirantes du post-partum (L.V. Marcé, 1858), le plus souvent favorables, moins fréquentes que les troubles thymiques ;
- de véritables psychoses expérimentales par des drogues hallucinogènes ;
- d'une poussée délirante ou d'un mode d'entrée dans une psychose au long cours, surtout schizophrénique. S'inscrivent dans ce sens une personnalité schizoïde, un début subaigu, une adaptation affective médiocre au monde délirant, des troubles du cours de la pensée.
Mais des formes schizophréniformes de bon pronostic sont également possibles et un recul de plusieurs mois est parfois nécessaire. Si bien que, parmi les nombreuses dénominations appliquées aux psychoses délirantes aigües, le terme de "schizophrénie aigüe" prête à diverses ambigüités.
L. Marcé, psychiatre français (1862)
psychose de quartier l.f.
quarter delusion
psychose et névrose expérimentales l.f.
experimental psychosis and neurosis
Provocation artificielle, surtout chez l'animal, de manifestations psychiques anormales qui, en l'état actuel, ne constituent le plus souvent que des constructions incomplètes et approximatives par rapport à la réalité clinique humaine et à sa complexité.
Effectué principalement chez le chat, l'attouchement de certaines zones du tronc cérébral peut provoquer la "sham rage". Des électrodes implantées à demeure dans les structures thalamo-sous-thalamiques produisent des réactions semblables à celles de la peur, de la colère ou de la fatigue, selon la région intéressée.
I.P. Pavlov a nommé "névrose expérimentale" des perturbations comportementales survenant chez l'animal conditionné, notamment, à discriminer un cercle d'une ellipse, dès lors que ces deux figures viennent à se différencier trop peu.
Certaines substances toxiques comme la bulbocapnine (H. De Jong et H. Baruk), la toxine colibacillaire ou la bile (H. Baruk), ont entraîné chez l'animal un état de type catatonique.
Chez l'homme, l'étude quasi expérimentale de troubles le plus souvent transitoires - psychotiques avec les psychodysleptiques, plus variés après privation sensorielle, de sommeil, ou dans des milieux d'exception - s'est montrée utile.
I. P. Pavlov, physiologiste russe, membre de l'Académie de médecine, prix Nobel de médecine en 1904 (1849-1936) ; H. Baruk, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1897-1999)
→ modèles expérimentaux en psychiatrie, psychotomimétique
psychose gravidique l.f.
gestational psychosis
Psychose qui se déclare en cours de grossesse.
La grossesse par elle-même ne cause pas de psychose, sauf si la patiente est prédisposée à une réponse psychotique au stress. Des trois types de psychoses, la plupart sont des réactions maniaco-dépressives ou schizophréniques ; le delirium toxique se voit occasionnellement. D’autres formes, telles la psychose alcoolique et l’épilepsie associée à une psychose, sont rares.
psychose gravidopuerpérale l.f.
gestational-puerperal psychosis
Psychose, mélancolie, délire ou confusion qui se déclare en cours de grossesse et se prolonge durant les suites de couches.
psychose hallucinatoire chronique l.f.
hallucinatory chronicle psychosis
Variété de délire chronique, caractérisée notamment par l'activité hallucinatoire1.
Survenant en règle après 30 ans, elle est classiquement dominée au début par un "petit automatisme mental", puis par de très riches phénomènes psychosensoriels, surtout acousticoverbaux, le plus souvent à thèmes de persécution, en fait assez bien systématisés. Des poussées jalonnent l'évolution. Habituellement, le suivi médical et paramédical, avec les neuroleptiques, réduit ces troubles, mais sans véritable disparition. On respecte au besoin des franges délirantes, afin de prévenir des états dépressifs, pseudo-déficitaires ou régressifs éventuels.
Une tentative de démembrement selon trois structures délirantes2 n'a pas supprimé cette entité propre à l'école française, souvent considérée à l'étranger comme une forme de schizophrénie à début tardif. La CIM 10 l'inclut dans les "autres troubles psychotiques non organiques" ne répondant pas, en particulier, aux critères schizophréniques, ni à ceux d'une pathologie thymique de type psychotique.
1G. Ballet, psychiatre français, membre de l'Académie de médecine (1911 et 1913) ; 2 C.-H. Nodet, psychiatre français (1937)
Étym. lat. hallucinare : se tromper
[H3]
Édit. 2015
psychose, hyponatrémie intermittente, polydipsie (syndrome) l.
psychosis, intermittent hyponatremia, polydipsia syndrome
Tendance impulsive à boire de grandes quantités d'eau, fréquente chez les patients psychiatriques, associée à un état schizophrénique dans 80% des cas (R. G. Hoskins, F. H. Sleeper), avec, chez certains patients, une hyponatrémie ou intoxication par l'eau ("PIP", W. Vieweg).
Le terme de potomanie, en tant que trouble instinctuel, aurait dû être préféré à celui de polydipsie, indicateur d'une lésion organique endocrinienne ou rénale.
L'intoxication par l'eau nécessite trois conditions : une régulation anormale de la soif ; une sécrétion inappropriée de l'hormone antidiurétique (ADH) et/ou une sensibilité rénale excessive à l'ADH ; une sensibilité accrue du système nerveux central à l'hyponatrémie.
Les signes suivants caractérisent l'encéphalopathie hyponatrémique : céphalées, vision floue, asthénie, tremblements, crampes, hyper-sialorrhée, troubles digestifs, parfois crises convulsives, troubles de la conscience, voire coma et décès (L.G. Rowntree).
La notion d'une prise de poids avec chute rapide de la natrémie (en deça de 130 mmol/l) indique des mesures de restriction hydrique et la prise de traitements médicamenteux. Parmi ceux-ci, certains neuroleptiques atypiques tels que la clozapine ou la rispéridone ouvrent de nouvelles perspectives.
Lors de traitements par le lithium, le syndrome polyuropolydipsique parfois constaté est différent du PIP.
R. G. Hoskins, médecin endocrinologue et F. H. Sleeper, médecin américains (1933) ; W. V. Vieweg, psychiatre américain (1985) ; L. G. Rowntree, médecin néphrologue américain (1929)
psychose infantile l.m.
psychosis in childhood
Terme générique qui groupe des formes très diverses, source de confusion.
La psychose infantile précoce porte sur l'organisation du Moi de l'enfant, de son appareil psychique et de sa relation au monde et à autrui. Elle se caractérise cliniquement par des troubles majeurs du comportement face à la réalité, de la communication, du développement dans le domaine cognitif, praxique, du langage et du sentiment de continuité, enfin dans la différenciation entre le soi et le non soi. Le début survient généralement vers la fin de la première année. Le tableau clinique est complet avant l'âge de trois ans dans l'autisme et autour de trois à quatre ans dans les dysharmonies psychotiques.
Les psychoses de la période de latence débutent entre six et douze ans. Elles sont bien plus rares que les psychoses précoces.
La classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent retient les catégories suivantes de psychoses : autisme précoce type Kanner, autres formes de l'autisme infantile, psychoses précoces déficitaires, dysharmonies psychotiques (psychose de type symbiotique, notamment), psychoses de type schizophrénique survenant dans l'enfance, psychoses de type schizophrénique survenant à l'adolescence, psychoses dysthymiques, psychoses aigües, autres, non spécifiées.
L. Kanner, pédopsychiatre américain (1933)
→ psychose (caractères cliniques généraux d'une), moi, soi, autisme, dysharmonie évolutive psychopathologique
[H3]
Édit. 2018
psychose infantile (devenir d'une) l.f.
outcome of a psychosis in childhood
Le pronostic d'une psychose survenue dans le jeune âge dépend des modalités de prise en soins, mais aussi de facteurs mal connus.
Lorsque l'enfant est devenu adulte, on peut observer :
- une grande déficience mentale avec troubles majeurs du comportement, absence d'autonomie sociale et survie en institution ;
- les plus souvent, un état résiduel pseudo-névrotique, psychopathique ou psychotique (en particulier de type schizophrénique) ;
- rarement, une normalisation psychique satisfaisante, comportant une bonne adaptation à la réalité.
Une apparition précoce, la notion de troubles cognitifs, l'absence de langage, l'association à des éléments organiques et un défect familial sont de mauvais pronostic.
Cependant, en présence d'un adulte caractériel ou psychopathe, le diagnostic rétrospectif doit être exigeant.
psychose maniacodépressive l.f.
→ bipolaire (psychose, maladie, trouble)
psychose paranoïaque l.f.
paranoid delusion
→ délire paranoïaque chronique
psychose puerpérale l.f.
puerperal psychosis
Syn. postpartum (psychose du)
psychose réactionnelle l.f.
psychose symbiotique l.f.
symbiotic syndrome of infantile psychosis
Psychose infantile caractérisée par son début dans le courant de la troisième année, précédée par une phase normale de développement, qui apparaît à un moment clé de celui-ci, correspondant à l'abandon de la fusion symbiotique avec la mère et à l'apparition du sentiment d'individuation.
Elle est marquée par la perte des acquisitions antérieures, un apparent désintérêt, une hypotonie accompagnée d'une régression motrice et la disparition de la communication verbale et préverbale.
Margaret Schoenberger Mahler, psychiatre et psychanalyste américaine (1958)