dysphorie de genre l.f.
gender dysphoria
On appelle dysphorie de genre la détresse qui peut accompagner l’incompatibilité entre : d’une part le genre vécu ou exprimé sur les plans cognitifs et affectifs et d’autre part le genre assigné à la naissance et l’état civil.
Les manifestations en sont de manière durable (le seuil arbitraire de six mois est le plus souvent choisi ) : désir d’appartenir à l’autre sexe, préférence pour les vêtements, jeux et activités de l’autre sexe, aversion pour sa propre anatomie sexuelle. Des symptômes dépressifs avec idées suicidaires sont souvent observés.
Les préoccupations liées au souhait d’appartenir à l’autre genre peuvent se développer dès la petite enfance.
A ce jour aucune anomalie génétique ou biologique n’appuie le diagnostic de dysphorie de genre.
Bien qu’ils sollicitent hormonothérapie et intervention chirurgicale pour accéder au genre revendiqué, certains sujets militent au sein d’associations qui contestent la notion de trouble. Les actes médicaux nécessaires à une transformation du genre sont possibles dans le cadre de protocoles de soins pris en charge par l’assurance maladie.
Les situations de non-conformité au genre (comportements « efféminés » chez les garçons, apparence de « garçon manqué » chez les filles) ne doivent pas être assimilées à la dysphorie de genre.
Une préoccupation à type de dysphorie de genre peut être un symptôme de pathologie schizophrénique .
D. R. Laub, Sr, chirurgien plasticien américain (1974) ; N. M. Fisk, psychiatre américain (1974)
Étym. gr. dysphoros : qui supporte difficilement
→ àtranssexualisme, transvestisme,
[H3]
Édit. 2020