effet de dominance l.m.
dominance effect
Pour un caractère génétique oligogénique, interaction entre allèles homologues d'un même locus, et, pour un caractère polygénique, somme de ces interactions pour tous les gènes intervenant dans son expression.
[Q1]
Édit. 2019
colonne de dominance oculaire l.f.
ocular dominance column
Groupement des cellules dans l'aire V1 en fonction de leur réponse préférentielle à un œil ou à l'autre.
Les cellules dont la réponse est dominée par un œil sont groupées en empilements ou colonnes qui s'étendent de la surface à la profondeur du cortex. Ces empilements sont continus sur la surface corticale, de sorte qu'une section parallèle à la surface met en évidence des feuillets ou zébrures de cellules de même ocularité dominante.
Syn. feuillet de dominance oculaire
[A1,H5]
dominance n.f.
dominance
1) En génétique : propriété d’un caractère génique exprimé chez un individu hétérozygote issu de deux lignées pures qui diffèrent par ce caractère.
Ce terme s’applique également à l’allèle qui le détermine.
2) En cardiologie : influence prédominante d’une des coronaires sur la vascularisation de la paroi postérieure du ventricule gauche.
Reconnue par la coronarographie, elle est le plus souvent gauche.
→ codominance, dominance alternative, récessivité
dominance alternative l.f.
alternate dominance
Propriété d'un caractère dont la dominance peut être inversée par l'intervention d'un gène modificateur.
→ codominance, dominance intermédiaire, dominance variable, superdominance
dominance complète l.f.
complete dominance
Propriété d'un caractère génique s'exprimant par l'identité phénotypique des hétérozygotes et de l'un des homozygotes, dit dominant.
dominance fundique (théorie de la) l.f.
fundic dominance (theory)
Théorie selon laquelle le déclenchement et le déroulement du travail dépendent d'une augmentation de l'activité contractile utérine apparue dès le début au fond de l'utérus.
L'activité du segment inférieur diminue pendant cette période.
dominance hémisphérique l.f.
hemispheric dominance
Distribution asymétrique des fonctions cérébrales entre les deux hémisphères.
La latéralité, dominance fonctionnelle d'un hémicorps sur l'autre, se réfère surtout, mais non exclusivement, aux séquences motrices, particulièrement manuelles. Du fait du croisement des voies, et bien qu'intervienne une activité bimanuelle, c'est l'hémisphère cérébral opposé à la main prévalente qui est dominant dans la "manualité". Mais la relation entre prévalence manuelle et latéralisation du langage est imparfaite.
Chez un sujet droitier, l'hémisphère gauche, dit aussi majeur, est classiquement spécialisé dans le traitement du langage articulé ("cerveau parlant"), particulièrement dans le traitement séquentiel de l'information, caractéristique des composantes phonologiques et syntaxiques de la parole, comme il l'est dans la commande manuelle droite. Si bien qu'il a été considéré comme dominant sur l'hémisphère droit, dit mineur ("cerveau muet"). À cet égard, il est admis que dès la naissance, la surface du planum temporale (région des circonvolutions temporales supérieures qui environnent la zone de Heschl) est plus étendue au niveau de l'hémisphère gauche.
Il apparaît qu'en fait, un certain partage s'exerce entre les deux hémisphères au sujet des aspects sémantiques et lexicaux du langage. L'activité de l'hémisphère droit semble concerner plutôt le domaine visuospatial (perception des rapports spatiaux entre les objets, notamment), perceptivo-mnésique (reconnaissance des couleurs, des visages, traitement rapide, global, perceptivomoteur, non analytique, de l'information), et la mise en jeu de processus émotionnels (perturbations profondes de la personnalité et de l'affectivité en cas de lésion). Mais on ne relève pas de comportement qui lui soit propre. Bien des inconnues persistent.
De telles spécificités fonctionnelles de part et d'autre supposent une complémentarité des deux hémisphères selon, en particulier, la nature de la tâche à assumer. Même si les fonctions des deux hémisphères sont rarement équivalentes, une complémentarité est désormais admise, au moins pour une grande part.
Les recherches bénéficient de l'observation anatomoclinique, des études expérimentales chez le sujet normal – tachytoscopie, présentation raide d'images dans un hémichamp visuel, et écoute dischotique, sons brefs envoyés sur chaque oreille — ainsi que des apports de l'image fonctionnelle (TEP et IRMf).
R. Heschl, anatomiste autrichien (1878)
→ ambidextre, cerveau divisé (effets du), gaucher, latéralisation, calleux (corps), calleux (syndrome), déconnexion interhémisphérique (syndrome de)
dominance incomplète l.f.
partial dominance
dominance intermédiaire l.f.
intermediate dominance, partial dominance
Propriété d'un caractère dominant dont l'expression à l'état hétérozygote est située entre celles des deux homozygotes parentaux correspondants.
Syn. dominance partielle, dominance relative, semi-dominance, dominance incomplète
→ dominance, dominance alternative, dominance variable, superdominance
dominance oculaire l.f.
ocular dominance
Usage préférentiel d'un œil pour accomplir une tâche soit oculomotrice, soit visuelle, soit les deux ensemble.
À l'échelle du neurone, une cellule ou un groupe de cellules du système visuel est activé par la stimulation de l'un ou l'autre œil ou des deux à la fois dans des proportions qui varient. L'influence respective de chaque œil sur l'activité du neurone peut être évaluée à l'aide d'une échelle permettant une représentation graphique sous la forme d'un histogramme de dominance oculaire. Un déséquilibre de la dominance au niveau des territoires corticaux entraîne l'usage préférentiel d'un œil par rapport à l'autre, pouvant conduire à la cessation relative de la transmission au cortex des signaux provenant d'un œil (amblyopie). Ce concept est indépendant de la notion comportementale d'œil dominant qui n'a pas, à ce jour, reçu de fondement anatomofonctionnel.
→ œil directeur, œil dominant, œil fixateur, œil préférentiel, colonne de dominance, plasticité
dominance oculaire héréditaire l.f.
hereditary ocular dominance
Dominance oculaire (œil fixateur ou préférentiel), qu'elle soit à droite ou à gauche, déterminée par des caractères génétiques.
97% des personnes ont un œil dominant : le droit dans 62% des cas et le gauche dans 35%.
Le caractère droit est autosomique dominant car quelles que soient les combinaisons génétiques de la dominance oculaire des parents, le côté droit l'emporte (MIM 164190).
D. J. Merrell, biologiste et généticien américain (1957)
dominance partielle l.f.
partial dominance
dominance relative l.f.
relative dominance
dominance variable l.f.
variable dominance
Propriété d'un caractère dominant dont l'expression est modulée par le milieu.
→ dominance, dominance alternative, dominance intermédiaire, superdominance
antabuse (effet) l.m.
[D2,G1,G2,G4,F4,H1,H3,L1,R2]
Édit. 20171
Auger (effet) n.m.
Auger’s effect
P. Auger, physicien français (1923)
Bert (effet Paul) l.m.
Bert's effect
Toxicité cérébrale de l'oxygène hyperbare qui se traduit par des convulsions généralisées avec perte de connaissance.
Édit.2017
P. Bert, physiologiste français (1878)
Bezold-Brücke (effet) l.m.
Bezold-Brücke’s effect
Variation de la tonalité en fonction de la luminance du stimulus.
L'appellation "effet Bezold-Brücke" désigne plus particulièrement le fait qu'aux luminances élevées toutes les teintes du spectre tendent vers deux teintes fixes : bleu et jaune.
J. von Bezold, météorologue et physicien allemand (1874) ; E. von Brücke, physiologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1878)
[P2]
Édit. 2018
blouse blanche (effet) l.m.
white coat effect, white coat hypertension
Désigne familièrment les accès tensionnels apparaissant lors de l’examen médical.
D. Ayman, A.D. Goldshine, médecins américains (1940)
Syn. : hypertension artérielle labile
Édit. 2017
Bohr (effet) l.m.
Bohr’s effect
Influence inhibitrice du dioxyde de carbone pour la fixation de l'oxygène sur l'hémoglobine.
Ce mécanisme physiologique de régulation de l’affinité pour l’oxygène(O2) de l’hémoglobine (Hb) par le dioxyde de carbone (CO2) est dû à la fixation des protons H+ sur certains sites de la molécule désoxygénée, stabilisant ainsi, en agissant sur des effecteurs hétérotropes, la structure T à faible affinité pour l’oxygène
L'affinité de l'Hb pour l'O2 se mesure par la quantité d'O2 fixée sur elle.
L’effet Bohr est chiffré par la quantité de protons libérés par sous-unité d’Hb lors du passage de la forme désoxygénée à la forme oxygénée. Sa valeur normale est de – 0,5.
En pathologie, l'Hb anormale des hématies falciformes dans la drépanocytose et dans certaines intoxications, notamment celles qui transforment l'Hb en méthémoglobine, ralentit la fixation d'O2 et diminue l'affinité. La réduction de la concentration en Hb dans le sang ne la modifie pas : la courbe de dissociation reste normale dans l'anémie par dilution (hémorragie, etc.). Dans l'anémie chronique il y a en outre une adaptation de la concentration de 2,3-DPG.
Ch. Bohr, physiologiste danois (1904)
→ effet Haldane, diphosphoglycérate (2,3-DPG), drépanocytose, saturation oxyhémoglobinée
[Cette réaction réversible règle la pO2 en fonction de la quantité d'O2 fixée sur l'Hb. Elle est représentée par la courbe sigmoïde de dissociation de l'hémoglobine en fonction de la pO2. Une diminution de la pCO2 augmente l'affinité lors des échanges entr]
Édit. 2017
Bowditch (effet) l. m.
Bowditch’s effect
L’accélération de la fréquence cardiaque produit une augmentation homéométrque de la contractilité.
H. P. Bowdicth, physiologiste américain (1871)
Édit. 2017
bride (effet de) l.m.
leash effect
Édit. 2017
cohorte (effet de) l.m.
cohort effect
La cohorte étant un ensemble d'individus qui ont vécu un même évènement en même temps, l'effet de cohorte désigne les modifications que va subir le groupe, qui résultent des caractéristiques définissant celle-ci et sont une source possible de biais d'interprétations.
[E1]
Compton (effet) l.m.
Compton effect
A. H. Compton, physicien américain, prix Nobel de physique en 1927 (1923)
[B1]
Coriolis (accélération de, effet) l.f. et l.m.
Coriolis’ effect
Accélération à laquelle est soumis un mobile sur une trajectoire courbe, non plane, ou lorsqu’un mobile est en rotation autour d’un axe dont l’orientation varie.
Un effet Coriolis peut par exemple être obtenu chez l’homme sous la forme d’une violente illusion de mouvement survenant lors d’une rotation régulière, de vitesse constante, lorsque le sujet bouge brusquement la tête dans un plan différent de celui de la rotation.
G-G. de Coriolis, mathématicien et ingénieur français (1838)
[B1]