diaphragme du tube radiologique l.m.
diaphragmof the radiological tube
Dispositif solidaire du tube destiné à délimiter le faisceau de rayons X, ce qui contribue à diminuer le rayonnement diffusé.
A l’origine, simple ouverture calibrée, généralement arrondie, dans une plaque de plomb que l’on fixait à la gaine du tube à l’aide d’une glissière Actuellement, le plus utilisé en radiodiagnostic est constitué par deux étages de volets de plomb, mobiles à l’intérieur d’une boîte métallique et réglés manuellement ou par télécommande. Ainsi est délimitée une ouverture rectangulaire, matérialisée par une plage lumineuse visualisant la zone à radiographier (diaphragme lumineux). En radiothérapie, pour les rayons X ou γ de haute énergie, on utilise des volets de grande épaisseur et le dispositif porte le nom de collimateur.
Étym. gr. diaphragma : séparation, cloison
abaque de charge d'un tube radiologique l.f.
load chart
Représentation graphique, pour un tube à rayons X de type donné, des valeurs acceptables des paramètres d'une pose.
La charge d'un tube est sa capacité thermique. L'abaque de charge consiste en une série de courbes qui indiquent, pour une tension donnée aux bornes du tube (exprimée en kilovolts, kVp), l'intensité maximale (exprimée en milliampères, mA) pendant une durée t (exprimée en secondes ou fraction de seconde, s) acceptable en toute sécurité par les capacités thermiques du tube.
Les abaques de base, valables pour une pose isolée, sont complétés par des abaques de réduction de charge pour une 2ème pose, en fonction de l'intervalle, et pour des poses répétées, en fonction de la cadence.
[B2, B3]
Édit. 2020
coloscopie radiologique par imagerie volumique l.f.
virtual coloscopy
Technique radiologique non effractive d’exploration du côlon combinant l’utilisation du scanner hélicoïdal ou de l’IRM, au traitement informatisé des images afin d’obtenir des représentations tridimensionnelles du côlon, simulant ainsi les images observées en coloscopie.
Elle a pour objet d’éviter les désagréments de la coloscopie.
[B2,L1]
densité radiologique l.f.
X ray density
Caractéristique d'un milieu traduisant, sur l'image radiologique, l'absorption des rayons X qui le traversent.
Elle dépend de sa masse volumique et de sa composition atomique.
Sur un film radiographique, les milieux de densité radiologique très élevée (métaux, produits de contraste) entraînent un très faible noircissement et les milieux de très faible densité (gaz), un important noircissement. Les densités radiologiques intermédiaires des différents milieux organiques (liquides, parenchymes, graisses, muscles, os spongieux et os compact) se traduisent par toute une gamme de gris.
G. N. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine en 1979 (1919-2004)
→ densité optique, Hounsfield (unités)
De Palma (incidence radiologique de) l.f.
de Palma's acromioclavicular view
Incidence de l'articulation acromioclaviculaire réalisée sur le sujet debout, tenant un poids dans chaque main, et destinée à mettre en évidence une disjonction de cette articulation.
A. F. DePalma, chirurgien orthopédiste américain (1961)
→ incidence radiologique de De Palma
incidence radiologique l. f.
projection
Position du sujet à examiner par rapport à la direction du faisceau incident de rayons X et à la situation du film (en radiographie) ou de l’écran (en radioscopie) afin d'obtenir une vue bien déterminée d'une structure anatomique ou d'une partie de celle-ci.
Les multiples incidences décrites (incidences antéropostérieure, postéro-antérieure, de profil, etc.) permettent de réaliser des clichés radiographiques avec l'aide de repères anatomiques et d'un centreur lumineux pour positionner le patient, sans nécessiter une radioscopie de centrage.
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
incidence radiologique de DePalma l.f.
DePalma's acromioclavicular view
Incidence comparative des articulations acromio-claviculaires réalisée sur le sujet debout portant un poids dans chaque main, destinée à mettre en évidence une disjonction de cette articulation.
A. F. DePalma, chirurgien orthopédiste américain (1961)
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
incidence radiologique de la fente sphénoïdale (fente orbitaire supérieure) l.f.
incidence of anterior lacerate foramen
Incidence radiographique étalant unilatéralement une fente sphénoïdale dans l’aire orbitaire homolatérale.
Cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur du nez et du front avec rotation du côté opposé à la fente radiographiée, alors que les rayons X incidents font un angle de 15° avec le plan sagittal médian et un angle de -20° avec le plan orbitoméatal.
Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse d’une fente sphénoïdale.
Cette technique est rarement utilisée car l’incidence de face haute permet une analyse bilatérale suffisante des fentes sphénoïdales.
A. Brunetti, neuroradiologue italien né en 1958
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
Syn. incidence de Brunetti
→ plan sagittal médian, plan orbitoméatal
incidence radiologique du canal optique l.f.
optic canal view, Hartmann' view
Incidence radiologique destinée à étudier le canal optique, qui utilisait un rayon incident parallèle à son grand axe.
Le canal y apparaît comme un orifice arrondi. Cette incidence unilatérale et comparative, peu sensible, n’est plus utilisée depuis l’avènement de la scanographie et de l’IRM.
H. Rhese, otorhinolaryngologiste allemand (1911) ; H. A. Goalwin, ophtalmologue américain (1927)
Étym. incedere : arriver dans
Syn. Rhese-Goalwin’s view, incidence de Hartmann-Gilles
[B2]
Édit. 2015
intensificateur d'image radiologique l.m.
image intensifier
mandibule (examen radiologique de la) l.m.
→ maxillaire défilé (incidence dite du)
opacité radiologique n.f.
radiological opacity
En radiologie, dans un territoire donné, absorption des rayons X plus élevée que normalement.
L'opacité peut être circonscrite, (nodule, masse, ligne), étendue (infiltrat, opacité en nappe, opacité systématisée), à contours nets ou flous, unique ou multiple.
Édit. 2017
opacité radiologique pulmonaire arrondie l.f.
large pulmonary mass
Opacité d'un diamètre de 3 cm et plus, à contours plus ou moins nets.
Multiples, de telles opacités correspondent surtout à des métastases (lâchers de ballons). Uniques, leurs causes sont très nombreuses.
Syn. masse ronde
Édit. 2017
opacité radiologique pulmonaire en fuseau l.f.
fusiform opacity
Opacité biconvexe, centrée sur une ou plusieurs scissures, répondant à un épanchement liquidien interlobaire.
Caractéristique sur l'incidence de profil, elle prend sur celle de face un aspect arrondi, pseudotumoral. Liée le plus souvent à une insuffisance cardiaque, l'opacité disparaît rapidement sous traitement ce qui justifie le terme de "tumeur fantôme" qui lui a été donné.
Édit. 2017
opacité radiologique pulmonaire en nappe l.f.
wide spread opacity
Opacité dont les limites, sur le cliché de face, s'étendent du médiastin au gril costal externe et, sur le cliché de profil, du gril antérieur au gril postérieur.
Sur le cliché en position debout, l'opacité va en dégradé vers le haut.
Cette opacité répond à un épanchement liquidien libre dans la cavité pleurale. Il est mobilisable lors des changements de position du sujet : sinon il faut craindre son enkystement.
Édit. 2017
opacité radiologique pulmonaire linéaire l.f.
linear opacity
Aspects pouvant répondre à des structures normales (scissures) ou pathologiques (lignes septales, lignes non septales, image en rail).
La scanographie en fait actuellement une étude topographique exacte et permet, en particulier, la distinction entre lignes septales et non septales.
Édit. 2017
opacité radiologique pulmonaire rétractée l.f.
Édit. 2017
opacité radiologique pulmonaire rétractile l.f.
Édit. 2017
opacité radiologique pulmonaire systématisée l.f.
lobar shadow
Opacité limitée, au moins d'un côté, par une scissure.
Souvent soupçonnée sur le cliché de face, cette image est confirmée dans son siège exact et son étendue (lobaire ou segmentaire) par le cliché de profil : l'opacité lobaire est de forme triangulaire à sommet hilaire et à base périphérique.
La scanographie permet de mieux juger de la systématisation exacte de l'opacité, surtout quand elle est segmentaire.
Lorsque la scissure reste rectiligne ou bombe vers le poumon sain, il s'agit habituellement d'un processus infectieux. A l'inverse, la scissure concave est due à une rétraction du parenchyme, par trouble de ventilation secondaire à une obstruction bronchique (atélectasie).
Édit. 2017
opacités radiologique pulmonaire rubanées l.f.p.
striped pulmonary opacity
En radiologie pulmonaire, images tubulées correspondant à des bronches pleines de sécrétions abordées perpendiculairement par le rayon directeur.
Contrairement aux vaisseaux pulmonaires, leur calibre diminue peu du hile vers la périphérie. Abordées tangentiellement par le rayon directeur, ces bronches pleines donnent des opacités rondes.
Édit. 2017
pelvimétrie radiologique l.f.
X-ray pelvimetry
Technique évaluant la forme et les dimensions de la filière pelvienne dans le but d'établir un pronostic obstétrical.
Elle comporte trois clichés de base : une coupe sagittale médiane (paroi antérieure et postérieure, orientation du bassin, inclinaison du détroit supérieur, mesure de diamètre antéropostérieur), un cliché du détroit supérieur (diamètres transverses), un cliché de l'arcade pubienne permettant de mesurer le diamètre bi-sciatique du détroit moyen.
Syn. radiopelvimétrie
position radiologique l.f.
radiological position
Position adoptée pour la pratique d’une radiographie du bassin chez la femme enceinte et qui varie en fonction de la technique de radiopelvimétrie, par ex. la position de Thoms.
U radiologique l.m.
Sur une radiographie de face du bassin, image construite, en forme de U, dont le bras latéral répond à l'arrière fond de l’acetabulum ou fosse acétabulaire (ligne acétabulaire) et le bras médial à la projection de la surface quadrilatère (ligne ilio-ischi
Le rapport précis entre ces deux lignes varie selon les individus et l'incidence radiologique dont l'obliquité peut, suivant le cas fermer les branches du U ou projeter son image en dehors de la ligne ilio-ischiatique. La position de la tête fémorale par rapport au U intervient dans le diagnostic de protrusion acétabulaire.
F. Calot, chirurgien français (1861-1944)
Syn. U radiologique de Calot (ancienne appellation)
Bernutz (diaphragme pelvien de) l.m.
Bernutz's pelvic diaphragm
Cloisonnement constitué à partir de l’épiploon et des viscères au cours d’une péritonite pelvienne, isolant la grande cavité péritonéale du petit bassin infecté.
G. Bernutz, gynécologue français, membre de l'Académie de médecine (1860)
→ péritonite, péritonite pelvienne
Édit. 2017
centre tendineux du diaphragme l.m.
centrum tendineum diaphragmatis (TA)
central tendon of diaphragm
Lame tendineuse très résistante, allongée transversalement, échancrée en arrière et occupant la partie centrale du diaphragme.
Son contour découpé lui donne un aspect trifolié : la foliole antérieure est la plus grande, la foliole gauche la plus petite. A l’union des folioles antérieure et droite se trouve l’orifice diaphragmatique de la veine cave inférieure. Il représente l’entrecroisement des tendons intermédiaires des faisceaux musculaires digastriques qui constituent le muscle diaphragme, ce qui explique la présence de faisceaux tendineux organisés.
J. van Helmont, médecin et chimiste belge (1577-1644)
Syn. anc. centre phrénique, miroir de van Helmont
[A1]