dermatite cercarienne l.f.
swimmer’s itch, cercarial dermatitis
Éruption papuleuse ou érythématopapulaeuse, parfois vésiculeuse, très prurigineuse, provoquée par la pénétration cutanée de cercaires de Trématodes parasites de mammifères et surtout d'oiseaux ou, plus rarement, d’échinostomes parasites d'oiseaux ou de rongeurs.
Cette dermatite très prurigineuse survient habituellement dans les minutes ou les heures qui suivent un bain en eau douce (plus rarement un bain de mer) et peut durer plusieurs jours.
Ces cercaires (improprement appelées « puces des canards ») sont émises par certains mollusques dulçaquicoles, hôtes intermédiaires, qui s’infectent à partir des formes larvaires issues des œufs du parasite éliminés avec les fientes des oiseaux. Elles pénètrent directement dans la peau des nageurs mais ne provoquent pas de bilharziose car leur évolution est bloquée chez l’Homme qui n’est pas leur hôte naturel (barrière d’espèces). La maladie est cosmopolite, sévissant souvent par petites épidémies. Le diagnostic repose sur l'observation clinique des lésions et la notion de bain récent en eau douce. Les corticoïdes locaux permettent d'atténuer le prurit. Les espèces en cause sont nombreuses, appartenant aux genres Trichobilharzia, Ornithobilharzia, Austrobilharzia, Bilharziella. En Europe, il s'agit généralement de Trichobilharzia, le plus souvent T. ocellata, parfois T. franki ou d'autres espèces.
La dermatite cercarienne ne doit pas être confondue avec la bilharziose cutanée qui est une localisation particulière d'une schistosomose due à une espèce parasitant habituellement l'Homme.
Étym. gr. derma : peau ; ite : inflammation
Syn. gale des nageurs, dermatite des nageurs, dermite cercarienne, cercariose