Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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désinsertion opératoire du muscle quadriceps l.f.

desinsertion of the m. quadriceps femoris
Libération chirurgicale des insertions sur le fémur du muscle quadriceps (m. quadriceps femoris) pour raideur en extension et limitation de la flexion du genou par rétraction du muscle.
Elle peut porter sur tous les chefs ou seulement sur les chefs rétractés en particulier le m. vastus lateralis, le m. vastus intermedius ou le m. rectus femoris. Les rétractions peuvent être d’origine traumatique : adhérences après fracture, fibrose après hématome, d’origine médicamenteuse : injections intramusculaires répétées chez le nourrisson ou congénitales avec luxation ou subluxation de la patella. Elle est suivie de rééducation prolongée.

R. Judet, chirurgien français (1909-1999)

hypoplasie du muscle quadriceps l.f.

quadriceps hypoplasia

Absence congénitale d’une partie du muscle antérieur de la cuisse (m. quadriceps femoris), associée le plus souvent à des malformations locales portant sur le fémur, la patella, le squelette sous-jacent et à des malpositions du genou et du pied.
La malformation peut être unilatérale ou bilatérale, portant sur l’un des chefs ou très rarement sur la totalité du muscle.

[I4]

muscle quadriceps crural l.m.

muscle quadriceps fémoral

muscle quadriceps de la tête  l.m.

muscle sterno-cleido-mastoïdien

muscle quadriceps fémoral l.m.

musculus quadriceps femoris (TA)

quadriceps femoris

Muscle occupant la loge antérieure de la cuisse.
Il est formé par la réunion de quatre muscles : le muscle droit fémoral, le muscle vaste latéral, le muscle vaste intermédiaire et le muscle vaste médial. Ces quatre chefs se réunissent au-dessus de la patella pour former un tendon commun. Le plan profond de ce tendon se fixe sur la base de la patella ; le plan moyen se fixe également sur la base de la patella et envoie des expansions qui se terminent sur les bords latéraux de la patella et du ligament patellaire ainsi que sur l’extrémité supérieure du tibia ; le plan superficiel de fixe sur le bord antérieur de la base de la patella, passe devant cet os pour se terminer sur la tubérosité du tibia avec le ligament patellaire. Le muscle quadriceps fémoral étend la jambe et fléchit la cuisse. Il est innervé par le nerf du quadriceps fémoral, branche terminale du nerf fémoral.

Syn. anc. muscle quadriceps crural

muscle droit fémoral ,muscle vaste latéral ,muscle vaste intermédiaire ,muscle vaste médial

rétraction du muscle quadriceps l.f.

quadriceps (fibrose du)

désinsertion n.f.

disinsertion

Destruction traumatique ou chirurgicale de l’insertion d’un tendon, d’un muscle ou d’un viscère.

désinsertion cricothyroïdienne l.f.

crico thyroid rupture

Arrachement du cricoïde qui est séparé du cartilage thyroïde sus-jacent au cours d’un traumatisme grave.

désinsertion laryngotrachéale l.f.

laryngotracheal rupture, pull up, disinsertion

Arrachement du larynx qui est séparé de la trachée au cours d’un traumatisme cervical.
La désinsertion peut être totale circulaire. Il existe alors une solution de continuité de plusieurs centimètres entre le cricoïde et le premier anneau trachéal, qui descendant dans le médiastin, entraîne un syndrome asphyxique avec emphysème sous-cutané rapidement évolutif. Elle peut aussi être partielle avec conservation d’un pont muqueux entre les deux structures risquant d’entraîner une rupture en deux temps. Le traitement est toujours chirurgical par suture termino-terminale.

désinsertion rétinienne l.f.

retinal dialysis

Déhiscence rétinienne souvent étendue, à l’extrême périphérie rétinienne, par désinsertion de la rétine du corps ciliaire au niveau de l’ora serrata.
Lorsque l’étendue de la désinsertion intéresse plus de deux quadrants, la rétine désinsérée peut se replier sur elle-même créant le tableau clinique d’"inversion rétinienne".

Syn. dialyse rétinienne

désinsertion utérine l.f.

disinsertion of the uterus

Déchirure des amarres anatomiques de l'utérus, des ligaments cardinaux et utérosacrés ou du ligament large, en général due à l'accouchement.

désinsertion zonulaire l.f.

zonular rupture

Rupture partielle ou totale des fibres zonulaires, en général d'origine traumatique, qui, en se détachant, libèrent le cristallin.

biopsie per-opératoire l.f.

peroperative biopsy, frozen section

Biopsie qui est souvent examinée de façon extemporanée afin de disposer de son résultat en cours d'intervention.

Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue

biopsie, examen extemporané

Édit. 2017

bloc opératoire l. m.

operating block

Enceinte dédiée à des actes à buts thérapeutique ou diagnostique, réalisés à ciel ouvert ou par voie endoscopique ou encore par ponction.
Ensemble des salles d'opération proprement dites et des moyens et locaux groupés autour d’elles.

Édit. 2017

cœlioscopie opératoire l.f.

operative coelioscopy

Intervention chirurgicale pratiquée sous contrôle visuel permanent par cœlioscope, à l'aide d'instruments introduits par de petites incisions cutanées, ou contre-incisions.
Elle permet la cure d’adhérences pelviennes ou de grossesse extra-utérine, les plasties tubaires, les kystectomies ovariennes, les annexectomies, les hystérectomies, les cervicocystopexies, etc.

Syn. cœliochirurgie, laparoscopie opératoire

anesthésie pour cœlioscopie

[L2,O3]

fibrose du quadriceps   l.f. 

quadriceps contracture

Syn. rétraction du quadriceps

quadriceps (fibrose du)

[A2,I1]

Édit. 2018 

nerf du quadriceps l.m.

Branche terminale du nerf fémoral qui se distribue à chacune des quatre parties du muscle quadriceps fémoral

nerf fémoral

nodule post-opératoire à cellules fusiformes l.m.

postoperative spindle cell nodule

Lésion réactionnelle pseudonéoplasique survenant dans la région génitale ou la cavité buccale, mais également sur la peau, après un traumatisme ou une intervention chirurgicale, et histologiquement apparentée à la fasciite nodulaire.
Elle est constituée de faisceaux de cellules fusiformes entrelacés situés dans un stroma myxoïde richement vascularisé ; les mitoses y sont relativement nombreuses mais non atypiques ; les cellules expriment la vimentine et parfois la desmine et l’actine musculaire spécifique ; elles ne contiennent pas de kératine. Lésion bénigne, son traitement est chirurgical.

C. M. Manson, histopathologiste britannique (1995)

pensée ou vie opératoire l.f.

psychosomatique (pensée ou vie opératoire)

pollution du bloc opératoire par les gaz anesthésiques l.f.

operating room pollution

L’anesthésie générale amène un rejet de gaz et de vapeurs dans le bloc opératoire où ces polluants peuvent s’accumuler.
Les principaux polluants sont l’acide nitreux (comburant) et les vapeurs anesthésiques halogénées (peu combustibles), halothane, isoflurane, enflurane, desflurane, sévoflurane. L’oxyde d’éthyle et le cyclopropane ne sont plus employés car ils étaient source d’explosions.
On évalue l’importance de la pollution par la concentration du gaz ou de la vapeur dans l’air exprimée en parties par million en volume, ppv. Les limites réglementaires diffèrent légèrement selon les pays, elles sont en France de 25 ppv pour le protoxyde d’azote N2O et 2 ppv pour les substances  volatiles  halogénées.
L’inhalation prolongée de vapeurs anesthésiques en salle d’opération ou de réveil dépend de la durée de séjour du personnel et de sa position par rapport à la source polluante (les anesthésistes, généralement près de la tête du patient, sont les plus exposés). La toxicité aigüe (loi de Haber) ne s’observe pas en pratique car on est loin du seuil de toxicité, mais les séjours répétés en ambiance polluée accumulent les risques.
Des accidents dus à l'exposition chronique à l'oxyde nitreux ont été observés : le N2O inactive la cobolamine, cofacteur de la méthionine synthétase, nécessaire au métabolisme des folates ; cette dernière intervient dans la biosynthèse de l'ADN et donc dans la multiplication cellulaire. Ainsi les principaux troubles causés par l'inhalation prolongée de N2O touchent le fœtus à la fin du premier mois de la gestation (action abortive et tératogène). Chez l'adulte on note une atteinte de la moelle osseuse (anémie analogue à celle de Biermer) et des troubles nerveux (neuromyopathie). Tous ces troubles régressent rapidement après l'arrêt des inhalations, sauf en ce qui concerne le fœtus.
Les vapeurs halogénées produisent une irritation oculaire et bronchique et, à long terme, des atteintes hépatiques chez quelques sujets prédisposés, mais les enquêtes épidémiologiques n'ont pas démontré la toxicité hépatique ou rénale.
La prévention consiste à réduire la pollution anesthésique et à en minimiser ses effets :
- les anesthésiques volatils doivent être utilisés en circuit fermé,
- les rejets doivent être aspirés et rejetés sur l'extérieur ou absorbés sur du charbon activé,
- les blocs opératoires et les salles de réveil doivent être ventilés («l'atmosphère des salles d'opération et de réveil doit recevoir un apport en air neuf au régime minimal de 15 volumes par heure et par salle avec un apport minimum de 50 m3/h/personne»),
- le personnel ne doit pas rester plus de huit heures par jour en atmosphère polluée et les séances longues doivent être compensées par des jours de travail hors pollution.

Haber (loi de), oxyde nitreux

psychosomatique (pensée ou vie opératoire) l.f.

psychosomatic medicine (operative thinking or life)

Fonctionnement psychologique du malade dit psychosomatique : pensée centrée sur l'immédiat, le concret, la description du symptôme. Le patient paraît incapable d'évoquer son histoire personnelle. Plus encore, il semble coupé de son inconscient, de sa vie fantasmatique, de ses rêves. (Terme proposé par P. Marty, N. de M'Uzan et C. David, "École psychosomatique de Paris").
L'origine d'un tel fonctionnement se situerait dans les premières étapes du développement affectif et auraient été, à ce moment, préférentiellement pris en compte les besoins somatiques de l'enfant, au détriment de sa vie affective et psychologique. Si bien qu'ultérieurement, toute sa vie émotionnelle et affective passera par le registre corporel.
Ce terme peut être considéré comme un synonyme du terme d'alexithymie, sans pour autant avoir recours au même soubassement théorique.

P. Marty et M. de M’Uzan, psychanalystes français (1963) ;P. Marty et  Ch. David, psychanalystes psychosomaticiens français (1968)

quadriceps (fibrose du) l.f.

quadriceps contracture

Rétraction du muscle quadriceps entrainant une limitation de la flexion du genou, une position haute de la rotule avec subluxation.
La fibrose du quadriceps est une affection de l'enfant, la rétraction s'aggrave avec la croissance ; elle peut intéresser tous les chefs du muscle ou seulement le crural, le rectus femoris, le vastus lateralis. L'origine en est souvent iatrogène à la suite d'injection intramusculaire dans la cuisse de produits irritants et sclérosants ; c'est la plus fréquente des rétractions musculaires de ce type.

Syn. rétraction du quadriceps

quadriceps (hypoplasie du) l.f. 

quadriceps hypoplasia

Absence congénitale d’une partie du muscle antérieur de la cuisse (m. quadriceps femoris), associée le plus souvent à des malformations locales portant sur le fémur, la rotule, le squelette sous jacent et à des malpositions du genou et du pied.
La malformation peut être unilatérale ou bilatérale, portant sur l’un des chefs ou très rarement sur la totalité du muscle.

radiologie opératoire l.f.

radiologie d'intervention

risque opératoire l.m.

surgical risk

Risque lié directement à l'intervention chirurgicale.
Il dépend des complications liées ou consécutives à l'acte opératoire (hémorragies, amputation fonctionnelle ou altération d'un organe, etc.) et de l'état de l'opéré (qui peut être évalué par la classification ASA). Il est souvent difficile de dissocier le risque opératoire du risque anesthésique. La mortalité opératoire globale varie selon la gravité des interventions et selon la classe ASA des patients. En gros le risque anesthésique y prend une part inférieure à 5% pour les interventions d'une certaine gravité.

ASA (classification), risque anesthésique