dégénérescences lobaires fronto-temporale s (DLFT) l.f.p.
Groupe hétérogène de maladies neurodégénératives dont le point commun est l’atteinte prépondérante du lobe frontal ou temporal.
Les premières manifestations, souvent précoce (avant 45 ans), concernent une modification progressive du
Les tests neuropsychologiques attestent de l’altération des fonctions exécutives (signe d'atteinte frontale), l'absence d'amnésie importante et de désorientation spatio-temporelle. Ils permettent également d'évaluer le langage.
L'
Les examens biologiques sanguins éliminent une cause inflammatoire ou métabolique.
Le dosage de la
Les trois gènes les plus représentés sont le gène C9orf72 (retrouvé dans la majorité des DFLT associées à la
Le premier cas a été décrit en 1892 par
→ Alzheimer (maladie d'), amnésie, protéine tau, peptide bêta-amyloïde, TDP43, protéine FUS, ubiquitine, progranuline
[H1]
Édit. 2018
dégénérescences cornéennes l.f.p.
Dégradations, du tissu cornéen, le plus souvent séniles, se distinguant des dégénérescences par l’absence de caractère héréditaire et par le fait qu’elles peuvent être unilatérales et lorsqu’elles sont bilatérales elles sont asymétriques.
-L’arc sénile ou gérontoxon est fait d'un dépôt lipidique touchant la périphérie de la cornée constituant un anneau périphérique débutant à la partie inférieure de la cornée.
-La dégénérescence lipidique est le plus souvent secondaire à des lésions infectieuses, traumatiques ou à des ulcérations cornéennes au niveau desquelles se constituent des dépôts lipidiques.
-La dégénérescence amyloïde peut être la conséquence d'affections oculaires locales ou survenir dans le cadre d'une amyloïdose généralisée; elle est caractérisée par des opacités ponctuées ou filamenteuses dans la partie centrale de la cornée.
-La dégénérescence nodulaire de Salzman, idiopathique ou associée à des affections cornéennes inflammatoires, se présente sous forme de lésions nodulaires blanchâtres où bleutées, uniques ou multiples, à localisation annulaire dans la moyenne périphérie de la cornée.
-La dégénérescence cornéenne marginale de Terrien est en fait davantage une atteinte inflammatoire qu'une dégénérescence. Le plus souvent la lésion est bilatérale et symétrique ; elle débute à la partie supéro-nasale par de fines opacités punctiformes du stroma antérieur laissant une zone libre de cornée transparente qui la sépare du limbe. Le stroma s'amincit progressivement constituant une gouttière vascularisée. La lésion s'étend circonférentiellement ou vers le centre.
-La dégénérescence limbique en ceinture de Vogt est caractérisée par un dépôt en croissant blanc jaunâtre au niveau du limbe dans la région inter-palpébrale, souvent plus marqué dans le secteur nasal.
-La kératopathie en bandelette débute à la périphérie cornéenne à 3 et 9 heures, dans l'aire d'ouverture de la fente palpébrale. Elle est en général séparée du limbe par une zone claire. Elle peut aboutir à une bande complète joignant les limbes temporal et nasal. Elle peut être ou non calcifiée. Elle accompagne le plus souvent des affections oculaires ou générales, en particulier l’hyperparathyroïdie.
-La dégénérescence calcaire, comme la kératopathie en bandelette, elle survient sur des yeux malades mais elle touche le stroma postérieur qu’elle opacifie.
-La dégénérescence réticulaire de Koby, surtout rencontrée chez les patients porteurs d'une inflammation chronique, se caractérise par une fine réticulation blanche au niveau de la membrane de Bowman. Elle fait partie malgré son nom des dégénérescences.
-Les lignes d’Hudson-Stahli dépôts métalliques fin de coloration brune, en lignes horizontales, au niveau de l'épithélium cornéen dans le tiers inférieur de la cornée. Elles sont souvent adjacentes à des zones d'irrégularités cornéennes.
-L'anneau blanc de Coats siégeant à la partie inférieure de la cornée, de diamètre inférieur à 1 mm et situé au niveau de la couche de Bowman ou du stroma superficiel.
-Les corps de Hassall-Henle, verrucosités de la membrane de Descemet au niveau de la périphérie cornéenne sont des manifestations habituelles du vieillissement.
-La dystrophie en chagrin de crocodile faite d’opacités grisâtres polygonales donnant un aspect en mosaïque évoquant une peau de crocodile.
-La cornea farinata, est caractérisée par de fines opacités bilatérales du stroma postérieur et de la membrane de Descemet, n'altérant pas la vision.
-Les dellens sont des dépressions au niveau de la surface cornéenne, la plupart du temps adjacentes à des zones surélevées.
M. Salzmann, ophtalmologiste autrichien (1925) ; F. E. Koby, ophtalmologiste suisse (1927) ; A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1930)
artère fronto-polaire l.f.
dysplasie fibreuse fronto-orbitaire de Jaffé-Lichtenstein l.f.
fibrous dysplasia of bone
H. Jaffe (1935) et L. Lichtenstein (1938) anatomopathologistes américains
→ Jaffé-Lichtenstein (maladie de)
faisceau fronto-occipital l.m.
fasciculus fronto-occipitalis
fasciculus fronto-occipitalis
Ensemble de fibres superficielles, qui longe le sinus longitudinal supérieur.
[A1,H1]
Édit. 2018
faisceau fronto-pontin l.m.
[A1,H1]
Édit. 2018
fibres fronto-pontines l.f.p.
fibrae frontopontinae (TA)
Un des faisceaux constituant du tractus cortico-pontin
[A2,H5]
Édit. 2018
incidence fronto-sous-occipitale l.f.
fronto-suboccipital incidence
Incidence utilisée en radiologie crânienne pour obtenir une vue de la voûte crânienne postérieure et de l’endocrâne dégagée du massif facial.
Cette incidence qui projette le dorsum sellae dans le foramen magnum est obtenue le malade en position assise le front et le nez appuyant sur le récepteur, les rayons incidents faisant un angle de 0° avec le plan sagittal médian et un angle de 25° avec le plan orbito-méatal. Les clichés ainsi obtenus permettent l’analyse de la voûte crânienne postérieure, de l’épiphyse, du foramen magnum, des rochers et des condyles mandibulaires.
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
→ plan sagittal médian, plan orbitoméatal
sillon du lobe fronto-pariétal (grand-) de Gratiolet l.m.
L. Gratiolet, anatomiste français (1815-1865)
suture fronto-ethmoïdale l.f.
sutura frontoethmoidalis (TA)
fronto-ethmoidal suture
1- suture entre la surface ethmoïdale de l’os frontal et la face supérieure du labyrinthe ethmoïdal.
2- suture entre la crête de l’épine nasale de l’os frontal et le bord antéro-supérieur de la lame perpendiculaire de l’os ethmoïde.
Syn. anc. suture ethmoïdo-frontale
suture fronto-lacrymale l.f.
sutura frontolacrimal (TA)
fronto-lacrimal suture
Suture entre le processus orbitaire interne de l’os frontal et le bord supérieur de l’os lacrymal.
suture fronto-malaire l.f.
suture fronto-maxillaire l.f.
sutura frontomaxillaris(TA)
frontomaxillary suture
Suture entre le segment latéral de la partie nasale de l’os frontal et le sommet du processus frontal du maxillaire.
suture fronto-nasale l.f.
sutura frontonasalis (TA)
frontonasal suture
Suture entre le segment médian de la partie nasale de l’os frontal et les bords supérieurs des deux os nasaux.
Syn. anc. suture naso-frontal
suture fronto-sphénoïdale l.f.
suture fronto-zygomatique l.f.
sutura frontozygomatica (TA)
frontozygomatic suture
Suture entre le processus zygomatique de l’os frontal et le processus frontal de l’os zygomatique.
Syn. anc. suture fronto-malaire, suture zygomato-frontale
tractus fronto-pontin l.m.
tractus frontopontinus (TA)
frontopontine fibres
Faisceau né de l’aire 6 du cortex frontal et qui gagne les noyaux du pont où il s’articule avec le deuxième neurone de la voie extrapyramidale cortico-cérébelleuse.
F.Arnold, anatomiste allemand (1803-1890)
Syn. anc. faisceau d’Arnold, faisceau fronto-pontin
réflexe fronto-orbiculaire l.m.
Réflexe du tronc cérébral : fermeture des paupières après percussion de l'os frontal entre les arcades sourcilières.
[H1]
Édit. 2018