lipoprotéine de haute densité l.f.
high density lipoprotein
Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,063 et 1,210.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques contenant environ 50 % de lipides, constitués de phospholipides choliniques et d'esters de cholestérol en proportion presque équivalente, et 50 % de protéines, comprenant apolipoprotéine A-I en majorité, apolipoprotéine A-II, apolipoprotéines C-I, C-II, C-III, apolipoprotéine D, apolipoprotéine E, et d'autres protéines mineures. Il existe une grande hétérogénéité de cette fraction de HDL, la qualité et les proportions des constituants variant d'une particule à une autre. Il existe aussi une grande variabilité selon les individus normaux ou pathologiques : variations avec les conditions physiologiques, avec les conditions génétiques, avec les pathogénies.
Sigle : HDL
apolipoprotéine B-100 (déficit familial en) l.m.
apolipoprotein B-100, familial defective
→ hypercholestérolémie due à une mutation de l'apolipoprotéine B-100
accouchement par voie haute l.m.
Accouchement par césarienne
Étym. lat. accubare : se mettre au lit
[O3]
Édit. 2016
audiométrie haute-fréquence l.f.
hight-frequency audiometry, hight-rate audiometry
Méthode permettant de déterminer les seuils audiométriques absolus d’un sujet lors de stimulations tonales de haute fréquence, de 8 à 20kHz.
Étym. lat. audire : entendre
cellule à haute fréquence de recombinaison l.f.
Hfr cell (high frequency of recombination)
Cellule porteuse d'un plasmide F intégré au chromosome et capable de transmettre à une cellule F- des gènes chromosomiques avec une fréquence élevée de recombinaison, d'où le symbole Hfr.
[A2,Q]
face haute (du crâne) l.f.
[B2]
Édit. 2017
haute autorité de santé (HAS) l.f.
french national authority for health
Autorité publique indépendante à caractère scientifique, dotée de la personnalité morale et créée par la loi du 13 août 2004 relative à l’assurance maladie, à laquelle trois grandes missions sont dévolues : évaluations, recommandations, certifications et accréditations.
Elle est placée sous l’autorité d’un directeur et d’un collège de huit membres, nommés pour six ans par le Président de la République et rééligibles une fois. À l’exception du Président de ce collège, chacun de ses membres dirige une des sept commissions dont il est composé.
Le collège de la HAS remplit, à la fois, le rôle d’un conseil d’administration et d’un conseil scientifique.
Ces trois missions associent : évaluations, recommandations, certifications et accréditations.
- Elle évalue, d’un point de vue médical et économique, les produits, actes, prestations et technologies de santé, en vue de leur admission au remboursement.
- Elle formule des recommandations en matière de santé publique, de bonne pratique clinique et d’études médico-économiques ainsi que pour l’établissement de guides de prise en charge destinés aussi bien aux professionnels qu’aux patients. Elle donne des avis au titre de sa mission d’aide à la décision des pouvoirs publics. Elle détermine les différents parcours de soins personnalisés, notamment en ce qui concerne les affections de longue durée
- Elle certifie les établissements de santé, les visites médicales, les sites internet traitant des questions de santé ainsi que les logiciels d’aide à la prescription. D’un point de vue plus général, elle est chargée de l’amélioration de la qualité de l’information médicale.
- Elle accrédite les praticiens de certaines catégories ou disciplines et rend un avis sur l’accréditation des maisons de naissances autorisées à fonctionner à titre exceptionnel
Pour remplir les attributions qui lui sont imparties, la HAS a recours à un certain nombre d’experts qualifiés. Ils ne doivent pas détenir de liens d’intérêts susceptibles de porter atteinte à leur indépendance.
D’une façon plus générale, toute personne travaillant à la HAS doit se soumettre à l’obligation de déclaration publique d’intérêt.
Depuis sa création et à de nombreuses reprises, les missions de la HAS ont été augmentées, soit en lui accordant de nouveaux pouvoirs, soit en lui imposant de nouvelles obligations.
C’est ainsi qu’elle a été autorisée, entre autres :
incidence de face haute l.f.
high face view
Incidence radiographique projetant le bord supérieur des rochers au 1/3 inférieur des orbites.
Cette incidence est obtenue par l’appui sur le récepteur du front et du nez alors que les rayons X incidents font un angle de 0° avec le plan sagittal médian et un angle de 25° avec le plan orbitoméatal.
Les clichés ainsi réalisés permettent l’analyse de la symétrie faciale, des rebords orbitaires supérieurs, des parois internes des orbites, du plancher de la selle turcique, des cellules ethmoïdales, des antres et cuvettes maxillaires, des 2/3 externes des fentes sphénoïdales.
E. W. Caldwell, radiologiste américain (1870-1918)
Étym. angl. incidence ; lat. incidere : tomber dans, sur in et cadere : arriver par hasard
Syn. incidence de Caldwell
→ plan sagittal médian, plan orbitoméatal
produits de contraste tri-iodés hydrosolubles de haute osmolalité l.m.p.
high osmolality water soluble triiodinated contrast media
Premiers contrastes tri-iodés hydrosolubles apparus sur le marché. Les seuls encore utilisés sont les sels de méglumine ou de sodium et de méglumine de l'acide amidotrizoïque ou de l'acide ioxitalamique.
En solution, ces sels se divisent en deux ions : amidotrizoate ou ioxitalamate d'une part ; méglumine ou sodium d'autre part : d'où deux ions pour trois atomes d'iode. Leur osmolalité est élevée et augmente avec la concentration en iode. Fortement hypertoniques, ces produits, toxiques pour le système nerveux, ne doivent en aucun cas être injectés par voie intrathécale et seules leurs solutions les moins concentrées peuvent être utilisées en angiographie cérébrale. Les concentrations plus importantes s'emploient en angiographie, phlébographie, scanographie et, du fait de leur élimination par voie rénale, en urographie intraveineuse.
ventilation artificielle à haute fréquence par oscillations l.f.
high frequency oscillation ventilation
Ventilation comprise entre 300 et 3 000 mouvements par minute.
On distigue, très arbitrairement, la ventilation mécanique en pression positive, à fréquence élevée (60 à 100 mvt/min), la jet ventilation (100 à 200 mvt/min) et la ventilation par oscillation (300 à 3 000 mvt/min). Ce dernier mode de ventilation est surtout utilisé chez le jeune enfant.
En fait toutes les ventilations, naturelles ou artificielles, se font par oscillations et celles à haute fréquence utilisent des artifices pour réduire l'espace mort afin de permettre des volumes courants très réduits (ventilation en pression positive : 3 à 5 mL/kg) ; jet ventilation (2 à 5 mL/kg) ; ventilation par haute fréquence (1 à 3 mL/kg).
Étym. lat. ventilatio : aération (terme d'architecture), repris par Gréhant (1860) en physiologie
→ jet ventilation, volume courant
ventilation par haute fréquence l.f.
ventilation by high frequency
→ ventilation à haute fréquence par oscillations
densité de l'urine n.f.
urine density
Masse spécifique de l'urine en g/cm3.
Elle varie de 1,005 à 1,035.
Elle est de mesure facile, mais d'intérêt limité par rapport à l'osmolalité urinaire, pour apprécier les pouvoirs de concentration et de dilution de l'urine. En effet, la densité s'élève en cas de protéinurie alors que celle-ci intervient peu dans l'osmolalité.
densité de protons l.f.
protons density
En IRM, concentration en protons par unité de volume.
La densité de protons exerce peu d'influence sur le contraste des images, comparativement aux temps de relaxation T1 et T2, mais a une influence sur leur morphologie. Il existe néanmoins des séquences pondérées en densité de protons (par ex. écho de spin avec TR long et TE court) utiles, en particulier dans le diagnostic de la sclérose en plaques.
Syn. densité protonique
[B2,B3]
Édit. 2018
densité hospitalière l.f.
hospital density
Nombre de lits d’établissement de soins comportant hébergement, rapporté à une population donnée.
L’expression de la densité doit tenir compte des établissements de caractère public et privé. Elle est une donnée brute qui n’enregistre que les lits existants et ne fournit aucun renseignement sur l’activité de l’établissement, son utilité et sa fréquentation par la population locale, etc. Elle n’établit pas de distinction entre les lits de court et long séjour ni entre les établissements spécialisés ou non.
→ attraction (zone d'), occupation (taux de), soins ambulatoires
densité médicale l.f.
medical density
Nombre de médecins exerçant dans une région rapporté à la population de la région.
La densité médicale est une donnée brute puisqu’elle fait référence à la totalité des médecins quel que soit leur mode d’exercice (dans un établissement de soins ou en cabinet), leur qualification comme médecin généraliste ou spécialiste, leur activité professionnelle selon leur âge ou leur discipline, etc. Elle ne tient pas compte des besoins sanitaires de la population selon son mode de vie, sa répartition par classes d’âges, sa morbidité, etc.
→ sous-médicalisation, surmédicalisation
densité optique l.f.
optical density
Grandeur exprimant la transparence d'une lame matérielle, en particulier le noircissement d'un film radiographique.
La densité optique d est le logarithme décimal de l'opacité o, elle-même inverse de la transmission t;
Io et I1 étant respectivement les intensités lumineuses incidente et transmise par le film :
t = I1/I0 (inférieur à 1),
o = I0/I1(supérieur à 1),
d = log10 o (supérieur à zéro).
Les densités dans les régions pratiquement lisibles d'un film radiographique, placé sur un négatoscope, se situent entre 0,3 (t =1/2) et 2 (t =1/100).
→ courbe sensitométrique, densité radiologique, dosimétrie par film
densité protonique l.f.
protons density
[B2,B3]
Édit. 2018
densité radiologique l.f.
X ray density
Caractéristique d'un milieu traduisant, sur l'image radiologique, l'absorption des rayons X qui le traversent.
Elle dépend de sa masse volumique et de sa composition atomique.
Sur un film radiographique, les milieux de densité radiologique très élevée (métaux, produits de contraste) entraînent un très faible noircissement et les milieux de très faible densité (gaz), un important noircissement. Les densités radiologiques intermédiaires des différents milieux organiques (liquides, parenchymes, graisses, muscles, os spongieux et os compact) se traduisent par toute une gamme de gris.
G. N. Hounsfield, Sir, ingénieur britannique, prix Nobel de médecine en 1979 (1919-2004)
→ densité optique, Hounsfield (unités)
lipoprotéine de basse densité l.f.
low density lipoprotein
Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,020 et 1,063.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques contenant environ 80 % de lipides, en majorité des esters de cholestérol, et 22 % de phospholipides choliniques, associés à une molécule d'apolipoprotéine B (dite apoB100). Ces lipoprotéines contiennent les 3/4 du cholestérol circulant et sont les principaux facteurs des athéromes.
Sigle : LDL
lipoprotéine de densité intermédiaire l.f.
intermediate density lipoprotein
Lipoprotéine plasmatique de densité comprise entre 1,006 et 1,020, intermédiaire entre les LDL et les VLDL.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques qui est habituellement d'importance quantitative mineure, mais dont l'augmentation de teneur plasmatique peut entraîner des dépôts athéromateux. Elles proviennent de la dégradation incomplète des VLDL, voire de celle des chylomicrons, et leur composition est intermédiaire entre celles des LDL et des VLDL, avec une teneur en triglycérides variable.
Sigle : IDL
lipoprotéine de très basse densité (VLDL) l.f.
very low density lipoprotein.
Lipoprotéine plasmatique de densité inférieure à 1,006.
Ce terme désigne un ensemble de particules lipoprotéiniques contenant plus de 90 % de lipides, constitués en majorité de triglycérides, un peu d'esters de cholestérol et de phospholipides choliniques, et une molécule d'apolipoprotéine B (B100), accompagnée de quelques molécules d'apolipoprotéines C et E de faible masse. Elles proviennent surtout du foie, qui les biosynthétise pour se débarrasser des acides gras au profit des tissus périphériques. Leur dégradation s'effectue dans ces tissus par l'action d'une lipoprotéine-lipase qui hydrolyse les triglycérides. Les VLDL se transforment en IDL, puis en LDL.
profil de densité l.m.
density profile
En scanographie, courbe indiquant la variation de la densité des pixels le long d'une ligne tracée par l'utilisateur en travers de l'image ou d'une région d'intérêt (ROI).
Cette courbe est indépendante de la largeur et du niveau de la fenêtre utilisée.
PSA (densité du) l.f.
PSA density
Rapport de la valeur du taux de PSA (en ng/mL) sur le volume de la glande prostatique évalué en cm3 par l'échographie.
Ce rapport serait significativement différent dans l'hypertrophie bénigne de la prostate et le cancer de la prostate chez les patients à taux de PSA dits "intermédiaires" entre 4 et 10 ng/mL. Supérieur à 0,15 il est en faveur du carcinome.
→ antigène prostatique spécifique
résolution en densité l.f.
density resolution
seuil de densité l.m.