Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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colobome du nerf optique avec décollement de la macula l.m.

coloboma of optic nerve with serous detachment of the macula

Association du colobome papillaire avec soulèvement du pôle postérieur et de la macula.
Complication non exceptionnelle des colobomes du nerf optique qu'ils soient isolés ou associés à d'autres anomalies oculaires ou générales. L’affection est autosomique dominante (MIM 120430).

J. Savell et J.R Cook, ophtalmologues américains (1976)

[Q2,H1,P2]

décollement de l'omoplate l.m.

winged scapula

Saillie sous la peau, vers l’arrière, du bord spinal de l’omoplate.
La parésie ou la paralysie du muscle serratus anterior (grand dentelé) par atteinte du nerf long thoracique (ou nerf du grand dentelé, nerf de Charles Bell), en est habituellement la cause.

Syn. omoplate décollée, scapula alata

décollement de rétine l.m.

retinal detachment

Séparation des deux feuillets rétiniens : le neuro-épithélium se décolle de l’épithélium pigmentaire.

décollement de rétine exsudatif, décollement de rétine rhegmatogène

décollement de rétine congénital l.m.

congenital retinal detachment

Processus dysplasique rétinien provoquant un non attachement de la rétine associé généralement à une persistance du vitré primitif.
La rétine n'est pas attachée par défaut d'adhérence entre les deux feuillets de la cupule optique, cette adhérence étant très fragile pendant les trois premiers mois de la vie de l'embryon. Dans la forme la plus sévère la pupille a un reflet blanchâtre et la rétine est réduite à une sorte de tunnel reliant la papille à la périphérie, il s'y associe des synéchies iridocristalliniennes et parfois un tyndall de chambre antérieure, pseudo-inflammatoire, rendant le diagnostic plus difficile. Lorsque la forme est moins grave, on constate un "pli rétinien de Mann" qui se présente comme une trainée blanche parcourue de vaisseaux sur son trajet, avançant de 1 à 5 dioptries dans le vitré, ce pli relie la papille à l'ora ; il s’élargit en éventail sur une zone blanche plus ou moins large et souvent en temporal. Dans les formes à minima on constate de petites plages blanches périphériques. Le décollement de rétine congénital peut être le fait d'une anomalie chromosomique, d'une maladie héréditaire (maladie de Norrie, incontinentia pigmenti), d'une agression externe (médicaments tératogènes, radiations). Dans les formes héréditaires la transmission récessive est la plus fréquente. L’affection est autosomique récessive (MIM 221900) ou liée au sexe récessive (MIM 312530).

H. Weve, ophtalmologiste néerlandais (1938)

Syn. non attachement congénital de la rétine

décollement de rétine congénital et pli falciforme l.m.

retinal non attachment and falciform detachment

Le décollement est un non attachement puisque la rétine ne s'est pas collée au départ.
Il s’agit ici d’une transmission héréditaire à forme autosomique dominante, ce qui est assez rare (MIM 180070).

Mette Warburg, ophtalmologiste danoise (1976)

Syn. non attachement congénital de la rétine

décollement de rétine congénital

décollement de rétine et encéphalocèle occipitale l.m.

retinal detachment and occipital encephalocele

Myopie forte, dégénérescence vitréorétinienne avec décollement de rétine et encéphalocèle occipital.
Intelligence normale. L'encéphalocèle peut n'être qu'un méningocèle (selon Cohen et Lemire 1982). L’affection est autosomique récessive (MIM 267750).

W.H. Knobloch et J.M. Layer, ophtalmologistes américains (1971)

Syn. Knobloch (syndrome de)

décollement de rétine et myopie forte l.m.

retinal detachment and high myopia

Décollement héréditaire associé à une myopie forte et le plus souvent à une dégénérescence vitréorétinienne.
La transmission autosomique dominante est habituelle mais il existe des formes récessives.

myopie forte

décollement de rétine exsudatif l.m.

exsudative retinal detachment

Soulèvement rétinien, sans déhiscence.
Le liquide sous-rétinien est produit par exsudation à partir de lésions vasculaires (néovaisseaux choroïdiens ou angiomatose) inflammatoires ou tumorales.

décollement de rétine par traction l.m.

tractional retinal detachment

Soulèvement mécanique de la rétine par traction vitréorétinienne, essentiellement antéropostérieure.
Ce décollement qui n'est pas dû à une déchirure du neuroépithélium rétinien peut être la complication de tout syndrome de traction vitréomaculaire, primitif ou secondaire. La forme clinique la plus fréquente est le décollement tractionnel compliquant une rétinopathie diabétique proliférante; il est la conséquence d'une contraction du gel vitréen soulevant la rétine au niveau des attaches néovasculaires; ce soulèvement, qui débute souvent au niveau des arcades temporales vasculaires, progresse lentement vers la macula et/ou la périphérie rétinienne.

Syn. décollement de rétine tractionnel, soulèvement tractionnel de la rétine

décollement de rétine sans myopie l.m.

retinal detachment independant of myopia

Décollement de rétine indépendant de la myopie, secondaire à des lésions périphériques rétiniennes héréditaires.
Eliminer les affections, rétinoschisis, myopie, ophtalmoarthropathies et autres. L’affection est autosomique dominante (MIM 180050)

A. Vogt, ophtalmologiste suisse (1940) ; J. Gonin, ophtalmologiste suisse (1904)

dégénérescence givrée et palissadique de Gonin

décollement de rétine rhegmatogène l.m.

rhegmatogenous retinal detachment

Décollement du neuro-épithélium rétinien de l’épithélium pigmentaire dû au passage de liquides dans l’espace sous-rétinien par une ou plusieurs déhiscences.

décollement des membranes l.m.

mechanical stripping of the membranes

Méthode de déclenchement du travail par introduction d'une sonde ou des doigts entre la paroi utérine et les membranes.

décollement des membranes vitellines l.m.

mechanical stripping of the membranes

En cas de dépassement du terme théorique, méthode de déclenchement du travail par introduction d’une sonde ou des doigts entre la paroi utérine et les membranes.
Ce geste entraîne le décollement circulaire des membranes au pôle inférieur de l’œuf. Il semble être à l’origine d’une libération locale de prostaglandine.

Syn. décollement du pôle inférieur de l’œuf

décollement du pôle inférieur de l'œuf l.m.

sweeping of the membranes

décollement des membranes vitellines

décollement du vitré l.m.

detachment of vitreous body

décollement postérieur du vitré

décollement épiphysaire l.m.

épiphyseal separation

Séparation de l’épiphyse de la métaphyse, au niveau du cartilage de croissance.
Lorsqu'elle est d’origine traumatique on distingue :
a) le décollement pur siège dans la zone hypertrophique du cartilage de conjugaison: type I de Salter et Harris,
b) le décollement fracture qui entraîne un fragment osseux soit métaphysaire : type II de Salter et Harris, soit épiphysaire : type III de Salter et Harris,
c) la fracture des deux berges épiphysaire et métaphysaire du cartilage de conjugaison constitue le type IV de Salter et Harris.
Les deux derniers types peuvent entraîner des épiphysiodèses: soudure prématurée du cartilage de conjugaison.
2° Elle peut être d'origine infectieuse: en particulier au cours d’une ostéomyélite aigüe ou d’une ostéo-arthrite.
3° Elle peut être d'origine dystrophique : en cas de fragilisation du cartilage de conjugaison.

R. B. Salter et W.R. Harris, chirurgiens canadiens (1963)

Syn. disjonction épiphysaire

épiphysiolyse

décollement placentaire l.m.

placental separation

Phase de la délivrance normale survenant après la période de repos physiologique qui suit l'expulsion fœtale.
Préparé par la rétraction utérine, le clivage du placenta entre la couche compacte et la couche spongieuse de la caduque succède à la réapparition des contractions utérines. Le décollement est favorisé par l'apparition d'une hémorragie rétroplacentaire due à l'ouverture des vaisseaux utéroplacentaires.

décollement postérieur du vitré l.m.

posterior vitreous detachment

Séparation partielle ou complète du cortex vitréen postérieur de la rétine.
Ce décollement du vitré postérieur peut être brutal, souvent secondaire à un traumatisme oculaire, ou progressif lié au vieillissement du gel vitréen.

Syn. décollement du vitré

décollement prématuré du placenta normalement inséré l.m.

abruptio placentae, premature placental separation

Détachement de la plaque basale du placenta par rapport à la caduque utérine avant l'expulsion du fœtus par le fait d’un hématome rétroplacentaire.
Il est dû à la formation d'un hématome par rupture d'un sinus veineux périphérique, l’hématome décidual marginal, ou d'une artère centrale, l’hématome décidual basal. Le décollement physiologique du placenta ne se produit normalement qu'après l'expulsion du fœtus, lors de la délivrance. C'est un accident aigu de la grossesse, complication d'une toxémie gravidique, d'un traumatisme ou d'une intoxication par le tabac, la cocaïne, ou de l'accouchement après rétraction brutale du myomètre suivant la vidange d'un hydramnios ou l'expulsion d'un premier jumeau. La symptomatologie est dominée par une douleur abdominale brutale, des métrorragies de sang noir incoagulable et un état de choc disproportionné par rapport aux pertes sanguines vaginales. A l'examen, le signe principal est l'hypertonie utérine, l’utérus de bois. Le diagnostic est conforté par l'existence d'une protéinurie. L'hématome rétroplacentaire présente des degrés de gravité variable, avec des formes mineures ou latentes et survie du fœtus, et des formes graves avec état de choc et mort fœtale. Son traitement nécessite une extraction par césarienne en urgence lorsque l'enfant est vivant et une évacuation utérine rapide lorsque l'enfant est mort.

A. Couvelaire, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1912) ; E. W Page, gynécologue obstétricien américain (1954)

Couvelaire (syndrome de), Page (classification de) , hématome décidual basal, hématome décidual marginal

[O3]

Édit. 2018

décollement séreux du neuro-épithélium maculaire l.m.

macular serous detachment

Clivage entre les couches interne et externe de la rétine par un liquide exsudatif secondaire à une rupture de la barrière hématorétinienne interne.
Le DSNE maculaire peut être secondaire à de multiples pathologies vasculaires, inflammatoires ou métaboliques. Les causes les plus fréquentes sont la DMLA et l'association diabète-hypertension artérielle. Le DSNE s'accompagne toujours d'un épaississement important du neuro-épithélium.

Syn. décollement exsudatif du neuro-épithélium

Sigle : DSNE

omoplate (décollement de l') l.m.

décollement de l'omoplate

Édit. 2017

diamètre sous-sacro-sous-pubien l.m.

subsacro-subpubic diameter, subsacral-subpubic diameter

Diamètre du détroit inférieur, mesuré de la pointe du sacrum au bord inférieur du pubis, soit 12,5 cm selon Magnin.
Il s'agit en fait de l'agrandissement du diamètre antéropostérieur pubococcygien de 9,5 cm par rétropulsion du coccyx et mouvement de nutation du sacrum lors du passage de la présentation.

P. Magnin, gynécologue obstétricien français, membre de l'Académie de médecine (1962)

anévrysme traumatique l.m.

traumatic aneurysm

Le plus souvent il s’agit d’un faux anévrysme résultant d’un traumatisme ouvert ou fermé.
Dans le cas des traumatismes ouverts, l’agent vulnérant produit une solution de continuité dans la paroi artérielle. Celle-ci ne provoque pas toujours l’exsanguination car le spasme, la thrombose et le tamponnement par les structures voisines peuvent assécher la plaie. Parfois même, c’est la plaie conjointe de la veine voisine qui vient siphonner le saignement artériel en une fistule artérioveineuse. Il se produit alors un hématome plus ou moins circulant en communication avec le vaisseau lésé. La surinfection peut bien sûr aggraver le phénomène qui va dès lors évoluer pour son propre compte vers la croissance et les complications survenant parfois plusieurs années plus tard, ce qui explique la règle d’explorer tout traumatisme pénétrant sur un trajet vasculaire.
Dans le cas des traumatismes fermés, c’est le plus souvent une décélération brutale qui exerce un couple de traction-torsion aux zones anatomiques de concentration de contrainte comme à l’isthme aortique. Il y a alors une rupture de l’intima et de la média qui n’est que temporairement contenue par l’adventice. Le traitement est rendu compliqué par la fréquence des autres lésions traumatiques qui engagent, elles aussi rapidement le pronostic vital. Ce traitement a été grandement facilité ces dernières années par les techniques endovasculaires qui permettent des stabiliser rapidement la paroi aortique par voie fémorale et permettre le traitement des autres lésions traumatiques sans un délai autrefois souvent fatal.

Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation

anévrysme, fistule artérioveineuse

[K3,K4]

Édit. 2017

asphyxie traumatique l.f.

traumatic asphyxia

Asphyxie par compression directe thoracique ou thoraco-abdominale, selon divers mécanismes : par une porte d'ascenseur (enfants), lors d'un éboulement, lors d’un mouvement de panique d’une foule, etc.
Mécanisme : hyperpression, surtout veineuse, dans le territoire supérieur (cyanose, pétéchies et purpura cervicofacial, hémorragies sous-conjonctivales) entrainant des manifestations neurologiques transitoires comme la cécité corticale.

Étym. gr. a privatif, sphugmos : pulsation cardiaque

béance cervico-isthmique traumatique l.f.

traumatic cervical incompetence

Incontinence cervico-isthmique de l’utérus dû à un traumatisme mécanique.
La cause la plus fréquente est une dilatation forcée du col utérin, en vue d'un curetage ou d'une interruption de grossesse, et ce d'autant plus que le terme de la grossesse est tardif. Peuvent également être en cause l'arrachement des fibres cervico-isthmiques par la curette, des déchirures du col utérin secondaires à des manœuvres obstétricales manuelles ou instrumentales, une expulsion avant dilatation complète, ou encore un accouchement trop rapide en « boulet de canon ». L'amputation du col utérin ou la conisation comportent également un risque accru de béance.

conisation du col utérin 

Édit. 2017

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