monitorage de la curarisation l.m.
curarisation monitoring
→ curarisation (monitorage de la)
curarisation n.f.
curarization, muscle relaxation
Méthode pour obtenir la paralysie des muscles squelettiques par l’emploi d’un curare.
En anesthésie, elle est utilisée pour faciliter l’intubation trachéale et pour obtenir le relâchement musculaire convenable pour la chirurgie. En réanimation, elle permet une meilleure adaptation au respirateur.
→ surveillance de la curarisation
[G5]
surveillance de la curarisation l.f.
monitoring of muscle relaxation
Évaluation quantitative de l'intensité de la curarisation chez un patient anesthésié ou hospitalisé en réanimation.
L'intensité de la curarisation peut être appréciée par des critères cliniques évaluant la force musculaire (soulèvement de la tête au-dessus du plan du lit pendant 5 secondes, efficacité de la toux, estimation de l'amplitude de la capacité vitale, efficacité de l'ouverture des yeux, force du serrement de la main).
La curarisation peut aussi être surveillée par la mesure de l'activité électrique ou mécanique (évaluation visuelle) d'un couple nerf-muscle en réponse à la stimulation. La stimulation du nerf moteur (nerf cubital-adducteur du pouce ou nerf facial-orbiculaire des paupières) donne une réponse musculaire évaluable par la force mécanique développée par le muscle, par l'enregistrement de la vitesse du déplacement produit ou par électromyographie. La stimulation peut être brève et unique (0,1 stimulation par s), en train de quatre (4 stimulations en 2 secondes), en tétanisation (utilisation du courant alternatif à 50Hz) ou en double stimulation tétanique rapprochées, ce qui permet l'évaluation de l'épuisement entre les deux stimulations.
Pour surveiller le réveil d'un patient curarisé, avant l'injection de curare, on isole un avant-bras avec un garrot artériel pendant 20 minutes ce qui permet au patient de faire un geste de la main non paralysée en cas d'anesthésie insuffisante. Cette manœuvre peut être renouvelée au cours de l'anesthésie avec une stimulation électrique avant une nouvelle injection de curare.
→ curarisation, électromyogramme, mécanogramme, train de quatre
[G1]
hémodynamique (monitorage de l') l.m.
haemodynamic monitoring
Surveillance des paramètres circulatoires : pression artérielle, fréquence cardiaque, électrocardiogramme, débit cardiaque, saturation oxyhémoglobinée du sang veineux mêlé, échocardiographie transcutanée ou transœsophagienne, adaptée à l'état du patient et, s'il y a lieu, à la nature de l'intervention.
Le monitorage effractif se fait la plupart du temps par cathétérisme artériel, mais le monitorage non effractif est de plus en plus possible grâce au développement de la technique. Il sert à détecter les complications circulatoires et à adapter les traitements (expansion volémique, perfusions de médicaments à visée cardiovasculaire, etc.).
Étym. gr. haima : sang ; angl. dunamis : force
[G2]
monitorage n.m.
monitoring
En anesthésie-réanimation, ensemble de techniques et de moyens permettant de surveiller en permanence un ou plusieurs paramètres fonctionnels d'un patient.
P. par exemple fréquence cardiaque, pression artérielle, débit cardiaque, température, fréquence respiratoire, ventilation, etc.
Le monitorage utilise des capteurs, externes ou internes, pour prendre l'information, des moyens de transmission vers la centrale de traitement, un affichage et des alarmes ; il peut aussi comprendre un enregistreur.
Selon le paramètre contrôlé, le monitorage peut porter sur une fonction vitale (la grandeur surveillée est dite cardinale) ou sur une fonction partielle (la grandeur surveillée ne concerne qu'un aspect fonctionnel particulier, p. par exemple surveillance des contractions utérines au cours d'un accouchement, contrôle de la curarisation).
Pour qu'un monitorage soit efficace il faut qu'il satisfasse à plusieurs qualités :
- fidélité, il ne doit pas donner de fausses indications ;
- exactitude, ses indications ne doivent pas s'écarter des valeurs données par le constructeur (précisées en général sur l'appareil ou sur la notice) ;
- fiabilité, il ne doit pas risquer de tomber en panne ou du moins il doit signaler s'il y tombe (système à sûreté intégrée) ; la fiabilité dépend de la solidité du capteur, de la réalisation de l'unité centrale, de la sécurité de son alimentation et enfin des moyens de transmission (par exemple les fils reliant les capteurs à l'unité de traitement) ;
- innocuité, il ne doit pas entraîner de dommage au patient (ce qui impose en général que les capteurs soient stérilisables, qu'ils ne risquent pas de blesser ni de brûler, etc.).
2) En gynécologie-obstétrique, ensemble des moyens mis en œuvre pour surveiller et apprécier la qualité d'une induction de l'ovulation dans le cadre d'une procréation médicalement assistée, en particulier par la pratique répétée de dosages de l'œstradiol sanguin et d'échographies des ovaires.
Étym. angl. monitoring, participe présent du verbe to monitor : contrôler, surveiller (lat. monitor : qui surveille)
→ brûlures, cardinale (grandeur), mesure (appareil de), sureté intégrée (dispositif à)
monitorage électronique fœtal l.m.
fetal heart rate monitoring
Enregistrement du rythme cardiaque fœtal au cours de la grossesse ou de l'accouchement.
Les premiers capteurs de Hammacher consistaient en des microphones placés sur l'abdomen de la mère. Aujourd'hui le signal déclenchant l'horloge est activé par un capteur à ultrasons qui, par effet Doppler, saisit le mouvement des valves cardiaques du fœtus au début de chaque cycle.
Pendant la grossesse l'anomalie recherchée est une perte de la variabilité du rythme cardiaque fœtal de battement à battement ou de cycle à cycle, analysée selon des classifications diverses dont la première fut celle de Hammacher et la plus courante aujourd'hui celle de Claude Sureau.
Pendant le travail la souffrance fœtale aigüe se signale par des ralentissements ou des décélérations du rythme cardiaque fœtal, contemporains ou non des contractions utérines, d'autant plus alarmants qu'ils sont plus profonds, plus durables et plus fréquents.
K. Hammacher, gynécologue obstétricien suisse (1968), C. Sureau, gynécologue obstétricien français, membre de l’Académie de médecine (1971)
→ Hammacher (score cardiotocographique de)
monitorage obstétrical l.m.
obstetrical monitoring
Surveillance du fœtus par enregistrement de son rytme cardiaque (RCF) pendant la grossesse et pendant le travail.
L'analyse porte sur les critères suivants : rythme de base, oscillations, accélérations et décélérations. L'interprétation des données n'a de sens qu'en fonction du contexte clinique fœtal. Pendant la grossesse, on pratique en général des enregistrements de trente minutes sur une patiente en décubitus latéral gauche à partir du 5e mois. Pendant le travail, le monitorage est actuellement considéré comme indispensable pour toutes les femmes. Le rythme cardiaque fœtal reste un élément primordial pour la décision d'extraction en cas de souffrance fœtale.
Étym. angl. monitoring, participe présent du verbe to monitor : contrôler, surveiller (lat. monitor : qui surveille)
pression intracrânienne (monitorage de la) l.m.
intracranial pressure monitoring
Dispositif permettant de mesurer en permanence la pression à l'intérieur du crâne.
D'abord utilisée en neurochirurgie, cette mesure a ensuite été employée non seulement dans les suites opératoires de chirurgie endocrânienne mais encore dans certains cas médicaux où l'œdème cérébral est menaçant (syndrome de Reye, certaines méningites purulentes graves, certaines encéphalites aigües ou pour suivre les conséquences d'une hypoxie grave).
Divers dispositifs ont été mis au point : le capteur peut être appliqué à la surface de la dure-mère ou placé de l'autre côté de celle-ci, une chaine de pression hydraulique ou une ligne de fibres optiques transmettent l'information à l'unité de traitement et d'affichage.
Quelle que soit la technique utilisée il faut surveiller en même temps la pression artérielle générale pour s'assurer qu'une pression de perfusion cérébrale minimale de 60 mm de Hg reste maintenue.
→ anoxie-ischémie cérébrale, encéphalite du nouveau-né, hypertension intracrânienne, monitorage, pression intracrânienne, traumatisme du crâne