Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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correspondance rétinienne anormale l.f.

anomalous retinal correspondence

Processus de compensation sensorielle de la déviation strabique caractérisé par l'effacement de la correspondance normale à laquelle tend à se substituer une nouvelle relation binoculaire traduisant une réorganisation fonctionnelle entre les unités réceptrices rétinocorticales des deux yeux : il en résulte que les deux fovéas ne sont plus correspondantes.
Il est classique de distinguer une correspondance rétinienne anormale dite harmonieuse qui compense intégralement l'angle de strabisme et une correspondance rétinienne anormale dite non harmonieuse ou dysharmonieuse qui ne compense que partiellement l'angle de strabisme.

dualité de la correspondance rétinienne

[P2]

correspondance rétinienne normale l.f.

normal retinal correspondence

Relation fonctionnelle entre chacune des unités réceptrices rétinocorticales (ou points correspondants) des deux yeux, grâce à laquelle la stimulation simultanée de ces unités induit la perception de deux objets visuels localisés subjectivement dans la même direction de l'espace, avec fusion en une perception unitaire s'ils sont suffisamment semblables.

[P2]

analyse factorielle de correspondance l.f.

factorial analysis of correspondence

Méthode d’analyse multifactorielle descriptive applicable si les variables étudiées sont catégorielles.
Son principe est assez proche de celui des analyses en composante principale.

Étym. gr. analusis : décomposition

analyse multifactorielle

[E1]

Édit. 2020

dualité de correspondance l.f.

duality of correspondence

correspondance rétinienne

Hering (loi de) l.F.

Hering's law

Dans tout mouvement binoculaire, les muscles des deux yeux assurant ce mouvement (muscles synergiques opposés) reçoivent un influx nerveux en quantité égale assurant leur contraction ou leur relâchement ; il y a correspondance motrice.
Parallèlement, il y a relâchement ou contraction de l'antagoniste opposé, conformément à la loi de Sherrington.
Cette loi s'applique non seulement aux mouvements normaux de version réflexes ou volontaires, mais également aux mouvements normaux de vergence.
En cas de paralysie oculomotrice, quand le muscle atteint est sollicité, notamment si l'œil concerné est fixateur, un influx nerveux plus important est envoyé aux deux muscles synergiques opposés. Il en résulte que la déviation strabique est plus importante quand l'œil paralysé est fixateur : la déviation secondaire est plus grande que la déviation primaire. Ces options sont fondamentales pour l'étude clinique d'un trouble oculomoteur, où en particulier l'examen devra toujours être fait œil droit puis œil gauche fixant : la différence entre la déviation œil droit et œil gauche fixant permet de mieux préciser l'œil et le ou les muscles atteints.

K. E. Hering, physiologiste allemand (1868)

Syn. loi de correspondance motrice

Sherrington (loi de)

[P2]