contusion cérébrale l.f.
cerebral contusion
Lésion encéphalique consécutive à un traumatisme crânien pouvant entraîner un coma plus ou moins profond et prolongé et ultérieurement des séquelles sensitives, motrices et psychologiques, le décès survenant dans les cas graves.
Le traumatisme est le plus souvent important soit direct dû à un facteur contondant ou une chute, avec ou sans fracture associée, soit indirect par mobilisation de la masse cérébrale, par exemple à l’occasion d’une décélération rapide (choc contre le pare-brise dans un accident de voiture). Les lésions cérébrales peuvent alors se situer à distance du point d’impact et s’accompagner de lésions axonales profondes diffuses ou localisées et d’un œdème cérébral aigu.
Les lésions focales peuvent apparaître d’emblée, localisées au cortex, se traduisant par des signes déficitaires moteurs, sensitifs, sensoriels et de la conscience. Les lésions diffuses sont souvent secondaires et évolutives. L’examen comporte la recherche de signes d’hémorragie méningée et de lésions à distance.
Un coma d’emblée existe dans plus de la moitié des cas. Son importance est mesurée par l’échelle de Glasgow avec trois paramètres : l’ouverture des yeux, les réponses motrices et les réponses verbales après injonction ; elle comporte quinze degrés ; un score inférieur à huit correspond à un pronostic grave. Pour l’enfant jeune on utilise l’échelle de Glasgow pédiatrique ou celle de Bicêtre.
Le scanner et l’IRM permettent le bilan des lésions : fracture du crâne avec ou sans enfoncement et embarrure, hypodensité caractéristique de l’œdème, hyperdensité des lésions hémorragiques, déplacement des structures cérébrales, effacement des ventricules, lésions axonales.
La surveillance par la clinique et une IRM secondaire permet de contrôler l’évolution. L’aggravation après un intervalle libre est due à un hématome sous-dural, extra-dural ou intracérébral associés à un œdème cérébral et accompagnés de signes d’hypertension intracrânienne ; elle indique une intervention neurochirurgicale. Une infection peut se déclarer après une fracture de la voûte avec plaie ou après certaines fractures de l’étage antérieure de la base du crâne. Des séquelles sensitivo-motrices sont fréquentes comme une hémiplégie, une épilepsie, un syndrome subjectif avec céphalées, vertiges, troubles du sommeil et du comportement.
→ traumatisme cranio-encéphalique, traumatismes cranio-encéphaliques (séquelles des), échelle du coma de Glasgow, échelle de Bicêtre, embarrure
[H1,H2]
Édit. 2015