Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

8 résultats 

contracture n.f.

spasm, cramp

Contraction involontaire, douloureuse, prolongée ou paroxystique d’un ou de plusieurs muscles.
Le tétanos se caractérise par la survenue de contractures musculaires généralisées
A noter : le terme contracture en anglais signifie : rétraction (ce qui crée parfois des confusions).

Étym. lat. contrahere : resserrer

[I4]

contracture algique l.f.

Raccourcissement brutal involontaire et douloureux d'un muscle ou groupe de muscles devenus durs, globuleux et palpables.

crampe

[I4]

contracture antalgique l.f.

Raccourcissement d'un ou plusieurs muscles, durable, participant à une attitude destinée à calmer la douleur provenant le plus souvent d'une articulation, chaque mouvement de l'articulation exagérant la contracture.

[I4]

contracture métabolique l.f.

Raccourcissement musculaire bref et douloureux, survenant au cours de certaines myopathies métaboliques (glycogénoses, hyperthermie maligne, etc.)

[I4,R1]

contracture myostatique l.f.

Contracture chronique indolore observée au cours de troubles neuromusculaires spastiques.

[I4]

contracture psychogène l.f.

psychogenic contracture

Principalement localisée aux membres, la contracture psychogène offre le tableau clinique d’une posture irréductible à l’état de veille, sous forme d’une extension ou plus fréquemment d’une flexion d’un ou de plusieurs segments articulaires ; des contractures psychogènes peuvent également être observées au tronc, réalisant alors dans les cas extrêmes un opisthotonos ou une camptocormie.
La contracture psychogène est une réponse involontaire à un trauma d’ordre émotionnel ou physique. Un conflit intrapsychique, non reconnu par le patient, est souvent présent. Dans sa forme isolée, la contracture psychogène se relâche dans le sommeil profond et sous narcose ; l’examen sous anesthésie générale permet d’en assurer le diagnostic. Une contracture psychogène de longue durée peut néanmoins s’accompagner de troubles trophiques et de raideurs, rendant alors le diagnostic plus difficile.
La contracture psychogène est probablement plus fréquente qu’on ne croit dans la mesure où il existe des formes méconnues, frustes et transitoires, d’évolution spontanément favorable.
Le traitement d’une contracture psychogène est transdisciplinaire et multimodal, impliquant une prise en charge psychiatrique. La personnalisation des soins semble jouer un rôle déterminant dans la guérison. De nombreux procédés thérapeutiques peuvent être utilisés : kinesthésiologie, entretiens verbaux, hypnose, faradisation douce…Les indications de la chirurgie sont exceptionnelles et concernent des formes compliquées.
A l’heure actuelle, les éclairages croisés de la psychiatrie, de la psychologie cognitive, des neurosciences et de l’imagerie fonctionnelle conduisent à considérer la contracture psychogène comme un trouble de la volition qui obéirait à un mécanisme d’ordre adaptif.
La contracture psychogène entre dans le cadre des troubles de conversion qui, eux-mêmes, sont issus d’un dénombrement de la notion désormais obsolète d’hystérie.

camptocormie, opisthotonos

[I4,H3]

contracture utérine l.f.

uterine contracture

Hyperpression intra-utérine permanente pathologique, soit par télescopage de contractions subintrantes, soit par hypertonie continue.
La contracture utérine peut être liée à une irritation tissulaire due à du sang extravasé, l'hématome rétroplacentaire, ou à des germes entraînant une inflammation locale. Un obstacle entravant l'expulsion du contenu utérin peut également la provoquer : c'est la dystocie mécanique liée à une disproportion fœtopelvienne. Enfin, elle peut être iatrogène par mauvais usage de l'ocytocine ou des dérivés ergotés. Très douloureuse, elle peut aboutir à une inertie ou à une rupture utérine.

[O3]

pied plat contracturé l.m.

spastic flat foot.
Pied plat de l'enfant ou de l'adolescent souvent douloureux dont l'enraidissement de l'arrière-pied fait rechercher une synostose des os du tarse taloscaphoïdienne ou talocalcanéenne