complexe de castration l.m.
castration complex
Pour S. Freud, à la fois signe et pivot du complexe d'Œdipe, décrit dans un premier temps chez le garçon ("Le petit Hans", 1909), c'est la peur qui s'attache à la menace de perdre le pénis, associée à la vue des organes génitaux féminins.
À partir de 1923, avec la mise en place du primat du phallus, la question se pose tout autant pour le garçon que pour la fille. Freud maintient, pour le garçon, l'angoisse de castration, et pour la fille, l'envie de pénis ("Penisneid"). Les deux peuvent, selon lui, constituer la butée d'une analyse.
Pour J. Lacan, la castration ne peut se comprendre qu'à partir de la privation : absence de pénis chez la femme. La castration est une opération symbolique marquée par l'intervention du père réel et qui porte sur un objet imaginaire : le phallus imaginaire. En effet, cette castration n'est jamais, du moins dans la structure névrotique, une castration réelle.
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