thermalisme et appareil digestif l.m.
Les indications sont les suivantes : troubles fonctionnels intestinaux (surtout avec troubles du transit), diverticulose sigmoidienne, formes modérées des colites en dehors des poussées aiguës (Rectocolite hémorragique, Crohn),colites radiques, colites sequellaires des affections parasitaires, troubles dyspeptiques rebelles (brûlures épigastriques, pyrosis, digestions lentes), gastrites par reflux ou iatrogènes, migraines à expression digestive et équivalents migraineux de l'enfance, séquelles fonctionnelles des hépatites, séquelles d’interventions chirurgicales (reflux duodénogastriques après cholécystectomie, séquelles de colectomie, de gastrectomie, de pancréatectomie). L’ulcére gastro-duodénal, les lithiases et microlithiases biliaires,les gastrites microbiennes ne sont pas des indications. Les hépatites actives évolutives, les ulcères gastro-duodénaux en poussée, la rectocolite hémorragique et la maladie de Crohn en phase aigüe, les cirrhoses, les néoplasmes digestifs sont des contrindications. Stations qualifiées pour les affections de l’appareil digestif : Alet-les-Bains, Barbazan, Boulou (le), Brides-les-Bains, Capvern-les-Bains, Castera-Verduzan, Chaldette (la), Châtel-Guyon, Cilaos (ile de la Réunion), Contrexéville, Eugénie-les-Bains, Montrond-les-Bains, Plombières, Thonon-les-Bains, Vals-les-Bains, Vichy, Vittel.
B.B. Crohn, chirurgien américain (1932)
Clostridium
Clostridium
Genre de bacilles à Gram positif, sporulés, anaérobies stricts, présents dans le sol et l’intestin de l’Homme.
Certaines espèces pathogènes produisent de puissantes exotoxines : C. tetani, responsable du tétanos, C. botulinum, agent du botulisme, C. perfringens, à l’origine de certaines gangrènes gazeuses ainsi que C. difficile, qui, au cours de traitements antibiotiques, provoque des colites pseudomembraneuses au cours de traitements antibiotiques et diverses infections endogènes.
Étym. lat. du gr. klôstêr : fil ; fuseau
→ gangrène gazeuse, tétanos, botulisme, colites pseudomembraneuses, septicémies post abortum
[D1]
Clostridium difficile l.m.
Clostridium difficile
Bacille à Gram+ anaérobie sporulé produisant une toxine A entérotoxique et une toxine B cytotoxique : un taux de portage asymptomatique de 40 à 50% est observé chez le nouveau-né, diminuant avec l'âge et disparaissant chez l'adulte.
L'administration d'antibiotiques, en modifiant la microflore intestinale, favorise le développement de Clostridium difficile et la production de toxines. C. difficile serait responsable de 20 à 30% des cas de diarrhée associée à l'antibiothérapie et de plus de 80% des colites pseudomembraneuses postantibiotiques. Le métronidazole et la vancomycine sont actifs sur C. difficile et utilisés dans le traitement de la colite pseudomembraneuse.
[D1]
lincosamides n.m.p.
lincosamides
Antibiotiques proches des macrolides, prescrits par voies orale et parentérale, ayant une bonne diffusion tissulaire et une concentration intracellulaire élevée, en particulier dans les macrophages.
Leur spectre d’action comporte les streptocoques, les staphylocoques sensibles à la méticilline, certaines bactéries anaérobies.
Leurs principaux effets secondaires sont digestifs ; ces antibactériens provoquent, en particulier, des colites pseudomembraneuses par pression de sélection sur Clostridium difficile.
Deux lincosamides sont utilisés en thérapeutique : la lincomycine et son dérivé semi-synthétique, la clindamycine. Cette dernière est aussi indiquée dans le traitement de la toxoplamose cérébrale au cours du sida, en association avec la pyriméthamine, chez les patients intolérants aux sulfamides.
angine n.f.
tonsillitis, angina, sore throat, pharyngitis
Inflammation aigüe de la tonsille palatine d’origine bactérienne ou virale.
En fonction de l'aspect de la muqueuse, plusieurs types d’angines peuvent être décrits : angine érythémateuse ou érythématopultacée, pseudomembraneuse, ulcéronécrotique, vésiculeuse. Les angines de la mononucléose infectieuse sont très protéiformes.
Les angines érythémateuses et érythématopultacées sont d’origine virale ou bactérienne.
Angines pseudomembraneuses : la présence de fausses membranes sur les tonsilles palatines doit toujours faire redouter la diphtérie, bien que la mononucléose infectieuse soit plus souvent en cause.
Les angines ulcéronécrotiques : bilatérales, elles doivent faire redouter une leucémie et imposer un hémogramme d’urgence; unilatérales, elles évoquent l’angine de Vincent, érosion tonsillaire souple et fièvre modérée, ou plus rarement le chancre syphilitique de l’amygdale.
Des prélèvements bactériologiques appropriés dans toutes ces formes orientent le diagnostic et guident le traitement.
Les angines vésiculeuses, très particulières, sont dues à l’herpangine, à l’herpès ou au zona.
Les angines de la mononucléose infectieuse peuvent revêtir toutes ces formes. Le diagnostic repose sur l’hémogramme et surtout sur le test spécifique.
Étym. lat. angina : angine ; angere : étrangler
[D1, F1, P1]
Édit. 2020
candidose buccale l.f.
oral candidiasis, thrush
Infection buccale due à des levures appartenant au genre Candida et le plus souvent à Candida albicans.
Il s'agit de saprophytes très fréquents dans la muqueuse buccale et le tube digestif, qui deviennent pathogènes à la faveur de modifications du terrain comme immunodépression, traitement antibiotique, endocrinopathie. Selon l'âge et l'état immunologique du patient, on observe des aspects cliniques différents.
La forme aiguë est représentée par le muguet qui, banal chez le nourrisson, doit faire rechercher chez l'enfant, l'adulte ou le vieillard, une affection chronique sous-jacente ou une antibiothérapie : la muqueuse buccale est le siège d'un érythème plus ou moins diffus, rapidement recouvert de dépôts blanchâtres facilement détachables à l'abaisse-langue. Il existe des formes érythémateuses pures, des formes pseudomembraneuses, rares ou localisées, constituant p. ex. une glossite isolée. Ces lésions peuvent s'associer à une chélitite pustuleuse ou squamocroûteuse, et à une perlèche fissuraire bilatérale.
Les candidoses d'évolution chronique surviennent surtout chez des patients immunodéprimés. Les lésions sont rarement diffuses, plus souvent en foyers, réalisant soit une perlèche d'évolution chronique, soit une glossite losangique médiane, soit une ouranite médiane postérieure, soit encore des lésions localisées à la région rétro-commissurale à type de placard érythémateux semé de fines ponctuations leucoplasiques.
Étym. lat. candica : blanc
Syn. moniliase, moniliose
[D1,P3]
colite infectieuse l.f.
infectious colitis
Affection inflammatoire colique d'origine bactérienne, virale ou parasitaire caractérisée par la survenue d'une diarrhée aigüe fébrile, hémorragique ou hydro-électrolytique selon le caractère entéro-invasif ou non de l'agent responsable.
Les colites infectieuses sont dues à une infestation intestinale massive par ingestion ou à un déséquilibre de la flore intestinale secondaire à l'antibiothérapie. Les lésions coliques et la diarrhée résultent du caractère pathogène des agents responsables eux-mêmes ou des toxines qu'ils produisent.
[L1,D3]
colite microscopique l.f.
microscopic colitis
Maladie inflammatoire de la muqueuse colique sans traduction endoscopique dont le diagnostic ne peut être fait que par l'étude histologique des biopsies coliques, responsable d'une diarrhée sécrétoire hydro-électrolytique sans malabsorption.
La colite collagène et la colite lymphocytaire font partie du groupe des colites microscopiques.
[L1]
disparition des plis l.f.
absence of gastric folds
Sur une radiographie du tube digestif après opacification, absence ou diminution du relief muqueux en réplétion ou en compression.
Cet aspect, non spécifique, peut se rencontrer dans les gastrites atrophiques, les colites ou en cas de cancer infiltrant.
iléosigmoïdostomie n.f.
ileo-sigmoïdostomy
Anastomose entre l'iléon et le côlon sigmoïde.
Cette intervention est rarement pratiquée. Dans les colites aigues graves qui ne répondent pas au traitement médical ou qui sont compliquées ou chez les malades ayant reçu une corticothérapie supérieure à 20 mg/j pendant plus de six semaines, le traitement chirurgical recommandé est la colectomie subtotale en urgence avec conservation du rectum, iléostomie et sigmoïdostomie, sans anastomose afin de limiter les complications post opératoires. Ultérieurement, en fonction du contexte, peuvent être réalisées différentes interventions anastomotiques iléorectale ou proctectomie avec anastomose iléo-anale.
image de l.f.
image of
En radiologie digestive, comparaisons utilisées pour décrire, sur des clichés sans préparation et surtout après opacification, les multiples aspects particuliers créés par des lésions anatomiques.
Très utilisées autrefois, ces descriptions tendent à disparaître depuis la diffusion de la fibroscopie qui permet une vision directe.
On peut en citer quelques-unes :
- pour l'œsophage : en chapelet (dyskinésie), en ogive, en tube de verre (sclérodermie); en chaussettes, en queue de radis (méga-œsophage);
- pour l'estomac : en épine de rosier, en bouchon de champagne (ulcères); en flammèche (ulcère cortisonique); d'ouverture de l'angle, de raideur en marche d'escalier ou de planche soulevée par les vagues, en ménisque (cancers);
- pour le bulbe duodénal : en trèfle, en cocarde, en queue d'aronde, en tampon de wagon, en chapeau mexicain (ulcères bulbaires); en perle enfilée (ulcères postbulbaires);
- pour le cadre duodénal : en trois de chiffre inversé, de rabotage (lésions pancréatiques);
- pour le grêle : en dents de scie, en épine de rosier, en mosaïque, en ficelle (iléite et maladie de Crohn);
- pour le côlon : en bouton de col (abcès); en spicule (ulcérations); en pile d'assiettes (colites), en massue, en chou-fleur, en grappe de raisins (diverticuloses); en flamme de bougie ou en bouffant de culotte de golf (sténoses); en pince de homard ou en trident (invaginations); en tenaille, en battant de cloche (polypes);
- sur un abdomen sans préparation : en croissant gazeux (pneumopéritoine), en tuyaux d'orgue, en cornue (occlusion).
Syn. image en
B. B. Crohn, gastroentérologue américain (1932)
Étym. lat. imago : image, représentation