Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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capacité de codage l.f.

coding (capacity of)

Capacité d'une séquence codante à déterminer par sa taille celle de la protéine correspondante.
P. ex., une séquence codante de 1 MDa détermine une protéine de 60 à 70 kDa.

brin codant, codage (capacité de)

[Q1]

codage n.m.

encoding

Transformation d'une grandeur physique ou d'un signal élémentaire en une grandeur ou en un signal plus facile à mesurer.

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

codage de phase l.m.

phase encoding

gradient, gradient de codage de phase (en IRM)

[B2,B3]

Édit. 2018

codage en échelle de gris l.m.

gray scale encoding

En imagerie numérisée, visualisation des valeurs numériques d’une matrice en faisant correspondre à ces valeurs les différents gris d’une l'échelle.
Les valeurs numériques contenues dans la matrice correspondent à une gamme très étendue de densités (par exemple, plusieurs milliers de valeurs en ce qui concerne l'échelle de Hounsfield d'un scanographe), mais les moniteurs de télévision n’autorisent qu'une gamme de gris nettement moins étendue. Ex. Soient une coupe TDM où les densités s’échelonnent sur 2000 unités Hounsfield (UH) et un moniteur qui permet 20 nuances de gris. Si l’on veut visualiser toute la gamme des densités, chaque nuance de gris représentera 100 UH : l’image sera très peu contrastée. On peut choisir de ne visualiser qu’une partie des densités (par exemple entre -100 et + 100 UH). Chaque nuance de gris représentra alors 10 UH : l’image sera beaucoup plus contrastée, mais méconnaitra toutes les structures dont la densité sera inférieure à -100UH ou supérieure à + 100UH. IL en est de même pour l’IRM et la radiographie numérisée.
D'où la nécessité, en fonction du contexte clinique, de choisir quel segment (fenêtre) de l'échelle des valeurs numériques sera imagé. Cette fenêtre peut être plus ou moins haute et plus ou moins large.

fenêtre (en image numérisée)

[B1,B2,B3]

Édit. 2018

codage de fréquence en IRM l.m.

frequency encoding

gradient, gradient de codage de fréquence en IRM

[B2,B3]

Édit. 2018

gradient de codage en fréquence en IRM (Goméga) l.m.

frequence encoding gradient

En IRM, gradient de champ magnétique, nommé Goméga, appliqué selon une direction perpendiculaire à la fois à celle du gradient de sélection de coupe (Gs) et du gradient de codage de phase (Gphi) destiné à coder les colonnes de la matrice.
Si l'on fait p. ex. des coupes axiales, le gradient Gs est appliqué selon z'z et le gradient Gphi selon y'y. Le gradient Goméga, sera appliqué selon x'x, perpendiculaire aux deux axes précédents et à la direction des colonnes de la matrice.
Ce gradient Goméga, doit être mis en œuvre pour chaque ligne de la matrice après le codage de cette ligne par le gradient Gphi, au moment de la lecture du signal (d'où le nom de gradient de lecture qui lui est également donné). L'application du gradient Goméga accroît la fréquence de précession des protons dans la direction x'x, donc dans chacune des colonnes de la matrice, à l'intérieur de la ligne sélectionnée par le gradient Gphi. Le gradient Goméga doit donc être appliqué, inchangé, autant de fois que la matrice comprend de lignes (par ex. 256). A l'intérieur de chaque ligne, chaque colonne correspondra à une bande de fréquence déterminée. Il doit donc y avoir autant de bandes de fréquence que la matrice comprend de colonnes. Ainsi, au terme d'un cycle d'impulsions complet, après le codage de la dernière ligne, toutes les "cases" de la matrice ont été codées par la phase et par la fréquence (celle-ci constitue le plan de Fourier). Le décodage, permettant de passer de ce plan à la matrice-image, se fait par une transformation de Fourier appliquée aux deux dimensions y et x (double transformation de Fourier).

Syn. gradient de lecture

Fourier (plan de), gradient, gradient bipolaire, précession libre

[B2,B3]

Édit. 2018

gradient de codage en fréquence symétrique en IRM l.m.

symetric frequency encoding gradient

En écho de spin (IRM), gradient de codage en fréquence bipolaire particulier, dont les lobes, tous deux positifs, sont disposés symétriquement par rapport à l'impulsion de 180°.
Le premier lobe est appliqué en début de séquence, après l'impulsion de 90° mais avant celle de 180° ; le deuxième, d’une durée double de celle du premier, après l'impulsion de 180°, symétriquement par rapport à celle-ci. Ces deux lobes ont pour but de s'affranchir des différences de phase induites par l'impulsion de 180°. Ce gradient particulier est utilisé en imagerie de flux, lorsqu'un vaisseau a un long trajet dans le plan de coupe (rephasage des spins sur les échos pairs).

gradient bipolaire

[B2,B3]

Édit. 2018

capacité n.f.

capacity

1) Aptitude d’un récipient, d’un système matériel ou biologique à contenir une substance, faculté d’un être à saisir une chose ou à exécuter une action.
2) En droit civil la capacité est l’aptitude juridique d’une personne à agir par elle-même.

O. Steinbrocker, médecin rhumatologue américain (1949)

Étym. lat. capacitas, déverbal de capio : prendre saisir. Formé sur le radical indo-européen cap : saisir et le suffixe de qualité -ité qui porte la notion d’aptitude.

capacité civile, capacité de codage, c. du sacrum, c. du sang en gaz carbonique, c. du sang en oxygène, c. fonctionnelle de Steinbrocker, c. rectale, c. résiduelle fonctionnelle, c. totale des poumons, c. vésicale, c. visuelle, c. vitale

[C1,E]

capacité de diffusion pulmonaire l.f.

pulmonary diffusing capacity (DL)

Volume de gaz qui franchit la membrane alvéolocapillaire en 1 mn pour une différence de pression partielle du gaz de 1 mm Hg.
Elle s'exprime en mL/mn/mm Hg ou mieux en mMol/L/kPa. Les résultats sont exprimés en valeur absolue et en pourcentage de valeurs théoriques tenant compte de l'âge, de la taille et du sexe.
Elle comporte une composante liée à la membrane (épaisseur et surface) et une partie liée aux caractéristiques du gaz (PM et solubilité) et au volume capillaire. Elle est 20 fois plus élevée pour le gaz carbonique que pour l'oxygène, augmente à l'exercice, est diminuée en cas de maladie interstitielle pulmonaire ou d'amputation importante du lit vasculaire pulmonaire.
On apprécie la capacité de diffusion pulmonaire par la mesure de la diffusion du CO. Lors de cette mesure en laboratoire on peut aussi apprécier la part qui revient à chaque composante.

[C2,K1]

capacité de transfert pulmonaire l.f.

capacité de diffusion

[C2,K1]

capacité du sacrum l.f.

capacity of the sacrum

Appréciation chiffrée de la conformation obstétricale du sacrum, par le rapport normalement de 5 à 7,5, entre l’arc et la corde du sacrum.

[A1,O3]

capacité du sang en dioxyde de carbone l.f.

plasma carbon dioxide combining power

Quantité maximale de CO2 que peut fixer le sang sous une pression de ce gaz égale à sa pression partielle dans les alvéoles pulmonaires (40 mm/Hg).

[C2,K1]

capacité du sang en oxygène l.f.

oxygen blood capacity

Quantité maximale d'oxygène qui peut se combiner chimiquement avec l'hémoglobine par unité de volume de sang.
Pour l'hémoglobine adulte humaine, une mole d'hémoglobine peut fixer 4 moles d'oxygène et donc un gramme d'hémoglobine peut fixer 1,389 mL d'oxygène.
Elle est donc de 20,5 mL d'oxygène pour 100 mL de sang normal. Tout cet oxygène est fixé sur l'hémoglobine. Une très faible partie est dissoute dans le plasma.

Syn. pouvoir oxyphorique du sang

[C2]

capacité fonctionnelle de Steinbrocker l.f.

functional capacity

Évaluation de l'importance d'un handicap chez un sujet.
La détermination du degré d'un handicap est importante pour tester la valeur des essais thérapeutiques ou des interventions orthopédiques. L'Association américaine de rhumatologie a validé l'échelle de Steinbrocker degré 1 aucun handicap ; degré 2 réalisation correcte des activités normales, mais douleur et raideur d'une ou plusieurs articulations ; degré 3 limitation des activités de la vie quotidienne, autonomie conservée en particulier pour les soins corporels ; degré 4 handicap important ou total, nécessitant la présence d'une tierce personne.

O. Steinbrocker, médecin rhumatologue américain (1949)

incapacité, déficience

[I,E3]

capacité fonctionnelle hépatique l.f.

hepatic functional capacity

La capacité fonctionnelle hépatique peut être appréciée par les épreuves au vert d’indocyanine ou à la brome-sulfone-phtaléine.

vert d'indocyanine (épreuve au), brome-sulfone-phtaléine (épreuve à la)

[C2,L1]

capacité hospitalière l.f.

Nombre de lits destinés à l’hébergement des personnes dans un établissement de soins, ou dans l’ensemble des établissements d’un territoire donné.
Actuellement la capacité hospitalière de la France pour l’accueil de personnes âgées dépendantes est considérée comme insuffisante par rapport aux besoins, elle est excédentaire pour d’autres catégories de malades.

carte sanitaire

[E]

capacité inspiratoire l.f.

inspiratory capacity (IC)

Volume d'air qui peut être inspiré à la fin d'une expiration normale.

Sigle CI

[C2,K1]

capacité pulmonaire totale l.f.

total lung capacity (TLC)

Volume de gaz présent dans le thorax en fin d'inspiration complète, égal à la somme des volumes mobilisables et non mobilisables soit de la capacité vitale et du volume résiduel.
Les résultats s'expriment en valeur absolue, LBTPS, et en pourcentage de valeurs théoriques dépendant de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.

Sigle CPT

[C2,K1]

capacité rectale l.f.

rectal capacity

Paramètre mesurant la sensibilité rectale consciente à la distension.
On décrit plusieurs valeurs seuil : le seuil de sensibilité est le volume d'air distendant minimal, pour lequel une première sensation fugace est perçue ; il varie normalement de 10 à 60 mL ; le seuil de besoin constitue le volume intrarectal pour lequel la distension induit une sensation de besoin, claire et permanente ; ce seuil varie normalement de 120 à 240 mL ; le seuil de tolérance est le volume distendant pour lequel le malade demande spontanément de cesser la distension. Ce dernier seuil est compris chez le sujet normal entre 300 et 450 mL.

[C2,L1]

capacité résiduelle fonctionnelle (CRF) l.f.

functional residual capacity (FRC)

Volume de gaz présent dans les poumons en fin d'expiration spontanée, égal à la somme du volume résiduel et du volume de réserve expiratoire.
La CRF s'exprime en valeur absolue en LBTPS et en pourcentage de valeurs théoriques dépendant de l'âge, de la taille et du sexe du sujet.
Sur le plan physiologique, elle correspond à la position d'équilibre de l'ensemble thoracopulmonaire, c'est-à-dire au moment de la respiration où les forces élastiques tisssulaires pulmonaires et thoraciques, dont l'action sur l'ensemble thoracopulmonaire est inverse, s'équilibrent exactement.

capacité, spirogramme

[C2,K1]

capacité totale de fixation du fer l.f.

total iron binding capacity (TIBC)

Somme du fer sérique et de la quantité de fer que peut lier la transferrine, protéine porteuse.
La quantité de fer fixable sur sa protéine porteuse dépend de la concentration de cette transferrine qui est synthétisée par le foie.

Sigle CTFF

hémochromatose génétique

[C2,F1]

capacité totale des poumons l.f.

total capacity

Volume d'air dans les poumons et les voies aériennes en fin d'inspiration maximale.

capacité, spirographie

[C2,K1]

capacité vectorielle l.f.

vector capacity

Aptitude plus ou moins grande d'un vecteur à transmettre un agent infectieux en fonction de sa bio-écologie et des conditions de l'environnement.
La capacité vectorielle est la résultante de la compétence vectorielle et de la bio-écologie du vecteur (abondance, longévité, préférences trophiques, etc.) sur lesquelles s'exerce l'action des facteurs environnementaux. Ainsi, pour avoir une capacité élevée vis-à-vis d'un micro-organisme donné, un vecteur doit présenter une compétence élevée et avoir une bio-écologie favorable à la transmission. Dépendante des conditions écologiques locales, elle n'a de sens, pour un système micro-organisme – vecteur donné, que dans un environnement défini, à une saison précise. Il est possible d'évaluer cette capacité par une formule dans le cadre de certains modèles mathématiques utilisés par les épidémiologistes.
Elle doit être distinguée de la compétence vectorielle.

Syn. Efficacité vectorielle

vecteur, compétence vectorielle

[D]

capacité ventilatoire maximale l.f.

ventilation maximale minute

[C2,K1]

capacité vésicale l.f.

bladder capacity

Volume d'urine qui peut être contenu dans la cavité vésicale.
L'on distingue une capacité maximale liée à l'état physique de l'ensemble de la paroi vésicale, qui se mesure au mieux sous anesthésie locorégionale, et une capacité fonctionnelle, qui correspond au volume pour lequel se déclenche habituellement la miction.

[C2,M3]

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