choc anaphylactique l.m.
anaphylactic shock.
État de choc brutal de mécanisme immuno-allergique (réaction d'hypersensibilité immédiate de type I avec l'intervention de complexes antigène-anticorps, les anticorps sont les plus souvent des immunoglobulines E), traduisant un contact préalable, passé souvent inaperçu.
Il survient souvent sur terrain prédisposé (accidents allergiques antérieurs, atopie), après l'ingestion ou l'injection de certains produits (aliments, antibiotiques, curares, vaccins, hormones, antalgiques, produits iodés, venins d'hyménoptères, produits de désensibilisation, latex, etc.). Les délais d'apparition varient de 2 à 20 min et plus. Les signes cliniques sont ceux du choc vasogénique (ouverture des shunts précapillaires et effondrement des résistances vasculaires), c'est un choc chaud. Les signes associés peuvent comprendre : tachycardie, urticaire, éruptions, bronchospasme, œdème laryngé (œdème de Quincke), diarrhée.
L'évolution peut être mortelle par collapsus et arrêt cardiaque. Le traitement d'urgence consiste en l'administration d'adrénaline par voie sous-cutanée, endotrachéale et surtout intraveineuse (chez l'adulte, 0,25 à 1 mg dilué dans 10 mL de solution sodée physiologique, en injection lente, à répéter si besoin). Pour la prévention d'accidents ultérieurs, une enquête allergologique doit toujours être entreprise afin d'identifier la substance en cause.
Étym. gr. ana : contraire de ; phulaxis : protection : anaphylaxie = qui fait le contraire d'une protection
→ choc, envenimation