buccopharyngectomie transmandibulaire conservatrice l.f.
conservative transmandibular oropharyngectomy
Variante de la buccopharyngectomie, sectionnant la branche horizontale de la mandibule pour aborder la zone d’exérèse.
Une ostéosynthèse mandibulaire rétablit la continuité osseuse après fermeture de la brèche buccopharyngée.
Étym. lat. bucca : bouche et gr. pharunx : gorge
Syn. pharyngectomie latérale transmandibulaire conservatrice ou oropharyngectomie transmandibulaire conservatrice
→ buccopharyngectomie, buccopharyngectomie transmandibulaire conservatrice
Édit. 2017
mutation conservatrice l.f.
conservative mutation
Remplacement d’un acide aminé dans une protéine par un résidu différent n’entraînant pas de modification fonctionnelle.
[C3, Q1]
Édit. 2019
chirurgie percutanée du rein l.f.
renal percutaneous surgery
Introduction dans les cavités excrétrices du rein, à travers la peau et la paroi lombo-abdominale, d'endoscopes explorateurs et opérateurs.
Cet abord des cavités pyélocalicielles, après leur repérage radiographique ou échographique, à travers une incision cutanée minime puis traversant les muscles de la paroi lombo-abdominale et enfin le parenchyme rénal, permet l'exploration des cavités, la mise en place de drainage, la destruction et l'ablation des calculs, la cure de lésions tumorales limitées, ainsi que l'endopyélotomie.
[M2]
accident vasculaire cérébral et chirurgie cardiaque l.f.
cardiac surgery and stroke
→ chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral, accident vasculaire cérébral
[K3,H1]
Édit. 2016
chirurgie n.f.
surgery
Ensemble des méthodes, techniques et procédés comportant une action manuelle directe sur le corps humain, avec ou sans instrument, soit par manœuvres externes, soit par intervention nécessitant l'effraction sanglante du revêtement cutané.
La chirurgie vise à corriger des déformations du corps congénitales ou acquises, à extirper des tumeurs ou corriger leurs conséquences fonctionnelles, à traiter certaines conséquences des infections, etc.
Des spécialités sont individualisées selon les organes ou appareils considérés (chirurgie cardiaque, neurochirurgie, chirurgie orthopédique, etc.), selon les buts recherchés (chirurgie esthétique, réparatrice), selon les procédés utilisés (chirurgie plastique, microchirurgie). La petite chirurgie désigne couramment des interventions simples : plâtres, bandages, ponctions, petites incisions, etc.
Selon l'évolution des connaissances en médecine, des affections deviennent ou cessent d'être passibles de méthodes chirurgicales.
Étym. gr. kheirourgia de kheir : main ; ergon : ouvrage
→ pathologie externe, acte chirurgical, réactions psychiques à la chirurgie
[N2 ]
chirurgie bariatrique n.f.
bariatric surgery
La chirurgie bariatrique regroupe les interventions proposées comme remède chirurgical dans certains cas d’obésité sévère.
Elle ne se discute que chez les patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) ≥ 40 kg/m2 appelé obésité morbide ou un IMC ≥ 35 kg/m2 associé à au moins une comorbidité susceptible d’être améliorée après chirurgie (diabète de type 2, HTA, apnée du sommeil, maladies ostéo-articulaires invalidantes, stéatohépatite non alcoolique), en deuxième intention après échec d’un traitement bien conduit pendant 6 à 12 mois (en l’absence d’une perte de poids suffisante ou en l’absence de maintien de la perte de poids), pour des patients bien informés et ayant bénéficié d’une prise en charge pré-opératoire pluridisciplinaire, ayant compris et accepté la nécessité d’un suivi à long terme, en présence d’un risque opératoire acceptable. Les interventions sont classées en deux types principaux : - les techniques restrictives : l’anneau gastrique ajustable, de moins en moins pratiqué et la gastrectomie longitudinale ou sleeve gastrectomy,- les techniques mixtes : court-circuit gastrique ou Roux-en-Y gastric bypass et aussi la dérivation bilio-pancréatique qui est très peu utilisée et réservée aux obésités extrêmes (IMC ≥ 55 kg/m2). L’anneau gastrique ajustable consiste à placer un anneau de diamètre modifiable autour de la partie supérieure de l'estomac, délimitant ainsi une petite poche. Les aliments vont s'écouler très lentement selon le principe du sablier. L'anneau est relié par un petit tube à un boitier de contrôle placé sous la peau. La gastrectomie longitudinale qui consiste à retirer 2/3 de l’estomac, réduit sa partie fonctionnelle à un tube vertical en lui donnant une forme allongée comme une manche (sleeve). La partie de l’estomac réséquée secrète la ghréline, hormone régulatrice de la faim, dont la diminution de la concentration sanguine réduitla sensation de faim. Le court-circuit gastrique crée une poche gastrique proximale de capacité restreinte et la continuité digestive est rétablie par une gastro-jéjunostomie.La dérivation bilio-pancréatique consiste à réséquer une partie de l’estomac et à diviser l’intestin grêle en deux parties l’une anse alimentaire dans laquelle transitent les aliments et l’autre ne contenant ni bile ni suc pancréatique. Ces interventions chirurgicales se pratiquent le plus souvent sous cœlioscopie. L’anneau gastrique ajustable est pratiquement abandonné en raison de complications tardives et de reprise du poids conduisant à son retrait chez presque la moitié des patients. Après bypass gastrique, les complications chirurgicales sont les fistules digestives, l’occlusion par hernie interne, la dilatation aigue de l’estomac exclu, l’hémorragie digestive, la sténose gastro-jéjunale.Après sleeve gastrectomy, les complications chirurgicales dominantes sont liées au risque de rupture de la ligne d’agrafes, créant une fistule ou un saignement et la sténose médio-gastrique. Cette intervention peut aussi favoriser l’apparition d’un reflux gastro-œsophagien avec le risque d’endobrachyœsophage. Les complications médicales sont dominées par les déficits nutritionnels, vitaminiques et en oligoéléments s’ils ne sont pas reconnus et corrigés. Ils peuvent entraîner, en particulier, des complications neurologiques sévères. Les autres complications sont les pathologies psychiatriques, les suicides, le dumping syndrome, les hypoglycémies fonctionnelles, la lithiase biliaire, la néphrolithiase.Avant et après l'acte chirurgical, le protocole comporte un suivi pluridisciplinaire par endocrinologue, nutritionniste, chirurgien, psychiatre ou psychologue. La consultation psychiatrique a pour but de repérer les troubles du comportement alimentaire : boulimie ou autre. Les recommandations sont consultables sur le site de la haute autorité de santé : « Obésité : prise en charge chirurgicale chez l’adulte (2009). Chirurgie bariatrique : un nouveau set d’indicateurs pour évaluer la qualité de la prise en charge chirurgicale chez l’adulte (2013). Définition des critères d’éligibilité pour la réalisation d’une chirurgie bariatrique chez les moins de 18 ans (2016) ». Le site obesite.sante.gouv. permet d’accéder au plan Obésite 2010-2013 et de consulter la liste des centres spécialisés et intégrés et les établissements partenaires dans la prise en charge de l’obésité. La chirurgie bariatrique est efficace entraînant une réduction pondérale, une réduction de la mortalité cardio-vasculaire et par cancer, améliorant le diabète, l’hypertension artérielle, le statut lipidique, l’apnée du sommeil, la qualité de vie.
→ court-circuit gastrique, gastrectomie longitudinale, leptine, syndrome du court-circuit digestif
[L2,R1,R2]
Édit. 2017
chirurgie cardiaque et accident vasculaire cérébral l.f.
cardiac surgery and stroke
Le risque d'accident neurologique mortel lors d'une intervention à cœur ouvert avec circulation extracorporelle, à cœur fermé, ou d'une transplantation cardiaque, est estimé entre 0,3 et 2%.
L'ischémie cérébrale peut être diffuse, secondaire à une diminution globale et importante du débit sanguin en rapport avec une hypotension artérielle ou un arrêt cardiaque. Le pronostic est fonction de la durée, de la profondeur de l'hypoperfusion et de l'âge du malade.
Les ischémies focales, fréquentes, n'entraînent des séquelles permanentes que chez 1% des patients ; elles sont la conséquence d'embolies dont l'origine est variée : thrombotique à point de départ cardiaque ou de plaques d'athérome, gazeuse (circulation extracorporelle), de matériel valvulaire, de silicone, de chlorure de polyvinyle, etc.
Lorsque la chirurgie cardiaque est pratiquée précocement, au décours d'un accident embolique cérébral, le risque d'hémorragies cérébrales est élevé (29%), particulièrement en cas d'endocardite infectieuse ou d'infarctus cérébral important.
[K3,H1 ]
chirurgie cornéenne l.f.
corneal surgery
Ensemble des méthodes manuelles permettant, avec l'aide de l'instrumentation appropriée, d'agir sur la cornée.
La chirurgie cornéenne est pratiquée dans un but thérapeutique ou réfractif.
[P2,G5 ]
chirurgie cycloverticale l.f.
cyclovertical surgery
Traitement chirurgical du syndrome vertical.
[P2]
chirurgie endoluminale l.f.
Ensemble des interventions thérapeutiques pratiquées sous contrôle radiologique dans la lumière de vaisseaux ou de conduits excréteurs.
Ces interventions non sanglantes sont de types divers : dilatations, embolisations, extractions de calculs, etc.
Syn. radiologie d’intervention
[G5,B2 ]
chirurgie endoscopique naso-sinusienne l.f.
functionnal endoscopic sinus, nasosinusal endoscopic surgery
Chirurgie endoscopique des sinus visant à privilégier la physiologie naso-sinusienne et à assurer l’aération et le drainage des divers sinus de la face en conservant au maximum les structures anatomiques.
[P1,G5 ]
chirurgie endoscopique transluminale par un orifice naturel l.f.
natural orifice tansluminal endoscopic surgery (NOTES)
Technique de chirurgie abdominale mini-invasive sans incision cutanée utilisant un orifice naturel.
L’endoscope passe par un orifice naturel (bouche, vulve, méat urétral, anus), puis dans la cavité abdominale par l’incision d’un organe interne (estomac, vagin, vessie, colon).
Initialement, a été réalisée pour une cholécystectomie par voie transgastrique (2007), puis par voie transvaginale (2009). Elle a été étendue à l’appendicectomie, à la néphrectomie par voie vaginale.
Elle a été proposée également par voie transvésicale et transcolique.
Elle trouverait une indication particulière chez les sujets obèses ou en chirurgie bariatrique.
Chez la femme, la voie transvaginale se prêterait bien à la chirurgie de l’étage susmésocolique de l’abdomen et bien sûr à la chirurgie gynécologique (ovaire, trompe, utérus).
R. Zorron, chirurgien brésilien (2010)
[G5 ]
chirurgie intra-utérine l.f.
intrauterine surgery
1) Acte chirurgical portant sur le fœtus, après incision utérine ou par voie endoscopique transutérine.
Les rares indications ont été la pose in utero, d’un cathéter vésical dans la cure d’uropathie obstructive par valve de l’urètre postérieur, ou d’un cathéter intraventriculaire de dérivation en cas d'hydrocéphalie, quelques tentatives enfin de réparation d’une hernie diaphragmatique.
2) Chirurgie portant sur le contenu de la cavité utérine pratiquée par endoscopie, p. ex. une endométrectomie ou une résection de cloison utérine.
[O3,O6]
chirurgie mini-invasive l.f.
mini invasive surgery
Acte chirurgical utilisant une voie d'abord de taille réduite, nécessitant une instrumentation et une technique opératoire spécifiques.
[N2]
chirurgie réfractive l.f.
refractive surgery
Ensemble des techniques chirurgicales se proposant de supprimer le port de lunettes, de lentilles ou de verres de contact par une intervention sur la cornée, la chambre antérieure ou postérieure, ou par l'extraction du cristallin transparent.
Elles partent toutes du principe que l'amétropie est une maladie et que les lunettes, les lentilles précornéennes ou les verres de contact sont des orthèses ne guérissant pas la maladie.
Syn. kératoplastie réfractive
[P2]
chirurgie réfractive de la cataracte l.f.
cataract refractive surgery
Technique chirurgicale se proposant de traiter l’astigmatisme cornéen, préexistant et la cataracte, en plaçant l’incision tunnellisée de 3mm de la cataracte dans le méridien le plus plat. Après l’opération, l’astigmatisme résiduel est traité par une incision de 3mm placée à l’opposé de l’incision de cataracte.
Ce type de chirurgie réfractive de la cataracte est indiqué seulement lorsqu’on effectue une phaco-émulsification, avec des implants pliables, permettant une incision limitée à 3mm.
Étym. gr. katarraktès: chute d’une trappe, d’une porte de ville, chute d’eau, kata rassô : tomber complètement, chute d’un voile (devant les yeux)
→ cataracte, chirurgie réfractive
[P2]
chirurgie réfractive lamellaire l.f.
→ lasik
[P2]
chirurgie rénale ex situ l.f.
bench surgery, ex vivo surgery
Technique chirurgicale qui enlève un rein par une néphrectomie ménageant particulièrement les éléments du pédicule vasculaire, traite les lésions rénales sur le rein isolé, refroidi et perfusé, et se termine par une autotransplantation.
Elle est adaptée à la chirurgie de l'artère rénale et de ses branches, de certaines lithiases complexes, et des tumeurs sur rein unique.
Syn. chirurgie extracorporelle, chirurgie ex vivo, chirurgie hors du corps
[M2]
chirurgie thoracique vidéo-assistée l.f.
thoracoscopy
Technique chirurgicale réalisée dans la cavité pleurale, au travers de trocards avec une instrumentation adaptée où le contrôle visuel des gestes de l'opérateur se fait sur un écran de télévision placé face à lui.
Le but de cette méthode est de supprimer les délabrements musculaires qu'entraînent les thoracotomies larges avec section de muscles dont la portion sous-jacente à cette section est définitivement dénervée et s'atrophie.
Cette méthode opératoire est utile pour traiter les pneumothorax, les tumeurs pulmonaires corticales bénignes énucléables, les petites tumeurs médiastinales bénignes, pour pratiquer des résections en coin de tumeurs périphériques jusqu'à 3 cm de diamètre. Elle est commode pour les biopsies pleurales, pulmonaires, ganglionnaires ou de tumeurs médiastinales inenlevables car les prélèvements sont bien orientés et de volume suffisant.
À tout moment, on peut faire une "conversion" en thoracotomie classique en cas d'incident, d'accident ou de besoin.
Dans les exérèses pulmonaires réglées telles que lobectomies, pneumonectomies ou pluri
Autre dénom. chirurgie thoracique sous vidéoscopie, chirurgie thoracique endoscopique
Sigle CTVA
[K3,B2]
chirurgie vidéoscopique l.f.
videosurgery
Chirurgie qui utilise une voie d'abord minime, ne permettant pas la vision directe du champ opératoire, et qui nécessite l'introduction d'un objectif à partir duquel le champ opératoire est exposé sur un écran extérieur.
[N2]
cycloverticale (chirurgie) l.f.
cyclovertical surgery
Traitement chirurgical du syndrome vertical.
[P2]
réactions psychiques à la chirurgie l.f.p.
psychical reactions to surgery
Vécu lié à une intervention chirurgicale, notamment à la dépendance totale du sujet lors des périodes préopératoire, opératoire et postopératoire, surtout au cas d'anesthésie générale, ainsi qu'à la perte temporaire ou définitive d'une partie de soi.
Associée à une régression, l'angoisse est constante. Une obtusion de la conscience est exceptionnelle. Sont seulement cités : les éventuelles douleurs du moignon et/ou un membre fantôme après amputation ; la détresse après mastectomie pour cancer chez la femme (hantise de la mort, perte d'un organe symbole féminin, etc.) ; les troubles de l'adaptation à un contrôle sphinctérien insuffisant après, p. ex., colostomie pour cancer.
Une relation dès avant l'intervention peut permettre d'en améliorer les suites et de diminuer les antalgiques. Une surveillance psychiatrique prolongée, en collaboration avec l'entourage et au besoin avec des associations spécialisées dans certaines séquelles chirurgicales, sera souvent indispensable.
→ hystérectomie (retentissement psychique de l'), transplantations d'organes et psychisme
survie après chirurgie des carcinomes bronchiques non à petites cellules l.f.
→ carcinomes bronchiques non à petites cellules (survie après chirurgie des)
[F2,K1]
thorax fermé (chirurgie à) l.m.
closed-chest surgery
Chirurgie pratiquée sans ouverture de la cage thoracique.
La chirurgie cardiaque et notamment coronaire et la chirurgie pulmonaire à thorax fermé ont été rendues possibles par la mise au point de la vidéochirurgie à l’intérieur du thorax. Bien que faisable et réaliste, ses possibilités sont limitées par la complexité technique des gestes de revascularisation chez beaucoup de patients.
Académie nationale de chirurgie dentaire l.f.
L’Académie nationale de chirurgie dentaire, se consacre à l’étude et au progrès de la chirurgie dentaire et de tout ce qui peut concourir à cet objet.
Déclarée d’utilité publique, son existence est reconnue par le Journal Officiel du 20 juillet 1956. Sa composition statutaire est la suivante : membres titulaires 90, membres associés nationaux 90, membres associés étrangers 80, membres libres 30. -
Son action se concrétise par des séances officielles, des études en commissions, l’édition régulière d’un Bulletin. Elle répond à l’attente des pouvoirs publics et à celle des organismes professionnels. Elle participe au groupe de concertation entre les académies des sciences de la vie et de la santé. Elle récompense chaque année des travaux scientifiques.
[P3]
Édit. 2020