Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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chéilite glandulaire l.f.

glandular cheilitis

Hyperplasie rare, souvent infectée, des glandes labiales accessoires qui siègent presque électivement à la lèvre inférieure.
On décrit trois formes cliniques :
- la chéilite glandulaire simple, ou cheilitis glandularis simplex, décrite par Puente et Acevedo, débute dans l'enfance et se traduit, sur la face muqueuse de la lèvre inférieure, par de petits orifices souvent entourés d'un halo blanchâtre d'où sourdent des gouttelettes de salive. La lèvre supérieure est parfois atteinte. La palpation donne l'impression de petits nodules ou grains de plomb. L'évolution est chronique, se compliquant parfois de suppuration. Une transformation carcinomateuse est à craindre ;
- la chéilite glandulaire apostémateuse de Volkmann est beaucoup plus rare. C'est une forme chronique, suppurée, profonde. La macrochéilite est permanente et douloureuse, recouverte de croutes adhérentes qui, enlevées, laissent voir des pertuis orificiels d’où sourd du pus. Une transformation carcinomateuse est à craindre. Le traitement est chirurgical ;
- la chéilite suppurée superficielle, ou cheilitis glandularis purulenta superficialis, décrite par Baelz et Unna, serait une forme atténuée. La lèvre inférieure, œdémateuse, douloureuse, est parsemée d'orifices recouverts de croutes impétiginisées. Le traitement repose sur l'antibiothérapie, parfois complétée par un traitement chirurgical.

J. Puente et A. Acevedo, dermatologistes argentins (1927) ; E. von Baelz, médecin interniste allemand (1890) ; P.G. Unna, dermatologiste allemand, membre de l'Académie de médecine (1890) ; R. von Volkmann, chirurgien allemand (1870)

Étym. gr. apostèma : abcès, tumeur purulente

[N1,P3,D1]