Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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effets du cerveau divisé l.m.p.

Conséquences de la déconnexion chirurgicale des deux hémisphères cérébraux, surtout par section du corps calleux, pratiquée pour des épilepsies graves et rebelles.
Projetée sur écran pour n'apparaître que sur la moitié du champ visuel, l'image d'un mot n'est lue que si elle parvient à l'hémi-champ droit, donc au cortex visuel de l'hémisphère gauche. La même procédure permet d'explorer les fonctions "émotionnelles" de l'hémisphère droit.
L'apraxie diagnostique résulte d'un véritable conflit ouvert entre les deux hémisphères : la main gauche vient contrarier certains gestes volontaires de la main droite, ou bien elle effectue des actes non voulus consciemment par le patient.
Toutefois, ces sujets semblent se comporter normalement dans la vie quotidienne. Il est vrai que seul le cortex se trouve "coupé en deux" et qu'une certaine capacité d'intégration encore mal précisée est assurée par les structures sous-corticales.
En fait, l'inquiétante étrangeté de la phénoménologie du cerveau divisé a suscité peu d'échos dans les diverses représentations, en particulier psychiatriques, philosophiques et spirituelles de la personnalité.

R. W. Sperry, neurologue américain, prix Nobel de médecine en 1981 (1982) ; M. Gazzaniga, psychobiologiste américain (2005)

dominance hémisphérique, apraxie diagonistique, épilepsie, lobotomir

[H1, H2]

Édit. 2019

cerveau divisé l.m.

effets du cerveau divisé

accident catastrophique à effets limités l.m.

disaster accident with limited effects

Accident de cause naturelle, technique ou humaine, dont les effets matériels et corporels sont limités dans le temps comme dans l'espace.
Ils nécessitent l'intervention de moyens de secours professionnels dans le cadre d'un plan d'intervention particulier, appelé « plan rouge », en France.

Étym. lat. accidens : ce qui survient

plan rouge

Édit. 2016

antidépresseur (effets latéraux d'un) l.m.p.

antidepressant (side effects)

Effets liés aux impacts biologiques de l'antidépresseur (AD) : anti-cholinergiques (sécheresse de la bouche, vision trouble, dysurie, constipation, troubles cognitifs), adrénolytiques (sédation, bradycardie, troubles du rythme cardiaque), antihistaminiques (sédation).
Ils sont communs et propres à chaque classe d'AD. Dans l'ensemble, les non-tricycliques non-IMAO semblent mieux tolérés, surtout au niveau cardiovasculaire. Certains de ces effets peuvent être recherchés : anxiolyse et sédation avec les AD sédatifs, stimulation avec les psychotoniques.
Parmi les plus fréquents, seront cités les troubles suivants :
- psychiques : fatigue (fréquente), sédation, recrudescence anxieuse, levée de l'inhibition et suicide, virage maniaque, confusion mentale, délire (principalement avec les IMAO) ;
- neurologiques : tremblement (AD anticholinergiques), modifications de l'électro-encéphalogramme (risque épileptique) et troubles neurovégétatifs, mais aussi signes extrapyramidaux et, avec les IMAO, polynévrite et névrite rétrobulbaire ;
- digestifs : hépatites et retentissement hépatique (plutôt avec les IMAO), sécheresse buccale, constipation ;
- cardiovasculaires : hypotension, troubles de la conduction et diminution de la contractilité myocardique (cardiotoxicité plus forte des tricycliques), crises hypertensives sous IMAO classiques par non-respect des contre-indications alimentaires (régime pauvre en tyramine) ou médicamenteuses ;
- métaboliques : prise de poids (surtout avec les AD sédatifs antihistaminiques), avitaminoses B lors de traitements prolongés ;
- enfin : oculaires (risque de glaucome aigu, notamment), sexuels, dysuriques, rarement hématologiques.

benzodiazépines (effets secondaires des) l.m.p.

side-effects of benzodiazepines

Effets inconstants et réversibles observés à l'arrêt d'un traitement par benzodiazépine.
On peut observer :
- une diminution de la vigilance et des performances motrices, à type d'asthénie, de difficultés de concentration, de somnolence, de bradypsychie, surtout dans les premiers jours du traitement ;
- un effet désinhibiteur, euphorisant ;
- une amnésie antérograde portant sur l'acquisition et le rappel mnésique ;
- une réaction paradoxale avec majoration de l'anxiété, de l'insomnie, hostilité et actes agressifs quelquefois ;
- des conduites automatiques normales ou bizarres, parfois désinhibées, auto- ou hétéro-agressives, dont le sujet ne garde aucun souvenir, rapportées par l'entourage, avec conséquences médicolégales possibles, et qui s'observent surtout avec les benzodiazépines à demi-vie brève ;
- un risque de dépendance psychique, plus élevé que celui de dépendance physique, majoré chez les sujets déjà dépendants de drogues ou de l'alcool ;
- des réactions allergiques, p. ex. de type urticarien.
Un phénomène de sevrage physique est probable lorsque le produit est consommé d'une façon prolongée et arrêté brutalement : anxiété, agitation, insomnie, tremblements, contractures, rares syndromes confuso-oniriques et/ou crises comitiales.

benzodiazepine, amnésie antérograde, crise épileptique

[H3,G5 ]

Édit. 2017

interféron (effets indésirables de l') l.f.p.

psychiatric side-effects of interferon

La prescription croissante de cette substance dans les hépatites chroniques actives, en carcinologie et comme immunomodulateur, fait craindre des effets indésirables.
Sont observés : des états dépressifs anxieux relativement fréquents (environ 25 % des cas), souvent en relation étroite avec les injections du produit ; des délires de persécution à type de bouffée délirante ; un mélange ou une alternance de ces deux ordres de troubles.
La notion d'antécédents psychiatriques n'est plus tenue pour constante.

hépatite B, hépatite C

lithium (effets seconds du) l.m.p.

lithium (side effects)

Effets nombreux : endocriniens, neurologiques, rénaux et digestifs.
Seront mentionnés les effets les plus fréquents : tremblement dose-dépendant, souvent contemporain d'une lithiémie élevée, et signes parkinsoniens, surtout chez le sujet âgé ; syndrome polyuropolydipsique d'origine néphrogénique, par insensibilité des cellules rénales à l'hormone antidiurétique (nécessité d'une surveillance annuelle ou bisannuelle de la fonction rénale) ; hypothyroïdie nécessitant une opothérapie substitutive, mais ne justifiant pas l'arrêt du lithium.
Certains sont précoces : digestifs (nausées, troubles du transit), neurologiques (tremblements, symptômes extrapyramidaux), neuromusculaires (fatigue) ; d'autres plus tardifs : syndrome polyuropolydipsique, prise de poids.
Quelques effets secondaires peuvent être graves : troubles de la repolarisation cardiaque, potentiellement dangereux en cas de régime hypo ou désodé, épilepsie, psoriasis, prise de poids importante, térato-géno-toxicité.

médicaments anticancéreux (effets secondaires neurologiques des) l.m.p.

neurologic side-effects of antimitotic drugs

Complications neurologiques fréquentes et le plus souvent dose-dépendantes des médications antitumorales, qui doivent faire l'objet d'une surveillance attentive.
Non spécifiques, les tableaux cliniques centraux réalisent : des encéphalopathies aigües (surtout méthotrexate intraveineux ou intrathécal, mais aussi cisplatine, vincristine, procarbazine, 5-fluorouracile, cytosine arabinoside, nitrosurée, ifosfamide, tamoxifène, etc.) ; des atteintes pseudovasculaires (méthotrexate principalement, cisplatine) ; des encéphalopathies chroniques du type démence sous-corticale (méthotrexate, BCNU, cytarabine, etc.) ; des syndromes cérébelleux (5-fluorouracile, cytarabine) ; des myélopathies transverses (méthotrexate, cytarabine, rarement thiatépa) ; des méningites aseptiques (méthotrexate).
Des polyneuropathies de tous types (polyradiculonévrites aigües, neuropathies axonales sensorimotrices, neuropathies avec dysautonomie) sont connues. Les alcaloïdes de la pervenche, notamment la vincristine, sont les antimitotiques les plus toxiques pour le système nerveux périphérique.
La combinaison d'une chimiothérapie et d'une radiothérapie multiplie les risques de toxicité.

neuroleptiques (effets indésirables des) l.m.p.

side effects of neuroleptics

Complications relativement fréquentes de l’emploi des neuroleptiques dont la correction et la prévention sont essentielles pour éviter l'arrêt du traitement.
On en décrit quatre groupes principaux :
- neurologiques, à type de dyskinésies aigües, de syndrome parkinsonien, de dyskinésies tardives et de crises comitiales ;
- végétatifs, essentiellement anticholinergiques, habituellement cardiovasculaires dont le plus grave est le syndrome malin, comportant une dysrégulation thermique ;
- endocriniens, reflétant l’action des neuroleptiques sur le système tubéro-infundibulaire qui est impliqué dans les régulations hormonales (prolactine, GH-LHRH) ; le syndrome aménorrhée-galactorrhée et la prise de poids sont fréquents ;
- psychiques, avec asthénie, passivité, indifférence, parfois état confusionnel surtout lors des fortes doses, ou état dépressif fréquemment lié au deuil forcé du délire.
L’ensemble de ces complications cède à l’arrêt du traitement, sauf les dyskinésies tardives.
Le blocage des récepteurs dopaminergiques D2 est probablement à l’origine des effets latéraux neurologiques et endocriniens. Plusieurs effets pharmacologiques correspondent à d’autres récepteurs: effet anticholinergique (bouche sèche, constipation, voire tableau occlusif, troubles urinaires), effet histaminique sur la vigilance, effet alpha-adrénolytique périphérique (somnolence, hypotension orthostatique, trouble de l'éjaculation). Le blocage simultané des récepteurs sérotoninergiques 5-HT2 (action de la clozapine) expliquerait la rareté des manifestations extrapyramidales.

psychothérapies (évaluation des effets des) l.f.

valuation of psychotherapies

Évaluation qui se heurte à un dédale méthodologique, par la pluralité des modèles appliqués, parfois différents de ceux affirmés, le nombre des variables en cause, comme la prise conjointe de psychotropes, les difficultés d'appréciation d'indicateurs pertinents de changement, en particulier psychodynamiques, la possibilité d'améliorations spontanées d'états névrotiques, certains présupposés théoriques et la règle générale des groupes de contrôle, sans négliger une estimation coût-efficience.
Il est volontiers admis que globalement un fort pourcentage de patients, surtout anxiodépressifs, en tire bénéfice, et quelle que soit la méthode ("paradoxe de leur équivalence", W.B. Stiles). Ceux qui s'aggravent sont mal connus. Il semble que ce soit l'alliance thérapeutique, avec notamment son empathie, qui soit la mieux corrélée avec une évolution clinique positive. En pratique, pour beaucoup, plutôt que de savoir quelle procédure est en général plus efficace, il s'agit d'établir les effets obtenus par une approche donnée et pour un type particulier de patient.
Malgré, principalement, ses aspects réducteurs, l'utilisation outre atlantique de manuels pour chaque forme de psychothérapie facilite la standardisation des principes, techniques et références explicites. Les approches françaises réalisent des études de processus à une échelle institutionnelle, visant à corréler les variations observées aux facteurs de changement présumés. Mais leurs résultats sont difficilement généralisables. Ces deux perspectives pourraient se compléter. Bien qu'il soit nécessairement juge et partie, l'estimation par le clinicien est déterminante.

W. B. Stiles, psychologue américain (1986)

psychanalyse et psychothérapie

abcès du cerveau l.m.

brain abscess

Suppuration focale développée au sein du parenchyme cérébral et due à de nombreuses bactéries pyogènes, dont les streptocoques, les staphylocoques, les germes à Gram négatif et les anaérobies ou des amibes.
Il peut être soit cérébral ou extra-cérébral, soit lié à une affection suppurée de la sphère ORL, soit d'origine métastatique, provenant d'une suppuration profonde, soit enfin secondaire à une fracture crânienne avec brèche.
L'abcès cérébral collecté est unique ou plus rarement multiple et précédé d'un stade d'encéphalite pré-suppurative. Les signes de localisation neurologique et d'hypertension intracrânienne prédominent. Le syndrome infectieux peut être absent.
Extra-cérébraux, les empyèmes sous-dural et extradural se situent respectivement entre la dure-mère et l'arachnoïde, et en dehors de la dure-mère.
L'imagerie cérébrale, notamment l’IRM, a permis un diagnostic plus précoce, précisé la topographie et l'évolutivité, facilité la recherche étiologique et la conduite du traitement.
Celui-ci est désormais le plus souvent prioritairement médical, par une antibiothérapie adaptée, même dans les localisations en zone fonctionnelle et dans les abcès multiples. Le recours à la chirurgie est devenu rare. Mais la morbidité et la mortalité restent relativement élevées. Bien qu'actuellement moindres, les séquelles les plus fréquentes comportent un déficit neurologique focal, une hydrocéphalie communicante et une épilepsie.

Étym. lat. abcessus, d’abcedere : s’éloigner

encéphalite, hypertension intracrânienne, hydrocéphalie communicante 

[D1, H1]

Édit. 2020

angiomatose caverneuse du cerveau l.f.

familial cavernous angiomas of the brain

Malformations vasculaires rares révélées par une épilepsie, des hémorragies cérébrales ou des troubles neurologiques localisés.
Les malformations sont parfois silencieuses. L’atteinte oculaire avec cavernome rétinien n’est pas constante, le nerf optique peut être altéré par compression, et il peut exister des migraines. On peut également trouver des angiomes cutanés. Il existe des formes familiales et trois gènes ont été localisés. (MIM 116860).

J.C. Michael et P.M Levin, médecins américains (1936)

Étym. gr. aggeion : vaisseau ; ôma : tumeur ; ose : atteinte diffuse

Syn. cavernomes cérébraux, malformations caverneuses du cerveau et de la rétine

[H1,J1,K4,P2]

Édit. 2017  

cercle artériel du cerveau l.m.

circulus arteriosus cerebri (TA)

cerebral arterial circle

Cercle vasculaire situé à la base du cerveau, autour de la selle turcique ; il anastomose le système carotidien et les artères vertébrales.
Il est formé : en avant, par les deux artères cérébrales antérieures unies par l’artère communiquante antérieure ; latéralement par la terminaison de l’artère carotide interne et l’artère communiquante postérieure ; en arrière par les deux artères cérébrales postérieures qui s’écartent l’une de l’autre.

T. Willis, anatomiste et médecin britannique (1664)

Syn. anc. polygone de Willis, hexagone de Willis

[A1,H5]

Édit. 2015

cerveau n.m.

cerebrum ; telencephalon (TA)

cerebrum, telencephalon

Ensemble des deux hémisphères cérébraux.
Il résulte du développement du télencéphale, vésicule cérébrale antérieure secondaire, segment le plus antérieur du prosencéphale. Il donne les hémisphères, le bulbe olphactif, les ganglions basaux (corps striés).

Syn. télencéphale

[A1,H5]

Édit. 2015

citerne de la fosse latérale du cerveau l.f.

cisterna fossae lateralis cerebri (TA)

cistern of lateral cerebral fossa

Espace sous-arachnoïdien en rapport avec la partie inférieure du sillon latéral.
Il communique avec la citerne chiasmatique.

Syn. anc. citerne sylvienne, lac sylvien, confluent latéral, confluent antérieur et latéral, confluent sylvien

[H5]

Édit. 2015

commissure antérieure du cerveau l.f.

commissura anterior cerebri (TA)

anterior commissure of cerebrum

Petit faisceau blanchâtre tendu en arc entre les deux hémisphères cérébraux, au niveau de la paroi antérieure du troisième ventricule.
Sa partie médiane est en rapport en arrière avec les colonnes du fornix avec lesquelles elle délimite la fossette triangulaire (de Schwalbe), et en avant avec la partie supérieure de la lame terminale du cerveau au-dessous du rostrum du corps calleux. Ses deux prolongements latéraux traversent en diagonale les deux régions sous-lenticulaires. Les fibres antérieures, arciformes à concavité antérieure, réunissent les deux bulbes olfactifs. Les fibres postérieures, arciformes à concavité postérieure, solidarisent l’écorce des deux circonvolutions de l’hippocampe.

G. Schwalbe, anatomiste allemand (1844-1916)

Syn. anc. commissure blanche antérieure, commissure olfactive, commissure du rhinencéphale, commissure rostrale

[H5]

Édit. 2015

développement du cerveau l.m.

brain development

Processus de maturation morphologique et fonctionnelle de l'encéphale, dont l'ordre et la chronologie au cours de la vie varient très peu dans une même espèce.
Quelle que soit l'importance du capital génétique, il ne peut contrôler à lui seul le nombre considérable de connexions (près de 106) qui se forment dans le cerveau. Y participent des facteurs épigénétiques environnementaux (nutritionnels, sensoriels, liés à l'expérience sociale, à l'apprentissage) et intrinsèques (interactions cellulaires, sécrétion de substances chimiques, notamment hormonales).
Les facteurs d'environnement interviennent pendant une période limitée, variable selon l'espèce et la fonction en cause, parfois très brève.

engagement sous la faux du cerveau l.m.

subfalcine cerebral herniation

engagement sous-falcoriel

[H1,H2]

Édit. 2020

faisceau en crochet du cerveau l.m.

faisceau unciné du cerveau

[A1,H1]

Édit. 2018

faisceau unciné du cerveau l.m.

fasciculus uncinatus cerebri (TA)

uncinate fasciculus of telencephalon

Faisceau de fibres arquées unissant les lobes frontal et temporal du cerveau.

Syn. anc. faisceau en crochet du cerveau, faisceau temporo-frontal

[A1,H1]

Édit. 2018

faux du cerveau l.f.

falx cerebri (TA)

falx cerebri, cerebral falx

Prolongement sagittal médian de la dure-mère crâniale placé dans la fissure longitudinale du cerveau.
Il a la forme d’un triangle incurvé en bas. Son sommet antérieur s’insère sur la crista galli, sa base postérieure se continue avec la tente du cervelet, son bord inférieur libre contient le sinus sagittal inférieur et surmonte le corps calleux, son bord supérieur creusé par le sinus sagittal supérieur longe la ligne médiane sagittale de la voûte crânienne depuis le foramen caecum jusqu’à la protubérance occipitale interne.

tumeur de la faux du cerveau, engagement de la faux du cerveau

[A1,H5]

Édit. 2018

tumeur de la faux du cerveau l.f.

falx cerebri tumor

Tumeur intracrânienne développée au contact de la faux du cerveau.
Cette définition topographique englobe les tumeurs implantées sur les faces latérales ou le bord inférieur de la faux, mais aussi, selon certains, les tumeurs médianes des hémisphères cérébraux et parasagittales ayant des rapports intimes avec le sinus longitudinal supérieur.
Il s'agit le plus souvent de méningiomes (frontaux pour la moitié, rolandiques pour un tiers, postérieurs pour un cinquième des cas). Bien plus rarement, sont observées des métastases cancéreuses ou d'autres lésions.
Ces tumeurs se traduisent par des signes focaux (épilepsie, déficits sensitivomoteurs) et d'hypertension intracrânienne.
Le problème thérapeutique chirurgical est lié à la nécessité du respect des veines corticales et du sinus longitudinal postérieur.

méningiome, hypertension intracrânienne, métastase cérébrale

[H2]

Édit. 2018

fissure longitudinale du cerveau l.f.

fissura longitudinalis cerebri (TA)

longitudinal cerebral fissure

Fissure médio-sagittale située entre les deux hémisphères cérébraux et occupée par la faux du cerveau.
Elle a la forme d’un arc de cercle à concavité inférieure répondant aux commissures interhémisphériques.

Étym. lat, fissura : fente, crevasse 

[H5]

Édit. 2018

fissure transverse du cerveau l.f.

fissura transversa cerebri (TA)

transverse cerebral fissure

Dépression profonde creusée en arrière et sur les côtés entre les hémisphères cérébraux et les grandes commissures interhémisphériques d’une part, et le cerveau intermédiaire et le mésencéphale d’autre part.
Elle est en forme de fer à cheval à concavité antérieure. Sa partie moyenne, postérieure, est comprise entre le splénium du corps calleux et le trigone en haut, les colliculus et le toit du troisième ventricule en bas. De chaque côté elle se continue par une dépression qui sépare le gyrus parahippocampal en dehors, du pédoncule cérébral et du cerveau intermédiaire en dedans. La pie-mère pénètre dans la fissure transverse du cerveau pour former la toile choroïdienne supérieure et les plexus choroïdes latéraux.

X. Bichat, anatomiste et physiologiste français (1771-1802)

Étym. lat, fissura : fente, crevasse 

Syn. anc. fente cérébrale de Bichat

[A1,H5]

Édit. 2018

fosse latérale du cerveau l.f.

fossa lateralis cerebri (TA)

lateral cerebral fossa

Dépression située dans la profondeur du sillon latéral.
Son fond est occupé par une partie assez étendue de la surface hémisphérique qui constitue le lobe de l’insula.

F. Sylvius ( F. De le Boë), anatomiste, physiologiste et médecin néerlandais (1614-1672)

Syn. anc. vallée de Sylvius, fosse de Sylvius, vallée sylvienne

[A1]

Édit. 2018

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