cellulite n.f.
Inflammation du tissu cellulo-adipeux sous-cutané.
1/ En infectiologie, la cellulite bactérienne est une lésion infectieuse de pronostic redoutable
2/ En dermatologie, remaniement disgracieux de l’hypoderme et du tissu sous -cutané fréquent chez la femme sur les cuisses, les fesses et l’abdomen, qui donne à la peau un aspect capitonné en « peau d’orange », douloureux à la pression.
3/En dermatologie également, dermatose d'origine inconnue appelée cellulite à éosinophiles de Wells.
G. C. Wells, dermatologiste britannique (1971)
→ cellulite à éosinophiles de Wells, cellulite bactérienne, fasciite, cellulite nécrosante
[D1, J1]
Édit. 2019
cellulite à éosinophiles de Wells l.f.
Wells’ syndrome, eosinophilic cellulitis
Dermatose d'étiologie inconnue caractérisée par un tableau clinique ressemblant à une cellulite infectieuse avec des placards érythémato-œdémateux, et par un aspect histologique comportant un œdème et un infiltrat éosinophilique du derme avec une image évocatrice en « flamme »; l'évolution se fait par poussées récidivantes de deux à six semaines et, sous corticothérapie générale, la guérison totale est la règle après une phase d'induration transitoire.
Histologiquement, l'image de « flamme » ou « flammèche » correspond à des dépôts amorphes de collagène entourés de leucocytes et de débris d'éosinophiles, notamment de leur protéine basique majeure (MBP) ainsi que d'histiocytes et de cellules géantes. Quoique très évocatrices du diagnostic de cellulite de Wells, des "flammes" peuvent être retrouvées dans d'autres maladies éosinophiliques.
G. C. Wells, dermatologiste britannique (1971)
Syn. syndrome de Wells
[J1]
cellulite bactérienne l.f.
bacterial cellulitis, necrotizing fasciitis
Infection bactérienne étendue du derme profond, de l'hypoderme, des fascias superficiels et des tissus cellulaires sous-cutanés, secondaire à une porte d'entrée locorégionale, principalement due au streptocoque A, plus rarement à d'autres bactéries telles que staphylocoques, anaérobies, Haemophilus, bacilles à gram négatif.
Elle touche le plus souvent la jambe, réalisant le tableau d'un érysipèle qui « tourne mal » du fait d'un terrain fragile, d'un streptocoque très virulent ou d'un traitement par antiinflammatoires non stéroïdiens. Les signes d'alarme sont, sur un placard d'érysipèle, l'apparition de lésions purpuriques, d'une coloration bleuâtre, d'une hypoesthésie, dans un contexte de fièvre élevée et d'altération de l'état général. L'évolution se fait vers la nécrose, c'est-à-dire une gangrène, pouvant s'étendre jusqu'au muscle. Le traitement doit comporter une exérèse chirurgicale large de tous les tissus nécrosés et une antibiothérapie parentérale du type antistreptococcique ou à plus large spectre. La mortalité est élevée et les séquelles sont fréquentes.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite allant jusqu'aux fascias, cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
[J1,D1]
cellulite cervicale l.f
cervical cellulitis
Diffusion de micro-organismes dans le tissu cellulaire (ou tissu conjonctif cellulo-adipeux de soutien) du cou, entraînant une nécrose étendue.
Elle se produit lorsque les mécanismes de défense ne sont pas parvenus à contenir une infection bactérienne locale, ici surtout bucco-dentaire, mais aussi cutanée, ganglionnaire, pharyngée, d’origine traumatique ou non traumatique. Elle est favorisée par les traitements anti-inflammatoires non stéroïdiens. Elle peut succéder aussi à une cellulite commune localisée périmandibulaire ou péri-maxillaire. Il s’agit d’une inflammation extensive du tissu conjonctif cervical (on parle de cellulite diffuse) dont on redoute la diffusion médiastinale (cellulite cervico-médiastinale).
La flore en cause est variable avec des associations possibles de germes anaérobies et aérobies impliquant surtout des streptocoques. Cliniquement des signes généraux intenses s’associent à une dysphagie, un trismus, une dyspnée, des douleurs cervicales et dans les cas d’évolution rapide, d’emphysème cervico-facial et thoracique. La forme suppurée est aussi appelée phlegmon du cou.
Syn. fasciite (ou fascéite), cellulite nécrosante, cellulite gangréneuse, cellulite avec nécrose tissulaire
→ cellulite cervico-médiastinale
[J1,D1]
cellulite disséquante du cuir chevelu l.f.
→ folliculite disséquante du cuir chevelu
[J1,D1]
cellulite gangréneuse l.f.
cellulitis, anaerobic cellulitis and myonecrosis
→ cellulite bactérienne, gangrène gazeuse
[J1,D1]
cellulite nécrosante l.f.
[J1,D1]
cellulite néoplasique rétro-péritonéale l.f.
retroperitoneal neoplastic cellulitis
Envahissement de l'espace rétro-péritonéal par une coulée de cellules néoplasiques, par extension ou métastase d'un cancer régional ou à distance, susceptible d'envahir et comprimer les structures de cet espace, notamment les uretères.
Les cancers primitifs les plus fréquents sont le sein, la prostate, le pancréas et l'estomac, les cancers gynécologiques. L'affection peut simuler au début une fibrose rétro-péritonéale idiopathique, mais l'évolution néoplasique ne se limite pas à un processus de compression et elle envahit la paroi des organes. Les biopsies chirurgicales sériées du tissu rétro-péritonéal sont souvent nécessaires au diagnostic. Chimiothérapie ou hormonothérapie en sont les seules thérapeutiques. Le pronostic en est très péjoratif.
→ fibrose rétropéritonéale, périurétérite
[J1,F2]
cellulite orbitaire l.f.
orbital cellulitis
Inflammation de l'orbite, le plus souvent infectieuse, consécutive à une sinusite, une plaie ou un corps étranger de l'orbite, une infection oculaire ou une septicémie.
Elle se manifeste souvent comme une affection fébrile aigüe avec exophtalmie douloureuse unilatérale, œdème palpébral, chémosis, baisse d'acuité visuelle, atteinte oculomotrice et parfois œdème papillaire.
[J1,P2,D1]
cellulite pelvienne l.f.
pelvicellulitis
[D1]
cellulite sclérodermiforme extensive bénigne de Touraine, Golé et Soulignac l.f.
Infiltration diffuse du tissu sous-cutané, effaçant les plis et les reliefs musculaires, donnant au visage et au cou un aspect bouffi et une consistance dense, comme injecté de paraffine.
Réunion sous un même nom de deux syndromes, la sclérodermie œdémateuse de Hardy et le sclérœdème de Buschke, dont la distinction est en fait souvent très difficile.
L'évolution se fait rapidement selon une progression descendante s'étendant vers les membres supérieurs et respectant habituellement les mains, puis en général vers la guérison sans séquelles. Certaines formes peuvent être associées à un diabète, d'autres à une gammapathie monoclonale IgG kappa.
A. Touraine et L. Golé, dermatologues français, membres de l'Académie de médecine (1935 et 1937) ; A. Buschke, dermatologue allemand (1900) ; A. Hardy, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1877)
[J1]
cellulite sous-cutanée l.f.
cellulitis
[J1,D1]
cellulite streptococcique du nouveau-né l.f.
neonatal streptococcal cellulitis, perianal streptococcal cellulitis in children
Infection dermo-épidermique infantile à streptocoque β-hémolytique du groupe A, caractérisée par la présence d'un érythème douloureux, et dont l'aspect le plus caractéristique est l'anite streptococcique avec un érythème à point de départ périanal, accompagné d'œdème, de fissures et d'une douleur à la défécation.
L'écouvillonnage de la région périanale identifie le streptocoque et permet de faire un antibiogramme.
Syn. anite streptococcique de l'enfant
[O1,D1]
Touraine, Golé et Soulignac (cellulite sclérodermiforme extensive bénigne de) l.f.
A. Touraine et L. Golé, membres de l'Académie de médecine et R. Soulignac, dermatologues français (1935 et 1937) ; A. Buschke, dermatologue allemand (1900) ; A. Hardy, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1877)
→ cellulite sclérodermiforme extensive bénigne de Touraine, Golé et Soulignac
[J1]
Wells (cellulite à éosinophiles de) l.f.
Wells’ syndrome, eosinophilic cellulitis
G.C. Wells, dermatologiste britannique (1971)
Syn. : cellulite à éosinophiles de Wells
→ cellulite à éosinophiles de Wells
[J1]
Atad (sonde cervico-utérine d') l.f.
Atad's catheter
Sonde à double ballonnet introduite dans le col utérin pour les interruptions médicales de grossesse du deuxième trimestre.
J. Atad, gynécologue obstétricien israélien (1997)
béance cervico-isthmique l.f.
cervical incompetence
Anomalie de continence du col et de l'isthme utérin ne permettant pas la poursuite d'une grossesse jusqu'à terme.
Sa fréquence varie selon les auteurs de 0,05 à 1%. Le diagnostic est évoqué après un ou plusieurs avortements du deuxième trimestre caractérisés par une survenue rapide, sans contractions utérines ni métrorragies. La béance cervico-isthmique est confirmée par l'anamnèse, par l'hystérographie qui montre un élargissement du défilé cervico-isthmique avec un aspect en cheminée, et le calibrage du col utérin par des bougies de Hégar. L'anomalie en est le plus souvent acquise par dilatations cervicales lors de curetages, déchirures du col utérin postopératoires après amputation ou conisation cervicale ; elle peut être congénitale ou anatomique, ou encore fonctionnelle. Le traitement repose sur le cerclage du col utérin réalisé entre 14 et 18 semaines de grossesse.
Syn. incompétence cervicale
Édit. 2017
béance cervico-isthmique anatomique l.f.
anatomical cervical incompetence
Béance cervico-isthmique congénitale associée à des malformations utérines, tel un utérus bicorne ou cloisonné, ou encore une hypoplasie utérine, en particulier dans le cadre de l'exposition in utero au distilbène.
→ DES (syndrome du), utérus bicorne, utérus cloisonné, hypoplasie utérine
Édit. 2017
béance cervico-isthmique congénitale l.f.
congenital cervical incompetence
→ béance cervico-isthmique anatomique
Édit. 2017
béance cervico-isthmique fonctionnelle l.f.
functional cervical incompetence
Variété de béance cervico-isthmique n'apparaissant que pendant la grossesse alors que le bilan anatomique réalisé en dehors de celle-ci par hystérographie ou calibrage du col par les bougies de Hégar est normal.
L'évocation d'une telle anomalie justifierait la recherche de la béance pendant la grossesse par échographie, voire un calibrage pergravidique ; une béance fonctionnelle peut traduire une mauvaise adaptation du contenu utérin au contenant, par exemple dans les grossesses multiples où la pratique d'un cerclage du col utérin reste controversée.
→ Hegar (bougie de), cerclage du col utérin
Édit. 2017
béance cervico-isthmique traumatique l.f.
traumatic cervical incompetence
Incontinence cervico-isthmique de l’utérus dû à un traumatisme mécanique.
La cause la plus fréquente est une dilatation forcée du col utérin, en vue d'un curetage ou d'une interruption de grossesse, et ce d'autant plus que le terme de la grossesse est tardif. Peuvent également être en cause l'arrachement des fibres cervico-isthmiques par la curette, des déchirures du col utérin secondaires à des manœuvres obstétricales manuelles ou instrumentales, une expulsion avant dilatation complète, ou encore un accouchement trop rapide en « boulet de canon ». L'amputation du col utérin ou la conisation comportent également un risque accru de béance.
Édit. 2017
canal cervico-segmentaire l.m.
low uterine segment
Canal constitué sur l’utérus gravide par l’intégration du col dans le segment inférieur lorsque la dilatation est complète.
Syn. canal cervico-utérin, canal cervico-vaginal
[A1,O3]
Édit. 2015
canal cervico-utérin l.m.
low uterine segment
[A1,O3]
Édit. 2015
canal cervico-vaginal l.m.
cervico-vaginal canal
Canal qui, en fin de travail, lorsque la dilatation est complète, met directement en continuité la cavité utérine au niveau du segment inférieur et la cavité vaginale.
Syn. canal cervico-segmentaire
[A1,O3]
Édit. 2015
cervico- préfixe
→ cervical
[A1]