granulomatose pulmonaire à cellules de Langerhans l.f.
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1847-1888)
Langerhans (tumeur maligne à cellules de) l.f.
malignant Langerhans cell tumor
Processus tumoral malin rare, fait de lésions cutanées papuleuses ou nodulaires se disséminant rapidement sur la peau et aux viscères, résultant de la prolifération de cellules de Langerhans souvent atypiques et en mitose qui contiennent des granules de Birbeck.
M. Tani, dermatopathologiste japonais (1992)
Syn. histiocytose langerhansienne maligne, lymphome à cellules de Langerhans
→ histiocytose langerhansienne
histiocyte n. m.
histiocyte
Cellule ubiquitaire, naissant dans la moelle osseuse, d’une durée de vie longue, migrant dans le sang (monocyte) et/ou la lymphe vers les tissus périphériques où elle prend des formes et des fonctions variées : histiocyte dans les parties molles, cellule de Kupffer dans le foie, cellules endothéliformes dans la rate et les nœuds lymphatiques d’où l’ancien nom, donné par Aschoff, de système réticulo-endothélial.
La phagocytose des grosses et des petites particules en est la fonction essentielle, d’où le nom de macrophages donné à ces cellules (par opposition à microphages, représentés par les granulocytes (polynucléaires) et le nom de « système mononucléé phagocytaire », attribué au réseau. Développant une intense activité de membrane, susceptible de former des cellules géantes ou polycaryocytes, possédant d’innombrables récepteurs, capables d’élaborer d’innombrables chemokines et interleukines, dont le TNF α, ces cellules sont capables de concentrer des antigènes et de prendre une part importante dans les premières étapes de l’immunité innée. Ces cellules sont nommées « cellules présentatrices d’antigènes ». Quand cette fonction est privilégiée, la cellule prend volontiers une forme dendritique, caractérisée par de nombreuses expansions membraneuses, multipliant ainsi les occasions de contacts et d’échanges (cellule de Langerhans de l’épiderme, cellule interdigitée située près des veinules post-capillaires dans les organes lymphoïdes). Les cellules histiocyto-macrophagiques prennent une part importante dans « la réaction inflammatoire » et la défense de l’organisme.
Étym. gr. istion : tissu ; kutos : cellule
→ réponse immunitaire, cellule dendritique, système des phagocytes mononucléés, histiocytose
[F1]
histiocyte "bleu de mer" l.m.
“sea-blue" histiocyte
Grande cellule histiocytaire à noyau excentré, à cytoplasme riche en granules lipidiques colorés en bleu-vert par le Giemsa, contenant des sphingomyélines et d'autres phospholipides acides tels que l'acide bislysophosphatidique.
Ce type de cellules s'observe dans la moelle osseuse, le foie et la rate, dans le syndrome des histiocytes "bleu de mer", dyslipoïdose héréditaire, maladie de Niemann-Pick ; mais aussi dans beaucoup d'autres affections hémato
[F1]
Édit. 2015
histiocyte-macrophage n.m.
[F1]
histiocyte spumeux l.m.5,]
R. Virchow, anatomo-pathologiste et anthropologue allemand (1864)
Syn. cellule de Virchow
corps de Langerhans l.m.
Langerhans’ granule
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873)
[A2]
greffe d'îlots de Langerhans l.f.
pancreatic islet transplantation
Technique d'implantation des seules cellules de la partie endocrine du pancréas destinée à traiter le diabète grave insulinodépendant.
Son siège peut être hépatique, épiploïque ou péritonéal. Elle s'apparente plus à une greffe de tissu qu'à une transplantation d'organes. Elle pose néanmoins les mêmes problèmes d'histocompati
îlots de Langerhans l.m.p.
P. Langerhans, anatomiste et anatomo-pathologiste allemand (1847-1888)
Langerhans (bâtonnet de) l.m.
Langerhans’ stick
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873) ; M. S. Birbeck, anatomopathologiste britannique (1961)
Langerhans (cellule de) l.f.
Langerhans cell
Cellule dendritique, très claire en microscopie optique (invisible avec les colorations habituelles et mise en évidence par imprégnation argentique), présentant, en microscopie électronique, des organites discoïdes (granules ou corps de Birbeck, ou encore bâtonnets de Langerhans) et qui exprime, à sa surface, des antigènes CD1a.
D'origine médullaire, siégeant dans le stratum spinosum de l'épiderme et dans l'ensemble des muqueuses, ces cellules, qui représentent de 2 à 4 % des cellules épidermiques, constituent un réseau de cellules présentatrices d'antigène intervenant dans les réactions d'allergie de contact. Cellules sentinelles, elles sont capables d’internaliser les exoantigènes et d’induire une réaction de défense immunitaire dans laquelle interviennent les lymphocytes T. Les granules de Birbeck qui se forment par invagination de la membrane cytoplasmique participent au processus d’internalisation et représentent probablement le mode d’adaptation réalisé par la cellule de Langerhans pour “traiter” dans un temps bref une quantité maximale d’exo-antigènes. La cellule de Langerhans quitte l’épiderme, devient dermique (cellule dendritique dermique) ; elle rejoint les ganglions proximaux par les voies lymphatiques (cellule voilée des lymphatiques), et y demeure dans les zones T ganglionnaires (cellule interdigitante). Son origine est discutée : la plus probable est le monocyte. Certaines histiocytoses, dont l'histiocytose X, sont des proliférations de cellules de Langerhans et sont appelées histiocytoses langerhansiennes.
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1868)
→ cellule dendritique, cellule présentant l'antigène, Birbeck (corps de), bâtonnets de Langerhans,
CD 1, monocyte, histiocytose X
[A2, F3]
Édit. 2019
Langerhans (corps de) l.m.
Langerhans’ granule
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1873) ; M. S. Birbeck, anatomopathologiste britannique (1961)
Langerhans (granule de) l.m.
Langerhans’ granule
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1847-1888)
Langerhans (ilôt de) l.m.
Langerhans’ islet
Amas de cellules, de 0,1 à 0,5 mm de diamètre, répondant au tissu endocrine dispersé au sein du pancréas exocrine ; ces amas sont plus abondants au niveau de la queue de cette glande.
Les cellules endocrines (α, β, γ, petites), à cytoplasme granuleux, sécrètent respectivement le glucagon, l’insuline et la somatostatine.
P. Langerhans, anatomopathologiste allemand (1869)