Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

7 résultats 

cellules tympaniques l.f.

cellulae tympanicae (TA)

tympanic cells

Cavités plus ou moins profondes creusées dans les parois du cavum tympanique.

[A2,P1]

Édit. 2015

déficit des cellules T l.m.

T-cell deficiency

À la différence des DICS (déficit immunitaire combiné sévère), les déficits atteignant sélectivement les cellules T sont caractérisés par la présence de lymphocytes T périphériques en nombre normal ou diminué avec des anomalies fonctionnelles très hétérogènes.
Ces malades ne meurent pas d’infection dans les premiers mois de la vie mais présentent des diarrhées par entéropathies, des allergies, des tumeurs, et surtout des maladies auto-immunes (anémie hémolytique, thrombopénie, neutropénie, hépatite, vascularites cérébrale et rénale).
Cinq anomalies génétiques ont été identifiées parmi ces déficits des lymphocytes T : le déficit en phosphorylase des nucléosides puriniques, le défaut d’expression des chaînes g ou e de CD3, le déficit en CD25 (chaîne a du récepteur de l’IL-2) et le déficit en ZAP-70 (protéine tyrosine-kinase associée aux chaînes e de CD3, nécessaire à la transduction du signal par le TCR).

hémopathies lymphoïdes à cellules T matures et NK l.f.p.

tumeurs à cellules B matures, T matures, NK, histiocytaires, et maladie de Hodgkin (classification OMS juin 2016)

invasion tumorale l.f.

Infiltration, par les cellules tumorales, des tissus entourant une tumeur maligne avec souvent destruction active de ces tissus

Dans les tumeurs malignes d’origine épithéliale (cancers invasifs), les cellules malignes doivent d’abord franchir la membrane basale de la tumeur avant d’envahir les tissus avoisinants, ce qui oppose ces tumeurs aux tumeurs non invasives (cancers « in situ »).

Étym. lat. invadere : envahir, pénétrer dans (in : dans, vadere : marcher)

cancer invasif, cancer in situ 

lipocaline 2 (NGAL : lipocaline associée à la gélatinase des neutrophiles) l.f

Protéine identifiée dans les granules des polynucléaires neutrophiles, puis dans de nombreux types de cellules épithéliales dont les cellules tubulaires de la partie distale du néphron, impliquée dans l’immunité innée en séquestrant le fer, ce qui limite

La NGAL est détectée, chez l’Homme, dans le sang et dans les urines. L’augmentation de sa concentration est un signe précoce d’insuffisance rénale aiguë, associée à un mauvais pronostic. Elle est spécifique de l’atteinte tubulaire rénale précédant l’élévation de la créatinine sérique qui, elle, mesure la fonction rénale globale. Son utilisation permet ainsi de réduire le délai avant le traitement.

insuffisance rénale aigüe

récepteurs chimériques de cellules T n.m

chimeric antigen receptors (CAR)

Cellules T autologues à la surface desquelles sont fixés des récepteurs leur permettant de reconnaître des antigènes spécifiques des cellules tumorales du patient.
Des lymphocytes T sont recueillis du sang du patient. Des gènes leur permettant de synthétiser des récepteurs membranaires spécifiques d’antigènes de la tumeur du patient leur sont transférés. Il s’agit habituellement du transfert à l’aide de rétrovirus de gènes d’anticorps monoclonaux. Ces cellules transformées sont multipliées in vitro et la population obtenue est administrée au patient. Là, les lymphocytes T manipulés se lient aux cellules tumorales et les détruisent. Ce mode de traitement appelé « transfert adoptif de cellules (adoptive cell transfer) » est de plus en plus utilisé dans le traitement des cancers par immunothérapie.

récepteurs chimériques d'antigènes

lymphome nasal à cellules T l.m.

nasal natural killer (NK) T-cell lymphoma

Lymphome non hodgkinien associé au virus Epstein-Barr, situé dans la majorité des cas dans le tractus aérodigestif supérieur et principalement dans la cavité nasale mais peut disséminer dans d’autres organes.
Ce lymphome est particulièrement fréquent en Asie. Les formes localisées répondent favorablement à la  chimio-radiothérapie ; les formes disséminées sont habituellement de pronostic défavorable.

lymphome angiocentrique T, Epstein-Barr (virus d')

[F1,K1,P1]

Édit. 2018