Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

7 résultats 

cellules mastoïdiennes l.f.p.

cellulae mastoideae (TA)

mastoid cells

Cavités pneumatiques diverticulaires de l’antre mastoïdien.
Elles envahissent progressivement toute la portion mastoïdienne de la partie pétreuse de l’os temporal à partir du septième mois de la vie fœtale. Elles s’ouvrent dans l’antre. Leur développement variable conditionne la structure du processus mastoïdien : pneumatique, diploïque ou scléreuse.

[A2,P1]

cellules mésangiales du glomérule n.f.p.

glomerular mesangial cells

Cellules présentes dans les capillaires glomérulaires avoisinant les cellules endothéliales et la membrane basale, de structure voisine de celle des cellules musculaires lisses, intervenant dans la contraction des capillaires, la synthèse des protéines de la membrane basale et source de nombreux médiateurs à action autocrine ou paracrine.
Les cellules mésangiales assurent un triple rôle, celui de support des capillaires glomérulaires contrôlant leur contraction, celui de source de nombreux médiateurs locaux et celui de synthèse des composants de la membrane basale glomérulaire. Les cellules mésangiales expriment des protéines retrouvées dans les cellules musculaires lisses comme l’actine, la myosine et la vimentine. Elles possèdent des récepteurs de l’angiotensine II et sous l’effet de cette hormone se contractent et réduisent la surface de filtration et, ainsi, le débit de filtration glomérulaire. Elles produisent des formes actives de l’oxygène, des prostaglandines et des cytokines proinflammatoires agissant localement et, en particulier, sur le recrutement et l’activation de macrophages. Les cellules mésangiales jouent donc un rôle majeur dans les processus inflammatoires dans les glomérules. Elles participent à la synthèse des protéines de la membrane basale glomérulaire comme le collagène de type IV et dans les glomérulonéphrites à celle des collagènes de type I et III spécifiques de la sclérose glomérulaire. Les glomérulonéphrites mésangioprolifératives sont souvent associées au dépôt d’immuns complexes. La forme la plus fréquente est la glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d’IgA ou Maladie de Berger.

glomérulonéphrite à dépôts mésangiaux d'IgA, mésangium glomérulaire, actine, myosine, vimentine, angiotensine II

[M1,A2,C2,C3]

cellules mononucléées du sang l.f.p.

peripheral blood mononuclear cells

Lymphocytes et monocytes isolés du sang périphérique habituellement par centrifugation en présence d’une solution de Ficoll Ipaque de densité 1,078 à 4°C.

[A2,F1]

couche des cellules multipolaires l.f.

couche ganglionnaire, rétine

[A1,P2]

couche ganglionnaire l.f.

stratun ganglionicum (TA)

ganglionic layer

Syn. anc. couche des cellules multipolaires

rétine

[A1]

MALT (lymphome du) l.m.

MALT lymphoma

Variété de lymphome non hodgkinien développé à partir du tissu lymphoïde annexé aux muqueuses, plus précisément de la zone marginale, la précession par des lésions lymphoépithéliales bénignes étant fréquente : gastrite chronique à Helicobacter pylori, thyroïdite chronique, syndrome de Sjögren.
Ces lymphomes ont une évolution souvent indolente, longtemps localisée. Le rôle d'une stimulation antigénique chronique locale est illustré par la régression possible des lymphomes gastriques après éradication de Helicobacter pylori.
La classification OMS (2001) distngue les lymphomes de la zone marginale (dans 96% des cas) à cellules lymphoïdes B de petite taille, peu évolutifs et les lymphomes diffus à grandes cellulesB, invasifs.
Dans près de la moitié des cas il est noté une translocation t(11 ; 18)(q21- q22) entraînant une fusion des deux gènes API2 et MALT1 impliqués dans la régulation de l’apoptose ; dans les formes à grandes cellules on note une mutation par délétion P53.

Syn. lymphome à cellules monocytoïdes, lymphome de la zone marginale

Sigle  : Mucosa Associated Lymphoid Tissue

MALT

rhabdomyome n.m.

Tumeur bénigne dérivée des cellules musculaires striées, dont le siège préférentiel est le myocarde et la localisation cutanée

 ou muqueuse exceptionnelle.
Les lésions des téguments apparaissent généralement au cours de la sixième décennie, forment de petites tumeurs dures
 situées principalement sur le plancher de la bouche, la langue ou le palais mou, sont constituées de faisceaux de
cellules musculaires striées matures et ont une évolution bénigne. Le traitement est chirurgical.
L'ancienne appellation rhabdomyome granulocellulaire a été remplacée par : tumeur à cellules granuleuses.

Étym. gr. rhabdos : baguette ; mys : muscle ; ôma : tumeur