Kitamura (acropigmentation réticulée de) l.f.
Kitamura's reticulate acropigmentation
Hyperpigmentation autosomique dominante se manifestant par des macules hyperchromiques à disposition réticulée, bien délimitées, légèrement déprimées, à topographie acrale (dos des mains, face antérieure des poignets) et à laquelle s'associent des dépressions palmaires punctiformes et des anomalies des dermatoglyphes.
Décrite en 1943 par Kitamura au Japon, la maladie a été ensuite reconnue dans le monde entier. Les lésions apparaissent dans les deux premières décennies et s'étendent progressivement, parfois à tout le corps. L'étude histologique montre une atrophie épidermique et une augmentation du nombre des mélanocytes, sans incontinence pigmentaire.
K. Kitamura , biologiste japonais (1943)
Étym. gr. akros : extrémité
[J1,Q2]
Édit. 2018
Civatte (poïkilodermie réticulée pigmentaire du visage et du cou de) l.f.
A. Civatte, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1923)
→ poïkilodermie réticulée pigmentaire du visage et du cou de Civatte
[J1]
couche moléculaire réticulée externe de la rétine l.f.
→ couche plexiforme interne, rétine
[A1,P2]
couche moléculaire réticulée interne de la rétine l.f.
→ couche plexiforme externe, rétine
[A1,P2]
dermatose pigmentaire réticulée l.f.
reticular pigmented dermatosis
Génodermatose très rare, caractérisée par une pigmentation cutanée réticulée, associée à une hyperkératose palmoplantaire, apparaissant vers l'âge de deux ans sans être précédée par une phase inflammatoire ce qui la distingue de l'incontinentia pigmenti de Bloch-Sulzberger ou dermatose pigmentaire en éclaboussures.
On peut observer un nystagmus, un strabisme, une altération cornéenne, un pseudogliome, une papillite et une atrophie optique.
L’affection est autosomique dominante (MIM 161000).
O. Naegeli, dermatologue suisse (1927), A. Franceschetti, dermatologue suisse et J. Jadassohn, dermatologiste allemand (1954)
Syn. dermopahia pigmentosa reticularis, syndrome de Naegeli, syndrome de Franceschetti-Jadassohn
dystrophie réticulée de l'épithélium pigmenté rétinien l.f.
reticular dystrophy of retinal pigment epithelium
Dystrophie pigmentée en réseau ou filet du pôle postérieur rétinien observée sur trois générations, avec aspect de "nœuds" au niveau du croisement des mailles.
Elle ressemble à la dystrophie de Sjögren, mais il existe d'autres dystrophies réticulées de même type et parfois individualisées, en particulier la dystrophie de Benedict et Werner où les pigmentations semblent plus marquées que pour la dystrophie réticulée de Sjögren, de transmission autosomique dominante, avec ERG normal. Une autre dystrophie est celle de O'Donnell-Schatz-Reid-Green avec rétine poivre et sel et lésions plus évidentes en angiographie, ERG normal ou légèrement altéré et EOG anormal. L’affection est autosomique dominante (MIM 179840).
R. C. Hsieh, ophtalmologiste américain (1977) ; H. S. C. Sjögren, ophtalmologue suédois (1950) ; O. Benedikt et W. Werner, ophtalmologistes autrichiens (1971) ; F. E. O’Donnell, H. Schatz, P. Reid, W. R. Green, ophtalmologistes américains (1979)
Étym. gr. dus : difficulté : trophein : nourrir
Syn. O'Donnell, Schatz, Reid et Green (maladie de), Benedikt et Werner (maladie de)
dystrophie rétinienne réticulée pigmentée du pôle postérieur l.f.
retinal dystrophy, reticular pigmentary, of the posterior pole
H. S. C. Sjögren, ophtalmologiste suédois (1950)
→ Sjögren (dystrophie réticulée récessive de)
formation réticulée l.f.
formatio reticularis (TA)
reticular formation
Ensemble des formations nerveuses , qui de la moelle spinale au diencéphale occupent, en particulier dans le toit du tronc cérébral, les espaces compris entre les noyaux des nerfs craniens et les grandes voies ascendantes et descendantes.
Ce système réticulé est fait d’une substance de structure particulière : réseau dense de fibres enserrant des groupements cellulaires constitués en noyaux non segmentaires, peu homogènes et mal délimités. Au niveau du tronc cérébral ces noyaux sont classés en quatre groupes : noyaux réticulés médians, dorsaux, ventraux et latéral. Ce sont des centres associatifs très importants qui assurent le contrôle, la facilitation ou l’inhibition de toutes les grandes fonctions dépendant des noyaux du tronc cérébral et du diencéphale. Elle contrôle d’une manière générale l’éveil et peut contribuer aux mouvements, à la circulation, à la respiration et au cycle nycthéméral.
Syn. substance réticulaire
→ diencéphale, tronc cérébral, cycle nycthéméral
[A1, H1]
Édit. 2018
formation réticulée spinale l.f.
formatioreticularis spinalis (TA)
spinal reticular formation
Mélange de fibres nerveuses et de neurones dans la moelle thoracique entre les cornes postérieure et intermédiaire et dans la moelle cervicale entre les cornes postérieure et antérieure.
O. Deiters, anatopathologiste allemand (1834-1863)
Syn. anc. formation réticulée de Deiters, substance réticulée de Deiters.
[A1, H1]
Édit. 2018
formation réticulée du toit du mésencéphale l.f.
formatio tegmentum mesencephali (TA)
reticular formation of tectum of midbrain
Ensemble des formations nerveuses qui occupent dans le toit du mésencéphale les espaces compris entre les noyaux des nerfs crâniens et les grandes voies ascendantes et descendantes.
[A1, H1]
Édit. 2018
formation réticulée du toit du pont l.f.
formatio tegmentum pontis (TA)
reticular formation of tegmentum of pons
Ensemble des formations nerveuses qui occupent dans le toit du pont les espaces compris entre les noyaux des nerfs crâniens et les grandes voies ascendantes et descendantes.
[A1, H1]
Édit. 2018
formation réticulée de Deiters l.f.
O. Deiters, anatomopathologiste allemand (1834-1863)
→ formation réticulée spinale, formation réticulée
[A1, H1]
Édit. 2018
Gougerot-Carteaud (papillomatose confluente et réticulée de) l.f.
H. Gougerot, membre de l’Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologistes français (1927)
→ papillomatose confluente et réticulée
membrane réticulée de l'organe de Corti l.f.
A. de Corti, marquis, anatomiste et histologiste italien (1822-1888)
→ membrane réticulaire de l'organe spirale
mucinose érythémateuse réticulée l.f.
→ érythème réticulé avec mucinose
papillomatose confluente et réticulée de Gougerot et Carteaud l.f.
confluent and reticulate papillomatosis, Gougerot-Carteaud’s syndrome
Dermatose bénigne caractérisée par le développement progressif de lésions hyperpigmentées, discrètement papuleuses, qui se disposent symétriquement sur le tronc, prédominant dans les zones médiodorsale et médio-thoracique où elles confluent en nappes et qui, plus en périphérie, réalisent une éruption réticulée des faces latérales du thorax, du dos, du cou et des creux axillaires.
Très rare, cette affection touche principalement des adultes jeunes et des adolescents. Son image histologique, non spécifique, comporte une discrète papillomatose. Son diagnostic impose d'éliminer formellement un pityriasis versicolor ou un acanthosis nigricans étendu, qui ont souvent été confondus avec la papillomatose confluente et réticulée. La physiopathologie est inconnue. L'évolution est chronique. Les tétracyclines représentent un traitement efficace mais purement suspensif, souvent suivi de rechutes.
H. Gougerot, membre de l'Académie de médecine et A. Carteaud, dermatologues français (1927 et 1932)
Syn. maladie de Gougerot-Carteaud
pneumopathie réticulée hypertrophique l.f.
→ fibrose pulmonaire interstitielle
poïkilodermie réticulée pigmentaire du visage et du cou de Civatte l.f.
poikiloderma of Civatte
Dermatose érythématopigmentée très rare, atteignant principalement le visage et les faces latérales du cou, comportant des télangiectasies et, parfois une hyperkératose folliculaire, dermatose dont beaucoup font une forme régionale de mélanose de Riehl, dans laquelle l'atrophie réticulée est particulièrement importante.
Le diagnostic est difficile avec une pigmentation due aux produits cosmétiques parfumés et avec le lichen pigmentogène d'emblée voire avec l'erythrosis interfolliculairis colli de Leder, qui est beaucoup plus fréquente.
A. Civatte, dermatologue français, membre de l’Académie de médecine (1923)
réticulée (formation) et fonction d'éveil l.f.
formatio reticularis (TA)
reticular formation and wakefulness function
Système à projection diffuse, situé dans le mésencéphale, le pont et la moelle allongée, qui joue un rôle prépondérant dans des grandes fonctions de l'organisme comme l'activité motrice, la respiration, la vasomotricité, l'oculomotricité, et aussi l'éveil cortical (désynchronisation de l'EEG).
Les travaux de G. Moruzzi et H.W. Magoun (1949) ont permis d'établir des relations étroites entre l'activité du tronc cérébral et le niveau de conscience.
Trois voies principales sont décrites : l'une faisant relais dans les noyaux non spécifiques du thalamus ; une seconde passant par l'hypothalamus postérolatéral ; une troisième, pontobasalocorticale, faisant relais dans le noyau de Meynert (groupe de neurones appartenant au système basal).
Située dans la partie rostrale du tegmentum pontin, le tegmentum mésencéphalique et la partie adjacente du diencéphale, la formation réticulée activatrice ascendante projette directement sur le cortex cérébral ou par le biais du thalamus. L'état d'éveil est lié à l'association de multiples afférences, en particulier sensitives et sensorielles.
Une certaine hétérogénéité fonctionnelle explique des états dissociés entre l'éveil cortical, estimé sur le niveau de conscience et l'activité électrique, et l'éveil comportemental, tel qu'il apparaît dans certaines formes d'activité sous-corticale.
G. Moruzzi, neurophysiologiste italien et H. W. Magoun, neuroanatomiste américain (1949)
Étym. lat. reticulus : filet à petites mailles
Syn. formation réticulaire, substance réticulée, système réticulé
Sjögren (dystrophie réticulée récessive de) l.f.
Sjögren’s reticular dystrophy
Pigmentations rétiniennes réticulées en "filet de pêche"" couvrant le pôle postérieur et épargnant la périphérie.
Ces pigmentations sont isolées et en principe non évolutives ; il semble cependant que, dans certaines familles, elles évoluent avec disparition du filet, apparition de drusen et atrophie aréolaire centrale. L'acuité visuelle, l'électrorétinogramme et l’électro-oculogramme sont normaux. La maladie semble très proche de la dystrophie réticulée de l'épithélium pigmenté rétinien qui est de transmission dominante (MIM 179840) ; McKusick a probablement séparé cette affection de la forme dominante car les parents du patient de la description de Sjögren étaient consanguins et non atteints ; de plus, il existait dans cette famille une surdité et une sphérophaquie, deux anomalies supposées indépendantes de la dystrophie réticulée.
De nombreuses affections rétiniennes donnent des aspects réticulés localisés soit sur le pourtour de dystrophies lentes localisées soit en extrême périphérie. L’affection est autosomique récessive (MIM 267800).
H. S. C. Sjögren, ophtalmologue suédois (1950)
Syn. dystrophie réticulaire pigmentaire
→ drusen
substance réticulée l.f.
Deiters (substance réticulée de) l.f.
O. Deiters, anatomopathologiste allemand (1834-1863)
Syn. formation réticulaire spinale
→ formation réticulaire spinale
[A1, H1]
Édit. 2019