agent infectieux l.m.
infectious agent
Micro-organisme (bactérie, virus, parasite, champignon, AINC, etc.) susceptible d’infecter l’organisme humain.
Étym. lat. agens, de agere : agir
Syn. agent pathogène
[D1]
Édit. 2020
anti-infectieux adj.
antiinfectious
Qui combat ou prévient une infection.
cathétérisme n.m.
catheterization
En radiologie vasculaire, mise en place d'un cathéter dans une artère ou dans une veine pour opacifier son territoire avant de le radiographier, ou pour effectuer un geste thérapeutique.
S. I. Seldinger, médecin radiologiste suédois (1953)
→ embolisation, méthode de Seldinger
[B2,B3,K4]
cathétérisme cardiaque l.m.
heart catheterization
Manœuvre d’investigation cardiaque comportant l’introduction d’un cathéter dans les cavités cardiaques, en général par voie vasculaire (veineuse ou artérielle) dans le but soit d’une exploration diagnostique, soit d’une action thérapeutique (cathétérisme interventionnel).
Le cathétérisme des cavités droites introduit une sonde par ponction veineuse transcutanée. Le cathétérisme des cavités gauches utilise soit une sonde artérielle rétrograde, soit une sonde veineuse puis transseptale au niveau auriculaire. Le cathétérisme diagnostique enregistre les pressions intra-cavitaires, mesure le débit cardiaque, prélève du sang à différents niveaux pour étude de la saturation oxygénée, injecte des substances radio-opaques pour angiocardiographie sélective, mesure certains potentiels électriques intracardiaques. Le cathétérisme thérapeutique permet l’application des techniques de la cardiologie interventionnelle.
[B3,K2]
cathétérisme cardiaque droit l.m.
right heart catheterism
Introduction d’un cathéter dans les cavités cardiaques droites et les artères pulmonaires à partir d’une veine périphérique.
Il permet de prendre les pressions dans l’oreillette droite, le ventricule droit et les artères pulmonaires, de mesurer le débit cardiaque et d’évaluer les résistances vasculaires pulmonaires. Il est réalisé le plus souvent avec une sonde à ballonnet (Swan-Ganz). Il s’agit d’un examen invasif, parfois responsable de complications graves. C’est l’examen de référence pour affirmer le diagnostic d'hypertension artérielle pulmonaire, et pour en évaluer la sévérité, le caractère pré- ou post-capillaire et la réponse à un traitement vasodilatateur aigu.
H. J. Swan et W. Ganz, médecins cardiologues américains (1970)
[B3,K2]
cathétérisme cardiaque et risque d'accident vasculaire cérébral l.m.
cardiac catheterization and risk of stroke
Techniques de cathétérisme pour coronarographie ou ventriculographie, qui sont grevées de 0,7 à 1% d'accidents vasculaires cérébraux.
Il s'agit d'accidents ischémiques emboliques à point de départ cardiaque ou aortique. Les séquelles sont graves, avec un déficit permanent pour la moitié. De rares embolies de cholestérol ont été décrites.
Les indications de cet examen dans le bilan étiologique d'une embolie cérébrale sont limitées : apprécier la fonction et l'expansion d'un segment akinétique ventriculaire, évaluer l'état fonctionnel des valves cardiaques, préciser un shunt ou mettre en évidence des troubles de conduction intra-auriculaire ou une maladie du sinus en mesurant le temps de récupération du nœud sinusal.
[B3,K2,H1]
cathétérisme infecté l.m.
CVC-associated bloodstream infection (BSI), Intravascular-device BSI, catheter-related BSI
L’infection sur cathéter veineux central (CVC) peut être d’origine externe ou endogène.
L’origine externe est due au personnel de soins qui peuvent apporter des bactéries des mains ou du rhinopharynx, ou à une antisepsie insuffisante de la plaie d’insertion.
L’origine endogène est fonction du site de l’intervention, indépendante des mesures d’asepsie effectuées par le personnel.
Les signes de l’infection sur cathéter sont essentiellement : une fièvre supérieure à 38°C, l’inflammation du site d’insertion, la présence de micro-organismes dans le cathéter et d’autres sites : sang périphérique, plaie d’insertion.
L’infection est favorisée par: l’âge : âges extrêmes, prématuré et vieillard. (3,9 pour 1000 j et 0,9 pour 1000j chez l’adulte), l’immuno-déficience (4,7 pour 1000 j en cas de sida), la nutrition parentérale, la nature du biomatériau (le PVC est thrombogène, le polyuréthane et le silicone fixent moins les bactéries ; les cathéters plus hydrophobes fixent mieux les bactéries hydrophobes (flore cutanée, Staphylocoques à coagulase négative, Corynébactéries…) et les plus hydrophiles favorisent l’adhésion des bacilles à coloration de Gram négative, le staphylocoque doré, les entérocoques, le plus souvent d’origine endogène. La capacité du cathéter à fixer les protéines plasmatiques est aussi un facteur de risque, et à un moindre degré, leur pouvoir pro-inflammatoire.
La prévention des infections des cathéters veineux centraux est difficile en raison de leur caractère multifactoriel. La formation du personnel est indispensable, les mesures d’asepsie sont nécessaires mais pas suffisantes (infections endogènes). Les propositions préventives ne sont que palliatives : un manchon évitant le contact avec le tissu sous-cutané est peu efficace, la tunnellisation évite le contact avec le tissu sous-cutané, les anticoagulants peuvent prévenir la thrombose et l’occlusion du CVC (l’héparine et les héparines de bas poids moléculaire ne semblent apporter aucun bénéfice et pourraient même augmenter la formation de biofilm de Staphylococcus aureus) ; par contre, le citrate de sodium à concentration supérieure à 0,5% inhibe la formation de biofilms de Staphylococcus. aureus et Staphylococcus epidermidis, de même que l’EDTA sodique. Une concentration inférieure à 0,5 % favorise la formation de biofilm de S. aureus. L’usage de CVC revêtus d’antiseptiques (chlorhexidine et argent) ou d’antibiotiques (minocycline-rifampicine) présente un intérêt certain pour les uns, médiocre pour les autres.
En cas d’infection, l’ablation du cathéter est indispensable. Il faudra attendre la guérison pour réintroduire un CVC.
Il convient d’interdire de déboucher un cathéter obstrué par un thrombus avec un fibrinolytique ou par surpression, d’utiliser un guide passé dans la lumière du cathéter contaminé pour en installer un autre.
→ cathéter
[B3,K4,D1]
cathétérisme ombilical l.m.
umbilical catheterism
→ cathéter artériel ombilical, cathéter veineux ombilical.
[O1,B3,K4]
cathétérisme transseptal de Ross l.m.
Ross transeptal catheterism
Technique qui consiste à introduire un cathéter par le système veineux dans les cavités cardiaques.
Lorsque le cathéter est arrivé au niveau de l'oreillette droite, le septum interauriculaire est traversé par une longue aiguille permettant au cathéter d'accéder à l'oreillette gauche et au ventricule gauche.
J. Ross Jr, chirurgien cardiaque américain (1960)
[B3,K2]
cathétérisme uréthral l.m.
trans-urethral catheterization
Introduction dans l'urèthre, jusqu'à la cavité vésicale, d'une sonde, bougie ou endoscope, dans un but diagnostique ou thérapeutique.
Syn. sondage vésical
[B3,M2]
choc toxi-infectieux l.m.
→ choc septique, choc bactériémique
[G1,D1]
délire infectieux puerpéral l.m.
infectious puerperal delirium
Manifestation psychiatrique survenant au cours d'une infection grave des suites de couches, associant une confusion mentale, des bouffées délirantes et une fièvre très élevée.
Cette affection est devenue exceptionnelle depuis l'ère des antibiotiques.
Étym. lat. delirium : délire
foyer infectieux l.m.
infectious focus
Siège principal ou exclusif d’une infection.
Il peut être aigu ou chronique. À partir de ce foyer localisé, se développe parfois une infection plus diffuse ou généralisée.
[D1]
Édit. 2018
hospitalisme infectieux l.m.
infectious hospitalism
Infections contractées à l’hôpital, transmissibles d’un patient à l’autre ou par l’intermédiaire du personnel hospitalier ou de l’environnement.
Il peut s’agir d’infections limitées ou d’épidémies. Leur prévention repose sur le strict respect des règles d’hygiène.
[D3]
implantation valvulaire aortique par cathétérisme l.f.
transcatheter aortic valve implantation (TAVI)
A. Cribier, médecin cardiologue français, membre de l’Académie de médecine (2002)
Étym. lat. plantare : ficher dans le sol
→ TAVI
infectieux adj.
infectious
Qui a rapport à l'infection et à sa transmission : un germe infectieux est capable de se transmettre directement d'homme à homme.
L'usage distingue les germes infectieux des agents infestants, ces derniers correspondent à la pénétration dans l'organisme d'un agent morbide non directement transmissible. Par ex. l'hématozoaire du paludisme est infestant car il nécessite un vecteur : n’étant pas directement infectieux d'homme à homme, il doit être inoculé par un moustique ou au cours d’une transfusion.
La désinfection consiste à éliminer les germes infectieux pour éviter la transmission de l'infection. Il faut s'attaquer au vecteur.
Étym. lat. infectio : teinture, souillure, déverbal d'inficere : imprégner
pouvoir pathogène d'un agent infectieux l.m.
Capacité d’un agent infectieux de pénétrer dans l’organisme humain et d’y provoquer une maladie limitée à la porte d’entrée ou plus diffuse, voire généralisée, témoignant de sa virulence et/ou de la sécrétion de substances toxiques.
rhumatisme infectieux l.m.
sensibilité d'un micro-organisme à un agent anti-infectieux l.f.
antibiotics sensitivity
Phénomène se traduisant par l’arrêt de la croissance ou la lyse d’un micro-organisme, tel qu’une bactérie ou un virus, en présence d’une quantité déterminée d’un agent anti-infectieux (antibiotique, antiviral, etc.).
Il s’oppose à la résistance (résistance aux antibiotiques, aux antiviraux, etc.).
sonde de cathétérisme l.f.
cardiac catheter