Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

45 résultats 

carcinome vésiculaire de la thyroïde l.m.

follicular carcinoma of the thyroid

Syn. cancer vésiculaire de la thyroïde

cancer vésiculaire de la thyroïde

[F2,O4]

cancer vésiculaire de la thyroïde l.m.

follicular carcinoma of the thyroid

Carcinome développé à partir des cellules vésiculaires du corps thyroïde, dont la morphologie reproduit des structures vésiculaires plus ou moins différenciées, sans composante papillaire.
Les noyaux doivent être arrondis, sans inclusion nucléaire ni aspect optiquement vide. Ce carcinome donne volontiers des métastases osseuses.

Syn. carcinome vésiculaire de la thyroïde

cancer de la thyroïde

[F2,O4]

carcinome anaplasique de la thyroïde l.m.

anaplasic cell carcinoma of the thyroid

Syn. cancer anaplasique de la thyroïde

cancer de la thyroïde

[F2,O4]

carcinome indifférencié de la thyroïde l.m.

undifferenciated carcinoma of the thyroid

Tumeur maligne, cliniquement agressive, dont les cellules tumorales ne s’organisent pas en structures papillaires ou vésiculaires.
Les cellules ont souvent d’importantes atypies cytoplasmiques et nucléaires.
 

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

cancer de la thyroïde

[F2,O4]

carcinome médullaire de la thyroïde l.m.

medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid

thyrocalcitonine, cancer de la thyroïde, cancer médullaire de la thyroïde

[F2,O4]

carcinome papillaire de la thyroïde l.m.

papillary carcinoma of the thyroid.
Carcinome développé à partir des cellules vésiculaires comportant au moins en partie une différenciation papillaire.
Les noyaux doivent être porteurs d’inclusions et peuvent avoir un aspect optiquement vide. Ce carcinome donne volontiers des métastases ganglionnaires.

Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur

cancer de la thyroïde

[F2,O4]

adénomyomatose vésiculaire l.f.

adenomyomatous hyperplasia of the gallbladder

Diverticulose diffuse de la vésicule biliaire, associée à une hypertrophie musculaire lisse.

[L1,L2]

Édit. 2017

appendice vésiculaire de l'époophoron l.m.

appendix vesiculosa epoophori (TA)

vesicular appendix of epoophoron

Chez la femme, petite vésicule arrondie ou piriforme suspendue par un pédicule plus ou moins long à l’une des franges de l’infundibulum de la trompe utérine ou au bord latéral de l’aileron supérieur de mésosalpynx.
Elle est souvent considérée comme le reliquat de l’extrémité crâniale du canal mésonéphrotique et l’homologue de l’appendice épididymaire chez l’homme. Pour d’autres, ce serait un véritable infundibulum accessoire, reliquat de l’extrémité crâniale du canal paramésonéphrotique donc l’équivalent de l’appendice du testicule chez l’homme.

G. Morgagni, anatomiste et anatomopathologiste italien (1622-1771)

Syn. anc.  hydatide pédiculée de Morgagni

cholestérolose vésiculaire l.f.

cholesterolosis of the gallbladder

Lésion de la vésicule biliaire dont la paroi, parfois épaissie, est parsemée sur sa face muqueuse, de petits points blanc-jaunâtres ressemblant aux akènes d’une fraise.
L’examen histologique montre que le chorion des replis muqueux de la vésicule est rempli de cellules histiocytaires claires spumeuses, riches en lipides, parfois associées à des cristaux d’acides gras et d’esters de cholestérol.

Syn. vésicule fraise

[L1]

follicule vésiculaire l.m.

vesicular follicle

Syn. follicule tertiaire

follicule tertiaire

[A3,L1]

Édit. 2018

môle vésiculaire l.f.

vesicular mole

môle hydatiforme

murmure vésiculaire l.m.

vesicular murmur, respiratory sound, breath sounds

Son, perçu à l'auscultation d'un poumon normal, tant à l'inspiration qu'à l'expiration.
Il nait des vésicules pulmonaires, d'où son nom. À l'inspiration, ce son est doux, comme humé, lointain ; à l'expiration il est plus intense, mais plus bref, alors que l'expiration normale est plus longue que l'inspiration. Il faut ausculter symétriquement les deux poumons et comparer pour déceler dans certaines zones une diminution ou une exagération du murmure vésiculaire.

Étym. lat. murmur : bruit faible ; vesicula : petite cavité (de vesica : vessie)

polype vésiculaire l.m.

gall bladder polyp

Formation faisant plus ou moins saillie sur le plan de la muqueuse vésiculaire.
Ce terme, qui ne préjuge pas de la nature bénigne ou maligne de la lésion, s’applique plutôt à des formes bénignes, qu’il s’agisse de tumeur ou de lésion pseudo-tumorale.
Parmi les lésions pseudo-tumorales bénignes, citons le polype cholestérolique, forme localisée de la cholestérolose vésiculaire, et le polype inflammatoire avec ses variantes adénomateuse et adénomyomateuse dans le cadre de la cholécystite chronique. Les lésions bénignes tumorales vraies comprennent, à côté des rares paragangliomes et des tumeurs à cellules granuleuses, les papillomes villeux et les adénomes tubuleux, villeux et tubulovilleux, identiques à ceux rencontrés dans le tractus gastro-intestinal et dont la découverte impose la recherche d’atypies, de cancer in situ, voire de cancer invasif.

lithiase vésiculaire l.f.

Présence de calculs dans la vésicule biliaire, affection très fréquente, concernant 20 % de la population.
Dans les pays occidentaux, environ 80 % des calculs sont cholestéroliques purs ne contenant que du cholestérol ou mixtes contenant en majorité du cholestérol mais aussi des pigments biliaires. Environ 20 % des calculs sont pigmentaires formés soit de polymère de bilirubine (calculs noirs), soit de bilirubinate de calcium (calculs bruns).
La lithiase vésiculaire est le plus souvent asymptomatique ou découverte sur l’imagerie à l’occasion de symptômes n’ayant aucun rapport avec elle (migraine, dyspepsie fonctionnelle, colopathie…). Elle peut être symptomatique se manifestant par des douleurs importantes de l’épigastre ou de l’hypochondre droit avec des irradiations évocatrices à l’épaule ou à l’omoplate droites, durant 15 à 30 mn et répondant à la prise d’analgésiques. Elle peut être à l’origine de complications siégeant au niveau de la vésicule elle-même, il s’agit d’une cholécystite aigue, ou intéressant la voie biliaire principale ou le cholédoque, à l’origine d’une angiocholite ou d’une pancréatite.
Les facteurs favorisants la lithiase vésiculaire sont le syndrome métabolique, l’obésité, l’insulino-résistance et le diabète de type 2. Certaines ethnies sont particulièrement prédisposées à cette affection. La prévalence est plus élevée chez la femme que chez l’homme, mais la différence s’atténue avec l’âge et disparaît après 60-70 ans. Des facteurs génétiques sont connus. Certains médicaments favorisent la lithiase cholestérolique, plus rarement des calculs sont formés par des précipités de médicaments. De nombreuses associations entre certaines pathologies et la lithiase ont été rapportées.

lithiase du canal cholédoque, bilirubine, cholécystite aigüe lithiasique, angiocholite, pancréatite aigüe; syndrome métabolique, diabète de type 2

[L1]

Édit. 2018

cancer anaplasique de la thyroïde l.m.

anaplasic cell carcinoma of the thyroid

Tumeur maligne de la thyroïde très rare (1% à 3%) faite de nappes de cellules indifférenciées d’aspect fusiforme ou conservant des signes de différenciation épithéliale.
D’évolution rapide, aussi bien régionale que métastatique, leur survie médiane est de quatre à cinq mois.

Syn. carcinome indifférencié de la thyroïde

cancer de la thyroïde

[F2,O4]

cancer de la thyroïde l.m.

thyroid cancer

Cancer né des cellules des follicules thyroidiens dans 95% des cas, différencié dans la majorité des cas, d'architecture papillaire (75% des cas) plus souvent que folliculaire (10 à 20%) et rarement indifférencié ou anaplasique.
Dans 5% des cas, le cancer dit "médullaire" se développe à partir de cellules parafolliculaires (cellules C , produisant la calcitonine ). Lymphomes malins ou métastases d'autres cancers sont extrêmement rares.
En France, l’incidence annuelle de ce cancer est de 6700 cas (projection InVS 2011) et la mortalité qui lui est liée de 375 cas annuels (données InVS 2011). Son incidence est plus faible chez l’homme (2,2/100 000) que chez la femme (7,5/100 000). Leur incidence a beaucoup augmenté en apparence depuis 30 ans, du fait du dépistage plus fréquent des petits cancers (infracentimétriques) par l'échographie. Seuls 5% des nodules thyroïdiens de 10mm ou plus sont des cancers.
Le traitement repose sur la chirurgie et dans les formes différenciées suivie, si nécessaire, de l’administration d’iode radioactif. Le pronostic est excellent, la survie à long terme étant de plus de 80%. Les rares métastases sont pulmonaires.
Les cancers indifférenciés ou anaplasiques surviennent chez les personnes âgées (moyenne d’âge 65 ans), surtout chez les femmes. Malgré le traitement, essentiellement chirurgical avec ou sans radiothérapie, le pronostic est très sévère. Des inhibiteurs des kinases donnent des résultats encourageants.
Le cancer né à partir des cellules parafolliculaires (cellules C secrétrices de thyrocalcitonine) est dit cancer médullaire (medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid). L’excrétion d’une thyrocalcitonine anormale donne lieu à des dépôts amyloïdes. Il s’agit d’une forme d’évolution lente pouvant cependant être responsable de métastases essentiellement pulmonaires. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Il peut être familial, lié alors à la mutation germinale du proto-oncogène RET, il peut être alors isolé ou s’inscrire dans le cadre d’une néoplasie endocrinienne multiple de type 2.

Syn. carcinome de la thyroïde

cancer médullaire de la thyroïde, cellule C, iode radioactif, anaplasique, thyrocalcitonine, néoplasie endocrinienne multiple, proto-oncogène

[F2,O4]

cancer médullaire de la thyroïde l.m.

medullary carcinoma of the thyroid, C-cell carcinoma of the thyroid)

Cancer né à partir des cellules parafolliculaires (cellules C sécrétrices de thyrocalcitonine), dit cancer médullaire.
Il représente 5% des cancers thyroïdiens. Les cellules s’agencent en travées ou en massifs et adoptent une architecture endocrinoïde. Elles sont plus ou moins différenciées. Elles ont en commun la particularité d’excréter localement une thyrocalcitonine anormale dont l’accumulation donne lieu à des dépôts amyloïdes localisés. L’excrétion d’une thyrocalcitonine anormale conduit à des dépôts amyloïdes. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Dans 80% des cas, il s’agit de forme sporadique. Il peut être familial, lié alors à la mutation germinale du proto-oncogène RET, il peut être alors isolé ou s’inscrire dans le cadre d’une néoplasie endocrinienne multiple de type 2.

Syn. carcinome médullaire de la thyroïde

cancer de la thyroïde, thyrocalcitonine

[F2,O4]

capsule fibreuse de la glande thyroïde l.f.

capsula fibrosa glandulae thyroideae (TA)

fibrous capsule of thyroid gland

Enveloppe fibreuse de la glande thyroïde qui dépend du système aponévrotique du cou.
Ce système aponévrotique forme une loge dans laquelle est situé le corps thyroïde. Cette loge est constituée : en avant par le feuillet profond de la lame prétrachéale qui engaine les muscles sterno-thyroïdiens ; en arrière par la gaine viscérale du cou et les expansions de cette gaine qui s’unissent, en dehors des lobes latéraux de la glande thyroïde, au feuillet profond de la lame prétrachéale ; latéralement par la gaine vasculaire du cou. Elle se continue en bas par la lame thyropéricardique. La capsule fibreuse de la glande thyroïde reste isolée de la capsule glandulaire proprement dite par une mince nappe celluleuse aisément clivable.

P. Sébileau, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1860-1953)

Syn. anc. capsule fibreuse du corps thyroïde de Sébileau ; gaine thyroïdienne

capsule fibreuse de la glande thyroïde

[A1,O4]

Édit. 2015

capsule fibreuse du corps thyroïde de Sébileau l.f.

P. Sébileau, chirurgien français, membre de l'Académie de médecine (1860-1953)

capsule fibreuse de la glande thyroïde

[A1,O4]

Édit. 2015

cartilage thyroïde l.m.

cartilago thyroidea (TA)

thyroid cartilage

Cartilage laryngé, impair et médian, situé au-dessus du cartilage cricoïde et au-dessous de l’os hyoïde.
Il est formé de deux lames latérales quadrilatères, unies par leur bord antérieur formant un angle dièdre ouvert en arrière.
Chez l’enfant une pièce cartilagineuse impaire et médiane, le cartilage interthyroïdien, relie les deux pièces latérales du cartilage thyroïde. Elle est moins apparente chez l’adulte et disparait chez le vieillard. Losangique à grand axe vertical elle occupe toute la hauteur du cartilage thyroïde. Faite d’un tissu fibrocartilagineux, elle donne à cet organe, chez l’enfant, souplesse et élasticité. Sur sa face postérieure s’implante le nodule glottique antérieur sur lequel s’insèrent les ligaments vocaux.

lame du cartilage thyroïde

[A1,A2,O4]

Édit. 2015

colonne du corps thyroïde l.f.

lobe pyramidal de la glande thyroïde

[A1,O4]

corne inférieure du cartilage thyroïde l.f.

cornu inferius cartilaginis thyroidea (TA)

inferior horn of thyroid cartilage

Petite apophyse qui prolonge vers le bas le bord postérieur du cartilage thyroïde.
Incurvée en dedans, elle s’articule avec la facette thyroïdienne de l’arc cricoïdien.

Syn. anc. petite corne du cartilage thyroïde

[H5]

Édit. 2015

corne supérieure du cartilage thyroïde l.f.

cornu superius cartilaginis thyroidea (TA)

superior horn of thyroid cartilage

Processus qui prolonge vers le haut le bord postérieur du cartilage thyroïde.
Son sommet donne insertion au ligament thyro-hyoïdien latéral.

Syn. anc. grande corne du cartilage thyroïde

[A1]

Édit. 2015

corps thyroïde l.f.

glande thyroïde.

[A1]

Édit. 2015

crête oblique du cartilage thyroïde l.f.

lame du cartilage thyroïde

[A1]

Édit. 2015

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