lame sacro-recto-génito-pubienne l.f.
lamina of the pelvic diaphragm
→ aponévrose pubo-génito-sacrée
lame sacro-recto-génito-pubienne de Delbet l.f.
Delbet’s sagittal fascia of the pelvic diaphragm
Partie fibreuse renforcée du fascia pelvien, à disposition sagittale, tendue à partir du sacrum, en dedans des trous sacrés, se dirigeant en bas et en avant en échangeant des fibres avec les viscères pelviens, et se terminant à l'insertion antérieure rétropubienne du fascia pelvien.
P. Delbet, chirurgien français, membre de l’Académie de médecine (1861-1957)
nerf génito-crural l.m.
nerf génito-fémoral l.m.
nervus genitofemoralis (TA)
genitofemoral nerve
Branche terminale du plexus lombaire née de la banche ventrale de L2.
Elle descend dans un dédoublement du fascia du muscle psoas. Elle se divise au-dessus du ligament inguinal en deux rameaux : le rameau génital et le rameau fémoral.
→ rameau génital du nerf génito-fémoral ,rameau fémoral du nerf génito-fémoral
oculo-génito-laryngé (syndrome) d'Opitz l.m.
Opitz’s oculogenitolaryngeal syndrome
H. Opitz, pédiatre et généticien américain (1969)
Édit. 2017
rameau fémoral du nerf génito-fémoral l.m.
ramus femoralis nervi genitofemoralis (TA)
femoral branch of genitofemoral nerve
Syn. anc. rameau terminal externe du nerf génito-fémoral
rameau génital du nerf génito-fémoral l.m.
ramus genitalis nervi genitofemoralis (TA)
genital branch of genitofemoral nerve
Syn. anc. rameau terminal interne du nerf génito-fémoral ; rameau scrotal du nerf génito-fémoral
rameau scrotal du nerf génito-fémoral l.m.
→ rameau génital du nerf génito-fémoral ,nerf génito-fémoral
rameau terminal externe du nerf génito-fémoral l.m.
→ rameau fémoral du nerf génito-fémoral,nerf génito-fémoral
rameau terminal interne du nerf génito-fémoral l.m.
→ rameau génital du nerf génito-fémoral,nerf génito-fémoral
sillon génito-crural l.m.
genito-crural groove
Sillon anatomique du creux de l’aine qui sépare les organes génitaux externes de la cuisse.
syndrome oculo-génito-laryngé d'Opitz l.m.
Opitz’s oculogenitolaryngeal syndrome
H. Opitz, pédiatre allemand (1969)
[A4,O6,Q2]
candidose n.f.
candidiasis
Mycose provoquée par un micromycète levuriforme du genre Candida (Candida albicans, surtout), qui peut être superficielle (cutanéomuqueuse) ou profonde.
Étym. lat. candida : blanc
[D1]
candidose buccale l.f.
oral candidiasis, thrush
Infection buccale due à des levures appartenant au genre Candida et le plus souvent à Candida albicans.
Il s'agit de saprophytes très fréquents dans la muqueuse buccale et le tube digestif, qui deviennent pathogènes à la faveur de modifications du terrain comme immunodépression, traitement antibiotique, endocrinopathie. Selon l'âge et l'état immunologique du patient, on observe des aspects cliniques différents.
La forme aiguë est représentée par le muguet qui, banal chez le nourrisson, doit faire rechercher chez l'enfant, l'adulte ou le vieillard, une affection chronique sous-jacente ou une antibiothérapie : la muqueuse buccale est le siège d'un érythème plus ou moins diffus, rapidement recouvert de dépôts blanchâtres facilement détachables à l'abaisse-langue. Il existe des formes érythémateuses pures, des formes pseudomembraneuses, rares ou localisées, constituant p. ex. une glossite isolée. Ces lésions peuvent s'associer à une chélitite pustuleuse ou squamocroûteuse, et à une perlèche fissuraire bilatérale.
Les candidoses d'évolution chronique surviennent surtout chez des patients immunodéprimés. Les lésions sont rarement diffuses, plus souvent en foyers, réalisant soit une perlèche d'évolution chronique, soit une glossite losangique médiane, soit une ouranite médiane postérieure, soit encore des lésions localisées à la région rétro-commissurale à type de placard érythémateux semé de fines ponctuations leucoplasiques.
Étym. lat. candica : blanc
Syn. moniliase, moniliose
[D1,P3]
candidose chronique cutanéomuqueuse l.f.
chronic candidiase
Mycose chronique due à Candida albicans et touchant les muqueuses (buccales et/ou vaginales), les ongles et la peau.
Une variété assez rare, le granulome à Candida, atteint les enfants dans les premières années de leur vie.
Étym. lat. candica : blanc
[D1,J1]
candidose cutanée l.f.
cutaneous candidiasis
Infection opportuniste fongique de la peau par des levures du genre Candida.
L'espèce Candida albicans en est responsable dans 90% des cas. Toutes les espèces de Candida impliquées appartiennent à la flore saprophyte de la muqueuse digestive ou parfois de la muqueuse vaginale (Candida albicans, Candida glabrata) ; d'autres espèces sont normalement présentes sur la peau (Candida guillermondi, Candida parapsilosis) alors que Candida albicans ne l'est pas.
Leur passage à l'état parasitaire, responsable d'une candidose cutanée, est marqué par leur capacité à produire des filaments, à adhérer et à pénétrer la kératine de l'épiderme ou des ongles à l'occasion de circonstances favorisantes. Les lésions siègent dans les grands plis (inguinal, inter-fessier, axillaire, abdominal, sous-mammaire) et les petits plis (commissure labiale, plis interdigitaux) à partir desquels elles peuvent s'étendre sur la peau environnante. On observe un érythème vernissé, fissuré, au fond du pli qui est recouvert d'un enduit blanchâtre : il est bordé par une collerette desquamative avec des papulopustules en peau saine. Le patient se plaint de prurit et de brulures. L'atteinte des ongles débute le plus souvent par un périonyxis de la zone matricielle, avec envahissement secondaire de la tablette unguéale qui devient striée et colorée en vert-brun. Une simple onycholyse, souvent douloureuse, est possible. L'évolution est subaiguë.
La plupart des infections à candida sont attribuables à la flore endogène ; certains facteurs propres au patient favorisant sa prolifération : macération, obésité, diabète… Des cas de transmission entre patients ont été signalés mais demeurent très rares. La période d’incubation est inconnue.
Le traitement comporte la recherche des facteurs favorisants tels que contacts répétés avec l'eau, macération, traumatisme local physique ou chimique, corticothérapie, diabète, etc., ainsi que d'autres localisations, digestive ou vaginale, et nécessite la prescription d'antifongiques locaux efficaces sur le Candida (polyènes, dérivés azolés, ciclopiroxolamine), parfois associés à un antifongique systémique (kétoconazole), ceci surtout pour les atteintes unguéales rebelles ou multiples.
Étym. lat. candica : blanc
Syn. moniliase cutanée (obs.)
[D2,J1]
candidose cutanée congénitale l.f.
cutaneous congenital candidiasis
Pustulose candidosique du nouveau-né secondaire à une contamination par voie basse avant l'accouchement, d'où la présence, avant le troisième jour, d'un exanthème maculopustuleux rapidement recouvert de vésiculopustules.
On peut trouver des facteurs aggravants : antibiothérapie ou corticothérapie maternelle, amniocentèse, cerclage cervical, souffrance néonatale et/ou réanimation. Au traitement local imidazolé doit s'ajouter un traitement parentéral en cas de localisation viscérale telle que pulmonaire ou cérébroméningée.
Étym. lat. candica : blanc
[D2,J1,O1]
candidose cutanée néo-natale l.f.
cutaneous neonatal candidiasis
Pustulose candidosique du nouveau-né secondaire à une contamination durant le travail ou pendant l'accouchement, d'où l'apparition des signes après le troisième jour.
L'évolution est bénigne avec ou sans traitement local imidazolé.
Étym. lat. candica : blanc
[D1,J1,O1]
candidose endocrinienne (syndrome de) l.f.
candidiasis with endocrinopathy
Jo Anne Whitaker, pédiatre américaine (1956)
Étym. lat. candica : blanc
[D1,O4]
candidose invasive l.f.
invasive candidosis
Ensemble des septicémies et atteintes des organes profonds dues à des champignons du genre Candida.
La candidose invasive est la maladie fungique la plus commune chez les patients hospitalisés dans les pays développés. Les candidoses systémiques trouvent leur origine dans une dissémination hématogène ou par inoculation directe dans un site stérile telle la cavité péritonéale. Le décès des candidoses systémiques s’élève à 40% malgré un traitement antifungique. On assiste aujourd'hui au développement des formes de Candida non albicans et à l’émergence des souches résistantes aux médicaments antifungiques.
Les études épidémiologiques évaluent à 250 000 les cas de candidose invasive par an. La candidémie est la quatrième forme la plus fréquente de septicémie. L’incidence des candidoses invasives est dépendante de l’âge : celles-ci surviennent en majorité aux âges extrêmes. Parmi les facteurs de risque les plus fréquents : un cathéter vasculaire central, la chirurgie digestive avec fuite anastomotique, un traitement antibiotique à large spectre.
L’espèce Candida albicans représente moins de 50% des candidoses invasives. C. glabrata émerge dans l’épidémiologie aux États-Unis, au Canada et dans le Nord de l’Europe tandis que C. parapsilosis prédomine dans le Sud de l’Europe, en Asie et en Amérique du Sud. La virulence varie en fonction des espèces ; C. parapsilosis et C. krusei sont moins virulents que C. albicans, C. tropicalis et C. glabrata.
Les études immunogénétiques montrent que certains gènes sont associés à un risque accru de candidose. Le polymorphisme d’un seul nucléotide dans le toll-like receptor 1-interferon-γ pathway conduit à une susceptibilité à la candidose invasive. Les patients porteurs de deux ou plusieurs allèles de ce locus montrent un risque 19 fois supérieur à ceux qui ne portent pas ces allèles. D’autre part une progression de la maladie et une candidémie persistante malgré un traitement antifungique sont associées à un polymorphisme des cytokines qui conduisent soit à une augmentation des taux circulants de l’interleukine-10 anti-inflammatoire soit à une diminution des taux de l’interleukine-12b pro-inflammatoire.
La culture est la seule approche diagnostique de certitude ; la sensibilité des hémocultures est loin de l’idéal avec une positivité de 21 à 71% rapportée dans les études de cas autopsiés. Les méthodes de recherche d’antigènes circulants et de détection de candidose invasive par PCR n’apportent pas de résultats fiables et font encore l’objet de recherches.
La prophylaxie médicamenteuse doit être limitée aux situations qui ont fait la preuve d’une efficacité : chirurgie gastro-intestinale avec fuite anastomotique, transplantation pancréatique ou de l’intestin grêle, certaines transplantations hépatiques et chez des nouveau-nés de très petit poids. Le traitement antifungique s’est enrichi de nouvelles molécules telles les échinocandines.
B. J. Kullberg, infectiologue néerlandais et M. C. Arendrup, microbiologiste danois (2015)
Étym. candida : robe blanche
Syn. candidose systémique
[D1,2015]
candidose kératosique l.f.
keratosic candidiasis
Affection leucoplasique de la langue.
La langue noire villeuse est provoquée par une hypertrophie des papilles linguales et par une hyperpigmentation. Elle est due à une oxydation qui, dans certains cas, apparaît comme la conséquence d’une antibiothérapie avec colonisation fongique secondaire.
Étym. lat. candica : blanc
Syn. langue noire villeuse
[D2,O3]
candidose œsogastro-intestinale l.f.
digestive candidiasis
Candidose caractérisée par la présence sur différents segments du tube digestif (œsophage, estomac, intestin) de pseudomembranes blanches, adhérentes à une muqueuse inflammatoire et parfois ulcérée.
L’atteinte œsophagienne est en général associée à un déficit immunitaire majeur (sida). Elle entraine fréquemment des douleurs à type de brulures avec une dysphagie parfois intense, empêchant le malade de s’alimenter et contribuant à la cachexie des phases terminales du sida.
Étym. lat. candica : blanc
[D1,L1]
candidose œsophagienne l.f.
oesophageal candidiasis
Infection opportuniste la plus fréquente chez les malades atteints du sida.
Chez les patients séropositifs il s'agit d'un critère de passage au stade sida-maladie pour des 25% des patients.
Elle est découverte à l'occasion d'une dysphagie mais peut être asymptomatique.
Le diagnostic est évoqué sur l'aspect endoscopique et confirmé par la mise en évidence de levure ou de filaments mycéliens sur les frottis réalisés à partir de biopsies endoscopiques, qui constituent le test le plus sensible. Les cultures des prélèvements sur milieux spécialisés (Sabouraud), permet de typer l'espèce de candida et d'établir un antifongigramme. Il s'agit pratiquement toujours de Candida albicans, plus rarement de Candida krusei, glabrata, tropicalis et parapsilosis. Le traitement antifongique basé sur l'administration de kétokénazole ou de fluconazole est d'efficacité rapide en 3 à 5 jours. Les candidoses œsophagiennes peuvent se rencontrer dans d'autres circonstances : antibiothérapie, obstruction œsophagienne.
Étym. lat. candica : blanc
Syn. moniliase, monilia candidiasis
[D1,L1]
candidose septicémique l.f.
Candida septicemia
Septicémie à Candida qui a une origine soit endogène (à partir d’un foyer digestif), soit exogène (à partir d’un acte thérapeutique impliquant un traumatisme vasculaire comme une voie veineuse à demeure).
La symptomatologie n’est pas évocatrice d’une étiologie fongique et les disséminations (rénales, cardiaques, pulmonaires, oculaires ou neuro-méningées), surviennent à bas bruit. Elles apparaissent surtout sur un terrain fragilisé (agranulocytose, malades de réanimation).
Étym. lat. candica : blanc
[D2,D1]
candidose septicémique et disséminée l.f.
Candida septicemia
Étym. lat. candica : blanc
[D2,D1]