cancer de la vulve l.m.
vulvar cancer
Cancer épidermoïde représentant de à 4% des cancers génitaux de la femme, ulcération ou bourgeon développé sur une grande lèvre, plus rarement la petite lèvre ou le clitoris, survenant après la ménopause.
Son incidence annuelle de 605 cas en 1990 est, en 2018 de 838 cas (source INCa), ceci étant dû vraisemblablement au vieillissement de la population. Atteignant plutôt les femmes âgées (l’âge médian au diagnostic est 77 ans), sa fréquence est de 1/15 000 après 85 ans. Il succède parfois à une dystrophie vulvaire, une leucoplasie, un kraurosis ou un lichen scléro-vulvaire, ou à une maladie de Bowen ou extramammaire de Paget. Carcinome pavimenteux spinocellulaire différencié dans 90% des cas, il est très lymphophile envahissant les nœuds lymphatiques inguino-cruraux puis iliaques. S’il est invasif, il se traite par la vulvectomie, partielle, unilatérale, totale ou élargie à un curage ganglionnaire inguinal avec éventuellement une radiothérapie ou une chimiothérapie complémentaire, en fonction de son étendue. Seulement intraépithélial ou in situ, il bénéficie d’un traitement limité à une vulvectomie partielle ou unilatérale
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912), J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
Syn. carcinome de la vulve
→ épidermoïde, dystrophie vulvaire, leucoplasie, kraurosis, lichen, Bowen (maladie de), Paget (maladie extramammaire de)
[F2, O3]
Édit. 2020
anémie hémolytique micro-angiopathique l.f.
microangiopathic hemolytic anemia
→ purpura thrombocytopénique thrombotique de Moschcowitz
[F1]
Édit. 2017
cataracte congénitale avec micro-phtalmie l.f.
congenital cataract, with microphthalmia
[P2,Q2]
cataracte-micro-cornée l.f.
cataract-microcornea syndrome
Cataracte apparaissant secondairement avec micro-cornée et myopie.
La cataracte est plutôt polaire postérieure.
Parfois sclérocornée ou anomalie de Peters. L’affection est autosomique dominante (MIM 116150).
M. W. Friedman et E.S. Wright, ophtalmologistes américains (1952) ; A. Peters, ophtalmologiste allemand (1906)
[P2,Q2]
micro-abcès de Munro-Sabouraud l.m.
Munro-Sabouraud micro-abscess
Image histologique caractéristique du psoriasis représentée par l'accumulation de polynucléaires neutrophiles sous forme d'amas microbiens situés dans et même parfois sous la couche cornée qui est très épaissie, sèche et feuilletée, généralement parakératosique.
W. J. Munro, dermatologue australien (1898) ; R. Sabouraud, dermatologue français (1864-1938) (1904)
Pautrier (micro-abcès de) l.m.
Pautrier microabscess
Petite cavité creusée dans l'épiderme ou parfois dans l'épithélium folliculaire, renfermant des cellules mononucléées tassées les unes contre les autres, qui sont soit des petits lymphocytes, soit des cellules de Sézary, sans spongiose associée, le tout réalisant une image histologique caractéristique du mycosis fongoïde, témoignant du caractère épidermotrope de l'infiltrat.
L. M. Pautrier, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1876-1958) ; F-J. Darier, dermatologue français, membre de l'Académie de médecine (1856-1928)
Syn. nid épidermique de Darier
→ cellule de Sézary, spongiose, mycosis fongoïde
[J1]
Édit. 2018
micro-abcès de Piérard, Dupont et Fontaine l.m.
papillary tip microabscess
Lésion histologique caractéristique de la dermatite herpétiforme constituée par l'accumulation de polynucléaires neutrophiles souvent pycnotiques et éosinophiles au sommet des papilles dermiques.
J. Piérard, A. Dupont et A. Fontaine, dermatologues belges (1957)
Étym. gr. micros : petit ; lat. abscessus : corruption ( de ab, et cederer : s’éloigner)
micro-adénome à prolactine l.m.
prolactin microadenoma
Tumeur hypophysaire bénigne sécrétant des quantités excessives de prolactine, dont la taille est inférieure à 10 mm de diamètre et qui n'altère pas la selle turcique.
Il se traite par un médicament dopaminergique, la bromocriptine.
Étym. gr. micros : petit ; adên : glande ; -ome : indique la tumeur ; lat. pro : pour ; lac, lactis : lait
micro-aérophile adj.
microaerophilic
Se dit d'une bactérie qui cultive sous une pression partielle d'oxygène nettement inférieure à celle de l'air.
Par exemple Campylobacter.
Étym. gr. micros : petit ; aer : air ; philein : aimer
micro-embolie n.f.
microemboly
Embolie de taille microscopique comme les cristau x de cholestérol p. par exemple
Étym. gr. mikros : petit ; embolê : action de jeter) dans ( de en- ; ballein jeter)
micro-embolisme n.m.
microembolism
Processus morbide constitué par des micro-embolies.
Étym. gr. mikros : petit ; embolê : action de jeter) dans ( de en- ; ballein jeter)
micro-infarctus cérébraux n.m.
microinfarct
Infarctus cérébraux de taille inférieure à 15 mm de diamètre, de siège sous-cortical.
Secondaires à une microangiopathie in situ, provoqués par l'hypertension artérielle, ces petits infarctus sont appelés lacunes et siègent volontiers dans les noyaux gris centraux, la capsule interne, la protubérance. Ils peuvent également être la conséquence d'un micro-athérome ou d'une micro-embolie d'origine cardiaque.
Étym. gr. mikros : petit ; lat. in- : farctum, de farcire : fourrer, remplir
micro-invasion n.f.
microinvasion
Microcarcinome du col utérin ou de la vulve effondrant la couche basale de l’épithélium et envahissant le tissu conjonctif sur moins de 5 mm de profondeur et moins de 7 mm de largeur.
micro-orbite l.f.
micro-orbit
En tératologie, diminution du volume de l'orbite par défaut de développement des structures internes (anophtalmie, microphtalmie) Diminution également dans certaines craniosténoses et microcéphalies.
micro-organisme n.m.
microorganism
Organisme vivant visible seulement au microscope.
Les micro-organismes sont les bactéries, les algues et champignons microscopiques, les protozoaires. On y inclut aussi les virus bien que ce ne soit pas des organismes.
Étym. gr. mikros : petit ; organon : ouvrage, organe
Syn. microbe, germe
myopathies inflammatoires à micro-organismes l.f.p.
infectious myositis
Infections musculaires acquises définies sur le plan anatomopathologique par un infiltrat inflammatoire et secondaires à une affection virale, bactérienne, parasitaire ou fongique.
Les atteintes virales sont souvent caractérisées par la précession d'un syndrome viral. Le tableau est variable, allant de simples myalgies à des épisodes de rhabdomyolyse. Les agents mis en cause sont le virus de l'influenza A ou B (myosite surale de la grippe infantile, p. par exemple), Coxackie (type B5, en particulier, avec la maladie de Bornholm), virus para-influenza, Adénovirus 2 ou 21, Echovirus 9, Herpès simplex et Epstein-Barr. Les myopathies inflammatoires du VIH peuvent s'intégrer dans quatre tableaux : la myopathie directement associée au virus de l'immunodéficience humaine ; la myopathie à l'azidothymidine (AZT) ; les affections musculaires entrant dans le cadre des myosites infectieuses opportunistes (pyogènes, toxoplasmose) ; l'état cachectique fébrile avec amyotrophie sans germe retrouvé.
Les atteintes bactériennes sont à l'origine de pyomyosites focales ou diffuses (staphylocoque doré, streptocoque, légionellose, maladie de Lyme, etc).
Les myosites parasitaires correspondent aux manifestations musculaires de la trichinose, toxocarose, cysticercose, toxoplasmose, sarcosporidiose.
Rarement observées, les atteintes musculaires de type fungique sont décrites lors d'affections systémiques (candidoses, coccidioïdomycoses, sporotrichoses) ou après une localisation cutanée telle que le pied de Madura (mycétome).
Étym. gr. mus : souris, muscle ; pathos : maladie
Syn. myosites infectieuses, myosites à micro-organismes
myosites à micro-organismes l.f.p.
infectious myositis
→ myopathies inflammatoires à micro-organismes
sensibilité d'un micro-organisme à un agent anti-infectieux l.f.
antibiotics sensitivity
Phénomène se traduisant par l’arrêt de la croissance ou la lyse d’un micro-organisme, tel qu’une bactérie ou un virus, en présence d’une quantité déterminée d’un agent anti-infectieux (antibiotique, antiviral, etc.).
Il s’oppose à la résistance (résistance aux antibiotiques, aux antiviraux, etc.).
syndrome Micro l.m.
microsyndrome, Warburg Micro syndrome 1
Syndrome multi-malformatif caractérisé par une microcéphalie, une microphtalmie, une micro-cornée, des cataractés congénitales, une atrophie optique, des dysplasies corticales et en particulier une hypogénésie du corps calleux, un retard mental sévère, une diplégie spastique et un hypogonadisme.
Cette maladie génétique rare se transmet sur un mode autosomique récessif. A l’origine de cette affection quatre gènes ont été identifiés : RAB3GAP1, RAB3GAP2, RAB18 et TBC1D20.
Mette Warburg, ophtalmologiste danoise (1993)
→ RAB3GAP1, RAB3GAP2, RAB18 et TBC1D20
anémie hémolytique micro-angiopathique
l.f.
microangiopathic hemolytic anemia
Syn. purpura thrombocytopénique thrombotique de Moschcowitz
→ purpura thrombocytopénique thrombotique de Moschcowitz
[F1]
Édit. 2019
biopsie de la vulve l.f.
vulvar biopsy
Prélèvement d'un fragment de tissu vulvaire, pouvant être réalisé en territoire muqueux à l'aide d'une pince à biopsie et en territoire cutané à l’aide d'un bistouri, ou d'un trépan de Keyes (punch-biopsy).
E. L. Keyes, chirurgien urologue américain (1887)
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
carcinome intra-épithélial de la vulve l.m.
intraepithelial carcinoma of the vulva
Cancer épidermoïde de la vulve qui n’effondre pas la couche basale de l’épithélium, n’envahit pas le stroma conjonctif et ne dissémine pas vers les ganglions inguinaux.
Il succède à une dysplasie sévère ou néoplasie intra-épithéliale vulvaire de type 3, dont le sigle anglais consacré est VIN 3, à une maladie de Bowen, une maladie de Paget ou un lichen sclérovulvaire. Il se traite par la vulvectomie partielle ou par la vulvectomie totale car il est volontiers multifocal.
J. T. Bowen dermatologue américain (1912), J. Paget, Sir, chirurgien britannique, membre de l'Académie de médecine (1874)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer in situ de la vulve
→ cancer de la vulve, Bowen (maladie de), maladie de Paget (maladie extra-mammaire de), lichen scléro-atrophique de la vulve
[F2,O3]
commissure antérieure des grandes lèvres de la vulve l.f.
commissura labiorum majorum pudendi anterior (TA)
anterior commissure of labium majus
Zone d’union de l’extrémité antérieure des grandes lèvres qui s’unissent en se confondant avec le mont du pubis, en avant et au-dessus du capuchon du clitoris.
[A1]
Édit. 2015
commissure postérieure des grandes lèvres de la vulve l.f.
commissura labiorum majorum pudendi posterior (TA)
posterior commissure of labium majus
Union sur la ligne médiane de l’extrémité postérieure des grandes lèvres, en arrière du frein des lèvres de la vulve, à distance de l’orifice anal plus postérieur.
[A2]
Édit. 2015
constricteur de la vulve l.m.
vulvar constrictor muscle
Muscle périnéal superficiel qui s'insère en arrière sur le noyau central du périnée.
Il se dédouble et contourne au plus près l'orifice vaginal pour aboutir à une insertion antérieure dans la cloison urétrovaginale. Sa contraction rétrécit l'orifice vaginal ouvert sur le vestibule. Sa faible force ne lui fait jouer qu'un rôle insignifiant, physiologique ou pathologique, dans le vaginisme dit superficiel.
[A1]
Édit. 2015