cancer bronchique in situ l.m.
in situ bronchial carcinoma
Carcinome épidermoïde intraépithélial des grosses bronches siégeant volontiers sur les éperons bronchiques et respectant la membrane basale de l'épithélium.
Une telle lésion peut se rencontrer en périphérie de carcinomes épidermoïdes infiltrants.
Anc. dénom. dysplasie bronchique sévère
Syn. carcinome bronchique in situ
[F2,K1]
cancer du sein in situ l.m.
carcinoma in situ of the breast
Tumeur épithéliale non infiltrante du sein, précurseur potentiel d'un carcinome infiltrant et dont il existe deux types : le carcinome canalaire in situ et le carcinome lobulaire in situ.
- Le carcinome canalaire in situ (ou carcinome intra-canalaire) : prolifération de cellules épithéliales malignes développée à l'intérieur des canaux galactophores, sans effraction visible en microscopie optique de la membrane basale et donc a priori sans risque d'atteinte ganglionnaire ou métastatique. Représentant 15 à 30% des nouveaux cas de cancer du sein, il est principalement évoqué devant un foyer de micro-calcifications découvert par la mammographie. Le diagnostic est établi par les macro-biopsies après repérage stéréotaxique. En fonction de l‘architecture, du grade nucléaire et de la présence ou non d'une nécrose centrale, on distingue les types "cribriforme", "micropapillaire" , "solide" et "comédocarcinome", forme la plus agressive définie par une nécrose associée à un haut grade nucléaire . Le traitement (tumorectomie et radiothérapie ou mastectomie) se fonde sur l'index pronostique de Van Nuys, basé sur le grade histologique (établi en fonction du grade nucléaire et de l'existence d'une nécrose) la taille de la tumeur et l'étendue des marges saines d'exérèse .Il tiendra compte du caractère souvent multicentrique et de la présence fréquente de foyers micro-invasifs spécialement dans les tumeurs de grande taille (supérieures à 25 mm).
- Le carcinome lobulaire in situ est une prolifération épithéliale maligne développée dans les lobules, sans effraction de la membrane basale et donc sans invasion du stroma. Il n'existe en règle, ni nécrose, ni calcification, et en l'absence habituelle de traduction clinique ou radiologique, le diagnostic est une découverte histologique lors d'une intervention pour une lésion préjugée bénigne. Souvent multifocal et bilatéral, il est difficile à différencier des lésions d'hyperplasie lobulaire atypique (avec lesquelles on les réunit sous le nom de "néoplasies lobulaires "). Il confère un risque accru de développement d'un carcinome infiltrant lobulaire ou canalaire.
→ cancer du sein, van Nuys (index pronostique de), maladie de Paget du mamelon
[F2,O5]
cancer in situ l.m.
carcinoma in situ
Prolifération épithéliale maligne, limitée au plan du tissu qui lui a donné naissance.
Ce stade pré-invasif du cancer a tous les caractères cytologiques de malignité, mais sans franchissement de la membrane basale épithéliale. Il ne s'accompagne pas de métastase. Les expressions cliniques de cette lésion intraépithéliale sont nombreuses, tant cutanées que muqueuses (génitales, anales et buccales) ou glandulaires (mammaire lobulaire ou canalaire). Si les localisations génitales et anales semblent liées aux infections à papillomavirus, il n'en est pas de même pour les lésions buccales dont l'étiopathogénie est surtout associée à une intoxication alcoolo-tabagique.
Le terme carcinome in situ est souvent utilisé pour désigner les altérations observées dans la phase intra-épidermique de la maladie de Bowen. L'épithélioma ou carcinome intra-épidermique est également considéré par certains comme un exemple de carcinome in situ.
J. T. Bowen, dermatologiste américain (1912)
Syn. cancer intra-épithélial, carcinome in situ
→ cancer in situ de l'endomètre, cancer in situ du col utérin, papillomavirus, carcinome intraépidermique, Bowen (maladie de)
[F2]
cancer in situ de l'endomètre l.m.
carcinoma in situ of the endometrium
Adénocarcinome de l’endomètre qui n’effondre pas la couche basale et n’envahit pas le stroma conjonctif.
Il constitue la forme la plus accentuée de l’hyperplasie atypique de l’endomètre et se traite par une hystérectomie simple.
Syn. carcinome in situ de l'endomètre
→ cancer de l'endomètre, adénocarcinome, hystérectomie
[F2,O3]
cancer in situ du col utérin l.m.
carcinoma in situ of the uterine cervix
Carcinome épidermoïde intra-épithélial du col de l’utérus, n’envahissant pas le chorion sous-jacent et respectant la membrane basale.
Lié à une infection par papillomavirus il succède à une dysplasie de haut grade, néoplasie intra-épithéliale cervicale de type III. Décelé sur un frottis cervical de dépistage, localisé par la colposcopie qui oriente la biopsie, il doit être toujours confirmé par une conisation diagnostique, au bistouri ou au laser, qui assure l’absence d’invasion. Après 40 ans, l’hystérectomie simple est ensuite préférable.
Syn. cancer intra-épithélial du col utérin, carcinome in situ du col utérin
→ cancer in situ, papillomavirus, néoplasie intraépithéliale cervicale
[F2,O3]
cancer in situ du sein l.m.
in situ breast carcinoma
Cancer du sein, multifocal et souvent bilatéral, affectant l’épithélium de la glande mammaire sans effraction de la basale ni envahissement du tissu conjonctif.
Il peut s’agir d’un cancer intra-canalaire ou intra-lobulaire. La pratique du dépistage systématique fait que ce type de cancer semble de plus en plus fréquent représentant jusqu’à 10% des cas dépistés. On estime que près des trois quart des cas deviennent dans des délais variables, des cancers invasifs
Syn. carcinome in situ du sein
→ cancer intra-canalaire in situ, cancer intra-lobulaire
[F2,O5]
cancer in situ du testicule l.m.
carcinoma in situ of the testis, intratubular uncommitted malignant germ cells
Modifications cellulaires visibles à la périphérie des tubules, décelées lors des biopsies testiculaires faites pour des causes diverses, telle l'infertilité.
Ces modifications pourraient représenter un état pré-néoplasique, qui se concrétiserait 3 à 5 ans plus tard dans la moitié des cas.
Syn. carcinome in situ du testicule, néoplasie germinale intra-tubulaire
[F2,M2]
cancer in situ vésical l.m.
bladder in situ carcinoma
Cancérisation purement intraépithéliale du revêtement muqueux vésical.
Les zones de cancer in situ peuvent être isolées ; leur traitement est alors le BCG intra-vésical. Elles peuvent aussi accompagner une tumeur infiltrante : leur traitement se confond alors avec celui du cancer de la vessie.
Syn. carcinome in situ vésical
[F2,M2]
cancer lobulaire in situ du sein l.m.
in situ lobular breast cancer
Cancer nés à partir des lobules mammaires, au niveau des acini, qui sont remplis par des cellules atypiques plus denses et volumineuses que les cellules normales mais qui n’effondrent pas la basale et n’envahissent pas le stroma.
Il est asymptomatique, découvert fortuitement sur une pièce d’exérèse de lésion présumée bénigne. Il est très souvent multifocal et même bilatéral. Il régresse en principe après la ménopause. Il n’exige aucun traitement mais relève d’une surveillance, car il multiplie par sept le risque de cancer invasif, voire par douze en cas d’antécédent familial.
Syn. carcinome lobulaire in situ du sein
[F2,O5]
cancer bronchopulmonaire in situ l.m.
in situ bronchial carcinoma
Cancer intraépithélial respectant la membrane basale de l'épithélium.
Une telle lésion peut se rencontrer soit dans les formes épidermoïdes souvent en périphérie de carcinomes épidermoïdes infiltrants, soit dans les adénocarcinome broncho-pulmonaires. bronchique sévère. Traité, son pronostic est excellent.
Syn. carcinome bronchique in situ, carcinome broncho-pulmonaire in situ
[A2, A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer biliaire intra-hépatique l.m.
intrahepatic biliary carcinoma
Tumeur maligne développée à partir de l'épithélium des voies biliaires intra-hépatiques. Atteignant les canaux hépatiques ou la convergence, elle représente 10% des cancers des voies biliaires la majorité de ces tumeurs (90%) étant extra-hépatiques.
Encore appelé cholangio-carcinome intra-hépatique, on lui reconnaît certains facteurs de risque, notamment des tumeurs bénignes (adénomes, papillomes) ou une cholangite sclérosante primitive. Le plus souvent « périphérique », elle peut aussi se développer à partir de la confluence des canaux hépatiques dans 30% des cas (tumeur de Klastkin). L'immunohistochimie peut aider à la différencier du carcinome hépato-cellulaire ou des métastases d'adénocarcinome colorectal. Le traitement chirurgical, lorsqu'il est possible, peut seul permettre des survies prolongées.
On distingue trois types de tumeurs : les cholangiocarcinomes (ou carcinomes cholangiocellulaires) intrahépatiques, les cystadénocarcinomes biliaires et les carcinomes développés à partir d'un papillome biliaire.
G. Klatskin, anatomopathologiste hépatologue américain (1965)
Syn. carcinome biliaire intra-hépatique
[F2,L1]
cancer intra-épithélial l.m.
intraepithelial neoplasia
[F2]
cancer intra-épithélial du col utérin l.m.
intra-epithelial carcinoma of the cervix
→ cancer in situ du col utérin
[F2,O3]
carcinome bronchique in situ l.m.
bronchial carcinoma in situ
Syn. cancer bronchique in situ
[F2,K1]
carcinome in situ l.m.
in situ carcinoma, intra-epithelial carcinoma
J. T. Bowen, dermatologue américain (1912)
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
Syn. cancer in situ, carcinome intra-épithélial, carcinome stade 0, carcinome non évasif
[F2]
Édit. 2020
carcinome in situ du sein l.m.
in situ breast carcinoma
Syn. cancer in situ du sein canalaire strict, carcinome canalaire in situ du sein
→ cancer in situ du sein, cancer intra-canalaire in situ, carcinome lobulaire in situ du sein
[F2,O5]
carcinome in situ du testicule l.m.
carcinoma in situ of the testis, intratubular uncommitted malignant germ cells
Syn. cancer in situ du testicule, néoplasie germinale intra-tubulaire
[F2,M3]
carcinome in situ vésical l.m.
bladder in situ carcinoma
Cancérisation purement intra-épithéliale du revêtement muqueux vésical.
Les zones de carcinome in situ peuvent être isolées ; leur traitement est alors le BCG intra-vésical. Elles peuvent aussi accompagner une tumeur infiltrante : leur traitement se confond alors avec celui du cancer de vessie.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,M2]
carcinome lobulaire in situ du sein l.m.
in situ lobular breast cancer
Cancer de la partie proximale des canaux galactophores, dans les lobules, au niveau des acinus, qui sont remplis par des cellules atypiques plus denses et volumineuses que les cellules normales mais qui n’effondrent pas la basale et n’envahissent pas le stroma.
Il est asymptomatique, découvert fortuitement sur une pièce d’exérèse de lésion présumée bénigne. Il est très souvent multifocal et même bilatéral. Il régresse en principe après la ménopause. Il n’exige aucun traitement bien qu’il multiplie par sept le risque de cancer invasif, voire par douze en cas d’antécédent familial.
Étym. gr. karkinos : crabe ; ôma : tumeur
[F2,O5]
chirurgie rénale ex situ l.f.
bench surgery, ex vivo surgery
Technique chirurgicale qui enlève un rein par une néphrectomie ménageant particulièrement les éléments du pédicule vasculaire, traite les lésions rénales sur le rein isolé, refroidi et perfusé, et se termine par une autotransplantation.
Elle est adaptée à la chirurgie de l'artère rénale et de ses branches, de certaines lithiases complexes, et des tumeurs sur rein unique.
Syn. chirurgie extracorporelle, chirurgie ex vivo, chirurgie hors du corps
[M2]
épithélioma in situ l.m.
in situ epithelioma
[F2]
Édit. 2020
greffe veineuse in situ l.f.
in situ vein bypass
Méthode de revascularisation par un pontage veineux.
C’est une méthode de référence pour la réalisation des pontages distaux entre la fémorale et un axe jambier : la veine saphène est laissée en place dévalvulée et anastomosée à ses deux extrémités au segment artériel.
→ pontage
histohybridation in situ l.f.
in situ hybridization.
Formation in vitro de molécules double-brin d'ADN, d'ARN ou d'hybrides ADN-ARN par appariement des séquences nucléotidiques complémentaires appartenant à un même brin ou à deux brins différents.
Elle peut être appliquée sur des cellules en suspension recueillies à partir de liquide biologique (sang périphérique, liquide cérébro-spinal, produit de lavage bronchoalvéolaire), de cellules cultivées in vitro, et sur coupes histologiques de tissu. Une séquence nucléique complémentaire de l’ARNm recherché est utilisée comme “sonde” ; cette sonde nucléotidique, destinée à reconnaître un fragment d’acide nucléique, est couplée à un système de détection, pour la mise en évidence de l’hybridation, système de détection qui utilise soit des radio-isotopes (sonde chaude), soit des traceurs, fluorochromes ou enzymes (sonde froide). Dans ce dernier, cas, la visualisation en microscopie photonique de l’acide nucléique recherché auquel est fixée la sonde froide, utilise des méthodes identiques à celles de l’immunohistochimie.
Syn. hybridation moléculaire
[Q1]
hybridation fluorescente in situ l.f.
fluorescence in situ hybridation (FISH)
Hybridation in situ faisant appel à une sonde d’ADN marquée par un fluorochrome permettant de visualiser sous le microscope à fluorescence la position d’un fragment d’ADN sur un chromosome.
L’expression méthode Fish est à proscrire.
[Q1]
Édit. 2018
hybridation in situ l.f.
in situ hybridation
Hybridation d’une sonde d’acide nucléique spécifique marquée (le plus souvent avec un fluorochrome), sur une coupe de tissu ou des cellules fixées.
→ hybridation moléculaire, sonde nucléique
[Q1]
Édit. 2018