cancer bronchique à grandes cellules l.m.
giant cells indifferencied bronchial carcinoma
Carcinome non à petites cellules sans signes de différenciation épidermoïde ou glandulaire ou de sécrétions intracellulaires en microscopie optique.
Représentant 10 à 20% des cancers broncho-pulmonaires, il comporte plusieurs sous-types : carcinome neuro-endocrine à grandes cellules (exprimant en immuno-histochimie au moins un marqueur neuro-endocrine et dont le pronostic se rapproche des carcinomes à petites cellules) , carcinome basaloïde ou encore carcinome à grandes cellules claires.
On les subdivise dans la classification de l'OMS en carcinome à cellules claires par dégénérescence du cytoplasme, sans valeur pronostique particulière et carcinome à cellules géantes avec 20 à 30% de cellules ayant 4 à 6 fois la taille des autres cellules tumorales, de mauvais pronostic. De telles cellules peuvent se voir dans des territoires mal différenciés d'adénocarcinomes, moins souvent dans des territoires de carcinomes épidermoïdes. Le traitement est celui des cancers bronchiques non à petites cellules.
Syn. carcinome broncho-pulmonaire à grandes cellules, carcinome broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules.
→ cancer bronchique, carcinome basaloide, carcinome épidermoïde
[F2,K1]
cancer bronchique adénosquameux l.m.
adenosquamous lung carcinoma
Carcinome composite fait d'éléments épidermoïdes et glandulaires.
Son évolution clinique le rapproche des adénocarcinomes.
À ne pas confondre avec les carcinomes muco-épidermoïdes.
Syn. carcinome bronchique adénosquameux
[F2,K1]
cancer bronchique in situ l.m.
in situ bronchial carcinoma
Carcinome épidermoïde intraépithélial des grosses bronches siégeant volontiers sur les éperons bronchiques et respectant la membrane basale de l'épithélium.
Une telle lésion peut se rencontrer en périphérie de carcinomes épidermoïdes infiltrants.
Anc. dénom. dysplasie bronchique sévère
Syn. carcinome bronchique in situ
[F2,K1]
cancer épidermoïde bronchique l.m.
squamous bronchopulmonary carcinoma
Classiquement, le plus fréquent des cancers bronchiques, le plus souvent de siège central, sur les bronches principales, lobaires et segmentaires.
Certaines formes ont un développement endobronchique prédominant. Le traitement, pouvant associer chirurgie, radiothérapie et chimiothérapie, voire thérapies ciblées, dépend de l'extension précisé par la classification TNM, la fonction respiratoire, l'état général.
Les cancers épidermoïdes peu différenciés seraient de plus mauvais pronostic
Syn. carcinome épidermoïde bronchique
→ cancer bronchique, TNM (classification)
[F2,K1]
cancer bronchique l.m.
bronchogenic carcinoma
Affection maligne liée à une prolifération cellulaire épithéliale anormale développée au sein du tissu bronchique.
Ce terme correspond à plusieurs maladies distinctes souvent regroupées sous le terme courant mais erroné de "cancer du poumon". L'atteinte néoplasique d'une bronche est habituellement primitive, rarement secondaire. On la différencie des métastases, notamment d'origine digestive, par l'analyse immuno-histochimique à l'aide du marqueur TTF1(" Thyroid Transcription Factor 1") exprimé dans 85% des adénocarcinomes pulmonaires primitifs mais dans aucun des adénocarcinomes métastatiques à l'exception de certaines formes de cancers thyroïdiens .
Les cancers bronchiques primitifs sont essentiellement de quatre types histologiques : épidermoïde, glandulaire ou adénocarcinome, indifférencié à grandes cellules (ces trois premiers types souvent réunis sous le terme de "cancers non à petites cellules"), et carcinome à petites cellules. Leur principal facteur étiologique est l'intoxication tabagique.
Le cancer bronchique primitif est l'un des cancers les plus fréquents et son incidence augmente régulièrement chez la femme.
Les indications thérapeutiques (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie, thérapies ciblées ) se fondent sur le type histologique, certaines caractéristiques moléculaires, l'extension (précisée par la classification TNM), l'état général et la fonction respiratoire. Le pronostic reste très réservé dans les formes non opérables, avec environ 5% de survivants à 5 ans. C’est la première cause de mortalité par cancer en France, responsable de plus de 25 000 morts par an.
Syn carcinome bronchique
→ adénocarcinome bronchique, cancer bronchique adénosquameux, cancer bronchique à grande cellules, cancer bronchique à petites cellules, cancer bronchique in situ, cancer broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules, cancer épidermoïde bronchique, carcinome neuroendocrine bronchopulmonaire, carcinome basaloïde, métastase pulmonaire, Thyroid Transcription Factor , TNM (classification).
[F2,K1]
lymphome intravasculaire à grande cellules B l.m.
intravascular large B-cell lymphoma (IVLBCL)
cancer à cellules claires du rein l.m.
clear cell renal cell carcinoma
P. Grawitz, anatomopathologiste allemand (1883)
Syn. carcinome rénal à cellules claires
→ cancer du rein à cellules claires, tumeur de Grawitz
[F2,M1,M2]
cancer broncho-pulmonaire à petites cellules l.m. (CPC)
small cell lung carcinoma
Tumeur maligne primitive faite de cellules de petite taille, rondes ou fusiformes, dont l'origine neuro-endocrine est confirmée par la présence en immuno-histochimie de marqueurs spécifiques bien qu'inconstants (chromogranine, synaptophysine, CD56, NSE "neuron specific enolase).
Les CPC constituent l'un des quatre principaux types histologiques des carcinomes broncho-pulmonaires primitifs (environ 15% de l'ensemble). La nouvelle classification OMS 1999 n'en distingue plus que deux sous-types histologiques : les CPC purs, n'exprimant que les marqueurs des tumeurs neuroendocrines dont ils représentent la forme la plus indifférenciée et la plus maligne, et les CPC composites (associés à un autre contingent de type non à petites cellules), traduisant la fréquente hétérogénéité des carcinomes broncho-pulmonaires.
En clinique, les CPC se caractérisent très souvent par leur rapidité évolutive, leur siège habituellement proximal, avec extension médiastinale. Ils sont souvent d'emblée métastatiques. Une particularité est la présence fréquente de syndromes paranéoplasiques, notamment endocriniens.
Ils ne sont que rarement opérables mais bénéficient d'une très forte chimio- et radiosensibilité. Le pronostic est d'auntant plus sévère que le cancer est d'emblée disséminé. Leur étiologie est liée à l'intoxication tabagique
Syn. carcinome bronchique à petites cellules, carcinome broncho-pulmonaire à petites cellules
→ cancer broncho-pulmonaire primitif, CD56, chromagranine, neuron specific enolase, synaptophysine, syndrome paranéoplasique, tumeurs broncho-pulmonaires neuro-endocrines
[A3, F2, K1]
Édit. 2020
cancer du rein à cellules chromophobes l.m.
chromophobes cells renal carcinoma
Tumeur rénale rare, de malignité atténuée, qui se développe à partir des cellules intercalaires de type B du tube collecteur.
Souvent unique et volumineuse, elle peut être confondue avec l'oncytome, dont elle se distingue par certaines colorations (Hale) et des caractères cytogénétiques.
C. W. Hale, histologiste britannique (1946)
Syn. carcinome rénal à cellules chromophobes
[F2,M2,M3]
cancer du rein à cellules claires l.m.
Cette forme histologique est la plus fréquente des cancers du rein (70% des cas)¨
P. Grawitz, anatomopathologiste allemand (1883)
Syn. tumeur de Grawitz, carcinome du rein à cellules claires
[F2,M2,M3]
cancer du rein à petites cellules l.m.
primitive neuro-ectodermic renal tumour
Tumeur maligne rare du rein, d'origine neuro-ectodermique, souvent volumineuse et extensive, d'évolution locorégionale, de très mauvais pronostic.
Syn. carcinome du rein à petites cellules
[F2,M2,M3]
cancer broncho-pulmonaire à grandes cellules l.m.
Carcinome non à petites cellules sans signes de différenciation épidermoïde ou glandulaire ou de sécrétions intracellulaires en microscopie optique.
Représentant 10 à 20% des cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules (CBNPC), il comporte plusieurs sous-types : cancer neuro-endocrine à grandes cellules dits ou non composites (exprimant en immuno-histochimie au moins un marqueur neuro-endocrine et dont le pronostic se rapproche de celui des carcinomes à petites cellules) , carcinome basaloïde ou encore cancer à grandes cellules claires. On les subdivise dans la classification de l'OMS en carcinome à cellules claires par dégénérescence du cytoplasme, sans valeur pronostique particulière et carcinome à cellules géantes avec 20 à 30% de cellules ayant 4 à 6 fois la taille des autres cellules tumorales, de mauvais pronostic. Les cellules de ce type de cancer peuvent se voir dans des territoires mal différenciés d'adénocarcinomes, moins souvent dans des territoires de carcinomes épidermoïdes. Le traitement est celui des CBNPC.
Syn. cancer broncho-pulmonaire indifférencié à grandes cellules, carcinome broncho-pulmonaire à grandes cellules, carcinome broncho-pulmonaire à grandes cellules.
→ cancer broncho-pulmonaire primitif
[A2, A3, B2, F2, K1, K3 ]
Édit. 2020
adénocarcinome bronchique l.m.
bronchial adenocarcinoma
Carcinome bronchopulmonaire primitif différencié de type glandulaire.
C'est l'un des quatre types histologiques fréquents des carcinomes bronchiques. Il représente environ 25 % de cet ensemble en France mais son incidence paraît croissante notamment au Japon et aux États-Unis. Il atteint la femme autant que l'homme et, bien que lié à l'intoxication tabagique, il l'est à un taux moindre que les autres types (environ 70 % de fumeurs ou anciens fumeurs). Macroscopiquement, ce sont surtout des tumeurs à développement parenchymateux, plus rarement des masses bronchiques proximales. On individualise des formes acineuses, papillaires, massives avec formation de mucus et une forme bronchioloalvéolaire.
Il est parfois difficile de le distinguer des adénocarcinomes pulmonaires secondaires métastatiques, dont l'origine est glandulaire extrathoracique.
Son traitement est idéalement chirurgical, mais il peut aussi bénéficier de radiothérapie et/ou de chimiothérapie. Son pronostic reste très réservé
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
[A3,2,K1,K3]
Édit. 2017
adénome bronchique l.m.
bronchial adenoma
Tumeur bénigne constituée d'acini reproduisant les glandes bronchiques dans le cadre des adénomes monomorphes.
Les adénomes pléomorphes et oncocytaires sont exceptionnels et tout aussi bénins.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[F5,K1]
Édit. 2017
allergie bronchique l.f.
bronchial allergy
Allergie se traduisant par de l'asthme, état dyspnéique fait de paroxysmes de sibilances, de dyspnée bronchique spontanée.
Il existe aussi des quintes de toux allergique à caractère nocturne dominant accompagnées de sibilances. L'allergie bronchique entraîne des phénomènes inflammatoires. Dans l'asthme allergique, les sympathomimétiques calment fort bien le spasme bronchique accompagné de dyspnée mais la cortisone par voie générale, locale ou en aérosol, est plus efficace contre les phénomènes inflammatoires.
→ Gell et Coombs (classification modifiée de)
[F3,K1]
Édit. 2017
angiographie bronchique l.f.
bronchic angiography
→ artériographie bronchique, angiographie
[B2,K1,K4, K3, B3]
Édit. 2020
anomalies de la distribution bronchique l.f.p.
abnormal bronchi
Anomalies de naissance de bronches ventilant un territoire pulmonaire normal, ou plus rarement bronches ventilant un territoire anormal chez l'homme. A part sont les simples diverticules borgnes.
Ces anomalies sont vues au cours de 2% des endoscopies et s'observent 3 fois sur 4 à droite.
A droite, on distingue parmi les bronches fonctionnelles, les bronches trachéales, les plus fréquentes (près de 2/3 des cas), les dédoublements de la bronche lobaire supérieure droite (2 fois moins fréquents que la bronche trachéale) ; enfin les bronches cardiaques accessoires sont exceptionnelles et correspondent à la bronche azygos de certains mammifères.
À gauche, la découverte d'une bronche trachéale est très rare, le dédoublement de la bronche lobaire supérieure gauche l'est moins.
Quant aux diverticules borgnes ou bronches diverticulaires, ils sont plus rares que les bronches fonctionnelles, ils siègent sur les faces latérales de la trachée et à la face interne de la bronche principale, habituellement à droite.
[K1,O2]
Édit. 2017
arbre bronchique l.m.
arbor bronchialis (TA)
bronchial tree
Ensemble constitué par chacune des bronches principales droite et gauche et leurs ramifications.
artériographie bronchique l.f.
bronchial arteriography
Radiographie des artères bronchiques après opacification par un produit de contraste iodé hydrosoluble.
L’examen s’effectue par cathétérisme sélectif des artères bronchiques sachant qu’il existe le plus souvent une artère bronchique droite née de l’une des premières artères intercostales et deux artères bronchiques gauches nées de la face antérieure de l’aorte.
Il s’agit d’un examen indiqué essentiellement dans un but diagnostique puis thérapeutique pour effectuer une embolisation en cas d’hémoptysie massive ou récidivante.
Syn. angiographie bronchique
[B2, B3, K1, K4, K3, B4]
Édit. 2020
atrésie bronchique l.f.
bronchial atresia
Malformation bronchique caractérisée par une interruption de la lumière d'une bronche segmentaire, le plus souvent apicopostérieure gauche, exceptionnellement lobaire.
Il existe une mucocèle en aval de l'obstruction par accumulation de mucus. L'atrésie bronchique expose à des infections bronchiques récidivantes. Elle est souvent asymptomatique et découverte lors d'un cliché de thorax qui montre l'image d'une bronchocèle en amont d'une distension pulmonaire localisée. La TDM identifie la mucocèle. L'exérèse chirurgicale du segment ou du lobe malformé est nécessaire en cas d'infection bronchique, discutée dans les formes asymptomatiques.
Étym. gr. a : privatif ; trêsis : trou
biopsie bronchique l.f.
bronchial biopsy
Prélèvement de tissus réalisé au moyen de pinces coupantes mordant le tissu bronchique pour faire un examen microscopique histologique.
La biopsie bronchique est un geste simple et de peu de risques, sinon une hémorragie minime. Elle est effectuée au cours d'une bronchoscopie, faite habituellement sous anesthésie locale. La petite pince est guidée à travers le bronchoscope ou le fibroscope bronchique. La biopsie porte soit sur un éperon de division, trachéal ou bronchique, soit sur une lésion anatomique, bourgeon, infiltration, sténose.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
bloqueur bronchique l.m.
bronchus blocker, bronchial blocker
Dispositif utilisé en chirurgie pulmonaire, destiné à être introduit par la trachée pour obturer transitoirement une bronche.
Édit. 2017
bourgeon bronchique l.m.
endobronchial mass
Masse tissulaire saillante dans la lumière de l'arbre bronchique.
Cette anomalie muqueuse se prête à la biopsie pour diagnostiquer sa nature histologique. Un bourgeon est habituellement de nature tumorale mais cet aspect macroscopique peut être trompeur, observé aussi dans la tuberculose, les réactions granulomateuses à corps étrangers ou d'autres affections.
Édit. 2017
brossage bronchique l.m.
bronchial brushing
Technique de prélèvement endoscopique bronchique en vue d'un examen cytologique, par l'intermédiaire d'une brosse.
Cette technique utilise une sonde munie d'une petite brosse à son extrémité distale. Elle est conduite sur la zone muqueuse pathologique sous contrôle endoscopique. Le frottement appuyé de la brosse sur la lésion ramène des amas cellulaires qui sont ensuite examinés au microscope pour le diagnostic d'affections habituellement tumorales ou infectieuses.
Édit. 2017
carcinome bronchique in situ l.m.
bronchial carcinoma in situ
Syn. cancer bronchique in situ
[F2,K1]