Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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adénocarcinome œsophagien l.m.

adenocarcinoma of the oesophagus

Cancer qui résulte en général (peut-être toujours) de la transformation maligne d'une métaplasie intestinale de l'œsophage ayant constitué un endobrachyœsophage ou d'une plage limitée de muqueuse de Barrett.
L'adénocarcinomel est actuellement plus fréquent que le cancer épidermoïde dont l’incidence diminue. La symptomatologie est marquée par une dysphagie, une altération de l’état général, un hoquet, une dysphonie suggérant une atteinte récurrentielle, une adénopathie sus-claviculaire ou cervicale. Le cancer épidermoïde siège au niveau des tiers supérieur et moyen de l’œsophage, alors que l’adénocarcinome intéresse le tiers inférieur ou la jonction œsogastrique. Il est lié au reflux gastro-œsophagien et est fréquent  chez les patients obèses ou en surpoids. La surveillance de l’endobrachyœsophage est recommandée tous les 2 à 5 ans selon sa hauteur, avec des biopsies étagées. Le type histologique est déterminé selon l'architecture (tubuleux, à prédominance papillaire, mucineux ou à cellules dissociées). Le grade tient compte du degré de différenciation : bien, moyennement ou peu différenciés.

Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe

endobrachyoesophage, métaplasie ,  Barrett (œsophage de)

[A3, F2, L1]

Édit. 2020

hiatus œsophagien l.m.

hiatus œsophageus
oesophageal hiatus
Orifice musculaire du diaphragme répondant au corps de la 10e vertèbre thoracique.
Il est elliptique, en avant et au-dessus de l'hiatus aortique, un peu à gauche de la ligne médiane. Il est traversé par l'œsophage et les troncs vagaux antérieur et postérieur. L'œsophage est cravaté d'avant en arrière par le pilier droit du diaphragme.
Anc. dénom. orifice œsophagien du diaphragme

Étym. lat. hiatus : ouverture

[A1]

Édit. 2015

hiatus œsophagien du diaphragme l.m.

hiatus oesophageus diaphragmatis (TA)

oesophageal hiatus of diaphragm

Orifice entièrement musculaire par lequel œsophage traverse le diaphragme.
Il est limité par les fibres musculaires des piliers de ce muscle. Il répond au corps de la dixième vertèbre thoracique. Il est traverse en outre par les deux nerfs vagues.

Étym. lat. hiatus : ouverture

Syn. anc. orifice œsophagien du diaphragme

[A1]

Édit. 2015

ligament hépato-œsophagien l.m.

ligamentum hepatoesophageal (TA)

hepato-oesophageal ligament

Partie supérieure, gauche, juxta- œsophagienne du petit omentum.
Epaisse, elle contient, entre ses deux feuillets séreux, du tissu cellulaire, des rameaux vasculaires (rameaux hépatiques de l’artère gastrique gauche) et nerveux (branches hépatiques du nerf vague gauche).

C. Toldt, anatomiste autrichien (1840-1920)

Syn. anc. pars condensa du petit épiploon de Toldt

ligament phrénico-œsophagien l.m.

ligament hépato-phrénique

muscle broncho-œsophagien l.m.

musculus bronchooesophageus (TA)

broncho-oesophageus

Ensemble des expansions musculo-élastiques inconstantes de la gaine œsophagienne qui s’étendent des bords latéraux et de la face antérieure de l’œsophage à la paroi postérieure membraneuse des bronches principales droite et gauche.

œsophagien adj.

Qui se rapporte à l’œsophage.

[L1]

Édit. 2017

orifice œsophagien du diaphragme l.m.

hiatus œsophagien du diaphragme

Édit. 2017

plexus œsophagien l.m.

plexus oesophageus (TA)

oesophageal plexus

Rameaux des nerfs vagues nés directement du tronc nerveux ou par l’intermédiaire des rameaux bronchiques et du plexus pulmonaire.
Ils se rendent à l’œsophage.

plexus œsophagien du nerf vague l.m.

plexus œsophageus (TA)

oesophageal plexus

Réseau à mailles allongées des rameaux nerveux lié à la dissociation de chacun des nerfs vagues en arrière ou au-dessous du pédicule pulmonaire ; à ce niveau les nerfs vagues deviennent des nerfs parasympathiques purs.
Les branches du pneumogastrique droit descendent d'abord sur le côté droit puis sur la face postérieure de l'œsophage, celles du gauche le long du côté gauche puis sur la face antérieure de l'œsophage. Chacun des nerfs vagues se réunit de nouveau au-dessus de l'hiatus œsophagien en troncs vagaux antérieur et postérieur. Ce plexus donne des rameaux à la muqueuse et à la musculeuse œsophagienne et à la face postérieure du péricarde.

reflux gastro-œsophagien l.m.

gastro-oesophagal reflux

Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.

hernie hiatale (recherche de), Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, antireflux (opération), métoclopramide, dompéridone

[L1]

Édit. 2019

reflux gastro-œsophagien chez l'enfant l.m.

oesophageal reflux

Reflux gastroœsophagien qui se produit chez le nouveau-né, jusqu'à l'âge de 6 semaines environ, le sphincter du cardia n'étant pas efficace : il est alors quasi-physiologique.
Sa persistance ou son intensité doit faire rechercher un reflux gastroœsophagien qui accompagne presque toujours une atrésie de l'œsophage ou une hernie diaphragmatique (à cause des tractions qui s'exercent sur l'œsophage ou le diaphragme). En effet, une distension thoracique importante distend toujours l'orifice œsophagien du diaphragme (emphysème du poumon gauche, bronchodysplasie, paralysie ou éventration diaphragmatique, ventilation mécanique prolongée).

reflux gastro-œsophagien (manifestations respiratoires du) l.f.p.

gastro-oesophageal reflux and respiratory disorders, gastro-oesophageal reflux and pulmonary disease, respiratory manifestations of gastro-oesophageal reflux

Conséquences respiratoires directes ou indirectes du reflux gastro-œsophagien.
Les conséquences respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont fréquentes, souvent au premier plan du tableau clinique chez des patients qui ne se plaignent pas de pyrosis. Les manifestations respiratoires sont par conséquent trompeuses, de sorte que leur cause est souvent méconnue. Or, seul le traitement actif du reflux peut les faire disparaître ou les atténuer. Deux mécanismes physiopathologiques distincts font le lien entre le reflux et les manifestations respiratoires. D'une part, le reflux gastropharyngé avec ou sans microaspiration trachéobronchique et d'autre part la stimulation par le reflux du contenu gastrique acide de récepteurs œsophagiens, à l'origine de réflexes œsophagopulmonaires et/ou œsophagolaryngés.
Les principales manifestations respiratoires du reflux gastro-œsophagien sont la toux, l'asthme (que le reflux provoque ou aggrave), la fibrose des bases pulmonaires, la bronchite chronique, les pneumopathies à répétition et certains cas d'apnée du sommeil. Les manifestations asthmatiformes nocturnes ont été décrites par Charles Debray sous l’expression de «  signe du Général ».
On doit également signaler les manifestations otorhinolaryngées que sont la dysphonie, les laryngites postérieures, les granulomes des cordes vocales, le laryngospasme, le cancer du larynx ou du pharynx, la sensation de corps étranger basicervical, et certains cas de pharyngites, d'otites, de sinusites.

C. Debray, médecin gastroentérologue français, membre de l’Académie de médecine (1955)

rétrécissement pharyngo-œsophagien l.m.

constrictio pharyngooesophagealis (TA)

pharyngo-oesophageal constriction

G. Killian, oto-rhino-laryngologiste allemand (1907)

Syn. anc. bouche de l’œsophage, bouche de Killian

œsophage

reflux gastro-œsophagien l.m.

gastro-oesophagal reflux

Passage dans l'œsophage du contenu gastrique acide, qui se manifeste cliniquement par des brûlures rétrosternales ascendantes et des régurgitations acides, souvent lié à une mauvaise position du cardia, induit par une hernie hiatale.
Il est favorisé par l’ingestion d’alcool qui produit un relâchement de l’appareil sphinctérien cardial. Il peut s'accompagner de lésions de la muqueuse œsophagienne, allant de la simple congestion à la constitution d'une sténose en passant par des ulcérations : l'ensemble de ces lésions est regroupé sous le terme d'œsophagite peptique. Le diagnostic est essentiellement clinique ; l'endoscopie digestive visualise la hernie hiatale ainsi que les lésions œsophagiennes éventuelles. L'importance du reflux acide peut être quantifié par pHmétrie œsophagienne, en prenant en compte les épisodes de pH inférieur à 4 dans l'œsophage. Le traitement médical repose sur des mesures hygiénodiététiques, des médicaments procinétiques favorisant la motricité œsophagienne et gastrique (métoclopramide, dompéridone, cisapride), des pansements antiacides et des antisécrétoires gastriques (antihistaminiques H2 et inhibiteurs de la pompe à protons). En cas d'échec, un traitement chirurgical permet de rétablir une valve antireflux entre l'estomac et l'œsophage.

hernie hiatale, Mendelson (syndrome de), œsophagite peptique, opération antireflux gastrique, hernie hiatale, antihistaminiques H2, inhibiteurs de la pompe à protons

[L2]

Édit. 2019