dysplasie facio-auriculo-vertébrale l.f.
[A4,O6,Q2]
dysplasie oculo-auriculo-vertébrale l.f.
[A4,O6,Q2]
syndrome facio-auriculo-vertébral l.m.
facioauriculovertebral sequence
M. Goldenhar, médecin américain (1952), A. Franceschetti, ophtalmologiste suisse (1896-1968)
→ Goldenhar-Franceschetti (syndrome de)
[D1,G5]
Édit. 2018
fistule auriculo-branchiale de la première fente . l.f.
→ kyste (et fistule) auriculo-branchial de la première fente
[A3,P1,Q2]
Édit. 2018
kyste auriculo-branchial l.m.
→ kyste (et fistule) auriculo branchial de la première fente
kyste (et fistule) auriculo-branchial de la première fente l.m.
auriculobranchial cyst
Malformations embryologiques développées aux dépens de la première fente ou de la première poche branchiale.
Ils se projettent sur une aire cutanée triangulaire située entre le plancher du conduit auditif externe, la pointe du menton et le milieu de l’os hyoïde Représentant le dixième des malformations latérales du cou, ils sont classés en deux types et correspondraient à des duplications plus ou moins complexes du conduit auditif externe. La sémiologie comporte surtout des infections sous-auriculaires à répétition. Le traitement chirurgical est délicat compte tenu de rapports étroits avec le nerf facial.
nerf auriculo-temporal l.m.
nervus auriculotemporalis (TA)
auriculotemporal nerve
Branche sensitive du tronc terminal postérieur du nerf mandibulaire.
Elle sort de la région infra-temporale par la boutonnière rétro-condylienne ; elle traverse la partie haute de la loge parotidienne, se recourbe vers le haut et en avant du méat acoustique externe, derrière les vaisseaux temporaux superficiels ; elle se distribue aux téguments de la face latérale du crâne par de nombreux rameaux temporaux superficiels. Elle donne auparavant quelques filets à l’articulation temporo-mandibulaire, le nerf du méat acoustique externe, les rameaux de la membrane du tympan et les nerfs auriculaires antérieurs. Elle véhicule les rameaux parotidiens pour l’innervation sécrétoire de la glande parotide venue du noyau salivaire inférieur, noyau parasympathique du nerf glosso-pharyngien par l’intermédiaire de sa branche tympanique, le nerf petit pétreux et le ganglion otique dans lequel se fait le relais préviscéral. Le nerf auriculo-temporal fournit en outre des rameaux communicants pour le nerf facial.
→ nerf du méat acoustique externe, rameaux de la membrane du tympan, rameaux parotidiens du nerf auriculo-temporal, rameaux communicants pour le nerf facial (du nerf auriculo-temporal), nerfs auriculaires antérieurs
rameau communiquant (du nerf glosso-pharyngien) avec le nerf auriculo-temporal l.m.
ramus communicans ( nervi glossopharyngei) cum nervo auriculotemporali (TA)
communicating branch (of glossopharyngeal nerve) with auriculotemporal nerve
rameaux communicants pour le nerf facial (du nerf auriculo-temporal) l.m.p.
rami communicantes cum nervo faciale (nervi auriculotemporalis)
Branches anastomotiques du nerf auriculo-temporal
communicating branches with facial nerve (of auriculotemporal nerve)
rameaux de la membrane du tympan (du nerf auriculo-temporal) l.m.p.
rami membranae tympani nervi auriculotemporalis (TA)
branches to tympanic membrane (of auriculotemporal nerve)
Branches sensitives du nerf auriculo-temporal destinées à la membrane du tympan.
rameaux parotidiens du nerf auriculo-temporal l.m.p.
rami parotidei nervi auriculotemporalis (TA)
banches du nerf auriculo-temporal destinées à l’innervation sécrétoire de la glande parotide
rameaux temporaux superficiels du nerf auriculo-temporal l.m.p.
rami temporales superficiales nervi auriculotemporalis (TA)
superficial temporal branches of auriculotemporal nerve
syndrome lacrymo-auriculo-radio-dental l.m.
Le syndrome lacrymo-auriculodentodigital (LADD) associe des anomalies congénitales multiples caractérisée par une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie du système lacrymal ; des anomalies des oreilles et une surdité ; une hypoplasie, une aplasie ou une atrésie des glandes salivaires ; des anomalies dentaires et des malformations digitales.
L'existence d'une aplasie unilatérale radiale et d'une synostose radio-cubitale au cours du LADD caractérise le syndrome
lacrymo-auriculo-radio-dental.
D. W. Hollister, pédiatre et généticien américain (1973) ; W. J. Levy, ophthalmologiste américain (1967)
Syn. syndrome lacrymo-auriculodentodigital, syndrome de Levy-Hollister
Sigle LARD
→ syndrome lacrymo-auriculodentodigital
[L1, M1, M2, O1, P1, P2, P3, Q2]
Édit. 2019
bloc n.m.
block
Dans le langage médical, le bloc désigne soit une interruption (dans la transmission d’un message, d’un influx, d’un flux sanguin ou humoral, d’une cascade synthétique …..), soit un ensemble compact (de locaux, de pièces osseuses…).
Cette dualité reflète la double origine étymologique et historique du mot (cf. infra).
Étym. : 1 angl. block: obstruction, 2 néerl. blok : tronc d’arbre abattu
→ blocs de la conduction cardiaque, bloc alvéolocapillaire, bloc hépatique, bloc neuromusculaire, bloc anesthésique, blocs enzymatiques, bloc opératoire, bloc vertébral
Édit. 2017
bloc alvéolocapillaire l.m.
alveolar capillary block
Ensemble des éléments qui s'opposent à la diffusion normale des gaz entre l'alvéole et le capillaire pulmonaire.
Les pathologies interstitielles, en particulier au stade de fibrose, sont à l'origine de telles anomalies avec pour conséquence une diminution de la capacité de diffusion associée à une hypoxémie normocapnique (du moins tant que la fibrose n'est pas trop évoluée).
Syn. blocage alvéolocapillaire
Édit. 2017
bloc anesthésique de nerf ou de plexus l.m.
nerve or plexus block
Technique d'anesthésie régionale par injection d'un anesthésique local au contact des gaines d'un nerf, d'un tronc ou d'un plexus nerveux.
→ brachial (bloc du plexus), Gasser (bloc du ganglion de)
Édit. 2017
bloc atrioventriculaire (BAV) l.m.
atrioventricular block
Trouble permanent ou paroxystique de la conduction de l'onde d'excitation du myocarde, cheminant des oreillettes vers les ventricules, par ralentissement ou interruption, secondaire à une altération organique ou fonctionnelle du tissu spécifique de conduction, qui peut amener un ralentissement de la fréquence cardiaque, voire un arrêt cardiaque (syndrome de Stokes-Adams).
On distingue plusieurs degrés de BAV. Le 1er degré est caractérisé par un allongement fixe de la conduction auriculoventriculaire, avec sur l'ECG un espace PR supérieur à 0,20 s. Le deuxième degré (BAV2) se subdivise en type Mobitz I et Mobitz II. Le BAV2 de type Mobitz I est caractérisé par un allongement progressif du temps de conduction auriculoventriculaire sur 3 ou 4 complexes, jusqu'à la venue d'une onde P (auriculaire) qui ne parvient plus au ventricule encore en dépolarisation («onde P bloquée»). Ce rythme, dit de Luciani-Wenckebach, ne ralentit que faiblement la fréquence cardiaque et n'entraîne pas de trouble de conscience. Le BAV2 de type Mobitz II est caractérisé par un blocage fixe de la conduction auriculoventriculaire qui peut survenir une fois sur deux (BAV2/1), deux fois sur trois (BAV3/1), etc. A l'extrême, la succession d'ondes P non suivies de réponses ventriculaires aboutit en quelques secondes à un arrêt cardiaque qui peut être mortel s'il se prolonge. Le BAV3 ou dissociation auriculoventriculaire est responsable du «pouls lent permanent».
Le BAV de type Mobitz II et le BAV3 sont dits de «haut degré» (par opposition aux précédents qui ne comportent pas de risque vital), la fréquence basse qui les caractérise ne permet pas toujours une irrigation suffisante des «tissus nobles», du cerveau, en particulier.
Selon le siège du trouble de conduction par rapport à la jonction auriculoventriculaire, on distingue les blocs sus- ou suprahissiens et les blocs hissiens, à QRS fins, et les blocs infrahissiens à QRS larges. Certains BAV sont transitoires, d'autres permanents.
Les BAV sont le plus souvent secondaires à un processus de fibrose des voies de conduction (BAV «dégénératifs»). Parmi les causes reconnues de BAV, il faut citer l'infarctus du myocarde, les cardiomyopathies, certaines maladies infectieuses, les suites de chirurgie cardiaque, une action médicamenteuse (traitement par β-bloquant ou digitalique).
Le pronostic des BAV de haut degré a été radicalement transformé par l'entraînement électrosystolique, temporaire dans les BAV transitoires, définitif dans les BAV permanents.
W. Mobitz, médecin interniste allemand (1889-1951) ; K. F. Wenckebach, médecin interniste autrichien (1864-1940)
Édit. 2017
bloc axillaire l.m.
axillary block
Technique d'anesthésie locorégionale du plexus brachial assurant l'anesthésie de ses principaux nerfs terminaux (radial, médian, ulnaire (cubital), musculocutané).
La ponction permettant l'injection de la solution anesthésique est faite, soit au niveau du creux axillaire, soit au niveau du canal huméral. La localisation des nerfs est facilitée par l'usage d'un stimulateur de nerf.
Le bloc axillaire autorise la chirurgie de la main et de l'avant-bras.
Édit. 2017
bloc bifasciculaire l.m.
bifascicular block
Trouble de la conduction cardiaque intraventriculaire intéressant soit les deux faisceaux antérieur et postérieur de la branche gauche, soit l’un de ces deux faisceaux et la branche droite.
→ bibloc
Édit. 2017
bloc d'arborisation l.m.
parietal heart block
Trouble de la conduction électrique intraventriculaire intéressant le réseau terminal de Purkinje sous-endocardique.
Il peut être lié à une surcharge ventriculaire, ou à certaines dépressions myocardiques, mais le plus souvent, il est le témoin de lésions ischémiques étendues du myocarde.
Édit. 2017
bloc de branche l.m.
block of branch
Trouble de conduction intraventriculaire intéressant l'une des branches du faisceau de His : bloc gauche ou droit.
Le bloc de branche s'accompagne d'un retard de la déflexion intrinsécoïde supérieur à 0,03 seconde à droite et 0,05 seconde à gauche. Il peut être complet, traduit sur les dérivations périphériques de l'ECG par une durée de QRS égale ou supérieure à 0,12 seconde, ou incomplet en l’absence d'élargissement de QRS.
Les hémiblocs de branche gauche correspondent à des troubles conductifs dans l'une des branche de division de la branche gauche du faisceau de His : hémibloc antérieur gauche lorsque la lésion touche la branche antérosupérieure (ce qui se traduit sur l'ECG par une déviation axiale hypergauche de QRS), et hémibloc postérieur gauche lorsque la lésion touche la branche postéro-inférieure (ce qui se traduit sur l'ECG par une déviation axiale hyperdroite de QRS).
Les blocs de branche peuvent être «dégénératifs», par sclérose des voies de conduction ou secondaires à des cardiopathies de diverses natures.
Abrév. Abrév bloc de brance gauche : BBG et droit : BBD
Édit. 2017
bloc de branche bilatéral l.m.
bundle branch block
Trouble de conduction intraventriculaire cardiaque, intéressant les 2 branches du faisceau de His, parfois appelé bibloc.
Le bloc de branche bilatéral peut être bifasciculaire (atteinte de la branche droite et de l’un des deux faisceaux de la branche gauche), trifasciculaire (atteinte de la branche droite et des 2 faisceaux de la branche gauche) ou bitronculaire (atteinte des deux branches droite et gauche du faisceau de His) ; cette dernière variété équivaut à un bloc auriculoventriculaire complet.
Édit. 2017
bloc de branche fonctionnel l.m.
Syn. aberration ventriculaire
[K2]
Édit. 2016
bloc de conduction l.m.
conduction block
Défaut de propagation d'un potentiel d'action à un endroit localisé sur le trajet du nerf.
Réduction de l'amplitude ou de la surface du potentiel évoqué d'au moins 30% après stimulation proximale par rapport à la stimulation distale, à condition qu'il n'y ait pas de dispersion trop importante de la réponse : l'élargissement de celle-ci doit être inférieur à 15%. En pratique électromyographique, les blocs de conduction sont recherchés au niveau des fibres motrices. Ils sont caractéristiques des lésions démyélinisantes focales.
Par stimulation "haute" au-dessus de la lésion, l'amplitude et surtout la surface sont réduites par rapport à la stimulation "basse" au-dessous de la lésion. En cas d'absence de potentiel d'action global du muscle (PAM) par stimulation haute, on a un bloc de conduction dit complet. Le bloc complet est accompagné cliniquement par une paralysie du muscle où un PAM normal est recueilli par stimulation basse.
Certains processus démyélinisants segmentaires comportent des blocs de conduction multiples, soit moteurs purs, soit sensitivomoteurs, d'évolution prolongée. Il s'agit de formes cliniques de polyradiculonévrites démyélinisantes chroniques.
→ blocs de conduction (neuropathie focale avec), Uthoff (phénomène d')
Édit. 2017
bloc de la 17 alpha-hydroxylase l.m.
block of the 17α-hydroxylase
E. G. Biglieri, médecin interniste américain (1966)
→ Biglieri (syndrome de), hyperplasie congénitale des surrénales, CYP17A1 gene
Édit. 2017