fièvre exanthématique sud-africaine à tiques l.f.
tick-bit fever
Maladie infectieuse due à Rickettsia pyiperii, transmise par la tique Amblyoma hoebraeum, caractérisée par un état fébrile d’une durée de dix jours comportant des signes neurologiques.
Syn. fièvre de dix jours de Prétoria
→ Rickettsia, tique
[D1,D2,H1]
Édit. 2018
ovalocytose du sud-est asiatique l.f.
Anomalie morphologique génétique des érythrocytes, de transmission autosomique dominante, fréquente dans le sud-est asiatique et en Mélanésie ; il s’agit d’une sous-variété particulière de l’elliptocytose héréditaire
Les globules rouges sont allongés et leurs extrémités arrondies. Les sujets homozygotes ne semblent pas survivre mais les adultes hétérozygotes demeurent asymptomatiques ou ne montrent qu'une très légère anémie. Les nouveau-nés peuvent présenter une anémie hémolytique temporaire. Sur le frottis sanguin, on observe que la majorité des hématies sont des ovalocytes, ce que confirme l'examen par ektacytométrie. Cette anomalie héréditaire de la membrane érythrocytaire, liée à une mutation de la protéine bande 3, confère aux érythrocytes un certain degré de résistance au paludisme. Elle est essentiellement répandue en Thaïlande, aux Philippines, en Indonésie et en Nouvelle Guinée.
Syn. ovalocytose mélanésienne
→ ovalocyte, elliptocytose héréditaire, ektacytométrie
Édit. 2017
porphyrie sud-africaine l.f.
south african type of porphyria
prurigo actinique (sud-américain) l.m.
actinic prurigo
Variété de lucite polymorphe particulière aux Indiens d'Amérique du Sud, comportant des papules excoriées et des plaques eczématiformes très prurigineuses, remarquablement améliorée par la thalidomide.
Syn. lucite polymorphe des Indiens latino-américains
blastomycose n.f.
blastomycosis
Infection fongique due à un champignon dimorphique, Blastomyces dermatitidis, dont les propriétés écologiques (sol humide riche en matière organique) et le mode de transmission sont encore mal définis.
Actuellement, la zone endémique de la maladie s'étend de la vallée du Mississippi au lac Michigan, dans le sud-est des États-Unis et dans la vallée du Saint-Laurent. L'Homme et le Chien peuvent être infectés. L'atteinte pulmonaire est la plus fréquente et constitue sans doute la porte d'entrée après inhalation de spores. L'atteinte cutanée est fréquente (plus de 50% des cas). Les lésions siègent le plus souvent à la tête et aux membres : il s'agit de nodules érythémateux, indolores, d'abcès sous-cutanés, de placards extensifs verruqueux s'ulcérant, dont l'évolution se fait vers une guérison centrale et une fibrose périphérique. Une atteinte des muqueuses est possible : nez, larynx, bouche. D'autres organes peuvent être infectés par dissémination : atteinte ostéo-articulaire, génito-urinaire, du système nerveux central, surrénalienne et oculaire. Le diagnostic repose sur la mise en évidence, à l'examen direct mycologique ou à l'examen histologique, de grosses levures sphériques à paroi épaisse émettant un gros bourgeon avec une base très large, forme parasitaire du champignon dans les liquides et tissus infectés. La culture mycologique est nécessaire pour confirmer le diagnostic de mycose à B. dermatitidis.
T. C. Gilchrist, médecin américain (1896)
Syn. blastomycose nord-américaine, maladie de Gilchrist, maladie de Chicago
→ blastomycose chéloïdienne, blastomycose sud-américaine, Blastomyces dermatitidis, Blastomyces dermatitidis
Édit. 2017
blastomycose cérébroméningée l.f.
cerebromeningeal blastomycosis
Parasitose provoquée par des champignons dimorphiques et dont la forme dite sud-américaine ou paracoccidioïdomycose ou maladie de Lutz, due à Paracoccidioïdes (ou Blastomycesbrasiliensis), peut donner, dans plus de 10% des cas, des localisations cérébrales et méningées.
La forme nord-américaine ou maladie de Gilchrist, due à Blastomyces dermatidis, donne plus rarement des atteintes cérébroméningées.
Syn. cladosporiose cérébrale
→ paracoccidioïdomycose, blastomycose, Gilchrist (maladie de), Blastomyces brasiliensis, Blastomyces dermatidis, Paracoccidioïdes brasiliensis
[D1, H1]
Édit. 2018
blastomycose chéloïdienne de Jorge Lobo l.f.
cheloid blastomycosis
Mycose cutanée chronique simulant le plus souvent des chéloïdes, dont l'agent responsable est Loboa loboi (autrefois Paracoccidioïdes lobo ou forme de Blastomyces brasiliensis), touchant l'homme et les dauphins, et dont la plupart des cas ont été décrits au Brésil mais aussi dans d'autres zones forestières d'Amérique centrale et du Sud.
Les adultes jeunes de sexe masculin exerçant des professions à l'extérieur sont les plus touchés. La maladie semble être contractée par inoculation traumatique. Les lésions restent limitées à la peau et sont presque toujours localisées dans les zones découvertes. Même si les aspects cliniques simulent le plus souvent des chéloïdes, fermes, brunes, indolores, parfois pédiculées, ils sont assez polymorphes, prenant aussi l'apparence de gommes, de placards nodulaires infiltrés, verruqueux ou ulcérés évoquant une lèpre nodulaire, une chromomycose ou un carcinome spinocellulaire. C’est une maladie essentiellement chronique avec conservation d’un état général satisfaisant
Le diagnostic repose sur la mise en évidence de courtes chaînes d'éléments ronds, globuleux, avec une double paroi réfringente, réunis les uns aux autres par une sorte d'isthme, dans les squames recueillies par grattage ou à l'examen histologique d'une biopsie. Les antifongiques sont inactifs.
J. Lobo, dermatologue brésilien (1930)
Syn. lobomycose, maladie de Jorge Lobo
Édit. 2017
blastomycose européenne l.f.
cryptococcosis
Syn. cryptococcose
Édit. 2017
Busse-Buschke (blastomycose de) l.f.
Busse-Buschke’s blastomycosis
Première dénomination, erronée, de la cryptococcose.
O. Busse, pathologiste (1894) et A. Buschke, dermatologiste, allemands (1895)
Édit. 2017
Lobo (blastomycose chéloïdienne de Jorge) l.f.
Jorge's lobo's disease
J. Lobo, dermatologiste brésilien (1931)