balayage n.m.
scanning
1) En vidéo, dans un récepteur de télévision, mouvement de gauche à droite et de haut en bas que suit le faisceau d'électrons dans le tube cathodique pour atteindre l'écran de télévision.
En télévision, l'image est découpée en 525 lignes (format NTSC) ou 625 lignes (format PAL ou SECAM) horizontales numérotées de haut en bas. Pour l'affichage de chaque image, il y a deux balayages de l'écran, le premier affichant les lignes impaires et le second, les lignes paires. Ce balayage est dit entrelacé, ce qui permet d'éviter l'effet de scintillement de l'écran en utilisant le phénomène de persistance rétinienne. L'ensemble des lignes affichées lors d'un balayage constitue une trame et chaque image est constituée de deux trames. Selon les pays, l'affichage d'une trame dure 1/50 ème de seconde pour l'Europe, 1/60 ème pour les États-Unis, donc pour chaque image 1/25ème de seconde ou 1/30ème de seconde. En Europe, les projections vidéo affichent 25 images/seconde, et aux É-U, 30 images/seconde.
2) En tomographie, qu'elle soit assistée ou non par ordinateur, mouvement effectué par le tube ou le détecteur au-dessus ou autour du patient.
Sur les scanographes de première et deuxième générations, le mouvement effectué par le tube était une translation-rotation; dans la deuxième génération, les détecteurs (au nombre de 10 à 20) tournaient en même temps que le tube. Sur les appareils de troisième génération, le mouvement de translation a été supprimé, le tube tournant autour du malade en même temps que les détecteurs au nombre d'une centaine. Enfin, les appareils récents à balayage hélicoïdal combinent une rotation continue de 360° du tube et des détecteurs (au nombre d'un millier) autour du patient à un déplacement continu de la table d'examen, le mouvement résultant étant une hélice.
→ balayage en échographie, tomographie, tomoscintigraphie
Édit. 2017
ophtalmoscope laser à balayage l.
scanning laser ophthalmoscope (SLO)
Système ophtalmoscopique permettant d'obtenir une image de la surface rétinienne grâce à l'illumination par un faisceau laser mobile.
Comme son nom l'indique, ce dispositif est avant tout destiné à fournir une image du fond d'œil. Plusieurs innovations techniques permettent d'obtenir par cette technique des résultats en net progrès par rapport aux systèmes classiques. Il en résulte plusieurs avantages.
- L'illumination de la rétine par un faisceau laser réalisant un balayage type télévision (Webb - 1980) permet d'obtenir à la fois une forte illumination (concentration de la lumière laser) mais sans risque (le point laser, d'environ 10 micromètres de diamètre, "vole" sur la rétine et ne séjourne jamais sur un endroit quelconque).
- La stabilisation du faisceau de retour par son passage inverse dans le système (vibrant ou tournant) qui génère le balayage confère une considérable sensibilité du système (capacité de détecter quelques photons).
- Il y a possibilité d'utiliser plusieurs lasers, donc de réserver l'un d'entre eux à la réalisation de l'image rétinienne (p. ex. en infrarouge, n'entraînant aucune sensation visuelle pour le sujet) et d'utiliser un ou plusieurs autres faisceaux lasers pour produire des stimulations rétiniennes, que l'expérimentateur peut ensuite déplacer à volonté sur la rétine examinée. Stratégie d'exploration des images, électrophysiologie fine trouvent ici un remarquable champ d'applications.
- La confocalité permet, sur le faisceau de retour, la sélection du niveau d'observation de l'image choisie grâce à une filtration spatiale par un diaphragme conjugué du point d'éclairement rétinien. On peut donc réaliser de véritables coupes tomographiques débouchant sur des reconstructions tridimensionnelles.
R. H. Webb, ophtalmologiste américain (1980)
→ tomographie en cohérence optique
Édit. 2017
ophtalmoscope laser à balayage confocal l.m.
→ tomo-ophtalmoscope laser à balayage
Édit. 2017
scintigraphie à balayage l.f.
sweeping scintigraphy
sonde à balayage électronique l.f.
electronic scanning probe
tomoophtalmoscope laser à balayage l.m.
SLO confocal
Moyen d’exploration rétinienne associant un dispositif confocal à l’ophtalmoscope laser à balayage classique.
Il permet l’observation de coupes plus ou moins épaisses de la rétine. Des images en trois dimensions peuvent être obtenues par reconstitution à partir de coupes conjointes.
tomoophtalmoscope laser à balayage et à faisceau modulé l.m.
scanning laser tomograph with modulate beam
Ophtalmoscope laser à balayage particulier travaillant simultanément avec plusieurs lasers dont les intensités de faisceaux sont modulables.
Un des faisceaux a un rôle de stimulation, l’autre de visualisation. Cet appareil devient donc un outil d’exploration anatomofonctionnelle précise et quantifiable.
balayage sélectif l.m.
selective sweep
Processus par lequel la sélection au cours de l’évolution d’un allèle favorable augmente également la fréquence des allèles qui lui sont liés, réduisant ainsi la variation génétique autour du gène sélectionné.
Ce processus est intervenu lors de l’évolution des espèces sauvages vers des espèces domestiquées.
→ allèle
[Q1]
Édit. 2018
amplification en échographie l.f.
ultrasounds amplifier
En échographie, renforcement électronique des échos réfléchis par les structures anatomiques, compensant l'atténuation en profondeur du faisceau ultrasonore.
Cette amplification peut être globale et concerner la totalité des échos, ou variable, adaptée à la profondeur des interfaces réfléchissantes, de façon à égaliser l'amplitude des échos reçus. Elle sert à améliorer les performances de l'échographie.
[B2, B3]
Édit. 2020
analyse spectrale en échographie l.f.
ultrasonography spectral analysis
En échographie doppler, représentation graphique sur un écran cathodique ou sur papier, d'un flux circulatoire en temps réel, prenant en compte trois variables : le temps mesuré en abscisse, la fréquence en ordonnée et l'énergie de chaque fréquence indiquée par une échelle de gris.
Après analyse informatique des différentes bandes de fréquence par transformée de Fourier, on obtient un tracé représentatif du courant circulatoire d'un vaisseau ou du cœur, contribuant au diagnostic.
Étym. gr. analusis : décomposition
Syn. spectre doppler
[B1,B2, K4, K2]
Édit. 2020
artefact de cône d'ombre (en échographie) l.m.
Quand les ultrasons rencontrent une structure très réfléchissante ou très absorbante (par exemple un calcul ou une structure gazeuse), celle-ci les renvoie ou les absorbe tous ; il se forme dès lors à la surface de la structure une ligne hyperéchogène (due aux échos réfléchis) surmontant une plage vide d’échos (faute d’ultrasons) dont la forme est cônique (cône d’ombre) avec les sondes sectorielles, rectangulaire (cheminée d’ombre) avec les sondes linéaires.
Un phénomène analogue peut se voir sur les bords d’une structure arrondie (rein, tendon…) par réfraction du faisceau d’ultrasons (cône d’ombre des parois latérales).
Étym. lat. artis facta : effet de l'art
[B2]
Édit. 2017
artefact de renforcement postérieur (en échographie) l.m.
Les ultrasons qui traversent une zone liquidienne anéchogène ne sont pas arrêtés : les structures situées en arrière de cette zone liquidienne reçoivent donc proportionnellement plus d’ultrasons que les régions voisines où les ultrasons sont normalement atténués par les tissus qu’ils ont traversés.
Cet excès d’ultrasons est à l’origine d’un aspect plus hyperéchogène des structures postérieures : l’artéfact de renforcement postérieur.
Étym. lat. artis facta : effet de l'art
[B2]
Édit. 2017
artefact de réverbération (en échographie) l.m.
reverberation artefact
Artéfact créé par la réflexion itérative des ultrasons piégés entre deux surfaces réfléchissantes (interface séparant deux structures d'impédances très différentes).
Ils envoient à chaque rebond un écho vers la sonde ; l’ensemble forme une série de lignes parallèles de moins en moins marquées, représentant autant de fausses interfaces anatomiques : l’artéfact de réverbération.
Étym. lat. artis facta : effet de l'art
[2017]
doppler (échographie) l.f.
duplex scanning
Appareil couplant une étude par ultrasons et une échographie.
Il permet l'étude de la circulation cardiaque, artérielle et veineuse, il renseigne sur le sens et la vitesse du flux sanguin, des parois vasculaires et cardiaques. C'est l'examen de base pour diagnostiquer de façon non agressive les thromboses veineuses profondes, les artériopathies périphériques et pour étudier le fonctionnement et les lésions cardiaques.
écho en échographie l.m.
echo
Onde ultrasonore réfléchie par les interfaces entre les différentes structures de l'organisme.
[B2, B3]
Édit. 2019
échographie n.f.
ultrasonography, sonography
Méthode d'imagerie indolore, sans danger connu actuellement, qui permet l'exploration morphologique dynamique de certains organes grâce à la réflexion des ultrasons sur leurs structures anatomiques (même principe que le radar).
Grace à un élément piézo-électrique un transducteur, qui est une sonde à la fois émettrice et réceptrice, émet des ultrasons (US) aux fréquences utilisées en diagnostic médical (2 à 25 MHz). Ces US se propagent à travers le corps humain et, aux interfaces entre deux structures différentes, se réfléchissent en renvoyant des US en écho. Ces derniers atteignent le transducteur et sont convertis en un signal électrique filtré, amplifié, traité et affiché sur un moniteur.
Il existe plusieurs modes d’échographie :
- le mode A (comme Amplitude). Il fonctionne selon le principe du sonar de profondeur : sur le tracé linéaire d’un oscilloscope chaque interface rencontrée par le faisceau d’US engendre une déflexion verticale dont la position est proportionnelle à la distance et l’amplitude à la réflectivité de l’interface avec le milieu rencontré. Ce mode échographique fut historiquement le premier. Utilisé pour repérer l’écho médian des structures intracrâniennes, il n’est pratiquement plus emloyé à l’heure actuelle;
- le mode B (comme Brillance). L’intensité de la réflexion n’est plus représentée comme dans le mode A par une déflexion verticale sur une ligne, mais par un point dont la brillance, proportionnelle à la réflectivité de l’interface, se situe au sein d’une gamme de gris. Plus le point est billant, plus l’interface est marquée. En combinant plusieurs sources d’US, placées côte à côte, on obtient une coupe bidimentionnelle plane, ou échotomographie. C’est le principe le plus utilisé actuellement;
- le mode TM (comme Temps/Mouvement) explore sur une même ligne la position des interfaces traversés par les US et leur variations en fonction du temps avec en ordonnée la profondeur et en abscisse le temps. Ce mode est actuellement largement utilisé en cardiologie (pour étudier les parois des cavités cardiaques et les valves) et en ophtlamologie (pour mesurer l’épaisseur de la cornée).
-le mode 3D. Son but est d'aditionner plusieurs plans de coupe pour former un volume, représenté par une matrice 3D. La sommation des plans de coupe n’est plus réalisée manuellement par une sonde couplée à un capteur mais, le plus souvent, automatiquement par le biais d'une sonde volumique. Les données de cette matrice volumique peuvent être utilisées de différente manières : analyse multi-plans pour obtenir des plans de coupes arbitrairement définis par l'utilisateur, parfois impossibles à réaliser en échographie plane; rendu surfacique…
- le mode 4D. C’est le mode 3D en temps réel, autorisé par la puissance des ordinateurs actuels.
- le mode doppler : mesure de la vélocimétrie en mode continu, pulsé, couleur ou énergie. L’étude de fréquence des échos réfléchis sur une surface mobile (effet doppler) permet de déterminer la vitesse de déplacement de la structure ou le sens et le débit du sang.
D’autres modes techniques peuvent équiper les échographes actuels, en particulier l’élastographie…
L’échographie permet également de guider différents gestes techniques (échographie interventionnelle) : introduction d’une aiguille pour un prélèvement ou une injection, mise en place d’un cathéter endovasculaire ou endocavitaire, extraction d’un corps étranger…
C. Doppler, physicien et mathématicien autrichien (1842)
Étym. gr. êchos : son, son réfléchi, écho
[B2, B3]
Édit. 2019
échographie abdominale l.f.
abdominal ultrasonography
Echographie des organes de l'abdomen.
Cet examen permet d'étudier les organes pleins, en particulier le foie, le pancréas, la rate et les reins, mais également les organes creux comme la vésicule biliaire et les gros vaisseaux.
[B2, B3]
Édit. 2019
échographie B en ophtalmologie l.f.
ophtalmologic ultrasonography
Echographie du segment postérieur devant compléter toute biométrie en cas de cataracte obturante, totale.
Il est alors indispensable d'évaluer l'état du fond d'œil en échographie mode B, en étudiant les relations vitréorétiniennes (décollement total, subtotal, partiel, périphérique ou au pôle postérieur de l'hyaloïde postérieure) et à la recherche d'un décollement de rétine, d'une tumeur, d'une excavation papillaire ou et d'une maculopathie.
→ échographie, échographie ophtalmologique, cataracte, décollement de rétine
[B2, B3 , P2]
Édit. 2019
échographie bidimensionnelle l.f.
two dimensional ultrasonography
Syn. échographie bidimensionnelle, échographie mode B
→ échographie bidimensionnelle, échographie mode B, échographie
[B2, B3]
Édit. 2019
échographie cérébrale transfontanellaire l.f.
transfontanellar brain ultrasonography
Examen du cerveau du nouveau-né et du nourrisson par échographie au travers de la fontanelle.
Il est utilisé pour le dépistage d'une malformation ou le bilan étiologique d'une souffrance neurologique (dilatation ventriculaire, hémorragie, leucomalacie, etc.).
[B2, B3, H1, O1]
Édit. 2019
échographie doppler l.f.
doppler ultrasound method, doppler flowmetry, doppler velocimetry
Technique échographique utilisant l'effet doppler pour mettre en évidence un flux, notamment sanguin, en déterminer sa direction et les caractéristiques vélocimétriques.
La variation de fréquence, proportionnelle à la vitesse circulatoire, peut être traduite dans une gamme de sons audibles et sous forme graphique (doppler à émission continue, doppler pulsé) ou colorimétrique (doppler couleur, doppler puissance ou énergie…). Le mode doppler (dont il existe actuellement de multiples variantes) est principalement utilisé en pathologie cardio-vasculaire et pour étudier la vascularisation d’une structure anatomique.
C. Doppler, physicien et mathématicien autrichien (1842)
→ échographie, analyse spectrale, fréquence doppler, effet doppler
[B2, B3]
Édit. 2019
échographie embryonnaire l.f.
Echographie de l’embryon.
L' image de l’embryon apparaît à partir de la 5ème ou 6 ème semaine d’aménorrhée. La mesure de la longueur cranio-caudale (vertex-coccyx) permet d’apprécier avec précision la date du début de la grossesse et de dénombrer les embryons.
→ échographie fœtale, échographie obstétricale
[A4, B2, B3, O3]
Édit. 2019
échographie endocavitaire l.f.
endocavitary ultrasound
Echographie par introduction de la sonde dans une cavité naturelle : vagin, vaisseau sanguin, oesophage, estomac, rectum...
→ échographie , échographie endorectale, échographie endovaginale, échographie trans-oesophagienne, échographie endocoronaire
[B2, B3]
Édit. 2019
échographie endocoronaire l.f.
endocoronary ultrasonography
Echographie utilisant une sonde de très faible diamètre (inférieur ou égal à 1,3 mm) introduite dans une artère coronaire après cathétérisme sélectif.
Cette technique complète éventuellement les données de la coronarographie.
→ coronarographie, échocardiographie, échographie intravasculaire
[B2, B3, K2, K4]
Édit. 2019
échographie endorectale l.f.
transrectal ultrasonography
Echographie des organes pelviens, en particulier de la prostate, au moyen d'une sonde introduite dans le rectum.
[B2, B3, L1, M2, M3]
Édit. 2019