apraxie n.f.
apraxia
Trouble acquis de la réalisation intentionnelle des gestes finalisés, non explicable par une atteinte sensorimotrice élémentaire, une anomalie de la coordination, une altération de l'attention ou de la vigilance, un affaiblissement intellectuel important, ni par une perturbation de la compréhension secondaire à une aphasie.
Elle fait suite à des lésions cérébrales focales (le plus souvent pariétales gauches) ou diffuses, et s'intègre le plus souvent dans un Syndrome neuropsychologique complexe (comme une démence ou un Syndrome postvasculaire).
La taxonomie reconnaît une grande variété d'apraxies, définies sur le niveau hiérarchique de perturbation du geste, sur des critères anatomocliniques, ou encore sur le type de geste perturbé. Depuis Liepmann, il est classique de distinguer : l'apraxie idéatoire, perte de la capacité à réaliser la succession des gestes élémentaires permettant l'accomplissement d'un geste complexe (comme plier une lettre et la mettre sous enveloppe), et l'apraxie idéomotrice, incapacité de réaliser des gestes simples.
Ces deux termes sont aussi employés pour désigner respectivement la perturbation de l'emploi des objets réels (apraxie idéatoire) et l'altération de la réalisation des gestes, significatifs ou non, réalisés en l'absence d'objets (apraxie idéomotrice). Cette opposition tend à être abandonnée dans la littérature contemporaine, du fait de modèles contestant une telle hiérarchisation du geste.
H. Liepmann, neurologue allemand (1900)
Étym. gr. apraxia : inaction (a : privatif ; praxis : action)