concentration minimale bactéricide d'un antibiotique l.f.
minimal bactericidal concentration
Concentration minimale d’un antibiotique, déterminée en laboratoire vis-à-vis d’une souche bactérienne et ne laissant se développer qu’un nombre de survivants égal ou inférieur à 0,01 pour cent d’un inoculum de 10 puissance 6 bactéries par ml.
[G3]
antibiotique adj.et n.m.
antibiotic
Substance capable d’empêcher la reproduction des bactéries (bactériostatique) ou de les détruire (bactéricide) en bloquant certaines réactions enzymatiques.
Actuellement le terme antibiotique est réservé à l’action sur les bactéries, pour l'action sur les virus, on parle d'antiviral.
Les antibiotiques sont produits par des micro-organismes (bactéries, champignons actinomycètes) Par extension ce groupe inclut des agents comme les sulfonamides et les quinolones qui sont synthétiques.
Selon leur formule chimique et leur mécanisme d’action on groupe les antibiotiques en familles : bêta-lactamines, aminoglucosides ou aminosides, chloramphénicol et apparentés, tétracyclines, macrolides, polypeptides, rifamycines, glycopeptides, nitro-imidazoles, quinolones, antituberculeux, etc.
Les antibiotiques sont prescrits à près de la moitié des patients hospitalisés, mais une bonne part des traitements est actuellement quantitativement ou qualitativement inefficace parce que donnés contre des germes mal identifiés ou parce que la posologie est mal adaptée. Outre le gaspillage onéreux qui en résulte, cela favorise l’apparition de résistances microbiennes qui compliquent le traitement des autres malades. Pourtant la monothérapie est suffisante dans la plupart des infections extrahospitalières.
Certaines associations avec d‘autres médicaments peuvent entraîner des effets secondaires et parfois des complications graves.
Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie
→ antibiotiques (mécanisme d'action des), bactéricide, bactériostatique
antibiotique (spectre d'efficacité d'un) l.m.
spectre of efficiency of an atibiotic
Détermination de l'activité d'un antibiotique vis-à-vis de l'ensemble des espèces de bactéries.
L’activité de l’antibiotique sur les espèces bactériennes est testée in vitro et évaluée en quatre classes :
- espèce habituellement sensible : plus de 90 % des souches de l’espèce sont sensibles ;
- espèce modérément sensible : l’antibiotique est modérément actif et des résultats cliniques satisfaisants peuvent être observés lorsque les concentrations au site de l’infection sont supérieures à la concentration minimale inhibitrice ;
- espèce inconstamment sensible : la proportion de résistance acquise est variable, la sensibilité est donc imprévisible en l’absence d’antibiogramme ;
- espèce résistante : au moins 50% des souches de l’espèce sont résistantes.
Étym. angl. antibiotic, du gr. anti : contre ; biotikos : qui sert à l’entretien de la vie
→ antibiotique, antibiotiques (mécanisme d'action des), antibiotiques (résistance aux)
disque d'antibiotique l.m.
disk (antimicrobial)
Pastille de papier buvard, imprégné d’un antibiotique à une certaine concentration, qui est utilisée pour étudier la sensibilité d’une souche bactérienne aux antibiotiques dans l’une des méthodes de détermination de la CMI, la méthode de diffusion en milieu solide ou méthode des disques.
Après ensemencement en surface d’un milieu solide, par inondation, avec la souche à tester, des disques contenant chacun un antibiotique sont déposés sur le milieu gélosé. Après solubilisation de l’antibiotique par l’humidité du milieu, il s’établit un gradient de concentration de l’antibiotique autour de chaque disque. Après incubation, il est observé autour des disques un halo ou zone circulaire d’inhibition de la croissance bactérienne, dont le diamètre est mesuré et comparé à des diamètres critiques.
peptide antibiotique l.m.
antibiotic peptide
Peptide naturel ou de synthèse,doué de propriétés bactériostatiques vis-à-vis de certaines espèces bactériennes.
Parmi les peptides antibiotiques les plus connus on trouve les pénicillines, les gramicidines, les actinomycines, les bacitracines, la colistine. Ils sont généralement caractérisés par la présence dans leur structure d'acides aminés de la série D.
probabiliste (traitement antibiotique) l.m.
Traitement antibiotique entrepris, devant un syndrome infectieux, sur des arguments cliniques, sans prélèvements bactériologiques préalables ou avant les résultats de ceux-ci.
quotient inhibiteur d'un antibiotique l.m.
Rapport de la concentration plasmatique de ce médicament sur la concentration minimale inhibitrice mesurée in vitro.
Dans le cas d’un antibiotique dont l’activité est temps-dépendante, le quotient inhibiteur doit être au moins supérieur à 1 pour qu’il ait une efficacité thérapeutique.
→ concentration minimale inhibitrice
anesthésie intraveineuse à objectif de concentration l.f.
target controlled infusion (TCI)
Administration intraveineuse d'un anesthésique par un pousse-seringue dont le débit est réglé par un système informatisé prenant en compte les caractéristiques du patient et les propriétés pharmacocinétiques du produit anesthésique.
Étym. gr. anaisthesia : insensibilité, inconscience
Sigle AIVOC
[B3,G1]
Édit. 2017
bicarbonates sériques (concentration en) l.f.
serum concentration of bicarbonate
Concentration des bicarbonates sériques, habituellement exprimée en mmol/L.
L'élévation des bicarbonates sériques est un marqueur de l’alcalose métabolique et son abaissement, de l’acidose métabolique.
→ réserve alcaline, acidose, alcalose
[C1, C2]
Édit. 2020
concentration n.f.
concentration
1) Action de concentrer en un même lieu, des éléments de même nature, afin notamment d'augmenter leur intensité, leur densité, leur force.
Ex. concentration des rayons lumineux au foyer d'une lentille convexe, concentration de la chaleur.
2) En chimie : opération qui consiste à augmenter la proportion d'une substance dans le milieu où elle est contenue en solution ou en suspension.
L'expression d'une concentration varie selon la définition choisie et on lui donne alors un nom différent. Par ex. molarité, molalité, fraction molaire, en chimie.
Le mot «taux», employé à tort comme synonyme de concentration, est à éviter. Dans l'industrie et en toxicologie on exprime les concentrations en partie pour cent, ppc, ou par millions, ppm, en poids ou par volumes, ppv.
3) Désigne aussi le résultat de cette action : rapport existant entre la masse d'un corps dissous et le volume du solvant qui le contient.
Ex. la concentration d'un alcool.
4) Au sens figuré « se concentrer » désigne le fait de porter tout l'effort d’attention sur un sujet donné.
Concentration intellectuelle.
Étym. lat. cum (réunir) ensemble, centrum : centre, réunion de personnes ou de choses dans un même lieu.
→ concentration fractionnelle, fraction molaire, molalité, molarité, taux
[B1,C1]
concentration anesthésique efficace minimale à 50 % l.f.
median effective dose
Concentration minimale d'un anesthésique dans le plasma permettant d'obtenir une anesthésie générale légère chez la moitié des sujets.
Pour les anesthésiques volatils on mesure la CEM50 à partir de la concentration alvéolaire minimale efficace, MAC (Minimum Alveolar Concentration), qui lui est sensiblement égale.
Sigle CEM 50, angl. ED 50
→ MAC
[G1]
Édit. 2019
concentration corpusculaire moyenne en hémoglobine l.f.
mean cellular hemoglobin concentration (MCHC)
Paramètre érythrocytaire indiquant la concentration d'hémoglobine par unité de volume d’hématie.
Elle est directement mesurée par les automates modernes ou calculée en divisant la quantité d'hémoglobine (g/dL de sang) par l'hématocrite. Elle est exprimée en g/dl d’hématies.
Sigle CCMH
[F1]
concentration critique l.f.
breakpoints (MIC breakpoints)
Concentration d’antibiotique prédéfinie pour chaque antibiotique, permettant de catégoriser une souche bactérienne en confrontant sa concentration minimale inhibitrice (CMI), vis-à-vis d’un antibiotique donné, à ses 2 concentrations dites critiques « c » et « C » ou bornes séparant la catégorie intermédiaire de la catégorie sensible (concentration critique « c ») et de la catégorie résistante (concentration critique « C »).
→ antibiotique concentration-dépendant
[G3]
concentration-dilution urinaire l.f.
urinary concentration-dilution
Processus par lesquels les reins excrètent une urine d'osmolalité variable pour maintenir constante l'osmolalité du plasma et ainsi l'hydratation cellulaire.
Le processus de concentration de l'urine a lieu dans le tube contourné distal et le tube collecteur par réabsorption d'eau. L'urine hypotonique à la sortie de l'anse de Henle devient isotonique au plasma dans le cortex puis hypertonique dans la médullaire par équilibration avec le liquide interstitiel. La réabsorption de l'eau contenue dans le tube collecteur nécessite donc l'établissement préalable d'un gradient osmotique corticopapillaire. Les parois du tube collecteur sont rendues perméables à l'eau par l'hormone antidiurétique.
Le processus de dilution de l'urine a lieu en l'absence de gradient osmotique corticopapillaire et en l'absence d'hormone antidiurétique circulante.
L'osmolalité de l'urine varie de 50 mosm/kg à 1200 mosm/kg. Il est possible de calculer la quantité d'eau libre à ajouter ou à retrancher pour obtenir l'urine réelle diluée ou concentrée à partir d'un volume virtuel d'urine iso-osmotique au plasma. Ces valeurs sont au maximum de 5 à 6 mL/mn pour l'eau libre réabsorbée et de 12 à 13 mL/mn pour l'eau libre excrétée.
→ clairance de l'eau libre, clairance efficace de l'eau, épreuve de Volhard
[C2,M1]
concentration du sang en oxygène l.f.
blood oxygen content
Quantité d'oxygène présente dans le sang à la fois sous forme dissoute et sous forme combinée à l'hémoglobine.
Normalement dans le sang artériel la concentration en oxygène est de 8,9 mmol/mL (anciennement exprimée en volume soit 19 mL/100mL) Dans le sang veineux mêlé la concentration est de 6,7 mmol/L (anciennement exprimée en volume soit 14 mL/100mL).
[C2]
concentration en eau d'une lentille cornéenne l.f
→ lentille cornéenne (concentration en eau d'une)
[P2]
concentration fractionnelle l.f.
fractional concentration
[C2]
concentration minimale inhibitrice (CMI) l.f.
minimal inhibitory concentration
Plus petite concentration d’antibiotique qui inhibe toute culture macroscopiquement visible d’une souche bactérienne, après incubation de 18 heures à 37°C (la CMI se réfère à l’effet bactériostatique d’un antibiotique).
Plusieurs méthodes permettent de déterminer la CMI : méthode de dilution en milieu liquide, méthode de diffusion ou des disques en milieu solide, E-test, méthodes automatisées.
La mesure in vitro de la concentration minimale inhibitrice d'un antibiotique vis-à-vis d'une souche bactérienne permet de définir si cette souche est sensible ou résistante à cet antibiotique.
[G3]
dioxyde de carbone (concentration plasmtique en) l.f.
plasma carbone dioxide content
Teneur sanguine en dioxyde de carbone.
Le dioxyde de carbone, CO2, présent dans le sang comporte une partie dissoute (faible), une fraction combinée à l'hémoglobine et surtout les bicarbonates. Dans le sang artériel la teneur en CO2 est de 46 mL/100 mL ou 21,24 mMol/L. Dans le sang veineux mêlé elle est de 52 mL/100 mL ou 23,20 mMol/L.
épreuve de concentration des urines l.f.
urinary concentration test
Étude du pouvoir de concentration des urines après restriction hydrique.
Cette épreuve est destinée à trouver la nature d'une polyurie, à discerner un diabète insipide. Les urines sont recueillies et un échantillon de sang est prélevé après 15 heures de restriction hydrique contrôlée. Les résultats normaux incluent un débit urinaire inférieur à 0,6 mL/min, une osmolalité urinaire supérieure à 850 mosm/kg avec un rapport de l'osmolalité urinaire sur l'osmolalité plasmatique supérieur ou égal à 2,9. La concentration plasmatique d'hormone antidiurétique est située entre 3 et 6 pg/mL.
→ polyurie, diabète insipide, hormone antidiurétique
[M1, O4]
Édit. 2020
épreuve de concentration-dilution l.f.
F. Volhard, médecin interniste et néphrologue allemand (1910)
[C2,M1]
Édit. 2018
concentration fractionnelle l.f.
fractional concentration
En physiologie respiratoire, concentration d'un gaz dans un mélange gazeux sec, exprimée par le quotient volume du gaz/volume du mélange.
Les chimistes utilisent la notion analogue de fraction molaire pour les solutions, symbole [ ], ex. [CO3NaH], fraction molaire en bicarbonate de sodium. Cette notation peut être utilisée pour les mélanges gazeux, son emploi simplifie alors les énoncés : p. ex. l'équation PCO2 = B [CO2], qui reste valable dans l'air humide, montre que la pression partielle du CO2 dans l'alvéole est toujours proportionnelle à sa fraction molaire dans l'alvéole. La même équation écrite en termes de concentration fractionnelle est inutilement compliquée car elle fait intervenir la pression de vapeur d'eau, donc la température, et ne montre pas les choses aussi nettement.
Symb. Fi (ex. FiO2, concentration fractionnelle de l’oxygène dans l'air inspiré)
[C1, C2, K1]
Édit. 2018
épreuve de concentration-dilution
l.f.
F. Volhard, médecin interniste et néphrologue allemand (1910)
[M1]
Édit. 2020