Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

19 résultats 

antiagrégant plaquettaire l.m.

platelet inhibitor

Médicament ayant la propriété d'inhiber l'agrégation des plaquettes utilisés également dans la prévention des thromboses vasculaires coronaires, cérébrales ou artérielles.
Le chef de file est l'aspirine qui prévient les complications thrombotiques de l'athérosclérose. La ticlopidine, le clopidogrel, les inhibiteurs du récepteur IIb IIIa sont utilisés après angioplastie pour prévenir la thrombose des stents.

angioplastie transluminale percutanée l.f.

percutaneous transluminal angioplasty

Procédé thérapeutique de réparation artérielle certaines sténoses athéromateuses ou malformatives par voie percutanée.
Sous contrôle radiologique continu par amplificateur de luminance, une sonde spéciale, munie d'un ballonnet est introduite par voie percutanée dans une artère (le plus souvent l'artère fémorale), à l'aide d'un Désilet et poussée jusqu'à la lésion à traiter. Un dispositif variable placé à l'extrémité du cathéter permet le geste thérapeutique : ballonnet pour écraser la plaque d'athérome et dilater l'artère, laser ou athérotome pour pulvériser la plaque d'athérome, pose d'une endoprothèse. Le maintien de la lumière artérielle peut être assuré par l'introduction d'une endoprothèse métallique ou stent. Ce procédé permet également l'aspiration de thrombus et l'administration locale de médicaments, fibrinolytiques par exemple.
Cette méthode a d'abord été utilisée pour traiter les sténoses vasculaires des membres inférieurs (1964), puis a été étendue aux artères rénales, digestives et sous-clavières. En 1977, elle fut adaptée aux artères coronaires (A. Grüntzig).

A. Grüntzig, médecin cardiologue allemand (1977)

Désilet

[B2, B3, B4, G5, K4]

Édit. 2020

chirurgie endoscopique transluminale par un orifice naturel l.f.

natural orifice tansluminal endoscopic surgery (NOTES)

Technique de chirurgie abdominale mini-invasive sans incision cutanée utilisant un orifice naturel.
L’endoscope passe par un orifice naturel (bouche, vulve, méat urétral, anus), puis dans la cavité abdominale par l’incision d’un organe interne (estomac, vagin, vessie, colon).
Initialement, a été réalisée pour une cholécystectomie par voie transgastrique (2007), puis par voie transvaginale (2009). Elle a été étendue à l’appendicectomie, à la néphrectomie par voie vaginale.
Elle a été proposée également par voie transvésicale et transcolique.
Elle trouverait une indication particulière chez les sujets obèses ou en chirurgie bariatrique.
Chez la femme, la voie transvaginale se prêterait bien à la chirurgie de l’étage susmésocolique de l’abdomen et bien sûr à la chirurgie gynécologique (ovaire, trompe, utérus).

R. Zorron, chirurgien brésilien (2010)

[G5 ]

dilatation artérielle transluminale l.f.

transluminal arterial dilatation

Technique de cardiologie interventionnelle destinée au traitement des sténoses artérielles congénitales ou acquises (le plus souvent athéroscléreuses).
Elle consiste à introduire par ponction artérielle transcutanée un cathéter muni d’un ballonnet gonflable qui est poussé jusqu’à la zone rétrécie. Le gonflement sous forte pression de ce ballonnet supprime le rétrécissement, soit par la déchirure d’une sténose congénitale, soit par l’écrasement et le refoulement d’une obstruction athéromateuse.
Ce procédé peut être utilisé dans toutes les artères mais il est surtout appliqué aux sténoses coronaires, il a pris une place considérable dans le traitement de la maladie coronaire athéroscléreuse.

angioplastie transluminale

angioplastie n.f.

Procédé thérapeutique, chirurgical ou non, ayant pour but de redonner à un ou plusieurs vaisseaux un calibre et une lumière normaux

[K3,K4]

Édit. 2017

angioplastie coronaire l.f.

Dilatation d’une artère coronaire sténosée grâce au gonflement d’un ballonnet, introduit dégonflé par l’intermédiaire d’un guide métallique dans l’artère rétrécie

Traitement non médicamenteux des rétrécissements athéromateux des artères coronaires pratiqué en salle de coronarographie. La mise en place se fait sous contrôle de la vue à l’aide d’un amplificateur de luminance. Le gonflement du ballonnet sous une pression de plusieurs atmosphères permet de rompre la plaque athéromateuse et de l’invaginer dans la paroi, au prix d’une dissection localisée. On restaure ainsi une lumière artérielle de section suffisante pour permettre l’apport d'O2 nécessaire au métabolisme du myocarde. Malgré une technique optimale et l’utilisation de médicaments censés exercer une action préventive, la récidive au site de dilatation s’observe dans plus d’un tiers des cas. Depuis plusieurs années, la pose d’endoprothèse (stent) a permis de réduire considérablement la fréquence de sténose récidivante. Le risque de thrombose coronaire, avec ou sans endoprothèse est efficacement combattu par la prise d’antiagrégants plaquettaires.

[B4,K2,K3,K4]

Édit. 2017

angioplastie des artères cérébrales l.f.

angioplasty of cerebral arteries

Technique chirurgicale d'élargissement de la lumière artérielle par une endoprothèse ("stent", treillis métallique en forme de cylindre, notamment) au niveau de la sténose, désormais réalisable pour l'ensemble des artères participant à la vascularisation du cerveau, depuis l'origine des troncs supra-aortiques jusqu'aux branches de division intracrâniennes.
L'angioplastie fait partie des techniques de neuroradiologie interventionnelle.
La diversification de ces endoprothèses vasculaires et un meilleur usage des anti-agrégants plaquettaires ont élargi ses indications. Mais celles-ci varient beaucoup, de même que les techniques, selon le siège de la sténose.
Dans les sténoses intracrâniennes, relativement rares, seule méthode de revascularisation, les risques en limitent les indications aux formes très serrées avec manifestations ischémiques récidivantes sous traitement antithrombotique.
Dans les sténoses de siège thoracique ou sous-clavier, l'angioplastie est le plus souvent envisagée en première intention.
Dans les sténoses de la bifurcation carotidienne, elle s'applique aux malades dits "à risque chirurgical élevé", chez lesquels elle pourrait permettre d'espérer une moindre morbidité que l'endartériectomie.
Une connaissance complète, anatomique, physiologique et clinique, des territoires vasculaires cérébraux est indispensable.

[B2,B4,H1,H2,K4]

Édit. 2017

adhésion plaquettaire l.f.

platelet adhesion

Premier temps de l'hémostase après lésion de l'endothélium vasculaire, les plaquettes s'étalent puis se collent aux fibres de collagène et aux micro-fibrilles sous-endothéliales.
Lorsque les forces de cisaillement sont élevées, l'adhésion plaquettaire se fait par l'intermédiaire du facteur von Willebrand dont le récepteur principal à la surface des plaquettes est le complexe glycoprotéine Ib (GPIb IX).

[F4]

Édit. 2017

clou plaquettaire l.m.

Agrégat de plaquettes formé au cours de l’hémostase primaire, permettant l’arrêt du saignement au niveau de la brèche endothéliale d’un vaisseau.

Syn. clou hémostatique, thrombus blanc

[F4]

concentré plaquettaire l.m.

platelet unit

Ensemble des plaquettes obtenu par leur séparation, soit du sang total obtenu par un don du sang, soit après un prélèvement sélectif grâce à un séparateur de cellules.
Le contenu en plaquettes et le mode d'obtention définissent le concentré plaquettaire standard à partir d'un don traditionnel, ou le concentré unitaire de plaquettes obtenu par aphérèse.

[F1]

embolie plaquettaire l.f.

platelet embolism

Embolie formée uniquement de plaquettes et d'agrégats fibrinoplaquettaires, qui proviennent de la désintégration d'une plaque d'athérome.
Il s'agit essentiellement d'embolies artério-artérielles, venant de lésions de vaisseaux cervicoencéphaliques incluant l'aorte. Ces embolies souvent de petite taille ont tendance à occlure les branches distales des artères cérébrales ou ophtalmiques et à se désintégrer rapidement, causant le plus souvent un accident ischémique transitoire.

Étym. gr. embolos : qui s’enfonce dans, qui est jeté dans ; lat. embolus : piston d’une pompe

embole, accident ischémique transitoire, plaque d'athérome

[ H1, K4, P2]

Édit. 2019

facteur plaquettaire l.m.

Substance intervenant dans la coagulation, sécrétée par les plaquettes ou d‘origine plasmatique et fixée aux plaquettes.

thromboplastinogénase

[F1]

Édit. 2018

facteur plaquettaire 3 l.m.

platelet factor 3

Phospholipide plaquettaire offrant au cours de l'activation de ces cellules dans la coagulation une surface catalytique faite de phosphatidylsérine et phosphatidyléthanolamine pour certaines protéines de la coagulation, tels les facteurs IX et VIII d'une part, X et V d'autre part.

[F1]

Édit. 2018

facteur plaquettaire 4 l.m.

platelet factor 4

Produit de basse masse moléculaire, présent dans le granule alpha des plaquettes.
C'est une intercrine CXC. Il est transporté par un protéoglycane, la serglycine, dont il se détache au cours de la sécrétion par la thrombine ou le collagène. Il neutralise l'activité anticoagulante de l'héparine.
Il contient 70 aminoacides et a une masse moléculaire de 7.8 kDa. Il joue un rôle régulateur négatif dans l'angiogénèse et la mégacaryocytogénèse par sa partie centrale.
intercrine

serglycine, thrombine, collagène, héparine

[F1]

Édit. 2018

glycoprotéine plaquettaire IIb l.f.

platelet glycoprotein IIb

Glycoprotéine de 1.008 acides aminés, composée de deux chaînes : alpha 125 kDa et bêta 25 kDa, réunies par un seul pont disulfure.
Ces deux chaînes sont biosynthétisées en formant une seule protéine qui se clive durant la maturation du complexe glycoprotéine IIb-IIIa. Seule la chaîne bêta contient un domaine transmembranaire. Le gène pour GPIIb est sur le chromosome 17. La glycoprotéine IIb est respectivement absente, diminuée ou anormale dans les thrombasthénies type I, II et variant et joue un rôle essentiel dans l'agrégation plaquettaire.

E. Glanzmann, pédiatre suisse (1918)

thrombasthénie de Glanzman

[F1]

Édit. 2018

glycoprotéine plaquettaire IIIa l.f.

platelet glycoprotein IIIa

Glycoprotéine de 762 acides aminés avec un domaine transmembranaire, correspondant à la sous-unité de la bêta 3-intégrine.
Le gène de GPIIIa se trouve à 250 kilobases de celui de GPIIb sur le chromosome 17. La GPIIIa peut aussi s'associer à la sous-unité du récepteur de la vitronectine donnant naissance au récepteur bêta 3 présent sur les cellules endothéliales et les ostéoclastes. Elle est respectivement absente, diminuée ou anormale dans les thrombasthénies type I, II et variant et joue un rôle essentiel dans l'agrégation plaquettaire.

groupe plaquettaire l.m.

platelet antigen

Antigène plaquettaire, appelé PLA1, Baka, Yuka, ou Bra, dont la présence chez le fœtus et l'absence chez la mère entraînent la formation d'anticorps immuns maternels dirigés contre les plaquettes fœtales et donc des purpuras thrombopéniques allo-immuns du nouveau-né.
Le risque d'hémorragie ventriculaire cérébrale du fœtus lors de l'accouchement justifie la pratique d'une césarienne si, lorsque des anticorps anti-plaquettes sont présents chez la mère, la ponction du sang fœtal au cordon a démontré une thrombopénie fœtale.

molécule d'adhésion plaquettaire et endothéliale l.f.

PECAM, platelet and endothelial cell adhesion molecule

Molécule protéique riche en sucre présente sur la membrane des cellules endothéliales et des plaquettes, s'associant avec une molécule semblable présente sur une autre cellule par une liaison homotypique.

Étym. lat : diminutif de moles : masse

Syn. CD31  (classe de différentiation 31)        

CD

plaquettaire adj.

Relatif aux plaquettes.