néphropathie des analgésiques l.f.
analgesic nephropathy
Néphropathie tubulo-interstitielle chronique secondaire à la consommation régulière prolongée d'analgésiques, en particulier mais non toujours, de la phénacétine prise seule ou en association.
Elle est observée avec une fréquence accrue chez la femme. Elle se complique souvent de nécrose papillaire. Les formes sévères évoluent vers l'insuffisance rénale chronique irréversible. Un arrêt complet de la consommation d'analgésiques à un stade précoce de l'insuffisance rénale peut interrompre le processus évolutif.
encéphalopathie familiale progressive avec calcification des noyaux gris centraux et lymphocytose chronique du liquide cérébro spinal l.m.
Aicardi-Goutières syndrome
Encéphalopathie précoce avec calcifications des noyaux gris centraux, atrophie cérébrale et leucodystrophie.
Le syndrome débute dès les premiers mois de la vie avec arrêt du développement et microcéphalie. Progressivement apparaissent une hypotonie, des signes pyramidaux et extra-pyramidaux, des convulsions et souvent des lésions cutanées des extrémités à type d’engelures. Il existe des mouvements oculaires anormaux avec une cécité et la conservation des réflexes pupillaires à la lumière. L’évolution se fait en quelques années vers un état grabataire avec une mortalité importante.
Le diagnostic repose sur la clinique, l’IRM ( calcifications des noyaux gris centraux et parfois du cervelet, leucodystrophie, atrophie cérébrale) et la biologie (augmentation des leucocytes et de la concentration d’interféron alpha dans le liquide cérébrospinal).
L’affection est autosomique récessive (MIM 225750). Des mutation dans les gènes TREX1, SAMHD1, ADAR1, IFIH1 ou sur l'un de ceux codant pour la ribonucléase H2 ont été décrites.
J. F. Aicardi et F. Goutières, neurologues français (1984)
Syn. Aicardi-Goutières (syndrome d')
[H1, Q2]
Édit. 2019
ganglions lymphatiques axillaires centraux l.m.p.
→ nœuds lymphatiques axillaires centraux
ganglions lymphatiques mésentériques supérieurs centraux l.m.p.
→ nœuds lymphatiques mésentériques supérieurs centraux
nœuds lymphatiques axillaires centraux l.m.p.
nodi lymphoidei axillares centrales (TA)
central axillary lymph nodes
Groupe de deux à six nœuds lymphatiques axillaires placés en dedans du paquet vasculo-nerveux de l’aisselle, sur le trajet du rameau perforant du deuxième nerf intercostal.
Ils drainent les nœuds lymphatiques axillaires huméraux et les nœuds lymphatiques axillaires subscapulaires. Ils reçoivent également des vaisseaux lymphatiques du bras et de la paroi thoracique, en particulier de la région mammaire.
Syn. anc. ganglions lymphatiques axillaires centraux, groupe central des ganglions axillaires de Rouvière
nœuds lymphatiques mésentériques supérieurs centraux l.m.p.
nodi lymphoidei mesenterici superiores centrales (TA)
central superior mesenteric lymph nodes
Groupe de nœuds lymphatiques mésentériques supérieurs disposés dans la racine du mésentère, autour des troncs de l’artère et de la veine mésentériques supérieure.
Syn. anc. ganglions lymphatiques mésentériques supérieurs centraux
noyaux gris centraux l.m.p.
basal ganglia
Formations de substance grise situées dans la profondeur de la substance blanche hémisphérique, de part et d'autre de la capsule interne.
Elles comprennent : en dedans, au niveau de la région paraventriculaire, le thalamus, le plus volumineux, surmonté du noyau caudé, plaqué contre le ventricule latéral, et dont la forme épouse celle du ventricule ; en dehors, notamment, le noyau lenticulaire, superposition de noyaux, de forme triangulaire à sommet interne, et le claustrum ou avant-mur. S'y ajoutent en particulier le noyau sous-thalamique ou corps de Luys, et le locus niger qui se situe à l'étage mésencéphalique. Ce système complexe comporte encore des inconnues. Il répond en tout cas à une triple fonction : parachevant l'action du tronc cérébral, il finit de coordonner les réflexes en extension (proprioceptifs) et en flexion (d'origine cutanée) dans l'acquisition et le maintien de la station debout ; infléchissant ces activités toniques de base au profit d'activités phasiques, il contribue au maintien de l'équilibre, à l'accomplissement de déséquilibres contrôlés comme la marche et au tonus d'attitude ; sous la direction du cortex moteur, il participe à la réalisation du geste, principalement de sa composante proximale.
Sur des bases à la fois neurophysiologiques et embryologiques, deux régions principales sont distinguées : le thalamus et la partie interne du noyau lenticulaire (globus pallidus), qui forment le pallidum ; la partie externe du noyau lenticulaire (putamen), qui constitue avec le noyau caudé le striatum ou corps strié, auquel on adjoint le noyau accumbens et le tubercule olfactif (striatum ventral). Il apparait que le striatum intègre les apports de régions étendues du cortex concernant l'exécution des mouvements automatiques ou semi-volontaires et le contrôle du tonus. Le message consécutif est canalisé par le pallidum vers le thalamus ventrolatéral et le cortex moteur.
Un fonctionnement par boucle de rétroaction entre les différentes structures ou entre divers composants d'une même structure semble dominant.
L'expression anglo-saxonne de "basal ganglia" désigne l'ensemble des noyaux gris centraux sauf le thalamus.