anévrysme traumatique l.m.
traumatic aneurysm
Le plus souvent il s’agit d’un faux anévrysme résultant d’un traumatisme ouvert ou fermé.
Dans le cas des traumatismes ouverts, l’agent vulnérant produit une solution de continuité dans la paroi artérielle. Celle-ci ne provoque pas toujours l’exsanguination car le spasme, la thrombose et le tamponnement par les structures voisines peuvent assécher la plaie. Parfois même, c’est la plaie conjointe de la veine voisine qui vient siphonner le saignement artériel en une fistule artérioveineuse. Il se produit alors un hématome plus ou moins circulant en communication avec le vaisseau lésé. La surinfection peut bien sûr aggraver le phénomène qui va dès lors évoluer pour son propre compte vers la croissance et les complications survenant parfois plusieurs années plus tard, ce qui explique la règle d’explorer tout traumatisme pénétrant sur un trajet vasculaire.
Dans le cas des traumatismes fermés, c’est le plus souvent une décélération brutale qui exerce un couple de traction-torsion aux zones anatomiques de concentration de contrainte comme à l’isthme aortique. Il y a alors une rupture de l’intima et de la média qui n’est que temporairement contenue par l’adventice. Le traitement est rendu compliqué par la fréquence des autres lésions traumatiques qui engagent, elles aussi rapidement le pronostic vital. Ce traitement a été grandement facilité ces dernières années par les techniques endovasculaires qui permettent des stabiliser rapidement la paroi aortique par voie fémorale et permettre le traitement des autres lésions traumatiques sans un délai autrefois souvent fatal.
Étym. gr. aneurusma, aneurysma (pour Littré) : dilatation
→ anévrysme, fistule artérioveineuse
[K3,K4]
Édit. 2017