Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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aménorrhée n.f.

amenorrhea

Absence de règles depuis plus de six mois.
Physiologique en période pré-pubertaire et post-ménopausique, elle est dite primaire quand les règles n’ont toujours pas commencé après l'âge normal de la puberté, soit après 18 ans.

aménorrhée primaire, aménorrhée secondaire

[O3]

Édit. 2017

aménorrhée gravidique l.f.

amenorrhea of pregnancy

Arrêt des règles qui accompagne la grossesse, la plus fréquente des aménorrhées secondaires.

[O3]

Édit. 2017

aménorrhée ovarioplégique l.f.

ovarioplegic amenorrhea

Arrêt des règles par sidération des ovaires chez une femme jeune, jusque-là régulièrement réglée, ayant subi un traumatisme psychique grave.
L'aménorrhée psychogène avec amaigrissement grave en est la forme clinique la plus connue, réalisant une anorexie mentale.

[H4,O3]

Édit. 2017

aménorrhée primaire l.f.

primary amenorrhea

Absence d’apparition des ménarches en principe après l’âge de 18 ans, même s’il est possible d’évoquer plus précocement ce diagnostic.
Selon le développement ou non de la puberté, l’aspect des caractères sexuels secondaires, la taille du sujet, les dosages hormonaux, le caryotype…, elle doit faire chercher notamment une aplasie utérovaginale congénitale de Rokitansky-Kuster-Hauser, une aplasie olfactogénitale de Kallmann-de Morsier, un testicule dit féminisant ou exactement non masculinisant dont le caryotype est XY (syndrome de Morris), un syndrome de Turner à caryotype XO dans les formes les plus typiques, une hyperplasie surrénale congénitale, une tumeur de l’hypophyse, un syndrome de Laurence-Moon en cas d’obésité avec diabète….

puberté, syndromes de Rokitansky, de Kallmann-de Morsier, de Turner, de Laurence-Moon

[O3, O4, Q2]

Édit. 2020

aménorrhée secondaire l.f.

secondary amenorrhea

Absence de règles depuis plus de six mois chez une femme qui était jusque-là réglée.
En plus de la grossesse qui en est la cause la plus fréquente et doit être évoquée en premier, elle doit faire chercher une origine centrale, ovarienne ou utérine : notamment une hystérectomie ignorée, une synéchie utérine, une castration chirurgicale ou radio- ou chimio- thérapeutique, une ménopause précoce par dysgénésie gonadique, un syndrome des ovaires polymicokystiques, une tumeur virilisante de l’ovaire, la forme hétérozygote d’une hyperplasie surrénale congénitale à révélation adulte, un adénome à prolactine de l’hypophyse, un syndrome de Sheehan, une anorexie mentale.
Toute aménorrhée secondaire justifie l’examen gynécologique, la recherche de galactorrhée et d’hirsutisme, le dosages d’estradiol, de LH ou FSH, de prolactine

micro-adénome à prolactine, syndrome de Sheehan, anorexie mentale

[H3, O3, O4]

Édit. 2020