alimentation entérale l.f.
enteral nutrition
Alimentation artificielle par apport nutritionnel direct dans le tube digestif, par voie naturelle (sonde nasogastrique ou nasoduodénale), par gastrostomie ou jéjunostomie.
On emploie des bouillies nutritives homogénéisées maintenues à basse température (pour éviter la prolifération bactérienne) ou stérilisées, contenues dans des poches stériles. Ces mélanges équilibrés apportent aussi de l'eau, des électrolytes et des oligo-éléments.
Cette alimentation artificielle se fait le plus souvent de façon continue à l'aide d'une pompe (nutripompe), souvent à partir de poches stériles. Elle est indiquée soit pour assurer une alimentation orale impossible (troubles de la conscience, de la déglutition, etc.) ou pour la suppléer, soit pour assurer un complément et prendre un relais progressif de l'alimentation parentérale.
Si le tube digestif est sain, l'alimentation artificielle entérale est la meilleure solution, mais elle est contrindiquée s'il existe une occlusion, une diarrhée ou des fistules nombreuses et non appareillables. S'il n'y a qu'une fistule on peut utiliser la réinjection de chyme. L'alimentation duodénale doit se faire à débit continu avec un liquide dont l'osmolarité est égale ou inférieure à celle du plasma. Pour éviter les fausses routes chez les comateux, l'abord trachéal doit être étanche (intubation trachéale).
Les complications de l'alimentation entérale dépendent de la sonde (érosion, infection) ou de la nature du mélange injecté, notamment de son osmolarité : les solutions hyperosmolaires sont cause de diarrhée, et de troubles métaboliques.
Étym. lat. alimentum, aliment – alere, nourrir ; gr. enteron : intestin ; terminaison al d'intestinal
[R2,L1]
Édit. 2017