Dictionnaire médical de l'Académie de Médecine – ancienne version 2020

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Cryptococcus neoformans

Cryptococcus neoformans
Levure anascosporée, arrondie ou ovalaire, entourée d’une capsule polysaccharidique épaisse, bien visible à l'examen microscopique après coloration à l'encre de Chine.
Saprophyte dans le milieu extérieur et souvent associée aux fientes d’oiseaux (pigeons), C. neoformans est une levure opportuniste contaminant l’Homme par voie pulmonaire et, bien plus rarement par voie cutanée. On distingue 2 variétés : C. neoformans variété neoformans, largement répandue notamment en Europe, et C. neoformans variété gattii qui prédomine en Afrique Noire. À ces 2 variétés correspondent 2 formes parfaites (basidiomycètes), Filobasidiella neoformans et Filobasidiella bacillispora. Les sérotypes A et D correspondent à la première espèce et les sérotypes B et C à la deuxième.

O. Busse, anatomopathologiste (1894) et A. Buschke, dermatologue allemands (1895), F. Sanfelice, microbiologiste italien (1894); J-P. Vuillemin, botaniste français (1901)

[D1]

Cryptococcus neoformans

Cryptococcus neoformans

Levure anascosporée, arrondie ou ovalaire, entourée d’une capsule polysaccharidique épaisse, bien visible à l'examen microscopique après coloration à l'encre de Chine.
Saprophyte dans le milieu extérieur et souvent associée aux fientes d’oiseaux (Pigeons), C. neoformans est une levure opportuniste contaminant l’Homme par voie pulmonaire et, bien plus rarement par voie cutanée.
On distingue 2 variétés : C. neoformans variété neoformans, largement répandue notamment en Europe, et C. neoformans variété gattii qui prédomine en Afrique Noire. À ces 2 variétés correspondent 2 formes parfaites (basidiomycètes), Filobasidiella neoformans et Filobasidiella bacillispora. Les sérotypes A et D correspondent à la première espèce et les sérotypes B et C à la deuxième.

O. Busse, anatomopathologiste (1894) et A. Buschke, dermatologue allemands (1895), F. Sanfelice, microbiologiste italien (1894); J-P. Vuillemin, botaniste français (1901)

saprophyte

[D1]

Édit. 2019

cryptophtalmie et autres malformations l.f.

cryptophthalmos with other malformations

Association d'une cryptophtalmie et d'anomalies multiples: méningocèle, syndactylie, troubles auriculaires.
Il n'y a pas de sourcils et les cheveux vont jusqu'aux orbites. On trouve également surdité, colobome de l'aile du nez, malposition de l'ombilic et des mamelons, anomalie de développement des reins et masculinisation génitale chez les filles. Les anomalies oculaires comportent : kyste dermoïde épibulbaire, colobome palpébral et microphtalmie. Les yeux sont réduits parfois à une simple vésicule sans ouverture palpébrale, ou ils sont recouverts par la peau. Il peut y avoir dysgénésie du segment antérieur avec absence de cristallins. 25% des enfants sont mort-nés et la mortalité précoce est importante du fait des complications viscérales. L’affection est autosomique récessive par mutation du gène FRAS 1, locus en 4q21. (MIM 219000).

G. R. Fraser, médecin généticien britannique (1962)

Syn. Fraser (syndrome de), cryptophtalmie-syndactylie

[Q2,P2,I1,H1,P1,O6]

Torula neoformans

Torula neoformans
Ancienne dénomination de Cryptococcus neoformans.

Cryptococcus neoformans

arbre d'espèces l.m.

species tree

Arbre phylogénétique qui montre les relations, au cours de l'évolution, entre les espèces.

complexe d'espèces l.m.

Ensemble d’espèces morphologiquement semblables mais qui diffèrent par leur comportement.
Parmi les espèces anophéliennes appartenant à un même complexe (Anopheles gambiae, p. ex), ces différences ont une importance considérable car elles conditionnent les capacités de transmission du paludisme.

[A2,D2]

espèces-jumelles l.f.p.

sibling species

Par cette expression, on désigne des espèces non distinguables, ou très difficilement distinguables, par les seuls caractères morphologiques.
En pratique, en se fondant sur la seule morphologie, les espèces-jumelles se trouvent  confondues sous une même entité spécifique, et donc une même dénomination.
On distingue le cas des espèces absolument identiques à tous les stades de développement (elles constituent un "complexe d'espèces") et le cas des espèces présentant néanmoins de petites différences morphologiques à un stade au moins de leur développement (elles constituent alors un "groupe d'espèces"). On considère généralement que les espèces constituant un  complexe ont la même origine phylogénétique et sont en cours de spéciation.
Bien qu'identiques, ou presque, par leur morphologie, les espèces-jumelles peuvent présenter d'importantes différences sur le plan de leur bio-écologie et sur celui de leur capacité vectorielle vis-à-vis d'un agent infectieux donné. Certaines peuvent donc être vectrices, d'autres non. Les espèces-jumelles représentent ainsi une source majeure de difficultés pour les épidémiologistes.

espèce, spéciation, capacité vectorielle

[D2]

Édit. 2018  

prestation en espèces l.f.

Prestation versée sous forme d’argent, assurant un remplacement ou un complément de revenu.
Par ex : les indemnités journalières, les allocations familiales, les pensions de retraite, les revenus minimum d’insertion, etc.
Seul l’assuré peut percevoir des prestations en espèces, sous forme d’indemnité journalière, d’une rente, d’une pension, etc.

quasi-espèces n.f.p.

quasi-species

Variants viraux d’une espèce identique  se répliquant dans un organisme et formant une population large  et hétérogène de virions.
Ce terme concerne particulièrement les virus à ARN, dont le VIH-1 qui possède un fort taux de mutations et évolue ainsi chez l’hôte qu’il infecte. Cette particularité explique l’inefficacité de la réponse anticorps à l’infection par ce  virus. Il y a, en effet, un phénomène d’échappement viral responsable de l’émergence  de variants viraux résistants.

virion

[D1]

Édit. 2020

Candida

Candida

Genre de champignons micromycète levuriforme, anascosporé dont les colonies ont une couleur blanche.
La plupart des Candida sont des saprophytes habituels de la peau et des muqueuses et sont largement répandus dans la nature.
Il existe plus de 160 espèces de Candida dont certaines (Candida albicans, C. tropicalis, C. parakrusei, C. krusei, C. pseudotropicalis, C. guillermondii) sont responsables de mycoses de gravité variable. Ces dernières années, les levures du genre Torulopsis ont été regroupées avec les Candida.
Dénomination ancienne : Monilia

Étym. lat. candida : blanche

candidose

[D1]

Candida albicans

Candida albicans
Micromycète levuriforme se présentant sous forme de cellules ovales ou arrondies.
Par rapport aux autres levures du genre Candida, il présente deux stades morphologiques spécifiques. Le premier correspond aux chlamydospores, spores volumineuses, à paroi épaisse, produites en culture sur milieu riz-agar-tween et à 24°C. Elles apparaissent à l’extrêmité de rameaux pseudomycéliens et constituent des formes de résistance. Le second stade est un mycélium vrai résultant d’une croissance apicale, qui peut être obtenu sur de nombreux milieux et qui débute en quelques heures par la formation d’un tube germinatif (test de filamentation en sérum). Dans certaines conditions de culture, apparaissent des formes de croissance allongées, fréquemment attachées par leur apex, qui constituent le pseudomycélium. L’identification biologique de Candida albicans est réalisée par des tests d’assimilation et de fermentation des sucres. Il existe deux sérotypes, A et B, respectivement proche de C. tropicalis et de C. stellatoidea. Saprophyte du tube digestif de l’Homme et des animaux, Candida albicans peut, dans certaines conditions particulières, proliférer en grand nombre et provoquer des manifestations pathologiques, cutanées ou muqueuses ou des septicémies entraînant des localisations viscérales diverses.

candidose

[D1]

Candida glabrata

Candida glabrata

Candida saprophyte du tube digestif, responsable d’infections vaginales, cutanées et profondes, résistant au fluconazole.
Ancienne dénomination : Torulopsis glabrata

candidose

[D1]

Candida guillermondii

Candida guillermondii

Candida présent dans l’environnement (matières organiques), saprophyte du tube digestif et, surtout, de la peau.
Cette levure peut être responsable d'infections profondes résistant au fluconazole.

candidose

[D1]

Candida kefyr

Candida kefyr

Micromycète levuriforme, proche de Candida tropicalis dont il se distingue notamment par ses capacités de fermenter le lait.
Saprophyte habituel des téguments et des muqueuses, il est parfois responsable de mycoses, digestives ou profondes.

Syn. Candida parakrusei, C. pseudotropicalis

candidose

[D1]

Candida krusei

Candida krusei

Micromycète levuriforme, saprophyte dans la nature et chez l’homme, occasionnellement responsable de diverses mycoses et d’endocardites.
Cette espèce est résistante au fluconazole.

[D1]

Candida parakrusei

Candida parakrusei

Syn. C. kefyr

[D1]

Candida parapsilosis

Candida parapsilosis

Candida présent dans l’environnement (matières organiques), agent de mycoses digestives, vaginales et cutanées, mais surtout responsable fréquent d’endocardites candidosiques.
Peu sensible à l’amphotéricine B.

[D1]

Candida pseudotropicalis

Candida pseudotropicalis

Candida

[D1]

Édit. 2018

Candida robusta

Candida robusta

Candida saprophyte du tube digestif, fréquent dans les aliments, habituellement inoffensif mais potentiellement pathogène en fonction du terrain.

[D1]

Candida stellatolidea

Candida stellatolidea

Espèce satellite de Candida albicans (sérotype B), responsable notamment de vaginites.

[D1]

Candida tropicalis

Candida tropicalis

Micromycète levuriforme se distinguant de Candida albicans par l’absence de chlamydospores et par ses propriétés fermentaires de différents sucres.
Largement répandu dans la nature, sur les fruits et les légumes, il est saprophyte des téguments et des muqueuses mais, dans certaines conditions, il peut provoquer des onychomycoses, des bronchopneumonies ou des endocardites et des septicémies. C’est, par ordre de fréquence, la seconde espèce de Candida isolée des hémocultures.

[D1]