aimantation longitudinale en IRM l.f.
longitudinal magnetization
En IRM, c'est la composante longitudinale du vecteur d'aimantation macroscopique M0 des protons lorsque celui-ci a été basculé par l'onde de radiofréquence et précesse autour de l'axe z (axe du champ B0 de l’aimant).
Par définition l'axe z est celui du champ magnétique B0 de l'aimant et celui de l'axe longitudinal du patient placé dans ce champ.
Lorsqu'un sujet est placé dans ce champ magnétique B0, les moments magnétiques de ses protons s'alignent suivant la direction de B0 et il en résulte un moment M0 dirigé lui aussi selon l'axe de B0.
L'impulsion de radiofréquence fait basculer le vecteur M0 d'un angle thêta. Ce vecteur précesse alors autour de l’axe z, en décrivant un cône autour de lui. M0 peut alors être décomposé en deux vecteurs : Mz (sa projection sur l’axe z) est le vecteur d'aimantation longitudinale et Mxy, sa projection sur le plan xy (perpendiculaire à z, passant par le sommet du cône que décrit M0) est le vecteur d'aimantation transversale.
Tandis que M0 précesse autour de l’axe z, Mxy tourne dans le plan xy. Au fur et à mesure que l'angle thêta s'accroît, Mz diminue et Mxy augmente. Lorsque thêta atteint 90° (impulsion de π/2), le vecteur M0 a complètement basculé dans le plan xy : l'aimantation longitudinale est devenue nulle, tandis que l'aimantation transversale est maximale, égale au vecteur M0.
A l’arrêt de l’impulsion de radiofréquence, lors de la relaxation, Mxy décroit rapidement, tandis que Mz "repousse". La rotation de Mxy induit un signal recueilli dans le plan xy par l'antenne.
Ce signal décroît rapidement pendant la relaxation suivant une courbe exponentielle dont la constante de temps est le temps de relaxation T2.
La "repousse" de Mz se fait suivant une courbe exponentielle croissante dont la constante de temps est le temps de relaxation T1.
→ précession, précession libre, relaxation, temps de relaxation T1, temps de relaxation T2
[B1,B2,B3]
Édit. 2020