Yersinia enterocolitica l.m.
Yersinia enterocolitica
Bacille à Gram négatif, à multiplication intracellulaire préférentielle, appartenant à la famille des Enterobacteriaceae et au genre Yersinia.
Ubiquitaire, hébergé par le Porc, le Mouton, la Chèvre et les rongeurs, il est transmis à l’Homme par l’eau ou des aliments contaminés. Il est responsable d’entérocolites aigües, surtout chez l’enfant, d’adénites mésentériques aigües, souvent accompagnées d’une inflammation des derniers centimètres de l’iléon, responsable d’une iléite terminale aigue, parfois associé à un érythème noueux et à des arthrites réactionnelles; les formes disséminés avec bactériémies compliquées d’abcès hépatiques, éventuellement d’endocardites s’observent principalement chez les diabétiques, les patients atteints de cirrhose, d’immunodépression ou d’hypersidérémie. L’identification de ce bacille repose sur l’examen direct et la culture des prélèvements (coproculture, hémoculture, etc.). Yersinia enterocolitica est sensible aux céphalosporines de 3ème génération, aux aminosides, aux tétracyclines, aux fluoroquinolones.
La conservation au froid des aliments ne détruit pas cette bactérie.
[D1,D3,L1]
Yersinia pestis
Yersinia pestis
Petit bacille à Gram négatif, appartenant à la famille des Enterobacteriaceae et au genre Yersinia.
Son réservoir est constitué par certains rongeurs sauvages ; l’Homme est infecté par une piqûre de Puce. Cette bactérie est responsable de la peste qui sévit encore dans certaines régions d’Asie, en Afrique de l’Est, à Madagascar, en Amérique du Sud. Les cultures effectuées à partir de la ponction ganglionnaire (peste bubonique), de l’expectoration (peste pulmonaire) ou du sang circulant permettent d’isoler Yersinia pestis. Cette bactérie est sensible aux aminosides, aux tétracyclines, aux fluoroquinolones, à la rifampicine, au triméthoprime-sulfaméthoxazole.
[D1,D3]
Yersinia pseudotuberculosis
Yersinia pseudotuberculosis
Petit bacille à Gram négatif, appartenant à la famille des Enterobacteriaceae et au genre Yersinia.
L’Homme s’infecte à partir d’eau de boisson contaminée par les excréments d’animaux porteurs de cette bactérie. Celle-ci est responsable de diarrhées aigües traduisant une entérocolite, d’adénites mésentériques aigües, de manifestations dermatologiques (érythème noueux) et articulaires réactionnelles ; les bactériémies et diverses localisations suppurées ne s’observent que chez les immunodéprimés et les cirrhotiques. Elle peut aussi être impliquée dans la survenue du syndrome de Fiessinger-Leroy-Reiter chez les sujets HLA-B27. Le diagnostic repose sur l’identification de Yersinia pseudotuberculosis (coprocultures, hémocultures) et sur l’analyse sérologique. Ce bacille est sensible aux aminosides, aux tétracyclines, aux fluoroquinolones, aux céphalosporines de 3ème génération.
Syn. bacille de Malassez et Vignal
[D1,D3]