adéno-acanthome de l'endomètre l.m.
adeno-acanthoma of the endometrium
Adénocarcinome de l'endomètre contenant des plages de métaplasie malpighienne.
Le pronostic est celui des adénocarcinomes de l'endomètre bien différenciés.
Étym. gr. adên : glande ; akantha : épine ; oma : tumeur
[A3,F2,O3 ]
Édit. 2017
adéno-acanthome de l'ovaire l.m.
adeno-acanthoma of the ovary
Adénocarcinome de l'ovaire contenant des plages de métaplasie malpighienne, qui peut être une métastase d'un cancer de l'endomètre.
Son pronostic est celui des adénocarcinomes de l'ovaire bien différenciés.
Étym. gr. adên : glande ; akantha : épine ; oma : tumeur
[A3,F2,O3 ]
Édit. 2017
adéno-acanthome des glandes sudorales l.m.
Variété de carcinome spinocellulaire présentant des foyers de dyskératose avec ségrégation cellulaire et aspects pseudoglandulaires.
Le terme « adénoacanthome » proposé par Lever (1947) traduisait l'interprétation de l'auteur, qui considérait cette tumeur comme un carcinome des glandes sudoripares et des conduits excréteurs. Il n'est plus utilisé à ce jour, Lever ayant admis, à la suite d'autres auteurs, qu'il s'agissait d'un carcinome spinocellulaire avec dyskératose.
adenoacanthoma, pseudoglandular, adenoid squamous cell carcinoma (obs.)
Étym. gr. adên : glande ; akantha : épine ; oma : tumeur
Syn. carcinome spinocellulaire acantholytique, carcinome spinocellulaire adénoïde, carcinome spinocellulaire dyskératosique
[A3,F2,J1]
Édit. 2017
adéno-acanthome du col utérin l.m.
adeno-acanthoma of the uterine cervix
Adénocarcinome du col utérin contenant des plages de métaplasie malpighienne.
Il faut le différencier du carcinome adéno-squameux où les deux contingents glandulaire et fibreux sont malins, y compris donc les cellules malpighiennes. Le pronostic est analogue à celui des cancers épidermoïdes du col utérin.
Étym. gr. adên : glande ; akantha : épine ; oma : tumeur
[A3,F2,O3]
Édit. 2017
syndrome adéno-cutanéo-muqueux l.m.
adenocutanemucous syndrome
Syn. syndrome muco-cutanéo-ganglionnaire, maladie de Kawasaki
→ syndrome muco-cutanéo-ganglionnaire, Kawasaki (maladie de)
adén-, adéno-
Étym. du grec aden : glande
Édit. 2020
acidité gastrique l.f.
gastric acidity
Teneur en ions H+ dans la sécrétion gastrique, dont la mesure permet d'explorer le fonctionnement des cellules sécrétrices de l'estomac.
Par rapport à l'examen radiologique ou endoscopique, la mesure de l'acidité gastrique permet une analyse fonctionnelle chimique de l'estomac à côté de la fonction mécanique.
[C2,L1]
Édit. 2017
adénocarcinome gastrique l.m.
gastric adenocarcinoma
L’adénocarcinome (ADK) de l’estomac est le type histologique le plus fréquent, représentant 90 % des cancers gastriques.
L’incidence de l’adénocarcinome hors jonction œsogastrique (JOG), en particulier antral, appelé aussi distal, diminue régulièrement, alors que l’adénocarcinome de la JOG augmente. L’ADK situé au-dessus du cardia est habituellement développé sur un endobrachyœsophage. L’ADK situé entre 1 cm au-dessus et 2 cm au- dessous du cardia est un ADK du cardia vrai et l’ADK situé entre 2 cm et 5 cm au-dessous du cardia appelé ADK proximal ou sous cardial. La diminution de l’incidence de l’ADK distal est liée à un meilleur contrôle des facteurs de risque, en particulier l’éradication d’Helicobacter Pylori . Les autres facteurs de risque de l’ADK sont la gastrite atrophique, l'hérédité et l’antécédent de gastrectomie partielle ancienne (plus de 10 ans) . Les deux principales formes héréditaires de cancers gastriques connues correspondent au syndrome de Lynch (type intestinal le plus souvent) et aux formes héréditaires des cancers gastriques associées aux mutations du gène CDH1 qui exprime une protéine E-cadhérine anormale. Le cancer gastrique fait également partie du spectre d’autres syndromes de prédisposition héréditaires aux cancers : polyposes adénomateuses colorectales ; polypose juvénile ; syndrome de Peutz-Jeghers ; maladie de Cowden ; syndrome de Li-Fraumeni.La recherche d’une infection à helicobacter pylori et son éradication est recommandée chez les patients et chez les apparentés au premier degré. Histologiquement, la classification des ADK (OMS 2010) distingue les ADK tubuleux, papillaire, mucineux (>50 % colloïde muqueux), à cellules indépendantes (>50 % de cellules en bague à chaton ou isolées).
Le traitement est fonction de la classification TNM. Les chimiothérapies tendent à inclure non seulement les patients avec cancer gastrique, mais aussi ceux avec adénocarcinome du tiers inférieur de l’œsophage et/ou de la JOG, le site tumoral primitif (œsophage, JOG, estomac) n’influe pas significativement sur la survie globale. En cas de cancer superficiel, le traitement endoscopique réalisé dans un centre expert est une alternative à la chirurgie. Dans les formes résécables, la chimiothérapie péri-opératoire est une référence. La chimiothérapie palliative varie selon la présence ou non d’une surexpression de HER2. (Human Epidermal Growth Factor Receptor-2).
Étym. gr. adên : glande ; karkinos : crabe
→ syndrome de Lynch, gène CDH1, E-cadhérine, endobrachyoesophage, HER2, polypose adénomateuse colorectale, polypose juvénile, Peutz Jeghers, Maladie de Cowden, syndrome de Li-Fraumeni, Helicobacter Pylori, facteur de croissance épidermique
[F2, L1, L2]
Édit. 2020
adénome gastrique l.m.
gastric adenoma
Adénome développé aux dépens de la muqueuse gastrique qui se développe le plus souvent sur une muqueuse atrophique avec métaplasie intestinale.
Cette métaplasie est presque toujours à l'origine de la prolifération.
Étym. gr. adên : glande ; ome : tumeur
[A3,F5,L1,L2]
Édit. 2017
antiacide gastrique (médicament) l.m.
antacids drug
Médicament destiné à neutraliser l’acidité du suc gastrique, utilisé dans l’hyperchlorhydrie, l’ulcère gastroduodénal.
Ce sont des substances « tampon » fixant les ions acides du liquide gastrique (ce qui augmente le pH). Elles sont utilisées pour prévenir le syndrome de Mendelson en anesthésiologie.
Ces substances sont dites particulaires ou non, selon la composition de la solution. Les produits particulaires les plus courants sont formés par un mélange d'hydroxydes d’aluminium et de magnésium. Les antiacides non particulaires sont des sels dont l’anion fixe les ions H+ (par ex. citrate de sodium en solution 0,3 molaire). Le citrate de Na effervescent peut être associé à des antihistaminiques (anti-H2). Les antiacides agissent de façon presque instantanée mais leur action se limite au liquide présent dans l'estomac au moment de l'absorption. Il ne faut pas confondre ces antiacides avec les anti-H2 et les inhibiteurs de la pompe à protons de la muqueuse gastrique qui réduisent la sécrétion acide.
antisécrétoire gastrique l.m.
gastric secretion inhibitor
Substance inhibant la sécrétion acide gastrique.
Les antisécrétoires gastriques sont utilisés dans les états d'hypersécrétion acide. Dans ce groupe, il faut citer :
- les anticholinergiques (les premiers disponibles),
- les anti-H2 qui bloquent de façon sélective les récepteurs membranaires H2 de l’histamine des cellules pariétales (cimétidine, ranitidine),
- les inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) qui bloquent l’activité de l’enzyme H+K+ ATPase (oméprazole, lansoprazole, pantoprazole, rabeprazole).
antre gastrique l.m.
artère gastrique droite l.f.
arteria gastrica dextra (TA)
right gastric artery
Branche collatérale de l’artère hépatique propre née en aval de l’artère gastro-duodénale.
Elle descend en bas et à gauche dans l’épaisseur du petit omentum, au-devant de la veine porte. Elle longe le bord supérieur de la partie supérieure du duodénum et le bord supérieur du pylore. Elle atteint la petite courbure de l’estomac et se divise en deux branches terminales ventrale et dorsale. La branche dorsale s’anastomose avec le branche dorsale de l’artère gastrique gauche. L’artère pylorique irrigue les deux faces de la petite courbure gastrique. Elle donne un ou deux rameaux collatéraux pour la partie supérieure du duodénum et des rameaux pyloriques supérieurs.
A. von Haller, physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777) ; A. Walther, anatomiste et chirurgien allemand (1688-1746)
Syn. anc. artère pylorique, arteria coronaria dextra minor de Haller, arteria gastrica minor de Walther
artère gastrique droite de Winslow l.f.
J. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760)
artère gastrique gauche l.f.
arteria gastrica sinistra (TA)
left gastric artery
Artère naissant de la face supérieure du tronc cœliaque, parfois comme branche terminale de trifurcation, plus rarement comme branche collatérale de l’artère liénale ou de l’artère hépatique commune.
Elle quitte le pilier gauche du diaphragme en décrivant une crosse oblique en avant et à gauche et concave vers le bas qui soulève une faux péritonéale (pli gastro-pancréatique) pour gagner la petite courbure gastrique, un peu au-dessous du cardia. Elle se bifurque à ce niveau en deux branches terminales, ventrale et dorsale anastomosées aux branches homologues de l’artère gastrique droite avec lesquelles elle vascularise la petite courbure de l’estomac. Elle donne des branches collatérales : l’artère œsophagienne postérieure, l’artère oesophago-cardio-tubérositaire antérieure, des ramuscules pour les nœuds lymphatiques, des rameaux omentaux et surtout l’artère hépatique latérale gauche.
A. von Haller, physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777) ; G. Bauhin, dit Bauhinus, anatomiste et botaniste suisse (1560-1624) ; A. Walther, anatomiste et chirurgien allemand (1688-1746)
Syn. anc. artère coronaire stomachique, arteria coronaria superior de Haller, arteria gastrica major de Bauhin, arteria gastrica superior de Walther
artère gastrique postérieure l.f.
arteria gastrica posterior (TA)
posterior gastric artery
Branche du tronc de l’artère liénale qui monte sous le péritoine de la paroi postérieure du recessus omental inférieur jusqu’au fundus de l’estomac.
A quelques centimètres au-dessous du cardia elle soulève un petit pli séreux concave en bas dans le recessus omental inférieur. Elle s’engage dans le ligament gastro-phrénique pour se distribuer en trois ou quatre rameaux à la face postéro-supérieure du fundus de l’estomac. Elle peut envoyer quelques rameaux au pôle cranial de la rate. Lorsque cette artère gastrique postérieure manque, elle est remplacée par une artère gastrique courte, branche de l’artère polaire crâniale de la rate. Des variations sont nombreuses.
H. Rouvière, anatomiste français, membre de l'Académie de médecine (1875-1952) ; P. Rio Branco, chirurgien brésilien (1912) ; A. von Haller, physiologiste, anatomiste, botaniste et chirurgien suisse (1708-1777)
Syn. anc. artère cardio-tubérositaire postérieure de Rouvière, artère gastrique postérieure ascendante de Rio Branco, arteria gastrica posterior de Haller, arteria gastrica sinistra de Walther, ramus oesophago-gastricus posterior ascenda
artère gastrique postérieure ascendante de Rio Branco l.f.
P. Rio Branco, chirurgien brésilien (1912)
→ artère gastrique postérieure
artère grande gastrique de Winslow l.f.
J. Winslow, anatomiste et chirurgien danois (1669-1760)
artère pancréatico-spléno-gastrique de Farabeuf l.f.
L. Farabeuf, chirurgien et anatomiste français, membre de l’Académie de médecine (1841-1910)
ballon intra-gastrique l. m.
intra-gastric balloon
Méthode thérapeutique des obésités morbides consistant à réduire le volume du bol alimentaire par la mise en place d’un ballon dans l’estomac.
Il existe des ballons à eau et d’autres à air. Le ballon intragastrique a de nombreuses contrindications et de nombreux effets secondaires. Son résultat qui n’est pas supérieur à la prise en charge standard de l’obésité, est inférieur à la prise en charge chirurgicale. Il doit être retiré au bout de six mois. Il est quasiment abandonné dans la prise en charge de l’obésité.
→ obésité, chirurgie bariatrique
Édit. 2017
barrière muqueuse gastrique l.f.
Couche protectrice de l'estomac composée par le mucus de surface adhérant aux cellules de l'épithélium superficiel, les cellules de l'épithélium superficiel capables de sécréter du mucus et des bicarbonates
Le mucus adhérant à la surface et les bicarbonates qui y diffusent sont parfois dénommés couche (ou barrière mucus-bicarbonates) ; la circulation capillaire sous-épithéliale à partir desquels des ions CO3H- diffusent dans le chorion, est à l'origine de la protection aux agents nécrosants agissant indépendamment de l'acide et de la pepsine.
Édit. 2017
biopsie gastrique l.f.
gastric biopsy
Biopsie qui a pour objectif l'examen histologique d'un ulcère ou d'une tumeur de l’estomac dans le but d'en évaluer la nature bénigne ou maligne et, dans ce dernier cas, adénocarcinomateuse ou lymphomateuse.
Une autre indication est la détection de l'infestation par Helicobacter pylori et l'évaluation d'une gastrite fundique ou antrale.
Étym. gr. bios : vie ; opsis : vue
→ biopsie
Édit. 2017
canal gastrique l.m.
canalis gastricus (TA)
gastric canal
Trajet privilégié que suit le bol alimentaire à l’intérieur de l’estomac le long de la grande courbure gastrique depuis le cardia jusqu’au pylore.
C’est une gouttière virtuelle, physiologique, bien mise en évidence sur des clichés en couche mince au cours d’un transit oeso-gastro-duodénal. Elle est toutefois délimitée par des replis muqueux saillants sur les faces antérieure et postérieure de l’estomac, le long de la grande courbure.
[A1,L1]
Édit. 2015
cancer gastrique l.m.
gastric cancer
[F2,L1]
cellule gastrique principale l.f.
gastric chief cell, zymogenic cell
Cellule de la muqueuse fundique gastrique, responsable de la sécrétion de pepsinogène et d'autres pro-enzymes.
Les cellules principales sont situées dans la partie profonde des glandes fundiques, dont elles représentent avec les cellules pariétales le type cellulaire le plus abondant. En microscopie optique, elles sont caractérisées par leur forme prismatique ou cylindrique et leur cytoplasme basophile, dû à leur richesse en ergastoplasme et à leurs volumineux granules sécrétoires de 1 à 2 mm à l'apex des cellules et constitués de pepsinogène, précurseur de la pepsine..
Elles sont peu abondantes dans le collet et deviennent de plus en plus abondantes vers le fond des glandes.
[A2,L1]